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Crise politique aux Pays-Bas: le Premier ministre appelle au maintien du soutien à l’Ukraine

Le Premier ministre néerlandais démissionnaire, Dick Schoof, s’est engagé mercredi à maintenir le soutien à l’Ukraine et à respecter les engagements en matière de défense, malgré la crise politique qui secoue les Pays-Bas depuis la chute du gouvernement.M. Schoof a déclaré qu’il resterait Premier ministre jusqu’à de nouvelles élections, après que le dirigeant d’extrême droite …

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Payer l’arrachage des plants de coca: le pari de la Colombie contre le narcotrafic

Pour ralentir le trafic de cocaïne dont la Colombie est le premier producteur mondial, le gouvernement tente à nouveau le pari de l’arrachage.A Argelia, municipalité du canyon du Micay dans le sud-ouest du pays, la famille d’Alirio Caicedo et de son fils Nicolas est l’une des 3.900 convaincues par l’offre gouvernementale.Chacune recevra 12 versements, le premier anticipé de 300 dollars pour l’arrachage, et les autres pour le nécessaire à la transition vers des cultures légales, comme le café ou le cacao.Nicolas, 44 ans, et son père Alirio, 77 ans, arrachent à la pelle près de deux hectares de cocaiers, l’ingrédient principal de la cocaïne, plantés sur leur propriété.”C’est difficile”, confessent-ils à l’AFP. “Quand on plante un arbuste (de coca), on a l’espoir” d'”une récolte et de revenus”, explique Nicolas. Désormais, “l’arracher signifie (…) qu’il n’y aura pas de récolte dans le futur, autrement dit, pas d’argent”, ajoute-t-il.La cheffe de la Direction de substitution des cultures d’usage illégal, Gloria Miranda, a assuré à l’AFP que le programme visait à éliminer au moins 45.000 hectares dans trois des zones les plus conflictuelles du pays afin de “réduire l’offre” pour les narcotrafiquants.En 2023, la Colombie comptait 253.000 hectares de cultures illicites de feuilles de coca, selon le dernier rapport de l’ONU.Le gouvernement a prévu d’allouer 14,4 millions de dollars pour cette initiative, annoncée en mars. Une somme qui peut varier en fonction du nombre de participants.- “Virage” -Ce plan est mis en œuvre alors que la Colombie attend que l’administration Trump renouvelle en septembre sa certification de pays allié dans la lutte contre le narcotrafic.Le président colombien de gauche Gustavo Petro est arrivé au pouvoir en 2022 avec l’espoir de changer l’approche guerrière de la lutte contre le narcotrafic et les groupes armés du pays qui se financent avec celui-ci. Il a depuis lancé des pourparlers de paix tous azimuts.Mais les négociations sont rompues avec la plupart d’entre eux qui ont profité des périodes de cessez-le-feu pour accroître leur emprise sur les territoires. L’armée a intensifié ses offensives. M. Petro, jusqu’alors fervent opposant, dit même envisager l’utilisation d’herbicides contre les cultures de coca.Et ce plan de “paiement pour éradication volontaire” suscite de nombreuses interrogations parmi les experts.Si le président Petro a pris un “virage très clair” depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, l’ancienne coordinatrice des recherches sur le narcotrafic de la Commission de la vérité – issue de l’accord de paix avec les FARC en 2016 – doute de l’efficacité réelle de ce plan d’arrachage. Estefania Ciro juge que ce programme “a été bâti dans les mêmes conditions” que les précédents qui ont échoué car il repose sur le “principe premier” d’éradication de la coca sans qu’il soit accompagné de perspective de fin du conflit armé et de désarmement des groupes illégaux.- “Vérification” -Sur les hauteurs, les arrachages progressent et Gloria Miranda affirme qu’il y aura une surveillance satellitaire “rigoureuse” car elle concède qu’il sera “difficile” de contrôler in situ.Au cabinet du maire d’Argelia, on reconnaît un risque: que certains “essaient de tromper” le gouvernement et ne procèdent pas aux arrachages après avoir perçu l’avance de 300 dollars.Dans la propriété des Caicedo pousse désormais abondamment du café sur la promesse de lendemains meilleurs portés par des prix à la hausse sur le marché international.Le père et le fils disent également quitter la culture de la coca par souci de “tranquillité”. Car à la différence des narcotrafiquants, la coca ne les a pas rendus millionnaires. Selon eux, leur production leur rapportait 2.500 dollars par trimestre.”Maintenant on est lancés dans ce nouveau programme, à voir où cela nous mènera”, lance le père, Alirio Caicedo.Un autre agriculteur, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, s’est également engagé auprès du gouvernement à en finir avec la coca, non sans craintes, car “aucun groupe armé vivant” du narcotrafic “ne voudra qu’un agriculteur cesse de planter”, souffle-t-il.

Payer l’arrachage des plants de coca: le pari de la Colombie contre le narcotrafic

Pour ralentir le trafic de cocaïne dont la Colombie est le premier producteur mondial, le gouvernement tente à nouveau le pari de l’arrachage.A Argelia, municipalité du canyon du Micay dans le sud-ouest du pays, la famille d’Alirio Caicedo et de son fils Nicolas est l’une des 3.900 convaincues par l’offre gouvernementale.Chacune recevra 12 versements, le premier anticipé de 300 dollars pour l’arrachage, et les autres pour le nécessaire à la transition vers des cultures légales, comme le café ou le cacao.Nicolas, 44 ans, et son père Alirio, 77 ans, arrachent à la pelle près de deux hectares de cocaiers, l’ingrédient principal de la cocaïne, plantés sur leur propriété.”C’est difficile”, confessent-ils à l’AFP. “Quand on plante un arbuste (de coca), on a l’espoir” d'”une récolte et de revenus”, explique Nicolas. Désormais, “l’arracher signifie (…) qu’il n’y aura pas de récolte dans le futur, autrement dit, pas d’argent”, ajoute-t-il.La cheffe de la Direction de substitution des cultures d’usage illégal, Gloria Miranda, a assuré à l’AFP que le programme visait à éliminer au moins 45.000 hectares dans trois des zones les plus conflictuelles du pays afin de “réduire l’offre” pour les narcotrafiquants.En 2023, la Colombie comptait 253.000 hectares de cultures illicites de feuilles de coca, selon le dernier rapport de l’ONU.Le gouvernement a prévu d’allouer 14,4 millions de dollars pour cette initiative, annoncée en mars. Une somme qui peut varier en fonction du nombre de participants.- “Virage” -Ce plan est mis en œuvre alors que la Colombie attend que l’administration Trump renouvelle en septembre sa certification de pays allié dans la lutte contre le narcotrafic.Le président colombien de gauche Gustavo Petro est arrivé au pouvoir en 2022 avec l’espoir de changer l’approche guerrière de la lutte contre le narcotrafic et les groupes armés du pays qui se financent avec celui-ci. Il a depuis lancé des pourparlers de paix tous azimuts.Mais les négociations sont rompues avec la plupart d’entre eux qui ont profité des périodes de cessez-le-feu pour accroître leur emprise sur les territoires. L’armée a intensifié ses offensives. M. Petro, jusqu’alors fervent opposant, dit même envisager l’utilisation d’herbicides contre les cultures de coca.Et ce plan de “paiement pour éradication volontaire” suscite de nombreuses interrogations parmi les experts.Si le président Petro a pris un “virage très clair” depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, l’ancienne coordinatrice des recherches sur le narcotrafic de la Commission de la vérité – issue de l’accord de paix avec les FARC en 2016 – doute de l’efficacité réelle de ce plan d’arrachage. Estefania Ciro juge que ce programme “a été bâti dans les mêmes conditions” que les précédents qui ont échoué car il repose sur le “principe premier” d’éradication de la coca sans qu’il soit accompagné de perspective de fin du conflit armé et de désarmement des groupes illégaux.- “Vérification” -Sur les hauteurs, les arrachages progressent et Gloria Miranda affirme qu’il y aura une surveillance satellitaire “rigoureuse” car elle concède qu’il sera “difficile” de contrôler in situ.Au cabinet du maire d’Argelia, on reconnaît un risque: que certains “essaient de tromper” le gouvernement et ne procèdent pas aux arrachages après avoir perçu l’avance de 300 dollars.Dans la propriété des Caicedo pousse désormais abondamment du café sur la promesse de lendemains meilleurs portés par des prix à la hausse sur le marché international.Le père et le fils disent également quitter la culture de la coca par souci de “tranquillité”. Car à la différence des narcotrafiquants, la coca ne les a pas rendus millionnaires. Selon eux, leur production leur rapportait 2.500 dollars par trimestre.”Maintenant on est lancés dans ce nouveau programme, à voir où cela nous mènera”, lance le père, Alirio Caicedo.Un autre agriculteur, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, s’est également engagé auprès du gouvernement à en finir avec la coca, non sans craintes, car “aucun groupe armé vivant” du narcotrafic “ne voudra qu’un agriculteur cesse de planter”, souffle-t-il.

Disparition de Maddie: les opérations de recherche ont repris mercredi

Les enquêteurs portugais et allemands ont repris mercredi leurs investigations près du lieu où a disparu en 2007 la fillette britannique Maddie McCann, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des véhicules de police portugais et allemands se sont engagés mercredi, comme la veille, sur un chemin de terre à l’accès barré non loin de la station balnéaire de Praia da Luz, sur la commune de Lagos. Les opérations de fouille ont repris à 09H00 (08H00 GMT), selon une porte-parole de la police portugaise.Mardi, les enquêteurs, dont environ 25 Allemands, avaient notamment mené des investigations autour d’un bâtiment en ruines, dans une zone boisée et pleine de broussailles.Ces nouvelles recherches, qui devraient durer jusqu’à jeudi ou vendredi, sont menées dans le cadre d’un mandat émis par le ministère public de Brunswick (nord de l’Allemagne), qui dirige une enquête préliminaire contre Christian Brückner, un Allemand déjà condamné pour viol notamment, soupçonné par la justice allemande d’avoir tué Madeleine McCann.Dans ce dossier, les dernières fouilles, infructueuses, avaient eu lieu en mai 2023, près d’un lac situé à Silves, dans l’arrière-pays de la région touristique de l’Algarve, à une cinquantaine de kilomètres du lieu de la disparition de Maddie.La justice allemande avait fait sensation en 2020 en disant être convaincue de l’implication de Christian Brückner dans la disparition de la fillette, une énigme criminelle au retentissement mondial et pour laquelle il n’a toujours pas été inculpé.En 2007, Maddie, trois ans, a disparu de l’appartement où elle passait des vacances avec ses parents pendant que ceux-ci dînaient à proximité. Sa disparition a donné lieu à une campagne internationale et une mobilisation médiatique hors du commun.A l’époque des faits, Christian Brückner vivait sur la côte portugaise de l’Algarve, à proximité du lieu de villégiature des McCann, et un téléphone portable à son nom a borné près de leur logement le soir de la disparition. Christian Brückner purge actuellement une condamnation à sept ans de prison pour le viol en 2005 d’une septuagénaire américaine à Praia da Luz, où a disparu Madeleine McCann. Il doit sortir de prison en septembre prochain. Il a par ailleurs été acquitté en octobre 2024 en Allemagne dans un procès pour deux agressions sexuelles et trois viols commis entre 2000 et 2017, encore au Portugal.

A Cuba, nager contre le temps qui passe

Il n’est jamais trop tard pour se faire du bien: ils ont 70 ans ou plus et plongent plusieurs fois par semaine avec délectation dans la mer des Caraïbes pour une séance de natation, avec pour certains plusieurs médailles à leur actif.”Juventud acumulada” (Jeunesse accumulée): le nom de leur club en dit long sur l’état d’esprit de ces séniors qui se retrouvent dans une piscine d’eau de mer du littoral de La Havane. Orestes Quintana, 87 ans, un des plus âgés, vient nager tous les jours de la semaine pendant deux heures. Pour cet ancien combattant de la Sierra Maestra, qui a lutté contre la dictature de Fulgencio Batista (1952-1959), cette passion est pourtant née sur le tard. Il avait plus de soixante ans quand il s’est joint au club et a appris à nager. “Je savais flotter, je bougeais dans l’eau comme tout le monde. Mais pratiquer les différentes nages, je ne savais pas”, explique l’octogénaire, yeux bleus perçants et cheveux argentés. L’ancien militaire a depuis gagné plusieurs médailles d’or lors de compétitions nationales amateur. “Je n’ai presque pas d’adversaires. Dans ma catégorie, il y a peu de personnes qui savent nager”, sourit-il. Lazaro Diaz, 75 ans, a aussi appris à nager avec le club. “Je commençais à ressentir la vieillesse”, confie cet ancien ingénieur qui a vu dans la natation sa meilleure alliée pour affronter des problèmes cardiaques et de dos. Et même si cela lui en coûte quotidiennement six kilomètres à pied aller-retour sous la chaleur.A 74 ans, Eunice Lore, ancienne professeure d’éducation physique, ne peut pas non plus se passer de ce moment. “Après tant d’années à travailler, à transpirer, qu’il est agréable de faire de l’exercice sans sentir la sueur”, rigole-t-elle, maillot noir et peau bronzée.Le Cercle social Otto Parellada, où se retrouvent les papys-nageurs, fait partie d’un chapelet de complexes de loisirs construits à partir des années 1930 sur le littoral ouest de La Havane. Longtemps réservés à une élite, ils ont été nationalisés après la révolution castriste de 1959 et transformés en “cercles sociaux ouvriers”. La crise économique et les pénuries récurrentes qui frappent Cuba leur ont fait perdre leur lustre d’antan, sans compter les assauts de la nature. Récemment, l’échelle qui permettait aux nageurs de sortir de l’eau a été emportée par un ouragan et n’a toujours pas été remplacée. Depuis lors, la remontée sur les digues de béton rongées par le sel est plus périlleuse pour les anciens, mais ils ne renoncent pas.- Johnny Weissmuller -“Juventud acumulada” existe depuis plus de 25 ans, fondé par Ramon Cordovés, un Cubain ayant connu une petite célébrité pour sa participation à de nombreuses compétitions jusqu’à l’âge de 97 ans, raconte à l’AFP sa fille Maria Cristina. Amateur, Ramon Cordovés avait appris à nager dans des piscines naturelles à La Havane avant de se perfectionner en lisant dans une revue les conseils du légendaire champion olympique Johnny Weissmuller (1904-1984), connu aussi au cinéma pour son rôle de Tarzan.A la mort de son père, Maria Cristina, aujourd’hui âgée de 78 ans, a repris le flambeau du club, qu’elle a ouvert aux plus jeunes, même si une quinzaine de vétérans continuent de porter haut ses couleurs. Comme Fernando Paneque, 84 ans, qui a remporté une cinquantaine de médailles dans diverses catégories au cours des 20 dernières années. Ou encore la doyenne, Maria Antonia Cendoya, 88 ans, qui a fini première sur 50 mètres lors d’une compétition en avril.Mais la fondation du club en 1999 ne fut pas une évidence sur l’île communiste. A l’époque “parler d’un club, c’était parler de capitalisme”, se rappelle Maria Cristina Cordovés. “Il y a eu des débats sur le fait que les vétérans devaient être des athlètes retraités, pas des gens comme nous. Alors nous avons bataillé, bataillé et encore bataillé jusqu’à ce que l’on nous reconnaisse”, raconte-t-elle.Et pour tous, la victoire a un goût savoureux, que résume Orestes Quintana: “la mer te rajeunit, la mer te donne de l’énergie, elle te rend heureux, la mer est merveilleuse”.

A Cuba, nager contre le temps qui passe

Il n’est jamais trop tard pour se faire du bien: ils ont 70 ans ou plus et plongent plusieurs fois par semaine avec délectation dans la mer des Caraïbes pour une séance de natation, avec pour certains plusieurs médailles à leur actif.”Juventud acumulada” (Jeunesse accumulée): le nom de leur club en dit long sur l’état d’esprit de ces séniors qui se retrouvent dans une piscine d’eau de mer du littoral de La Havane. Orestes Quintana, 87 ans, un des plus âgés, vient nager tous les jours de la semaine pendant deux heures. Pour cet ancien combattant de la Sierra Maestra, qui a lutté contre la dictature de Fulgencio Batista (1952-1959), cette passion est pourtant née sur le tard. Il avait plus de soixante ans quand il s’est joint au club et a appris à nager. “Je savais flotter, je bougeais dans l’eau comme tout le monde. Mais pratiquer les différentes nages, je ne savais pas”, explique l’octogénaire, yeux bleus perçants et cheveux argentés. L’ancien militaire a depuis gagné plusieurs médailles d’or lors de compétitions nationales amateur. “Je n’ai presque pas d’adversaires. Dans ma catégorie, il y a peu de personnes qui savent nager”, sourit-il. Lazaro Diaz, 75 ans, a aussi appris à nager avec le club. “Je commençais à ressentir la vieillesse”, confie cet ancien ingénieur qui a vu dans la natation sa meilleure alliée pour affronter des problèmes cardiaques et de dos. Et même si cela lui en coûte quotidiennement six kilomètres à pied aller-retour sous la chaleur.A 74 ans, Eunice Lore, ancienne professeure d’éducation physique, ne peut pas non plus se passer de ce moment. “Après tant d’années à travailler, à transpirer, qu’il est agréable de faire de l’exercice sans sentir la sueur”, rigole-t-elle, maillot noir et peau bronzée.Le Cercle social Otto Parellada, où se retrouvent les papys-nageurs, fait partie d’un chapelet de complexes de loisirs construits à partir des années 1930 sur le littoral ouest de La Havane. Longtemps réservés à une élite, ils ont été nationalisés après la révolution castriste de 1959 et transformés en “cercles sociaux ouvriers”. La crise économique et les pénuries récurrentes qui frappent Cuba leur ont fait perdre leur lustre d’antan, sans compter les assauts de la nature. Récemment, l’échelle qui permettait aux nageurs de sortir de l’eau a été emportée par un ouragan et n’a toujours pas été remplacée. Depuis lors, la remontée sur les digues de béton rongées par le sel est plus périlleuse pour les anciens, mais ils ne renoncent pas.- Johnny Weissmuller -“Juventud acumulada” existe depuis plus de 25 ans, fondé par Ramon Cordovés, un Cubain ayant connu une petite célébrité pour sa participation à de nombreuses compétitions jusqu’à l’âge de 97 ans, raconte à l’AFP sa fille Maria Cristina. Amateur, Ramon Cordovés avait appris à nager dans des piscines naturelles à La Havane avant de se perfectionner en lisant dans une revue les conseils du légendaire champion olympique Johnny Weissmuller (1904-1984), connu aussi au cinéma pour son rôle de Tarzan.A la mort de son père, Maria Cristina, aujourd’hui âgée de 78 ans, a repris le flambeau du club, qu’elle a ouvert aux plus jeunes, même si une quinzaine de vétérans continuent de porter haut ses couleurs. Comme Fernando Paneque, 84 ans, qui a remporté une cinquantaine de médailles dans diverses catégories au cours des 20 dernières années. Ou encore la doyenne, Maria Antonia Cendoya, 88 ans, qui a fini première sur 50 mètres lors d’une compétition en avril.Mais la fondation du club en 1999 ne fut pas une évidence sur l’île communiste. A l’époque “parler d’un club, c’était parler de capitalisme”, se rappelle Maria Cristina Cordovés. “Il y a eu des débats sur le fait que les vétérans devaient être des athlètes retraités, pas des gens comme nous. Alors nous avons bataillé, bataillé et encore bataillé jusqu’à ce que l’on nous reconnaisse”, raconte-t-elle.Et pour tous, la victoire a un goût savoureux, que résume Orestes Quintana: “la mer te rajeunit, la mer te donne de l’énergie, elle te rend heureux, la mer est merveilleuse”.

Corée du Sud: le nouveau président promet de “panser les plaies” avec Pyongyang

Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis mercredi, lors de son discours d’investiture, de “panser les plaies” et de tendre la main à la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.Le dirigeant de centre gauche a également averti que “la montée du protectionnisme” constituait une menace existentielle pour la quatrième économie d’Asie, fortement axée …

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Corée du Sud: le nouveau président promet de “panser les plaies” avec Pyongyang

Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis mercredi, lors de son discours d’investiture, de “panser les plaies” et de tendre la main à la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.Le dirigeant de centre gauche a également averti que “la montée du protectionnisme” constituait une menace existentielle pour la quatrième économie d’Asie, fortement axée sur les exportations et secouée par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.Ces bouleversements commerciaux, ainsi que les tensions avec le voisin du Nord, font partie des défis que va devoir affronter cet ancien ouvrier de 60 ans qui a largement remporté la présidentielle anticipée déclenchée par l’éphémère proclamation de la loi martiale par son prédécesseur.Après six mois de profonde crise politique, il a recueilli mardi 49,42% des voix contre 41,15% pour son adversaire Kim Moon-soo du Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite) — l’ancienne formation du président destitué Yoon Suk Yeol – qui a concédé sa défaite dans la nuit, selon les résultats définitifs publiés par la Commission.La première journée de M. Lee en tant que président et chef des armées a débuté par un briefing téléphonique avec le commandement militaire, confirmant officiellement le transfert du contrôle opérationnel du pays.Durant cet entretien, il a exhorté l’armée sud-coréenne à maintenir son “état de préparation” en cas de provocations de Pyongyang, mais a affirmé dans son premier discours de président être prêt à discuter.”Nous panserons les plaies de la division et de la guerre et établirons un avenir de paix et de prospérité”, a-t-il déclaré. “Quel que soit le coût, la paix est préférable à la guerre.”Il a également assuré que le pays “dissuaderait les provocations nucléaires et militaires nord-coréennes tout en ouvrant des voies de communication et en poursuivant le dialogue et la coopération pour construire la paix dans la péninsule coréenne”.Les marchés financiers ont réagi favorablement à l’élection, la Bourse de Séoul et le won progressant, même si Lee Jae-Myung a pris ses fonctions quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur des droits de douane américains de 50% sur les exportations cruciales d’acier et d’aluminium, des secteurs dans lesquels est présente la Corée du Sud.- “Rupture significative” -Les propos de Lee Jae-Myung sur la Corée du Nord marquent une “rupture significative” avec ceux de son prédécesseur Yoon Suk Yeol, plus belliciste, car il n’a pas immédiatement posé de conditions préalables au dialogue avec Pyongyang, a relevé Hong Min, analyste principal à l’Institut coréen pour l’unification nationale.Le nouveau président a tenu une modeste cérémonie d’investiture à l’Assemblée nationale, là même où M. Yoon a déployé des troupes armées la nuit de début décembre où il a tenté de suspendre le régime civil.M. Lee a ensuite annoncé les nominations de certains membres-clés de son administration, dont Kim Min-seok, conseiller de longue date, au poste de Premier ministre et Lee Jong-seok, ancien ministre de l’Unification, en tant que chef des services de renseignement.Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, n’a pas tardé à féliciter M. Lee et a exprimé son espoir de collaborer avec le nouveau président qui avait auparavant cherché à se distancer des Etats-Unis. Dans une déclaration transmise à l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, la Maison Blanche a qualifié l’élection de “libre et équitable”. Mais a toutefois ajouté que “les Etats-Unis restent préoccupés et opposés à l’ingérence et à l’influence chinoises dans les démocraties du monde entier”.Le président chinois Xi Jinping a félicité Lee Jae-Myung, soulignant la “grande importance du développement des relations sino-sud-coréennes”, ont rapporté des médias d’Etat.”La Chine est disposée à collaborer avec la Corée du Sud pour (…) maintenir fermement la voie de l’amitié et du bon voisinage, et adhérer à l’objectif de bénéfice mutuel”, a déclaré M. Xi.Des théories du complot ont circulé en Corée du Sud ces derniers mois concernant une prétendue ingérence chinoise dans la politique du pays.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a dit vouloir “dynamiser” la relation entre Séoul et Tokyo tandis que le Premier ministre indien Narendra Modi a dit vouloir “renforcer” les liens entre son pays et la Corée du Sud.- “Direction plus positive” -Lee Jae-Myung arrive au pouvoir alors que son parti détient déjà la majorité parlementaire – assurée pour les trois prochaines années –, ce qui signifie qu’il pourrait mener à bien son programme législatif. Dans les rues de Séoul, les Sud-Coréens ont salué l’ouverture diplomatique évoquée par M. Lee à l’égard de la Corée du Nord.”Notre économie et de nombreux autres aspects de la société étant étroitement liés à l’état des relations intercoréennes, j’espère que nous pourrons adopter une perspective à long terme et évoluer dans une direction plus positive”, déclare auprès de l’AFP Choi Ki-ho, 55 ans. Le nouveau président doit “se consacrer à l’unification de notre nation divisée”, abonde Lee Ju-yeon, une employée de 42 ans.

Corée du Sud: le nouveau président promet de “panser les plaies” avec Pyongyang

Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis mercredi, lors de son discours d’investiture, de “panser les plaies” et de tendre la main à la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.Le dirigeant de centre gauche a également averti que “la montée du protectionnisme” constituait une menace existentielle pour la quatrième économie d’Asie, fortement axée sur les exportations et secouée par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.Ces bouleversements commerciaux, ainsi que les tensions avec le voisin du Nord, font partie des défis que va devoir affronter cet ancien ouvrier de 60 ans qui a largement remporté la présidentielle anticipée déclenchée par l’éphémère proclamation de la loi martiale par son prédécesseur.Après six mois de profonde crise politique, il a recueilli mardi 49,42% des voix contre 41,15% pour son adversaire Kim Moon-soo du Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite) — l’ancienne formation du président destitué Yoon Suk Yeol – qui a concédé sa défaite dans la nuit, selon les résultats définitifs publiés par la Commission.La première journée de M. Lee en tant que président et chef des armées a débuté par un briefing téléphonique avec le commandement militaire, confirmant officiellement le transfert du contrôle opérationnel du pays.Durant cet entretien, il a exhorté l’armée sud-coréenne à maintenir son “état de préparation” en cas de provocations de Pyongyang, mais a affirmé dans son premier discours de président être prêt à discuter.”Nous panserons les plaies de la division et de la guerre et établirons un avenir de paix et de prospérité”, a-t-il déclaré. “Quel que soit le coût, la paix est préférable à la guerre.”Il a également assuré que le pays “dissuaderait les provocations nucléaires et militaires nord-coréennes tout en ouvrant des voies de communication et en poursuivant le dialogue et la coopération pour construire la paix dans la péninsule coréenne”.Les marchés financiers ont réagi favorablement à l’élection, la Bourse de Séoul et le won progressant, même si Lee Jae-Myung a pris ses fonctions quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur des droits de douane américains de 50% sur les exportations cruciales d’acier et d’aluminium, des secteurs dans lesquels est présente la Corée du Sud.- “Rupture significative” -Les propos de Lee Jae-Myung sur la Corée du Nord marquent une “rupture significative” avec ceux de son prédécesseur Yoon Suk Yeol, plus belliciste, car il n’a pas immédiatement posé de conditions préalables au dialogue avec Pyongyang, a relevé Hong Min, analyste principal à l’Institut coréen pour l’unification nationale.Le nouveau président a tenu une modeste cérémonie d’investiture à l’Assemblée nationale, là même où M. Yoon a déployé des troupes armées la nuit de début décembre où il a tenté de suspendre le régime civil.M. Lee a ensuite annoncé les nominations de certains membres-clés de son administration, dont Kim Min-seok, conseiller de longue date, au poste de Premier ministre et Lee Jong-seok, ancien ministre de l’Unification, en tant que chef des services de renseignement.Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, n’a pas tardé à féliciter M. Lee et a exprimé son espoir de collaborer avec le nouveau président qui avait auparavant cherché à se distancer des Etats-Unis. Dans une déclaration transmise à l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, la Maison Blanche a qualifié l’élection de “libre et équitable”. Mais a toutefois ajouté que “les Etats-Unis restent préoccupés et opposés à l’ingérence et à l’influence chinoises dans les démocraties du monde entier”.Le président chinois Xi Jinping a félicité Lee Jae-Myung, soulignant la “grande importance du développement des relations sino-sud-coréennes”, ont rapporté des médias d’Etat.”La Chine est disposée à collaborer avec la Corée du Sud pour (…) maintenir fermement la voie de l’amitié et du bon voisinage, et adhérer à l’objectif de bénéfice mutuel”, a déclaré M. Xi.Des théories du complot ont circulé en Corée du Sud ces derniers mois concernant une prétendue ingérence chinoise dans la politique du pays.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a dit vouloir “dynamiser” la relation entre Séoul et Tokyo tandis que le Premier ministre indien Narendra Modi a dit vouloir “renforcer” les liens entre son pays et la Corée du Sud.- “Direction plus positive” -Lee Jae-Myung arrive au pouvoir alors que son parti détient déjà la majorité parlementaire – assurée pour les trois prochaines années –, ce qui signifie qu’il pourrait mener à bien son programme législatif. Dans les rues de Séoul, les Sud-Coréens ont salué l’ouverture diplomatique évoquée par M. Lee à l’égard de la Corée du Nord.”Notre économie et de nombreux autres aspects de la société étant étroitement liés à l’état des relations intercoréennes, j’espère que nous pourrons adopter une perspective à long terme et évoluer dans une direction plus positive”, déclare auprès de l’AFP Choi Ki-ho, 55 ans. Le nouveau président doit “se consacrer à l’unification de notre nation divisée”, abonde Lee Ju-yeon, une employée de 42 ans.