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Roland-Garros: un choc Swiatek-Sabalenka et des retrouvailles Alcaraz-Musetti en demi-finales

Une demie aux allures de finale: la triple tenante du titre Iga Swiatek va retrouver dans le dernier carré de Roland-Garros la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, tandis que dans le tableau masculin, Lorenzo Musetti affrontera le N.2 mondial Carlos Alcaraz pour la troisième fois en deux mois.. Swiatek ragaillardie, Sabalenka avide de “défis difficiles”Redescendue au cinquième rang mondial et sevrée de trophée depuis son dernier sacre à Roland-Garros l’an dernier, Swiatek a livré une de ses meilleures prestations du tournoi face à l’Ukrainienne Elina Svitolina, battue 6-1, 7-5.”Même si le score paraît sans appel dans le premier set, j’ai dû me battre sur chaque point”, a commenté la triple tenante du titre en conférence de presse.”Je suis contente d’avoir élevé mon niveau quand elle m’a breakée au deuxième set” pour mener 3-1, s’est-elle félicitée.Pour s’offrir une chance de devenir la première femme à gagner quatre Roland-Garros d’affilée, la Polonaise devra vaincre Sabalenka une neuvième fois en quatorze duels. “C’est toujours un défi de jouer Aryna, elle a un jeu qui convient à toutes les surfaces. J’ai hâte!”, s’est délectée par avance Swiatek. Avec déjà trois titres (Brisbane et Miami sur dur, Madrid sur terre battue) cette saison et aucun set concédé depuis le début du tournoi parisien, la Bélarusse de 27 ans a la dynamique de son côté. Mardi, elle a encore gagné en deux sets 7-6 (7/3), 6-3 contre Zheng Qinwen (8e), sacrée championne olympique sur la terre battue parisienne à l’été 2024. Affronter Swiatek n’affole pas Sabalenka. Au contraire, la Bélarusse “adore ça”: “J’aime les défis difficiles, jouer quelqu’un de fort qui peut me défier”, a déclaré celle qui préfère laisser l’étiquette de favorite à la Polonaise.. Nouveau duel Alcaraz-Musetti Dans le tableau masculin, Lorenzo Musetti (7e mondial) a eu besoin de quatre sets pour se défaire de l’Américain Frances Tiafoe, battu 6-2, 4-6, 7-5, 6-2 en un peu moins de trois heures.”Le troisième set était une grosse bataille, ce n’était pas facile de le breaker”, a souligné l’Italien de 23 ans, qui a une nouvelle fois contracté le biceps droit en fin de match pour célébrer sa première demi-finale porte d’Auteuil.Dans le dernier carré, celui qui est l’un des joueurs les plus réguliers de la saison sur terre battue (finale à Monte-Carlo, demi-finales à Madrid et Rome) retrouvera Carlos Alcaraz, l’autre grand animateur des tournois disputés sur la surface ocre et tenant du titre à Roland-Garros.Vainqueur des Masters 1000 de Monte-Carlo en avril et de Rome en mai, l’Espagnol a balayé l’Américain Tommy Paul en trois sets.Après avoir laissé échapper une manche lors de chacun des trois tours précédents, le N.2 mondial et tenant du titre n’a cette fois concédé que cinq jeux à son adversaire, expédié 6-0, 6-1, 6-4 en à peine plus d’une heure et demie.”Je sais que vous vouliez voir plus de tennis, désolé”, a lancé Alcaraz à l’adresse du public du Central. “Mais je devais faire mon travail, c’était l’un de ces matches où tout fonctionne”, a-t-il complété.”Il a joué tellement vite”, n’a pu que constater Tommy Paul en zone mixte. “Même aux changements de côté, j’avais l’impression qu’il se levait de son banc alors qu’il restait encore vingt secondes”, a-t-il ajouté, “fier” malgré tout de son tournoi.Alcaraz mène 5-1 dans ses duels avec Musetti et a battu l’Italien en finale à Monte-Carlo et en demi-finales à Rome.Avant cette “bataille magnifique” entre deux joueurs qui pratiquent un “super tennis” selon les mots d’Alcaraz, le public du Central aura droit mercredi à des quarts de finale entre le N.1 mondial Jannik Sinner et le Kazakh Alexander Bublik (62e), avant le choc prévu en soirée entre Alexander Zverev (3e) et Novak Djokovic, en quête à Paris d’un 25e titre en Grand Chelem qui serait record.Dans le tableau féminin, la lauréate de l’Open d’Australie Madison Keys (8e) affrontera en fin de matinée la N.2 mondiale Coco Gauff, et la sensation française de Roland-Garros Loïs Boisson (361e) défiera ensuite la 6e mondiale Mirra Andreeva. 

La guerre commerciale de Trump va fragiliser la croissance mondiale, avertit l’OCDE

Les surtaxes douanières imposées par Donald Trump à ses partenaires vont fortement peser sur la croissance américaine et mondiale, a averti l’OCDE au cours d’une conférence à Paris à l’occasion de laquelle des négociations commerciales se tiennent entre Américains et Européens.”L’environnement économique mondial est devenu beaucoup plus difficile”, a reconnu mardi le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques Mathias Cormann au cours d’une conférence de presse au siège de l’institution à Paris, citant la nouvelle donne des droits de douane.Du fait de la politique commerciale américaine, “nous avons revu en baisse la croissance de quasiment chaque économie dans le monde”, a indiqué à l’AFP l’économiste en chef de l’institution, Alvaro Pereira, à l’occasion d’un entretien à la veille de la publication des prévisions économiques de l’OCDE.Cette organisation, qui rassemble 38 pays développés, tient une réunion ministérielle mardi et mercredi à Paris. Des discussions entre le représentant américain au Commerce (USTR) Jamieson Greer et le Commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic sur les droits de douane devraient aussi avoir lieu mardi en marge de cette rencontre, avant un G7 centré sur le commerce mercredi matin.Mardi soir, M. Greer s’est entretenu avec le ministre du Commerce britannique Jonathan Reynolds pour “discuter de leur volonté commune d’aboutir à un accord de prospérité économique, qui inclus de mettre en oeuvre dès que possible des accords quant à des droits de douane sectoriels”, a détaillé le ministère britannique dans un communiqué.Les deux hommes ont aussi échangé sur les “prochaines étapes de la mise en oeuvre de l’accord commercial plus large entre le Royaume-Uni et les États-Unis et de la poursuite des négociations sur les droits de douane réciproques”, précise le communiqué.Du côté de l’Allemagne, la ministre de la première économie de l’Union européenne, Katherina Reiche, a affirmé qu’il fallait “parvenir à des solutions négociées et ce, le plus rapidement possible, car le temps presse”, en marge de cette conférence, à la veille d’un potentiel doublement des surtaxes américaines sur l’acier et l’aluminium importés, à 50%.Un avis partagé par l’institution parisienne dont font partie les Etats-Unis et la plupart des pays de l’UE: “la meilleure option c’est +asseyez-vous, passez un accord et tout le monde s’en portera mieux+”, a exhorté Alvaro Pereira.A peine revenu à la Maison Blanche, en janvier, le président américain a lancé un bigbang douanier, imposant un climat d’incertitude pour les entreprises en raison de ses annonces, alternant pauses mais aussi brutaux durcissements.- L’Amérique souffre -La croissance mondiale va souffrir, attendue à 2,9% cette année et l’an prochain, en baisse respectivement de 0,2 et 0,1 point de pourcentage par rapport aux précédentes estimations de l’OCDE en mars.Il s’agirait de la plus faible progression annuelle depuis la pandémie de Covid-19.La croissance américaine va “nettement ralentir”, prévoit l’OCDE: le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser en 2025 de 1,6% contre 2,2% anticipé en mars. Le ralentissement est plus modeste pour 2026 avec 1,5% contre 1,6% prévu en mars.”Il faut garder son sang froid et démontrer toujours que la mise en place de ces droits de douane n’est dans l’intérêt de personne, à commencer par l’économie américaine”, a dit mardi le ministre français délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin, à l’OCDE.Outre la guerre commerciale, “une nouvelle contraction de l’immigration nette et une réduction du nombre de fonctionnaires du gouvernement fédéral des Etats-Unis devraient affaiblir la croissance” américaine, poursuit l’OCDE en référence à la politique appliquée par Donald Trump.”Grâce aux droits de douane, notre économie est EN PLEIN ESSOR”, s’est pourtant vanté sur son réseau Truth Social le président américain mardi peu avant la présentation de l’OCDE.L’inflation aux Etats-Unis devrait par ailleurs rester à un niveau élevé, ajoute l’OCDE qui prévoit 3,2% cette année et 2,8% l’an prochain, soit environ un point de plus qu’en zone euro.

Moscou ne s’attend à aucune “avancée” rapide dans le règlement du conflit en Ukraine

Pas de solution “immédiate” à l’horizon: le Kremlin a écarté mardi tout règlement à court terme du conflit armé en Ukraine, au lendemain de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens peu fructueux à Istanbul.L’Ukraine a de son côté accusé Moscou d’avoir présenté lors de ces négociations des demandes maximalistes, estimant qu’il s’agissait d'”ultimatums déjà connus” qui “ne font pas avancer la situation vers une paix véritable”.Alors que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, a l’avantage, Kiev accuse depuis des mois la Russie de faire traîner les négociations de paix, car Moscou refuse sa demande d’une trêve inconditionnelle, estimant qu’elle permettrait à l’Ukraine de reprendre des forces avec l’aide de ses alliés occidentaux.”Il serait erroné d’attendre des décisions et des avancées immédiates”, a tranché mardi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “La question du règlement est extrêmement complexe et comporte de nombreuses nuances”, a-t-il ajouté, rappelant que Moscou souhaitait avant tout “éliminer les causes profondes du conflit” pour parvenir à la paix.La Russie campe sur ses positions, à savoir la cession par Kiev de quatre régions qu’elle occupe partiellement, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que l’Ukraine renonce à intégrer l’Otan. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a parallèlement annoncé que l’Ukraine avait été invitée à un sommet de l’Alliance fin juin à La Haye.  Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a regretté mardi que “le format d’Istanbul se soit transformé en réunions sur les échanges de prisonniers de guerre”, sans “résultat tangible” sur une fin de l’offensive russe lancée en février 2022.- Exigences inconciliables -Lundi, Russes et Ukrainiens s’étaient retrouvés pour la deuxième fois en deux semaines à Istanbul pour des discussions de paix directes, sous médiation turque.Lors de cette réunion, la Russie a une nouvelle fois rejeté la proposition de Kiev et des Européens d’instaurer un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours. Elle a proposé en retour une trêve partielle de 2 ou 3 jours dans certains secteurs du front.Russes et Ukrainiens ont toutefois convenu d’échanger tous leurs prisonniers de guerre de moins de 25 ans ou grièvement blessés, ainsi que des milliers de corps de soldats tués.En revanche, les exigences de chaque camp, sur le fond, semblent toujours aussi inconciliables.La délégation russe a remis aux Ukrainiens un mémorandum, publié par les agences de presse russes. Moscou y demande à Kiev de retirer ses troupes des quatre régions d’Ukraine dont la Russie revendique l’annexion, avant tout cessez-le-feu global.Ces conditions sont inacceptables pour l’Ukraine, qui demande un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire, ainsi que des garanties de sécurité concrètes des Occidentaux.Kiev appelle Washington à sanctionner davantage Moscou pour la “contraindre” à accepter une trêve globale, mais Donald Trump a refusé pour l’heure de prendre de telles mesures, disant ne pas vouloir faire échouer un potentiel accord.En l’état, une rencontre entre Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky et Donald Trump est “peu probable” dans un avenir “proche”, selon M. Peskov.Une délégation de hauts responsables ukrainiens se trouve mardi à Washington pour discuter avec l’administration Trump du “soutien à la défense” de leur pays et de dossiers économiques, notamment le renforcement des sanctions contre Moscou, a annoncé Kiev.- Ponts et trains visés -Sur le terrain, les frappes et attaques se poursuivent.Selon les autorités ukrainiennes, un bombardement russe a tué mardi deux civils dans un village de la région de Kharkiv (nord-est), tandis qu’au moins quatre autres sont morts lors d’une frappe de roquettes sur la ville de Soumy (nord), qui a fait au moins 20 blessés.La région de Soumy, frontalière de la Russie, est soumise à une pression accrue depuis des semaines, Moscou disant vouloir y constituer une “zone tampon” pour prévenir des incursions ukrainiennes.Mardi, l’armée russe y a revendiqué la prise d’une nouvelle localité.L’Ukraine continue de son côté d’entreprendre des opérations en territoire russe. Mardi, elle a revendiqué une attaque à l’explosif contre le pont de Crimée, ouvrage gigantesque déjà visé à deux reprises par Kiev.Moscou a aussi accusé mardi l’Ukraine d’être à l’origine des explosions qui ont provoqué le week-end dernier l’effondrement de deux ponts et des accidents de trains en Russie, qui ont fait sept morts et 113 blessés, dont des enfants.Dimanche, l’Ukraine avait mené une attaque coordonnée de drones contre plusieurs aérodromes russes, jusqu’en Sibérie, assurant avoir touché de nombreux avions russes, dont des bombardiers stratégiques. Après cette attaque d’une complexité inédite, les autorités russes n’ont fait quasiment aucune déclaration.Interrogé mardi sur le sujet, Dmitri Peskov a botté en touche, se contentant d’appeler à attendre les “résultats de l’enquête” et à se référer aux communiqués du ministère russe de la Défense.

Gaza: 27 morts près d’un site d’aide après des tirs de l’armée israélienne

Vingt-sept personnes ont été tuées mardi dans le sud de la bande de Gaza quand des soldats israéliens ont ouvert le feu près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis, dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert une enquête.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “condamné” ces tirs, évoquant des pertes de vies “inconcevables”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours palestiniens. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a lui dénoncé des “crimes de guerre”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Les quelque 2,4 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Mardi à l’aube, 27 personnes qui attendaient l’aide américaine près du rond-point dans la zone d’Al-Alam à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, ont été tuées, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, ajoutant que “les forces d’occupation israéliennes avaient ouvert le feu (…) sur des milliers de civils” venus chercher de l’aide humanitaire.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé dans la soirée le bilan des morts, sans mentionner l’armée israélienne dans son communiqué.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne à travers le territoire palestinien dévasté.- Faire “toute la lumière” -L’armée a indiqué dans la soirée que “des soldats avaient procédé à des tirs de semonce (…) en direction de suspects qui s’approchaient d’une manière qui mettait en danger leur sécurité”, annonçant l’ouverture d’une enquête pour faire “toute la lumière” sur ce qui s’est passé.De son coté, la Maison Blanche a indiqué “étudier l’authenticité” des informations faisant état de tirs mortels.Dans le sud de la bande de Gaza, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, figurant parmi les victimes des tirs mortels à l’aube, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, a lâché son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc. Une fillette a saisi une main de la mère et l’a embrassée, d’autres petits enfants autour étaient en larmes au moment des adieux.Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.Les Etats-Unis ont affirmé mardi que l’aide humanitaire apportée par cette organisation était une “réussite”, reconnaissant qu’elle pouvait “s’améliorer”.- “Tirer sur la foule” -Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza. Dans la soirée, elle a aussi fait état de projectiles tirés sur son territoire depuis la Syrie et tombés dans des zones non habitées, ainsi qu’un missile lancé depuis le Yémen et intercepté.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: 27 morts près d’un site d’aide après des tirs de l’armée israélienne

Vingt-sept personnes ont été tuées mardi dans le sud de la bande de Gaza quand des soldats israéliens ont ouvert le feu près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis, dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert une enquête.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “condamné” ces tirs, évoquant des pertes de vies “inconcevables”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours palestiniens. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a lui dénoncé des “crimes de guerre”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Les quelque 2,4 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Mardi à l’aube, 27 personnes qui attendaient l’aide américaine près du rond-point dans la zone d’Al-Alam à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, ont été tuées, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, ajoutant que “les forces d’occupation israéliennes avaient ouvert le feu (…) sur des milliers de civils” venus chercher de l’aide humanitaire.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé dans la soirée le bilan des morts, sans mentionner l’armée israélienne dans son communiqué.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne à travers le territoire palestinien dévasté.- Faire “toute la lumière” -L’armée a indiqué dans la soirée que “des soldats avaient procédé à des tirs de semonce (…) en direction de suspects qui s’approchaient d’une manière qui mettait en danger leur sécurité”, annonçant l’ouverture d’une enquête pour faire “toute la lumière” sur ce qui s’est passé.De son coté, la Maison Blanche a indiqué “étudier l’authenticité” des informations faisant état de tirs mortels.Dans le sud de la bande de Gaza, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, figurant parmi les victimes des tirs mortels à l’aube, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, a lâché son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc. Une fillette a saisi une main de la mère et l’a embrassée, d’autres petits enfants autour étaient en larmes au moment des adieux.Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.Les Etats-Unis ont affirmé mardi que l’aide humanitaire apportée par cette organisation était une “réussite”, reconnaissant qu’elle pouvait “s’améliorer”.- “Tirer sur la foule” -Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza. Dans la soirée, elle a aussi fait état de projectiles tirés sur son territoire depuis la Syrie et tombés dans des zones non habitées, ainsi qu’un missile lancé depuis le Yémen et intercepté.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: 27 morts près d’un site d’aide après des tirs de l’armée israélienne

Vingt-sept personnes ont été tuées mardi dans le sud de la bande de Gaza quand des soldats israéliens ont ouvert le feu près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis, dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert une enquête.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “condamné” ces tirs, évoquant des …

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