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Roland-Garros: la sensation Boisson, Djokovic rejoint Zverev

Exploit majuscule à Roland-Garros: la Française Loïs Boisson (361e mondiale) a renversé l’Américaine Jessica Pegula (3e) en trois sets 3-6, 6-4, 6-4 pour aller en quarts de finale, à sa première participation à 22 ans.Avant la qualification facile en soirée du N.1 mondial Jannik Sinner contre le Russe Andrey Rublev (15e), Novak Djokovic (6e) a écarté le Britannique Cameron Norrie (81e) également en trois sets, sa 100e victoire à Roland-Garros, et affrontera mercredi le N.3 mondial Alexander Zverev, qui a lui profité de l’abandon du Néerlandais Tallon Griekspoor (35e).. Boisson, 23 ans après PierceJamais une Française invitée par le tournoi ne s’était qualifiée pour les quarts de finale depuis 2002 et Mary Pierce, dernière Tricolore à avoir remporté Roland-Garros en 2000. Ces chiffres donnent la mesure de la performance retentissante de la Dijonnaise revenue récemment sur les courts après une grave blessure au genou gauche il y a un an.Face à l’Américaine Jessica Pegula, finaliste de l’US Open en 2024, la droitière aux lourds coups droits liftés a électrisé les tribunes du court Philippe-Chatrier, tenues en haleine par une fin de troisième set longtemps indécise et saluées d’un coeur avec les doigts après sa victoire.Celle qui désormais ne cache plus ses ambitions et “espère gagner” le Grand Chelem parisien, défiera au prochain tour Mirra Andreeva (6e). . Andreeva imite HingisRévélation de la saison avec ses victoires aux WTA 1000 de Dubaï et d’Indian Wells, la Russe de 18 ans s’est imposée 6-3, 7-5 contre l’Australienne Daria Kasatkina (17e), qui l’avait battue lors de leur précédente confrontation.Demi-finaliste sur la terre battue parisienne en 2024, la native de Sibérie orientale devient la plus jeune joueuse à enchaîner deux quarts à Roland-Garros depuis la Suissesse Martina Hingis (1997-1998).Elle fait partie des trois seules joueuses encore en lice, avec la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et sa dauphine, l’Américaine Coco Gauff, à n’avoir concédé aucun set depuis le début du tournoi.. Gauff puissance 5Pour Gauff, les quarts de finale à Paris deviennent une routine: c’est la cinquième fois consécutive qu’elle figure parmi les huit meilleures.En forme sur terre cette saison après deux finales à Madrid et Rome (WTA 1000) en mai, la lauréate de l’US Open 2023 a démarré sur les chapeaux de roue avec un triple-break et une bulle contre la Russe Ekaterina Alexandrova (20e), battue malgré un second set plus accroché 6-0, 7-5.”Ma force c’est de me battre sur chaque point. À Rome et Madrid, j’ai perdu le premier set au premier tour et j’ai quand même atteint les finales (défaites contre Sabalenka puis Paolini, NDLR), a-t-elle déclaré. Pour être plus constante, il faut garder cette mentalité”.Elle défiera en quart sa compatriote Madison Keys (7e), victorieuse à l’Open d’Australie en janvier, qui a battu une autre Américaine, Hailey Baptiste (70e) 6-3, 7-5. . Zverev ou la 101e de Djokovic ? Finaliste en 2024, Zverev menait 6-4, 3-0 sur le court Suzanne-Lenglen au moment où son adversaire Tallon Griekspoor (35e), blessé aux abdominaux, a jeté l’éponge.Toujours à la poursuite d’un premier titre en Grand Chelem, l’Allemand de 28 ans visera une cinquième demi-finale consécutive à Roland-Garros, après une préparation mitigée sur terre battue, avec des éliminations rapides à Monte-Carlo et Madrid.Mais face à lui se dresse Novak Djokovic, vainqueur facile de Cameron Norrie (81e) 6-2, 6-3, 6-2, et qualifié pour son 19e quart de finale à Paris, le 16e consécutif.”Je me sens bien, je pense que je peux mieux jouer encore mais au final, 12 sets joués, 12 sets gagnés, tout est positif pour le moment”, a déclaré le triple lauréat à Paris (2016, 2021, 2023).Interrogé sur sa 100e victoire à Roland-Garros obtenue lundi, celui qui est en quête d’un 25e titre du Grand Chelem a répondu: “La 101e sera meilleure, ce n’est pas fini pour moi ici, je suis très honoré de continuer à faire l’histoire de ce sport”.Le N.1 mondial Jannik Sinner, 23 ans, a lui facilement écarté le Russe Andrey Rublev (15e) en trois sets 6-1, 6-3, 6-4 et retrouvera en quarts le fantasque kazakh Alexander Bublik (62e), vainqueur surprise en quatre sets du Britannique Jack Draper (5e), 5-7, 6-3, 6-2, 6-4.ole-bdu-aco-alh/cyj

Pologne: Tusk va demander la confiance au Parlement, après la victoire de Nawrocki

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé lundi qu’il allait demander prochainement la confiance au Parlement, après la victoire du candidat d’opposition nationaliste, Karol Nawrocki, à l’élection présidentielle de dimanche.Selon les résultats officiels publiés lundi, Karol Nawrocki, soutenu par le parti d’opposition nationaliste PiS, a remporté 50,89% des voix contre 49,11% pour le pro-européen Rafal …

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Gaza: le chef de l’ONU appelle à une enquête sur des tirs mortels près d’un centre d’aide

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens ont fait au moins 31 morts et 176 blessés non loin de ce centre de distribution d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah.En guerre depuis près de 20 mois à Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas après l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, l’armée israélienne a nié avoir “tiré sur des civils pendant qu’ils se trouvaient à proximité ou à l’intérieur” du centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).Mais une source militaire israélienne a reconnu “des tirs de sommation (…) en direction de plusieurs suspects qui avançaient en direction de soldats” dimanche avant le lever du jour, à environ un kilomètre de ce centre.Lundi, M. Guterres a demandé “l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur ces événements et que les auteurs soient tenus pour responsables”.”Quelle honte!”, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères sur son compte X, reprochant au secrétaire général de l’ONU de ne pas critiquer le Hamas. La GHF, organisation au financement opaque, affirme avoir distribué six millions de repas depuis le début de ses opérations il y a une semaine, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.Les Nations unies ont refusé de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.- “Peur et chaos” -Des témoins ont déclaré à l’AFP qu’ils se rendaient au centre d’aide quand des drones et des chars équipés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur la foule dimanche.Il était “05H00 ou 05H30, avant le lever du jour” lorsque les tirs ont éclaté près du rond-point Al-Alam, où une foule s’était rassemblée avant de se rendre au centre GHF, situé à environ un kilomètre de là, a raconté un habitant de 33 ans.”Bien sûr, c’est l’armée israélienne qui a tiré à balles réelles. Des milliers de personnes attendaient au rond-point Al-Alam (…) mais l’armée a tiré et tout le monde s’est enfui. La peur et le chaos régnaient. J’ai vu de mes propres yeux des martyrs et des blessés dans le secteur”, a-t-il ajouté, demandant à conserver l’anonymat par peur de représailles israéliennesUn autre témoin, Mohammed Abou Deqqa, 35 ans, a déclaré avoir entendu de premiers coups de feu “vers 05H00″.”Au début, nous avons pensé qu’il s’agissait de tirs d’avertissement. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les tirs s’intensifient. J’ai commencé à voir des gens allongés au sol, couverts de sang”, a-t-il dit: “Les tirs visaient les civils, les gens ont commencé à courir mais beaucoup n’ont pas pu s’échapper”.Des photos de l’AFP prises vers 05H40 montrent des civils en train d’entreposer des corps blessés sur des charrettes tirées par des ânes alors que le soleil vient à peine de se lever.Le porte-parole de la Défense civile de Gaza, Mahmoud Bassal, a déclaré que des équipes de secours étaient arrivées vers 06H00 et avaient pris en charge des morts et des blessés. A cette heure-là, des civils et d’autres ambulanciers avaient déjà amené des morts et des blessés à l’hôpital Nasser de Khan Younès et à un hôpital de campagne de la Croix-Rouge.- “Rumeurs” -“Le Hamas fait (…) tout son possible pour nous empêcher” de distribuer l’aide, a déclaré dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. “Je vous invite à ne pas croire toutes les rumeurs propagées par le Hamas. Nous enquêterons sur chacun de ces incidents et sur chacune de ces allégations”, a-t-il ajouté.Dans un message vidéo diffusé dimanche matin depuis l’hôpital Nasser, la chirurgienne britannique Victoria Rose a décrit une scène de “carnage absolu”, déclarant que “toutes les salles étaient pleines et qu’il ne s’agissait que de blessures par balles”.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré que son hôpital de campagne à Rafah avait reçu 179 personnes, dont 21 ont été déclarées mortes à leur arrivée. Tous les blessés “ont déclaré qu’ils essayaient d’atteindre un site de distribution d’aide”, a souligné le CICR, ajoutant que “la majorité d’entre eux souffraient de blessures par balle ou d’éclats d’obus”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique. Selon l’ONU, l’ensemble de la population du territoire est confrontée à un risque de famine. Récemment, les Nations unies ont rapporté des incidents au cours desquels l’aide humanitaire avait été pillée, notamment par des individus armés.Par ailleurs, la Défense civile a annoncé la mort lundi de “14 personnes parmi lesquelles six enfants et trois femmes, en plus des 20 personnes qui se trouvent encore sous les décombres” après un bombardement israélien sur une habitation à Jabalia, dans le nord de Gaza.Interrogée à ce sujet par l’AFP, l’armée a fait état de “frappes menées contre des cibles terroristes dans le nord de la bande de Gaza”, sans autre précision.

Gaza: le chef de l’ONU appelle à une enquête sur des tirs mortels près d’un centre d’aide

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens …

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Gaza: le chef de l’ONU appelle à une enquête sur des tirs mortels près d’un centre d’aide

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens ont fait au moins 31 morts et 176 blessés non loin de ce centre de distribution d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah.En guerre depuis près de 20 mois à Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas après l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, l’armée israélienne a nié avoir “tiré sur des civils pendant qu’ils se trouvaient à proximité ou à l’intérieur” du centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).Mais une source militaire israélienne a reconnu “des tirs de sommation (…) en direction de plusieurs suspects qui avançaient en direction de soldats” dimanche avant le lever du jour, à environ un kilomètre de ce centre.Lundi, M. Guterres a demandé “l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur ces événements et que les auteurs soient tenus pour responsables”.”Quelle honte!”, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères sur son compte X, reprochant au secrétaire général de l’ONU de ne pas critiquer le Hamas. La GHF, organisation au financement opaque, affirme avoir distribué six millions de repas depuis le début de ses opérations il y a une semaine, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.Les Nations unies ont refusé de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.- “Peur et chaos” -Des témoins ont déclaré à l’AFP qu’ils se rendaient au centre d’aide quand des drones et des chars équipés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur la foule dimanche.Il était “05H00 ou 05H30, avant le lever du jour” lorsque les tirs ont éclaté près du rond-point Al-Alam, où une foule s’était rassemblée avant de se rendre au centre GHF, situé à environ un kilomètre de là, a raconté un habitant de 33 ans.”Bien sûr, c’est l’armée israélienne qui a tiré à balles réelles. Des milliers de personnes attendaient au rond-point Al-Alam (…) mais l’armée a tiré et tout le monde s’est enfui. La peur et le chaos régnaient. J’ai vu de mes propres yeux des martyrs et des blessés dans le secteur”, a-t-il ajouté, demandant à conserver l’anonymat par peur de représailles israéliennesUn autre témoin, Mohammed Abou Deqqa, 35 ans, a déclaré avoir entendu de premiers coups de feu “vers 05H00″.”Au début, nous avons pensé qu’il s’agissait de tirs d’avertissement. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les tirs s’intensifient. J’ai commencé à voir des gens allongés au sol, couverts de sang”, a-t-il dit: “Les tirs visaient les civils, les gens ont commencé à courir mais beaucoup n’ont pas pu s’échapper”.Des photos de l’AFP prises vers 05H40 montrent des civils en train d’entreposer des corps blessés sur des charrettes tirées par des ânes alors que le soleil vient à peine de se lever.Le porte-parole de la Défense civile de Gaza, Mahmoud Bassal, a déclaré que des équipes de secours étaient arrivées vers 06H00 et avaient pris en charge des morts et des blessés. A cette heure-là, des civils et d’autres ambulanciers avaient déjà amené des morts et des blessés à l’hôpital Nasser de Khan Younès et à un hôpital de campagne de la Croix-Rouge.- “Rumeurs” -“Le Hamas fait (…) tout son possible pour nous empêcher” de distribuer l’aide, a déclaré dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. “Je vous invite à ne pas croire toutes les rumeurs propagées par le Hamas. Nous enquêterons sur chacun de ces incidents et sur chacune de ces allégations”, a-t-il ajouté.Dans un message vidéo diffusé dimanche matin depuis l’hôpital Nasser, la chirurgienne britannique Victoria Rose a décrit une scène de “carnage absolu”, déclarant que “toutes les salles étaient pleines et qu’il ne s’agissait que de blessures par balles”.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré que son hôpital de campagne à Rafah avait reçu 179 personnes, dont 21 ont été déclarées mortes à leur arrivée. Tous les blessés “ont déclaré qu’ils essayaient d’atteindre un site de distribution d’aide”, a souligné le CICR, ajoutant que “la majorité d’entre eux souffraient de blessures par balle ou d’éclats d’obus”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique. Selon l’ONU, l’ensemble de la population du territoire est confrontée à un risque de famine. Récemment, les Nations unies ont rapporté des incidents au cours desquels l’aide humanitaire avait été pillée, notamment par des individus armés.Par ailleurs, la Défense civile a annoncé la mort lundi de “14 personnes parmi lesquelles six enfants et trois femmes, en plus des 20 personnes qui se trouvent encore sous les décombres” après un bombardement israélien sur une habitation à Jabalia, dans le nord de Gaza.Interrogée à ce sujet par l’AFP, l’armée a fait état de “frappes menées contre des cibles terroristes dans le nord de la bande de Gaza”, sans autre précision.

Russes et Ukrainiens vont échanger tous leurs prisonniers jeunes ou blessés

Russes et Ukrainiens ont convenu lundi, à l’issue de nouveaux pourparlers à Istanbul, d’échanger tous leurs prisonniers de guerre de moins de 25 ans ou grièvement blessés, ainsi que des milliers de corps de soldats tués, sans parvenir à s’accorder sur un cessez-le-feu.Ces discussions sous médiation turque n’ont duré qu’une heure au palais Ciragan d’Istanbul, …

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A69: un texte visant à sécuriser juridiquement le chantier saute la case des débats à l’Assemblée

Les Insoumis pris au piège de leur propre stratégie: les députés ont approuvé lundi une motion de rejet LFI contre un texte Renaissance visant à sécuriser juridiquement le chantier de l’A69, avec pour effet d’accélérer le parcours législatif du texte en l’envoyant directement devant une commission mixte députés-sénateurs.La motion de rejet a été approuvée à l’unanimité, les groupes du socle commun et de l’extrême droite joignant leurs voix à celles de LFI, bien malgré elle.Le rapporteur Jean Terlier (Renaissance) a apporté son soutien à la motion, invoquant “l’obstruction” de la France insoumise et des écologistes, auteurs de la quasi-totalité des plus de 700 amendements déposés, dont un peu plus de 230 déclarés recevables. Le gouvernement a donné lui un “avis de sagesse” (ni pour ni contre).La semaine dernière, les députés du socle commun et du RN avaient, dans une tactique assez proche, adopté une motion de rejet contre la proposition de loi Duplomb-Menonville sur les contraintes pesant sur le métier d’agriculteur, afin d’accélérer les débats et d’envoyer le texte en commission mixte paritaire. La motion avait été déposée par le rapporteur du texte lui-même, Julien Dive (LR).”Cela fait maintenant deux fois que vous détournez la motion de rejet en 49.3 parlementaire”, a tonné la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, menaçant de saisir le Conseil constitutionnel pour atteinte à la “sincérité des débats” et au “droit d’amendement”. La députée du Val-de-Marne a cependant estimé que la coalition gouvernementale avait “offert une victoire” aux Insoumis, “puisque le seul vote de l’Assemblée nationale sur l’A69 a été de rejeter ce texte”.”C’est l’arroseur arrosé”, lui a répondu Jean Terlier. “La prochaine fois, vous réfléchirez à deux fois avant de déposer une motion de rejet et plus de 700 amendements”, a dit le député du Tarn, en rappelant que le texte a obtenu “un vote large” lors de son examen en commission.- Une mobilisation prévue début juillet -Selon des sources au groupe écologiste et social, celui-ci a demandé au groupe LFI de retirer sa motion de rejet, sans le convaincre.Mais la députée EELV Christine Arrighi a dit à l’AFP comprendre le choix de LFI, qui était selon elle une “manière de démontrer qu’Ensemble pour la République (le groupe macroniste de Gabriel Attal, NDLR) détourne la procédure” parlementaire.Le texte porté par M. Terlier, déjà adopté au Sénat, vise à conférer au chantier de l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse une “raison impérative d’intérêt public majeur”, ouvrant la voie à des dérogations à la protection des espèces, au nom du désenclavement du territoire. En validant rétroactivement des autorisations environnementales, il pourrait ainsi empêcher un éventuel nouvel arrêt des travaux.La cour administrative d’appel a certes autorisé qu’ils reprennent, “mi-juin” selon le gouvernement, mais elle s’est prononcée uniquement sur un recours en urgence de l’État, et doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.A l’ouverture de la séance lundi, le ministre des Transports Philippe Tabarot a souligné “l’importance particulière” du texte “pour le développement territorial” ainsi que pour la “sécurisation juridique de nos grandes infrastructures”, tout en émettant comme au Sénat un avis de sagesse sur le fond (ni pour ni contre).A contrario, les députés écologistes et Insoumis, à l’instar d’Anne Stambach-Terrenoir (LFI), y voient “un énième passage en force pour ce projet absurde d’autoroute qui longe littéralement une route nationale que l’on aurait pu réaménager”, et une volonté “d’écraser une décision judiciaire” qui avait invalidé les autorisations environnementales.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, mais l’échéance ne pourra pas être respectée. Pour finaliser le chantier, la société doit rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins.De leur côté, les opposants s’organisent. Une grande mobilisation est convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier.Une action symbolique a également eu lieu lundi matin à proximité de l’Assemblée: un militant du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) s’est brièvement perché dans un arbre, déployant des banderoles, telles que “Non à la loi de validation” ou “Stop à l’A69”.