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A69 : nouveau bras de fer en vue à l’Assemblée

Alors que la justice a autorisé la reprise du controversé chantier de l’A69, ses partisans défendent lundi à l’Assemblée un texte pour valider rétroactivement des autorisations environnementales et empêcher un éventuel nouvel arrêt des travaux, dénonçant une “obstruction” face aux nombreux amendements écologistes et LFI.Nouvel épisode dans la bataille entre partisans et opposants à l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse: après que la cour administrative d’appel a autorisé la reprise des travaux, “mi-juin”, des députés souhaitent enfoncer un clou avec un texte déjà adopté au Sénat.Profitant d’une demie-journée réservée à son groupe macroniste Ensemble pour la République, Jean Terlier (Tarn) a fait inscrire une atypique “loi de validation” rétroactive des autorisations environnementales, invalidées en février par le tribunal administratif de Toulouse.Pourquoi, si les travaux peuvent reprendre? Car la cour d’appel ne s’est prononcée que sur un recours en urgence de l’Etat, et doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a dit dimanche dans le JDD avoir “bon espoir” que la future décision aille dans le même sens.Mais pour les défenseurs du texte, qui vise à conférer aux chantiers une “raison impérative d’intérêt public majeur” ouvrant la voie à des dérogations à la protection des espèces, au nom du désenclavement du territoire, il apporterait une sécurité juridique avant la décision sur le fond.A contrario, les députés écologistes et Insoumis, à l’instar d’Anne Stambach-Terrenoir (LFI), y voient “un énième passage en force pour ce projet absurde d’autoroute qui longe littéralement une route nationale que l’on aurait pu réaménager”, et une volonté “d’écraser une décision judiciaire” qui avait invalidé les autorisations environnementales.”On s’attaque à l’état de droit dans ce pays ni plus ni moins”, alerte la députée, rejetant les accusations d’obstruction. LFI et écologistes ont déposé la quasi-totalité des 695 amendements. S’ils devaient tous être examinés lundi, ils rendraient quasiment impossible un vote avant minuit, l’Assemblée poursuivant ses travaux mardi sur d’autres textes.- Stratégie -“Un procédé d’obstruction assumé pour éviter la discussion et le vote de la loi, largement adoptée en commission”, critique Jean Terlier, qui a défendu à plusieurs reprises la “constitutionnalité” du texte, au coeur des débats. Selon lui il répond notamment à “un motif impérieux d’intérêt général”, ce que contestent ses opposants.La France insoumise a également déposé une motion de rejet préalable au texte qui doit être étudiée avant les amendements. Une stratégie également envisagée par… Jean Terlier. Face à la masse d’amendements, il avait dit considérer déposer une motion contre son propre texte. Cette tactique a déjà été utilisée fin mai par le bloc central pour faire progresser au Parlement un autre texte clivant comprenant une réintroduction dérogatoire d’un pesticide néonicotinoïde.Une stratégie qu’il n’a pas confirmé dimanche. “Je ne désespère pas de convaincre les oppositions de retirer leurs amendements”, a-t-il dit.Un cadre macroniste avance qu’il n’y aura “pas de motion de rejet” du groupe, étudiant les pistes pour éviter de devoir renoncer au texte. Et sans s’attendre à ce que le gouvernement déclenche des outils constitutionnels pour accélérer les débats, alors que l’exécutif s’était contenté de donner un avis de “sagesse” au texte au Sénat (ni pour, ni contre).L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, mais l’échéance ne pourra pas être respectée. Pour finaliser le chantier, la société doit rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins.De leurs côtés, les opposants s’organisent. “La Voie est Libre”, collectif d’opposants au chantier, a appelé dans un communiqué dimanche les parlementaires à s’opposer à la loi de validation, “véritable danger pour notre démocratie”, et annoncé une conférence de presse à l’Assemblée.Une grande mobilisation est également convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier. 

Mexique: l’élection inédite de tous les juges du pays s’achève

Les premiers bureaux de vote ont commencé à fermer dimanche au Mexique, où les électeurs étaient appelés à désigner tous les juges du pays jusqu’à la Cour suprême, lors d’un scrutin unique au monde promu par la gauche au pouvoir afin de lutter contre le crime organisé.Le taux de participation risque cependant d’être assez faible, l’autorité électorale ayant prévu que que seul 13% à 20% des électeurs se déplaceraient pour ce scrutin.Cette élection est la colonne vertébrale d’une réforme constitutionnelle pour lutter contre “la corruption et les privilèges” du personnel judiciaire, selon la présidente Claudia Sheinbaum et son prédécesseur et mentor politique Andres Manuel Lopez Obrador, très populaires dans le pays.”C’est la première fois dans l’histoire. C’est pour cela que j’ai voulu participer à cette élection historique”, a déclaré à Palenque dans le Chiapas (sud), l’ex-président pour sa première réapparition publique depuis qu’il a transmis le pouvoir à Mme Sheinbaum le 1er octobre, après avoir promulgué la réforme.La présidente a, elle, voté en passant 11 minutes et 10 secondes à remplir les bulletins, a calculé la chaîne d’information Milenio TV, qui a souligné la “complexité” de la procédure d’élection des juges à plusieurs échelons du pouvoir judiciaire.Les électeurs doivent choisir parmi des centaines de candidats, ce qui peut nécessiter des heures de recherches pour qui veut voter de façon avisée, explique David Shirk, professeur à l’université de San Diego, aux Etats-Unis. Au total, 881 postes sont en jeu au niveau fédéral, dont les neuf membres de la Cour suprême. Quelque 1.700 juges vont être élus dans 19 des 32 Etats. Des élections complémentaires auront lieu en 2027.Les bureaux de l’est et du centre du pays ont cessé leurs opérations à 18H00 locales dimanche (00H00 GMT) lundi. Ceux du nord-ouest, suivant un autre fuseau horaire, fermeront ensuite.- “Jour historique” -Claudia Sheinbaum avait lancé un dernier appel à voter samedi qu’elle avait qualifié de “jour historique”, balayant les arguments de ses adversaires.”Ceux qui souhaitent le maintien du régime de corruption et de privilèges au sein du pouvoir judiciaire disent que cette élection est truquée. Ils disent aussi que c’est pour qu’un parti politique s’approprie la Cour suprême”: “rien de plus faux”, a déclaré la présidente, en assurant que cette élection inédite allait permettre l’avènement “d’un pouvoir judiciaire honnête, proche du peuple”.L’argument semble avoir convaincu Arturo Giesemann, 57 ans, qui a voté dans le centre de la capitale par “dégoût” envers l’actuel pouvoir judiciaire dirigé par des “corrompus”. “C’est une opportunité pour changer”, selon lui.Les adversaires de la réforme dénoncent eux un risque de mainmise du pouvoir actuel sur le système judiciaire. Quelques centaines de personnes ont participé à Mexico à une “marche nationale” contre la présidente et la “farce” de l’élection. “Non à la dictature” ou “Non à la fraude judiciaire. Moi je ne vote pas”, pouvait-on lire sur certaines affiches.- Candidats controversés -La lutte contre l’impunité est également un enjeu de la réforme du système judiciaire. Le Mexique, qui compte près de 130 millions d’habitants, enregistre chaque année 30.000 homicides. La plupart restent impunis. Le pays compte six des huit bandes criminelles d’Amérique latine qualifiées d'”organisations terroristes” par le président américain Donald Trump.L’ONG Defensorxs a identifié près de 20 candidats à risque pour leurs liens présents ou passés avec des figures du crime. Parmi eux, Silvia Delgado, ex-avocate de Joaquín “Chapo” Guzmán, cofondateur du cartel de Sinaloa, condamné à la perpétuité aux Etats-Unis.Mme Delgado est candidate à un poste de juge pénal à Ciudad Juarez, ville-frontière avec les Etats-Unis.Autre exemple: Leopoldo Chávez, en campagne dans l’Etat du Durango (nord), a passé six ans en prison aux Etats-Unis pour trafic de méthamphétamines. “Je ne me suis jamais vendu auprès de vous comme le candidat parfait”, a-t-il affirmé dans une vidéo sur Facebook.Les candidats doivent être diplômés en droit, avoir de l’expérience et “une bonne réputation”.La corruption se joue encore davantage au niveau des parquets que des juges, rappelle M. Shirk, de l’université de San Diego.”Il est beaucoup plus facile d’acheter un procureur” que “d’influencer le juge”, explique celui qui dirige un projet de recherche sur la justice au Mexique.

Présidentielle en Pologne: le candidat nationaliste en tête avec 51% des voix, selon une estimation

Le candidat nationaliste Karol Nawrocki arrive en tête de l’élection présidentielle en Pologne de dimanche selon une nouvelle estimation, soit un revers majeur pour le gouvernement pro-UE du pays si la tendance se confirme.Karol Nawrocki, 42 ans, un historien nationaliste spécialiste du monde criminel et admirateur du président américain Donald Trump, est crédité de 51% des voix, selon cette estimation de l’Institut Ipsos, basée sur des résultats issus de 90% des bureaux de vote.Son rival de 53 ans, Rafal Trzaskowski, maire pro-UE de Varsovie et allié du gouvernement centriste du pays, était à 49%.Les résultats officiels définitifs sont attendus lundi dans la matinée.Si ces prévisions se confirment, la victoire de Karol Nawrocki risque de bloquer le programme progressiste du gouvernement concernant notamment l’avortement et les droits LGBT+ et pourrait raviver les tensions avec Bruxelles sur les questions d’Etat de droit. Cela pourrait aussi compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’Otan et souhaite réduire les avantages pour les réfugiés ukrainiens.Karol Nawrocki a visité la Maison Blanche pendant sa campagne et a affirmé que Donald Trump lui avait dit: “Tu vas gagner”.La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a également soutenu M. Nawrocki lors de sa participation à une réunion de la sphère conservatrice en Pologne la semaine dernière, déclarant: “Il doit être le prochain président”.La première estimation donnait gagnant le maire pro-UE de Varsovie, Rafal Trzaskowski, d’une courte tête, à 50,3% des suffrages. C’était avant de nouvelles estimations favorables à son adversaire. Les deux candidats ont revendiqué la victoire.”Cette nuit, nous allons gagner, nous gagnerons et sauverons la Pologne”, a assuré M. Nawrocki à ses partisans.”Nous ne permettrons pas que (le Premier ministre) Donald Tusk ait (…) le monopole du pouvoir.””Une nuit blanche nous attend”, a déclaré à l’AFP Dorota Loboda, une députée de la Coalition civique au pouvoir, ajoutant qu’elle passerait la nuit à vérifier les résultats de la commission électorale.- “Valeurs catholiques” -Les présidents polonais exercent une certaine influence sur la politique étrangère et de défense de leur pays. Ils disposent surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif, qui ne peut être annulé que par une majorité des trois cinquièmes au Parlement – ce dont ne dispose pas le gouvernement en place.Les réformes prévues par le Premier ministre Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont été bloquées en raison de l’impasse avec l’actuel président nationaliste en exercice Andrzej Duda.De nombreux partisans de M. Nawrocki souhaitent davantage de restrictions en matière d’immigration et une souveraineté accrue de leur pays au sein de l’Union européenne.”Les valeurs catholiques sont importantes pour moi. Je sais qu’il les partage,” a déclaré à l’AFP Lila Chojecka, une retraitée de Varsovie, votant pour M. Nawrocki. Les électeurs de Rafal Trzaskowski soutiennent plutôt une intégration accrue au sein de l’UE et une accélération des réformes sociales. Le maire de Varsovie prône l’introduction des partenariats civils, y compris pour les couples de même sexe, et l’assouplissement de l’interdiction quasi totale de l’avortement en Pologne.Malgorzata Wojciechowska, guide touristique et enseignante d’une cinquantaine d’années, a souligné que les Polonaises “n’ont malheureusement pas les mêmes droits que nos amies européennes”. “J’espère que Rafal Trzaskowski relancera le débat sur l’avortement pour que nous puissions enfin vivre dans un pays libre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. Anna Materska-Sosnowska, analyste politique, a qualifié l’élection de “véritable choc de civilisations” en raison des importantes divergences de politiques entre les candidats.- Controverses de campagne -Une victoire de Karol Nawrocki renforcerait le parti populiste Droit et Justice (PiS) qui a gouverné la Pologne entre 2015 et 2023, et pourrait entraîner de nouvelles élections législatives.La campagne de M. Nawrocki a souvent été éclipsée par des controverses concernant les circonstances dans lesquelles il a acquis un appartement auprès d’un homme âgé et son passé de hooligan. L’ancien boxeur amateur a nié catégoriquement les informations des médias, parues dans les derniers jours de la campagne, selon lesquelles il aurait recruté des travailleuses du sexe lorsqu’il exerçait en tant que garde dans un hôtel. Son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan a suscité des critiques de la part de responsables ukrainiens.Karol Nawrocki a utilisé ses dernières heures de campagne vendredi pour déposer des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré. La Pologne, pays de 38 millions d’habitants, est membre de l’UE et de l’Otan, avec une économie en croissance rapide, jouant un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.

Présidentielle en Pologne: le candidat nationaliste en tête avec 51% des voix, selon une estimation

Le candidat nationaliste Karol Nawrocki arrive en tête de l’élection présidentielle en Pologne de dimanche selon une nouvelle estimation, soit un revers majeur pour le gouvernement pro-UE du pays si la tendance se confirme.Karol Nawrocki, 42 ans, un historien nationaliste spécialiste du monde criminel et admirateur du président américain Donald Trump, est crédité de 51% des voix, selon cette estimation de l’Institut Ipsos, basée sur des résultats issus de 90% des bureaux de vote.Son rival de 53 ans, Rafal Trzaskowski, maire pro-UE de Varsovie et allié du gouvernement centriste du pays, était à 49%.Les résultats officiels définitifs sont attendus lundi dans la matinée.Si ces prévisions se confirment, la victoire de Karol Nawrocki risque de bloquer le programme progressiste du gouvernement concernant notamment l’avortement et les droits LGBT+ et pourrait raviver les tensions avec Bruxelles sur les questions d’Etat de droit. Cela pourrait aussi compromettre les liens étroits avec l’Ukraine voisine car M. Nawrocki critique les plans d’adhésion de l’Ukraine à l’UE et à l’Otan et souhaite réduire les avantages pour les réfugiés ukrainiens.Karol Nawrocki a visité la Maison Blanche pendant sa campagne et a affirmé que Donald Trump lui avait dit: “Tu vas gagner”.La secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a également soutenu M. Nawrocki lors de sa participation à une réunion de la sphère conservatrice en Pologne la semaine dernière, déclarant: “Il doit être le prochain président”.La première estimation donnait gagnant le maire pro-UE de Varsovie, Rafal Trzaskowski, d’une courte tête, à 50,3% des suffrages. C’était avant de nouvelles estimations favorables à son adversaire. Les deux candidats ont revendiqué la victoire.”Cette nuit, nous allons gagner, nous gagnerons et sauverons la Pologne”, a assuré M. Nawrocki à ses partisans.”Nous ne permettrons pas que (le Premier ministre) Donald Tusk ait (…) le monopole du pouvoir.””Une nuit blanche nous attend”, a déclaré à l’AFP Dorota Loboda, une députée de la Coalition civique au pouvoir, ajoutant qu’elle passerait la nuit à vérifier les résultats de la commission électorale.- “Valeurs catholiques” -Les présidents polonais exercent une certaine influence sur la politique étrangère et de défense de leur pays. Ils disposent surtout d’un pouvoir de veto au niveau législatif, qui ne peut être annulé que par une majorité des trois cinquièmes au Parlement – ce dont ne dispose pas le gouvernement en place.Les réformes prévues par le Premier ministre Donald Tusk, ancien président du Conseil européen arrivé au pouvoir en 2023, ont été bloquées en raison de l’impasse avec l’actuel président nationaliste en exercice Andrzej Duda.De nombreux partisans de M. Nawrocki souhaitent davantage de restrictions en matière d’immigration et une souveraineté accrue de leur pays au sein de l’Union européenne.”Les valeurs catholiques sont importantes pour moi. Je sais qu’il les partage,” a déclaré à l’AFP Lila Chojecka, une retraitée de Varsovie, votant pour M. Nawrocki. Les électeurs de Rafal Trzaskowski soutiennent plutôt une intégration accrue au sein de l’UE et une accélération des réformes sociales. Le maire de Varsovie prône l’introduction des partenariats civils, y compris pour les couples de même sexe, et l’assouplissement de l’interdiction quasi totale de l’avortement en Pologne.Malgorzata Wojciechowska, guide touristique et enseignante d’une cinquantaine d’années, a souligné que les Polonaises “n’ont malheureusement pas les mêmes droits que nos amies européennes”. “J’espère que Rafal Trzaskowski relancera le débat sur l’avortement pour que nous puissions enfin vivre dans un pays libre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. Anna Materska-Sosnowska, analyste politique, a qualifié l’élection de “véritable choc de civilisations” en raison des importantes divergences de politiques entre les candidats.- Controverses de campagne -Une victoire de Karol Nawrocki renforcerait le parti populiste Droit et Justice (PiS) qui a gouverné la Pologne entre 2015 et 2023, et pourrait entraîner de nouvelles élections législatives.La campagne de M. Nawrocki a souvent été éclipsée par des controverses concernant les circonstances dans lesquelles il a acquis un appartement auprès d’un homme âgé et son passé de hooligan. L’ancien boxeur amateur a nié catégoriquement les informations des médias, parues dans les derniers jours de la campagne, selon lesquelles il aurait recruté des travailleuses du sexe lorsqu’il exerçait en tant que garde dans un hôtel. Son opposition à l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan a suscité des critiques de la part de responsables ukrainiens.Karol Nawrocki a utilisé ses dernières heures de campagne vendredi pour déposer des fleurs au pied d’un monument dédié aux Polonais tués par des nationalistes ukrainiens pendant la Seconde Guerre mondiale. “C’était un génocide commis contre le peuple polonais”, a-t-il déclaré. La Pologne, pays de 38 millions d’habitants, est membre de l’UE et de l’Otan, avec une économie en croissance rapide, jouant un rôle de premier plan dans la diplomatie internationale autour de l’Ukraine. La majorité des armes occidentales et de l’aide destinées à Kiev transitent par son territoire.

Gaza: des tirs font 31 morts près d’un centre d’aide, selon les secours, Israël nie tout incident

Les secours ont annoncé qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens dimanche près d’un centre de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, l’organisation soutenue par les Etats-Unis et chargée de la distribution ainsi que l’armée israélienne niant tout incident.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol le 7 octobre 2023.La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, où Israël a imposé un blocus complet pendant plus de deux mois, partiellement assoupli fin mai.La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), officiellement une société privée dotée d’un financement opaque, affirme avoir distribué des millions de repas depuis le début de ses opérations la semaine dernière, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.La Défense civile a indiqué que des tirs israéliens avaient visé dimanche matin des personnes qui se dirigeaient vers un centre d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, faisant au moins 31 morts et plus de 176 blessés.L’armée israélienne a nié avoir tiré sur des civils tandis qu’un porte-parole de la GHF a démenti des informations “fausses et fabriquées de toutes pièces”.”Les conclusions d’une enquête initiale indiquent que l’armée n’a pas tiré sur des civils qui se trouvaient à proximité ou à l’intérieur du site”, a déclaré l’armée. “Il y avait beaucoup de monde, c’était le chaos” et “l’armée a tiré depuis des drones et des chars”, a raconté à l’AFP Abdallah Barbakh, 58 ans, disant s’être rendu sur place.Réagissant à ces informations, Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), interdite en Israël depuis le début de l’année, a déploré que la distribution d’aide humanitaire à Gaza soit devenue un “piège mortel”.- “Carnage absolu” -Victoria Rose, une chirurgienne britannique se trouvant à l’hôpital Nasser de Khan Younès, où ont été transportés de nombreux blessés, a décrit dans un message vidéo une scène de “carnage absolu” dans l’établissement.Des images de l’AFP montrent des habitants évacuant des morts sur une charrette tirée par un âne et une foule compacte d’hommes, certains chargés de colis, revenant du centre, dans un paysage désertique et dévasté.La Défense civile a également déclaré que des tirs israéliens avaient fait un mort et de nombreux blessés près d’un autre site d’aide humanitaire dans le centre du territoire.L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a indiqué de son côté dimanche que des personnes qu’elle a soignées sur un site d’aide à Gaza avaient été ciblées par des tirs, qualifiant le système de distribution de GHF de “déshumanisant, dangereux et sévèrement inefficace”.”Les patients ont dit à MSF qu’on leur avait tiré dessus de tous les côtés avec des drones, des hélicoptères, des bateaux, des tanks et des soldats israéliens au sol”, a déclaré MSF dans un communiqué. Près de 20 mois après le début de la guerre, les négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’un accord pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza n’ont pas abouti.Sur 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 57 restent retenues à Gaza, au moins 34 d’entre elles étant mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas a affirmé samedi avoir répondu “de manière positive” à une proposition américaine présentée cette semaine, mais l’émissaire des Etats-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a jugé cette réponse “complètement inacceptable”, critiquant un retour en arrière.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui aussi jugé que la réponse du Hamas faisait “reculer le processus”.Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dit avoir ordonné à l’armée d’aller de l’avant dans la bande de Gaza, “indépendamment de toute négociation”, afin d’accroître la pression sur le Hamas pour qu’il libère les otages.- “Amendements” du Hamas -De son côté, un dirigeant du Hamas a reproché aux Américains d’être revenus sur ce qui avait été convenu précédemment.”Nous avons exigé des amendements aux clauses qui ne garantissent pas la fin des massacres” ainsi que la fin de la guerre et le retrait d’Israël de Gaza, a déclaré dimanche Mahmoud al-Mardawi.”Ironiquement, les amendements que nous avons demandés sont identiques, mot pour mot, à ce qui avait été convenu avec le médiateur américain au cours des dernières semaines”, a-t-il affirmé.Un autre dirigeant de Hamas, Bassem Naïm, a déclaré: “Pourquoi, à chaque fois, la réponse d’Israël est-elle considérée comme la seule réponse à négocier ?”.Dimanche, le Hamas s’est dit prêt à entamer “immédiatement” un nouveau cycle de négociations pour “parvenir à un accord sur les points de discorde” en vue d’un cessez-le-feu.Le Qatar et l’Egypte ont dit vouloir “intensifier les efforts visant à surmonter les obstacles”, en coordination avec les Etats-Unis, le troisième pays médiateur.Fin mai, M. Netanyahu avait conditionné la fin de la guerre à l'”exil” du Hamas et au “désarmement” de Gaza, des exigences jusque-là rejetées par le mouvement palestinien qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Plus de 54.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: des tirs font 31 morts près d’un centre d’aide, selon les secours, Israël nie tout incident

Les secours ont annoncé qu’au moins 31 personnes avaient été tuées par des tirs israéliens dimanche près d’un centre de distribution d’aide humanitaire dans la bande de Gaza, l’organisation soutenue par les Etats-Unis et chargée de la distribution ainsi que l’armée israélienne niant tout incident.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol le 7 octobre 2023.La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, où Israël a imposé un blocus complet pendant plus de deux mois, partiellement assoupli fin mai.La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), officiellement une société privée dotée d’un financement opaque, affirme avoir distribué des millions de repas depuis le début de ses opérations la semaine dernière, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.La Défense civile a indiqué que des tirs israéliens avaient visé dimanche matin des personnes qui se dirigeaient vers un centre d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, faisant au moins 31 morts et plus de 176 blessés.L’armée israélienne a nié avoir tiré sur des civils tandis qu’un porte-parole de la GHF a démenti des informations “fausses et fabriquées de toutes pièces”.”Les conclusions d’une enquête initiale indiquent que l’armée n’a pas tiré sur des civils qui se trouvaient à proximité ou à l’intérieur du site”, a déclaré l’armée. “Il y avait beaucoup de monde, c’était le chaos” et “l’armée a tiré depuis des drones et des chars”, a raconté à l’AFP Abdallah Barbakh, 58 ans, disant s’être rendu sur place.Réagissant à ces informations, Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), interdite en Israël depuis le début de l’année, a déploré que la distribution d’aide humanitaire à Gaza soit devenue un “piège mortel”.- “Carnage absolu” -Victoria Rose, une chirurgienne britannique se trouvant à l’hôpital Nasser de Khan Younès, où ont été transportés de nombreux blessés, a décrit dans un message vidéo une scène de “carnage absolu” dans l’établissement.Des images de l’AFP montrent des habitants évacuant des morts sur une charrette tirée par un âne et une foule compacte d’hommes, certains chargés de colis, revenant du centre, dans un paysage désertique et dévasté.La Défense civile a également déclaré que des tirs israéliens avaient fait un mort et de nombreux blessés près d’un autre site d’aide humanitaire dans le centre du territoire.L’ONG Médecins sans frontières (MSF) a indiqué de son côté dimanche que des personnes qu’elle a soignées sur un site d’aide à Gaza avaient été ciblées par des tirs, qualifiant le système de distribution de GHF de “déshumanisant, dangereux et sévèrement inefficace”.”Les patients ont dit à MSF qu’on leur avait tiré dessus de tous les côtés avec des drones, des hélicoptères, des bateaux, des tanks et des soldats israéliens au sol”, a déclaré MSF dans un communiqué. Près de 20 mois après le début de la guerre, les négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’un accord pour la libération des otages retenus dans la bande de Gaza n’ont pas abouti.Sur 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 57 restent retenues à Gaza, au moins 34 d’entre elles étant mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas a affirmé samedi avoir répondu “de manière positive” à une proposition américaine présentée cette semaine, mais l’émissaire des Etats-Unis pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a jugé cette réponse “complètement inacceptable”, critiquant un retour en arrière.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui aussi jugé que la réponse du Hamas faisait “reculer le processus”.Dimanche, le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a dit avoir ordonné à l’armée d’aller de l’avant dans la bande de Gaza, “indépendamment de toute négociation”, afin d’accroître la pression sur le Hamas pour qu’il libère les otages.- “Amendements” du Hamas -De son côté, un dirigeant du Hamas a reproché aux Américains d’être revenus sur ce qui avait été convenu précédemment.”Nous avons exigé des amendements aux clauses qui ne garantissent pas la fin des massacres” ainsi que la fin de la guerre et le retrait d’Israël de Gaza, a déclaré dimanche Mahmoud al-Mardawi.”Ironiquement, les amendements que nous avons demandés sont identiques, mot pour mot, à ce qui avait été convenu avec le médiateur américain au cours des dernières semaines”, a-t-il affirmé.Un autre dirigeant de Hamas, Bassem Naïm, a déclaré: “Pourquoi, à chaque fois, la réponse d’Israël est-elle considérée comme la seule réponse à négocier ?”.Dimanche, le Hamas s’est dit prêt à entamer “immédiatement” un nouveau cycle de négociations pour “parvenir à un accord sur les points de discorde” en vue d’un cessez-le-feu.Le Qatar et l’Egypte ont dit vouloir “intensifier les efforts visant à surmonter les obstacles”, en coordination avec les Etats-Unis, le troisième pays médiateur.Fin mai, M. Netanyahu avait conditionné la fin de la guerre à l'”exil” du Hamas et au “désarmement” de Gaza, des exigences jusque-là rejetées par le mouvement palestinien qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Plus de 54.418 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l’ONU.