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Corée du Sud: Lee Jae-myung donné largement vainqueur de la présidentielle

Le candidat de centre gauche Lee Jae-myung a remporté de façon triomphale mardi l’élection présidentielle en Corée du Sud, marquée par une participation massive, ont annoncé les trois principales chaînes de télévision du pays.Sans aller jusqu’à se proclamer explicitement vainqueur de ce scrutin à un seul tour, M. Lee a promis de “ne pas décevoir les attentes du peuple” auquel il a rendu hommage pour sa “grande décision”.D’après un sondage réalisé à la sortie des urnes par les trois principales chaînes sud-coréennes (KBS, MBC et SBS), M. Lee a obtenu 51,7% des voix, contre 39,3% pour son rival conservateur Kim Moon-soo. Ces trois chaînes ont déclaré M. Lee définitivement vainqueur.Après dépouillement de près de 50% des suffrages, M. Lee était en tête avec 49,01% des voix contre 42,62% pour M. Kim, selon des chiffres officiels.”Je rends hommage à la grande décision du peuple”, a déclaré brièvement M. Lee aux journalistes en quittant son domicile de la grande ville portuaire d’Incheon, à l’ouest de Séoul, pour se rendre dans la capitale où il doit prononcer un discours.”Je ferai tout mon possible pour remplir la grande responsabilité et la mission qui m’ont été confiées, afin de ne pas décevoir les attentes de notre peuple”, a-t-il ajouté.- Participation massive -Les Sud-Coréens se sont déplacés massivement pour désigner leur nouveau chef de l’Etat et mettre fin à une crise politique sans précédent, causée par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale six mois plus tôt jour pour jour.Le taux de participation a été de 79,4%, le plus élevé depuis 28 ans.Lorsqu’à 20H00 (11H00 GMT) les écrans ont montré les résultats des sondages, des hurlements de joie et des applaudissements ont retenti dans la salle de réunion du Parti démocrate de M. Lee à l’Assemblée nationale, bientôt suivis du cri: “Lee Jae-myung ! Lee Jae-myung !”, selon un journaliste de l’AFP sur place.”Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, le vainqueur sera investi dès que la Commission électorale aura certifié les résultats, tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en fin de matinée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent que ce scrutin leur permettra de tourner la page après six mois de manifestations massives, de rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.- Droite fracturée -“La victoire de Lee montre que les Coréens rejettent les mesures illibérales et antidémocratiques comme la loi martiale, et réaffirment leur attachement à la gouvernance démocratique”, a déclaré à l’AFP Gi-Wook Shin, professeur de sociologie à l’Université de Stanford.”Ce moment restera probablement dans les mémoires comme un tournant”, a-t-il ajouté.L’épisode de la loi martiale a fortement pesé sur le scrutin, selon Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’État de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung, un ancien ouvrier de 60 ans, s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Après avoir frôlé la mort l’an dernier lors d’une tentative d’assassinat, il a fait campagne en gilet pare-balles et prononcé ses discours derrière des vitres blindées.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir dégoûté les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud” , a-t-elle avancé.

Gaza: les secours font état de 27 morts dans des tirs israéliens près d’un site d’aide

La Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées mardi par des tirs israéliens près d’un centre d’aide humanitaire dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert le feu en direction de “suspects”.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé des “crimes de guerre”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dévastée, où les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.A l’aube, “27 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées lors du massacre de civils qui attendaient l’aide américaine dans la zone d’Al-Alam à Rafah”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Les forces d’occupation israéliennes ont ouvert le feu à l’aide de chars et de drones sur des milliers de civils qui s’étaient rassemblés près du rond-point”, dit-il.A l’hôpital Nasser, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, parmi les morts, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, lâche son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc à l’extérieur de l’établissement. Une fillette saisit une main de la mère et l’embrasse, d’autres petits enfants autour sont en larmes au moment des adieux empreints d’une forte émotion.- “Tirer sur la foule” -Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.L’armée israélienne a indiqué avoir été confrontée à des “suspects” lors d’un mouvement de foule le long des routes menant au site de distribution d’aide.A environ un demi-kilomètre de là, “des soldats ont effectué des tirs d’avertissement et, alors que les suspects ne reculaient pas, ils ont de nouveau tiré en direction de quelques suspects qui s’approchaient d’eux”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.- “Inacceptable” -Dans son communiqué, l’armée a affirmé “n’avoir pas empêché l’arrivée de civils gazaouis sur les sites de distribution d’aide humanitaire”.La Fondation GHF a affirmé dans un communiqué que les opérations sur son site s’étaient déroulées en toute sécurité mardi.Lundi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à une enquête indépendante sur les tirs dimanche près du centre d’aide géré par GHF, dénonçant un drame “inacceptable”.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et d’anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: les secours font état de 27 morts dans des tirs israéliens près d’un site d’aide

La Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées mardi par des tirs israéliens près d’un centre d’aide humanitaire dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert le feu en direction de “suspects”.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé des “crimes de guerre”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dévastée, où les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.A l’aube, “27 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées lors du massacre de civils qui attendaient l’aide américaine dans la zone d’Al-Alam à Rafah”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Les forces d’occupation israéliennes ont ouvert le feu à l’aide de chars et de drones sur des milliers de civils qui s’étaient rassemblés près du rond-point”, dit-il.A l’hôpital Nasser, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, parmi les morts, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, lâche son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc à l’extérieur de l’établissement. Une fillette saisit une main de la mère et l’embrasse, d’autres petits enfants autour sont en larmes au moment des adieux empreints d’une forte émotion.- “Tirer sur la foule” -Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.L’armée israélienne a indiqué avoir été confrontée à des “suspects” lors d’un mouvement de foule le long des routes menant au site de distribution d’aide.A environ un demi-kilomètre de là, “des soldats ont effectué des tirs d’avertissement et, alors que les suspects ne reculaient pas, ils ont de nouveau tiré en direction de quelques suspects qui s’approchaient d’eux”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.- “Inacceptable” -Dans son communiqué, l’armée a affirmé “n’avoir pas empêché l’arrivée de civils gazaouis sur les sites de distribution d’aide humanitaire”.La Fondation GHF a affirmé dans un communiqué que les opérations sur son site s’étaient déroulées en toute sécurité mardi.Lundi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à une enquête indépendante sur les tirs dimanche près du centre d’aide géré par GHF, dénonçant un drame “inacceptable”.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et d’anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Wilders provoque la chute du gouvernement aux Pays-Bas

Le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders a provoqué la chute du gouvernement néerlandais mardi en se retirant d’une coalition fragile sur fond de désaccord sur l’immigration, ouvrant la voie à de nouvelles élections.Ce retrait ouvre une période d’incertitude politique dans le pays, cinquième économie de l’Union européenne, alors que les partis d’extrême droite progressent sur tout le continent.Les Pays-Bas accueillent par ailleurs le prochain sommet de l’Otan dans seulement quelques semaines.Après des négociations houleuses de dernière minute visant à sauver la coalition quadripartite, M. Wilders a déclaré qu’il n’avait d’autre choix que de retirer ses ministres du gouvernement.”J’ai signé pour la politique d’asile la plus stricte, pas pour la chute des Pays-Bas”, a affirmé M. Wilders, 61 ans, dont le Parti pour la liberté (PVV) est sorti grand vainqueur des élections en novembre 2023, à la surprise générale.Le Premier ministre Dick Schoof a jugé “irresponsable” la décision du dirigeant d’extrême droite, et a indiqué qu’il allait présenter au roi la démission des ministres du PVV.”Je continuerai à assurer l’intérim… jusqu’à la mise en place d’un nouveau gouvernement. Car la vie continue aux Pays-Bas et à l’étranger”, a déclaré M. Schoof devant les journalistes. M. Wilders estime que le gouvernement prenait trop de temps à mettre en place la “politique d’immigration la plus stricte jamais vue” aux Pays-Bas voulue par la coalition.Les sondages indiquent que le PVV reste en première position, mais l’écart avec ses plus proches rivaux se réduit. Il est suivi de près par l’alliance entre les Verts et les sociaux-démocrates de l’ancien vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans.Le parti libéral VVD, traditionnellement un acteur majeur de la politique néerlandaise, figure également dans le haut du classement. Toute élection serait donc probablement très disputée.Dilan Yesilgoz, leader du VVD, s’est dite “très énervée” et a qualifié la décision de M. Wilders d'”irresponsable”, ajoutant qu’elle craignait qu’elle n’ouvre la porte aux partis de gauche.La tenue de nouvelles élections est “probable” mais après les vacances d’été, observe Sarah de Lange, professeure de pluralisme politique à l’Université d’Amsterdam. “Les élections anticipées aux Pays-Bas ne sont pas aussi rapides que dans d’autres pays”, explique-t-elle à l’AFP.- Patience “à bout” -Fin mai, M. Wilders a convoqué une conférence de presse impromptue pour annoncer que sa patience était “à bout” envers le gouvernement du Premier ministre Dick Schoof.M. Wilders a menacé de torpiller la coalition si un nouveau plan en dix points visant à limiter l’immigration n’était pas mis en œuvre dans les semaines à venir.Son plan prévoyait la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile, le renforcement des contrôles aux frontières et l’expulsion des personnes ayant la double nationalité et reconnues coupables d’un crime.Des experts politiques et juridiques ont aussitôt qualifié ces plans d’impraticables ou d’illégaux, certains suggérant que M. Wilders créait une crise pour faire tomber le gouvernement.M. Wilders a souvent été surnommé le “Trump néerlandais” en raison de ses opinions anti-immigrés et de sa coiffure blond platine.Ses ambitions de diriger son pays ont été contrariées après sa victoire électorale, ses partenaires de coalition ayant bloqué sa candidature au poste de Premier ministre, choisissant M. Schoof comme candidat du compromis.Les dirigeants des quatre partenaires de coalition ont convenu de ne pas occuper de postes ministériels, préférant diriger leurs partis à la tête du Parlement.M. Wilders a souvent déclaré que la seule façon de mettre en œuvre sa politique anti-immigrés était pour lui de devenir Premier ministre.Cependant, dans un système politique néerlandais fracturé, aucun parti ne peut obtenir la majorité absolue au Parlement, qui compte 150 sièges, et M. Wilders a besoin de partenaires.

Wilders provoque la chute du gouvernement aux Pays-Bas

Le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders a provoqué la chute du gouvernement néerlandais mardi en se retirant d’une coalition fragile sur fond de désaccord sur l’immigration, ouvrant la voie à de nouvelles élections.Ce retrait ouvre une période d’incertitude politique dans le pays, cinquième économie de l’Union européenne, alors que les partis d’extrême droite progressent …

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Le dirigeant d’extrême droite néerlandais Geert Wilders a provoqué la chute du gouvernement néerlandais mardi en se retirant d’une coalition fragile sur fond de désaccord sur l’immigration, ouvrant la voie à de nouvelles élections.Ce retrait ouvre une période d’incertitude politique dans le pays, cinquième économie de l’Union européenne, alors que les partis d’extrême droite progressent sur tout le continent.Les Pays-Bas accueillent par ailleurs le prochain sommet de l’Otan dans seulement quelques semaines.Après des négociations houleuses de dernière minute visant à sauver la coalition quadripartite, M. Wilders a déclaré qu’il n’avait d’autre choix que de retirer ses ministres du gouvernement.”J’ai signé pour la politique d’asile la plus stricte, pas pour la chute des Pays-Bas”, a affirmé M. Wilders, 61 ans, dont le Parti pour la liberté (PVV) est sorti grand vainqueur des élections en novembre 2023, à la surprise générale.Le Premier ministre Dick Schoof a jugé “irresponsable” la décision du dirigeant d’extrême droite, et a indiqué qu’il allait présenter au roi la démission des ministres du PVV.”Je continuerai à assurer l’intérim… jusqu’à la mise en place d’un nouveau gouvernement. Car la vie continue aux Pays-Bas et à l’étranger”, a déclaré M. Schoof devant les journalistes. M. Wilders estime que le gouvernement prenait trop de temps à mettre en place la “politique d’immigration la plus stricte jamais vue” aux Pays-Bas voulue par la coalition.Les sondages indiquent que le PVV reste en première position, mais l’écart avec ses plus proches rivaux se réduit. Il est suivi de près par l’alliance entre les Verts et les sociaux-démocrates de l’ancien vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans.Le parti libéral VVD, traditionnellement un acteur majeur de la politique néerlandaise, figure également dans le haut du classement. Toute élection serait donc probablement très disputée.Dilan Yesilgoz, leader du VVD, s’est dite “très énervée” et a qualifié la décision de M. Wilders d'”irresponsable”, ajoutant qu’elle craignait qu’elle n’ouvre la porte aux partis de gauche.La tenue de nouvelles élections est “probable” mais après les vacances d’été, observe Sarah de Lange, professeure de pluralisme politique à l’Université d’Amsterdam. “Les élections anticipées aux Pays-Bas ne sont pas aussi rapides que dans d’autres pays”, explique-t-elle à l’AFP.- Patience “à bout” -Fin mai, M. Wilders a convoqué une conférence de presse impromptue pour annoncer que sa patience était “à bout” envers le gouvernement du Premier ministre Dick Schoof.M. Wilders a menacé de torpiller la coalition si un nouveau plan en dix points visant à limiter l’immigration n’était pas mis en œuvre dans les semaines à venir.Son plan prévoyait la fermeture des frontières aux demandeurs d’asile, le renforcement des contrôles aux frontières et l’expulsion des personnes ayant la double nationalité et reconnues coupables d’un crime.Des experts politiques et juridiques ont aussitôt qualifié ces plans d’impraticables ou d’illégaux, certains suggérant que M. Wilders créait une crise pour faire tomber le gouvernement.M. Wilders a souvent été surnommé le “Trump néerlandais” en raison de ses opinions anti-immigrés et de sa coiffure blond platine.Ses ambitions de diriger son pays ont été contrariées après sa victoire électorale, ses partenaires de coalition ayant bloqué sa candidature au poste de Premier ministre, choisissant M. Schoof comme candidat du compromis.Les dirigeants des quatre partenaires de coalition ont convenu de ne pas occuper de postes ministériels, préférant diriger leurs partis à la tête du Parlement.M. Wilders a souvent déclaré que la seule façon de mettre en œuvre sa politique anti-immigrés était pour lui de devenir Premier ministre.Cependant, dans un système politique néerlandais fracturé, aucun parti ne peut obtenir la majorité absolue au Parlement, qui compte 150 sièges, et M. Wilders a besoin de partenaires.

L’ONU s’inquiète d’une hausse “alarmante” des expulsions de familles afghanes par l’Iran

L’Iran a expulsé deux fois plus de familles afghanes en mai que le mois précédent, a alerté l’ONU mardi, s’inquiétant d’une “tendance nouvelle et préoccupante” qui intervient simultanément à la campagne d’expulsions massives lancée par un autre pays voisin, le Pakistan.Depuis début mai, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré “une forte augmentation des …

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L’ONU s’inquiète d’une hausse “alarmante” des expulsions de familles afghanes par l’Iran

L’Iran a expulsé deux fois plus de familles afghanes en mai que le mois précédent, a alerté l’ONU mardi, s’inquiétant d’une “tendance nouvelle et préoccupante” qui intervient simultanément à la campagne d’expulsions massives lancée par un autre pays voisin, le Pakistan.Depuis début mai, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a enregistré “une forte augmentation des retours forcés de ressortissants afghans”: 15.675 familles sont rentrées, contre 6.879 en avril 2025.De même, le nombre “de familles sans-papiers expulsées” a triplé entre mai 2024 et mai 2025 (4.402 contre 15.675), a indiqué l’organisation onusienne dans un communiqué.”L’augmentation significative du nombre de familles expulsées est particulièrement alarmante”, a-t-elle alerté.Selon elle, il s’agit d'”une tendance nouvelle et préoccupante car les personnes expulsées au cours des mois précédents étaient majoritairement de jeunes hommes seuls”.Pour la seule journée du 29 mai, l’OIM a recensé 955 familles rentrant en Afghanistan, pays plongé dans l’une des pires crises humanitaires au monde, selon l’ONU.Au total de janvier à mai, plus de 450.000 Afghans sont rentrés d’Iran.  – Pressions “accablantes” -“Cette hausse fait suite à des annonces récentes des autorités iraniennes faisant état de projets pour intensifier les expulsions de ressortissants afghans”, a noté l’OIM, qui estime que jusqu’à quatre millions de personnes pourraient être concernées.L’Iran a été une terre d’accueil pour des millions d’Afghans fuyant quatre décennies de guerre, puis le régime taliban ou le chômage. Mais, comme le Pakistan, autre grande terre d’asile, l’Iran pousse ces réfugiés à partir en masse: ils sont accusés de faire monter le chômage et les prix dans le pays sous sanctions internationales, mais aussi la criminalité.Le Pakistan accuse de son côté les Afghans sur son sol, qui y sont parfois nés ou y résident depuis des décennies, d’être “liés au terrorisme et au narcotrafic”.Environ trois millions d’Afghans y vivent: 800.000 ont vu leur carte de résidence pakistanaise annulée en avril, tandis qu’1,3 million ont encore un permis de séjour jusqu’au 30 juin parce qu’ils sont inscrits auprès du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. Les autres n’ont pas de papiers.Depuis le 1er avril, date du début de la nouvelle campagne d’expulsions massives d’Islamabad, plus de 180.000 Afghans ont quitté le Pakistan, d’après le ministère de l’Intérieur.Ils rentrent dans un pays englué dans la pauvreté et le chômage, dont le gouvernement n’est reconnu par aucun pays au monde depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021.”Prises ensembles, ces pressions (iraniennes et pakistanaises, NDLR) accablent des systèmes d’accueil et de réintégration fragiles en Afghanistan, surtout dans les zones recensant de nombreux retours”, a noté l’OIM mardi.Selon l’ONU, 85% des Afghans vivent avec moins d’un dollar par jour.

Roland-Garros: Swiatek-Sabalenka, demi-finale de gala

Une demie aux allures de finale: la triple tenante du titre Iga Swiatek va retrouver dans le dernier carré de Roland-Garros la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, après leurs victoires respectives mardi contre Elina Svitolina et Zheng Qinwen en quarts.. Swiatek ragaillardieElle l’avait dit après avoir renversé dans la douleur Elena Rybakina en huitièmes: Swiatek avait “besoin de ce genre de victoires” pour sentir qu’elle était “capable de gagner sous la pression”. Mardi, la Polonaise de 24 ans a montré qu’elle avait franchi un palier dans la quête de son cinquième Roland-Garros.Redescendue cette année au cinquième rang mondial et sevrée de trophée depuis son dernier sacre à Roland-Garros en 2024, Swiatek a livré une de ses meilleures prestations du tournoi face à l’Ukrainienne Elina Svitolina, battue 6-1, 7-5 au terme d’un dernier jeu où la N.5 mondiale s’est fendue de trois aces.”Ca ne m’arrive pas souvent, a souri la gagnante juste après sa victoire. J’ai senti que le vent tombait un peu” après avoir balayé le Central durant toute la partie, “donc j’y suis allée à fond. C’est sympa de gagner des points +gratuits+.”La triple tenante du titre reste ainsi en course pour devenir la première femme à remporter quatre Roland-Garros consécutifs. Pour y parvenir, il faudra donc vaincre Sabalenka une neuvième fois en quatorze duels. “C’est toujours un défi de jouer Aryna, elle a un jeu qui convient à toutes les surfaces. Ca va être un match difficile mais j’ai hâte!” . Sabalenka sort la championne olympiqueSi leur dernier duel, au WTA 1000 de Cincinnati (sur dur) en 2024, a été remporté par Sabalenka, c’est bien la Polonaise qui a l’avantage sur terre battue avec cinq victoires, dont les finales à Rome et Madrid l’an dernier, contre une seule défaite (Madrid 2023).Contrairement à la Polonaise, la Bélarusse n’a jamais dépassé les demi-finales à Paris. Mais avec déjà trois titres cette saison et aucun set concédé depuis le début du tournoi, la Bélarusse de 27 ans a la dynamique de son côté. Mardi, elle a encore gagné en deux sets 7-6 (7/4), 6-3 contre la Chinoise Zheng Qinwen (8e), qui est pourtant devenue championne olympique sur la terre battue parisienne. La native de Minsk, accrochée dans le premier set, a su profiter des nombreuses fautes directes (31) de son adversaire pour débreaker puis la battre en deux manches.”J’aurais dû jouer de façon plus agressive. Au premier set, j’ai fait des fautes faciles. Je lui ai rendu la vie facile. J’ai joué et j’ai perdu, mais cela vient de moi”, a pesté Zheng Qinwen en conférence de presse. Affronter Swiatek ne l’affole pas, au contraire Sabelanka “adore ça”: “J’aime les défis difficiles, jouer quelqu’un de fort qui peut me défier”, a déclaré celle qui préfère laisser l’étiquette de favorite à la Polonaise.. Vers un duel Alcaraz-Musetti ?Dans le tableau masculin, deux Américains se dressent sur la route des récents finalistes du Masters 1000 de Monte-Carlo (terre battue), Lorenzo Musetti (7e) et Carlos Alcaraz (2e), qui pourraient se retrouver en demi-finales.Le tenant du titre espagnol, vainqueur à Monaco et Rome, affronte en session nocturne Tommy Paul (12e). Depuis trois tours, Alcaraz a toujours laissé échapper une manche contre des adversaires à sa portée. Désormais, après Ben Shelton (13e), c’est Tommy Paul, un autre Américain, qui lui fait face. Il tentera de rééditer leur dernier match – le seul sur terre battue – en quart de finale des JO-2024, une victoire en deux sets. Avant cela, Lorenzo Musetti défie Frances Tiafoe (16e). Depuis le début du tournoi, Tiafoe s’en est toujours sorti en trois sets, quand l’Italien a cédé une manche au troisième tour et en huitièmes. Si Musetti a remporté leur seul match sur terre battue (Rome 2023), l’Italien reste sur deux défaites de rang contre l’Américain, à Cincinnati (2024) et Stuttgart (gazon, 2023).