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Pékin fustige les propos de Rubio sur la répression de Tiananmen

Pékin a qualifié mercredi d’”attaque” délibérée les propos du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, selon qui le monde “n’oubliera jamais” la répression sanglante des manifestants sur la place Tiananmen en 1989.Le 4 juin 1989, des soldats et des chars chinois ont réprimé les protestataires de l’immense place de Pékin attenante à la Cité interdite, après …

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Guerre commerciale: Trump critique un président chinois “dur”, Bruxelles et Washington avancent

Le président américain Donald Trump a fait pression sur la Chine mercredi pour avancer dans le dossier des droits de douane, tandis que Bruxelles et Washington se sont montrés optimistes au sujet de leurs négociations malgré l’imposition de lourdes surtaxes sur l’acier et l’aluminium.”J’apprécie le président chinois Xi, je l’ai toujours aimé et je l’aimerai toujours, mais il est TRÈS DUR”, a posté mercredi le président américain sur son réseau Truth Social, alors que la Maison Blanche assurait la veille que les deux chefs d’Etat pourraient échanger “probablement cette semaine”.Donald Trump a accusé la semaine dernière Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé mi-mai à Genève (Suisse), menaçant de relancer la guerre commerciale.En parallèle, le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a rencontré à Paris le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR) Jamieson Greer.M. Sefcovic a salué à l’issue des échanges qui “vont dans la bonne direction”, parlant de discussion “productive et constructive”.Les négociations “avancent rapidement”, s’est de son côté félicité Jamieson Greer, estimant que l’Union européenne manifeste la “volonté (…) de travailler avec nous”.Cette discussion intervient dans un contexte de fortes tensions. La fin de la pause de 90 jours sur les droits de douane les plus punitifs voulus par Donald Trump est prévue pour le 9 juillet. Le bloc européen est menacé dans ce cadre d’une surtaxe de 50%.Les Etats-Unis viennent en outre de durcir fortement les surtaxes sur l’acier et l’aluminium à 50%.Des droits de douane “illégaux et injustifiés”, a dénoncé le Premier ministre canadien Mark Carney.Les “discussions approfondies” avec le gouvernement américain “progressent”, selon lui, mais “nous prendrons le temps” pour élaborer la réponse à cette nouvelle hausse.”Cela n’aide pas les négociations actuelles d’autant que nous réalisons des progrès”, a pointé le commissaire européen Sefcovic, disant regretter “fortement” ces surtaxes.- “Temps de réaction trop long” -“Je crois toujours” aux négociations, a poursuivi Maros Sefcovic, les qualifiant de “très concrètes” et se disant “optimiste” sur leur issue, tout en rappelant que l’Europe est prête à répliquer en cas de hausse la ciblant spécifiquement.”Sans une action rapide (de Bruxelles), nous ne serons pas seulement sous l’eau, nous nous noierons”, a pressé Eurofer, lobby européen de l’acier.Interrogé par l’AFP, un cadre dirigeant français du secteur de l’aluminium a critiqué le “temps de réaction trop long” de la Commission européenne.L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25% le 12 mars.Devant le Sénat, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a affirmé mercredi que le gouvernement envisageait d’imposer de “nouveaux standards” en matière de droits de douane sur les pièces d’avions, potentiellement “d’ici la fin du mois” afin de “protéger notre industrie”.Ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile pourraient aussi s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs.Ce sont pour l’instant les seuls à ne pas avoir été invalidés récemment par des juges. Leurs décisions concernaient uniquement les droits de douane appliqués sans distinction.Ces derniers – en vigueur tant que l’affaire n’est pas tranchée définitivement – continuent néanmoins d’alimenter l’incertitude pour les entreprises américaines, comme l’a rappelé à l’AFP le directeur général de Learning Resources, Rick Woldenberg.Son entreprise vend des jeux éducatifs et est à l’origine d’une des procédures.”Nous sommes confrontés aux mêmes difficultés et problèmes qu’avant la décision judiciaire et devons gérer d’importantes ruptures d’approvisionnements”, s’est-il inquiété.Dans un rapport publié mercredi le Bureau du budget du Congrès (CBO), organe non-partisan, a estimé que “les évolutions des droits de douane allaient pénaliser l’économie américaine, renforcer l’inflation mais aussi réduire le déficit public grâce aux nouvelles recettes.

Guerre commerciale: Trump critique un président chinois “dur”, Bruxelles et Washington avancent

Le président américain Donald Trump a fait pression sur la Chine mercredi pour avancer dans le dossier des droits de douane, tandis que Bruxelles et Washington se sont montrés optimistes au sujet de leurs négociations malgré l’imposition de lourdes surtaxes sur l’acier et l’aluminium.”J’apprécie le président chinois Xi, je l’ai toujours aimé et je l’aimerai toujours, mais il est TRÈS DUR”, a posté mercredi le président américain sur son réseau Truth Social, alors que la Maison Blanche assurait la veille que les deux chefs d’Etat pourraient échanger “probablement cette semaine”.Donald Trump a accusé la semaine dernière Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé mi-mai à Genève (Suisse), menaçant de relancer la guerre commerciale.En parallèle, le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a rencontré à Paris le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR) Jamieson Greer.M. Sefcovic a salué à l’issue des échanges qui “vont dans la bonne direction”, parlant de discussion “productive et constructive”.Les négociations “avancent rapidement”, s’est de son côté félicité Jamieson Greer, estimant que l’Union européenne manifeste la “volonté (…) de travailler avec nous”.Cette discussion intervient dans un contexte de fortes tensions. La fin de la pause de 90 jours sur les droits de douane les plus punitifs voulus par Donald Trump est prévue pour le 9 juillet. Le bloc européen est menacé dans ce cadre d’une surtaxe de 50%.Les Etats-Unis viennent en outre de durcir fortement les surtaxes sur l’acier et l’aluminium à 50%.Des droits de douane “illégaux et injustifiés”, a dénoncé le Premier ministre canadien Mark Carney.Les “discussions approfondies” avec le gouvernement américain “progressent”, selon lui, mais “nous prendrons le temps” pour élaborer la réponse à cette nouvelle hausse.”Cela n’aide pas les négociations actuelles d’autant que nous réalisons des progrès”, a pointé le commissaire européen Sefcovic, disant regretter “fortement” ces surtaxes.- “Temps de réaction trop long” -“Je crois toujours” aux négociations, a poursuivi Maros Sefcovic, les qualifiant de “très concrètes” et se disant “optimiste” sur leur issue, tout en rappelant que l’Europe est prête à répliquer en cas de hausse la ciblant spécifiquement.”Sans une action rapide (de Bruxelles), nous ne serons pas seulement sous l’eau, nous nous noierons”, a pressé Eurofer, lobby européen de l’acier.Interrogé par l’AFP, un cadre dirigeant français du secteur de l’aluminium a critiqué le “temps de réaction trop long” de la Commission européenne.L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25% le 12 mars.Devant le Sénat, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a affirmé mercredi que le gouvernement envisageait d’imposer de “nouveaux standards” en matière de droits de douane sur les pièces d’avions, potentiellement “d’ici la fin du mois” afin de “protéger notre industrie”.Ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile pourraient aussi s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs.Ce sont pour l’instant les seuls à ne pas avoir été invalidés récemment par des juges. Leurs décisions concernaient uniquement les droits de douane appliqués sans distinction.Ces derniers – en vigueur tant que l’affaire n’est pas tranchée définitivement – continuent néanmoins d’alimenter l’incertitude pour les entreprises américaines, comme l’a rappelé à l’AFP le directeur général de Learning Resources, Rick Woldenberg.Son entreprise vend des jeux éducatifs et est à l’origine d’une des procédures.”Nous sommes confrontés aux mêmes difficultés et problèmes qu’avant la décision judiciaire et devons gérer d’importantes ruptures d’approvisionnements”, s’est-il inquiété.Dans un rapport publié mercredi le Bureau du budget du Congrès (CBO), organe non-partisan, a estimé que “les évolutions des droits de douane allaient pénaliser l’économie américaine, renforcer l’inflation mais aussi réduire le déficit public grâce aux nouvelles recettes.

Nucléaire: l’Iran dit que la proposition américaine va à l’encontre de ses intérêts

Le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, a estimé mercredi qu’une proposition des Etats-Unis en vue d’un accord sur le nucléaire allait à l’encontre des intérêts de son pays, sur fond de divergences liées à l’enrichissement d’uranium.Ennemis depuis plus de quatre décennies, l’Iran et les Etats-Unis ont tenu depuis avril cinq séries de pourparlers, sous la médiation d’Oman, afin de tenter de conclure un accord censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie.L’Iran est soupçonné par les pays occidentaux et par Israël de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu’il dément en soulignant son droit à poursuivre un programme nucléaire à des fins civiles. Samedi, l’Iran a indiqué avoir reçu via les médiateurs omanais des “éléments” d’une proposition américaine en vue d’un potentiel accord, sans en préciser le contenu. “La proposition présentée par les Américains est 100% à l’encontre” des idéaux de la Révolution islamique de 1979 sur l’indépendance du pays, a déclaré lors d’un discours à Téhéran l’ayatollah Khamenei, ultime décideur sur les questions stratégiques en Iran.”L’indépendance (du pays) signifie ne pas attendre le feu vert de l’Amérique et de ses semblables”, a-t-il dit devant des fidèles et des responsables à l’occasion du 36e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Rouhollah Khomeini.Le principal négociateur iranien, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, a estimé mardi que la proposition américaine comportait “de nombreuses ambiguïtés”. “Pas d’enrichissement, pas d’accord. Pas d’armes nucléaires, nous avons un accord”, a-t-il écrit mercredi sur X.- “Pas leur mot à dire” – L’enrichissement d’uranium est l’un des principaux points de blocage des négociations irano-américaines.Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), consulté samedi par l’AFP, Téhéran a accéléré sa production d’uranium hautement enrichi.L’Iran, d’après l’AIEA, est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord multilatéral sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%. Washington s’oppose à tout enrichissement d’uranium par l’Iran, ce que ce pays considère comme une “ligne rouge”, insistant sur son droit au nucléaire civil en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Les Etats-Unis n’ont “pas” leur “mot à dire” sur cette question, a dit Ali Khamenei.”Si nous avons 100 centrales nucléaires mais que nous ne pouvons enrichir (l’uranium) cela ne nous sera d’aucune utilité” car elles “ont besoin de combustible” pour fonctionner, a-t-il argué.”Si nous ne pouvons pas produire ce combustible localement, nous devrons nous tourner vers les Etats-Unis, qui pourraient poser des dizaines de conditions”, selon lui.- Réunion de l’AIEA -Le président américain Donald Trump, qui menace de recourir à l’option militaire en cas d’échec de la diplomatie, a affirmé lundi que les Etats-Unis n’autoriseraient “aucun enrichissement d’uranium dans le cadre d’un potentiel accord” avec l’Iran.L’administration Trump pourrait toutefois autoriser temporairement le pays à enrichir l’uranium à un faible niveau dans l’attente d’un accord éventuel plus complet, a affirmé mardi le New York Times.  Téhéran s’est dans le passé dit ouvert à ce compromis.L’AIEA doit tenir à Vienne du 9 au 13 juin un Conseil des gouverneurs, une importante réunion trimestrielle durant laquelle seront passées en revue les activités nucléaires de l’Iran.M. Araghchi a condamné les “pressions exercées” selon lui sur l’AIEA par “certains pays européens”. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont avec la Russie et la Chine membres de l’accord conclu avec l’Iran en 2015, pour encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales.  Mais les Etats-Unis s’en sont retirés unilatéralement trois ans plus tard durant le premier mandat de Donald Trump, le rendant caduc de facto, et ont rétabli de lourdes sanctions à l’Iran. En représailles, l’Iran s’est affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium.Paris, Londres et Berlin ont menacé d’enclencher un mécanisme prévu dans l’accord de 2015 qui permet le rétablissement de sanctions onusiennes si l’Iran ne respecte pas ses engagements.

L’Assemblée rejette la motion de censure LFI contre Bayrou

Sans surprise et dans un hémicycle clairsemé, l’Assemblée nationale a rejeté mercredi une motion de censure déposée par LFI contre le Premier ministre François Bayrou et son gouvernement, les deux camps s’accusant de manoeuvres au Parlement.En l’absence de soutiens suffisants, et notamment des voix PS et du RN, la septième motion de censure contre François Bayrou n’a obtenu que 116 voix sur 289 nécessaires pour faire chuter le gouvernement.Elle aura surtout offert le terrain pour un match retour sur une proposition de loi agricole clivante.”Il y a bientôt un an que le résultat des urnes est bafoué par le président de la République”, a lancé depuis la tribune la députée insoumise Mathilde Hignet. Elle a accusé le gouvernement et ses soutiens de faire “alliance une fois de plus avec l’extrême droite sur l’un des textes les plus rétrogrades pour notre environnement”.Les députés écologistes, et une partie du groupe GDR (communiste et ultramarin) ont voté pour, la députée Sophie Taillé-Polian, dénonçant une “loi poison”. Dans le viseur: un coup tactique du bloc central, soutenu par l’alliance entre le RN et les ciottistes, concernant la loi agricole dite Duplomb-Menonville.Le texte, clivant, porte notamment une mesure de réintroduction à titre dérogatoire d’un pesticide néonicotinoïdes. Ecologistes et insoumis avaient répondu dans l’hémicycle en déposant une multitude d’amendements (quelque 1.500 écologistes et 800 LFI). Invoquant une “obstruction”, les députés favorables à l’essentiel de la loi ont choisi de  rejeter eux-mêmes le texte de manière préventive, pour sauter l’étape de l’Assemblée, et l’envoyer directement devant une commission mixte réunissant sept députés et sept sénateurs.”Le gouvernement n’est pas à l’origine de ce texte. Il n’est pas à l’origine de son adoption. Il n’est pas à l’origine de la motion de rejet, mais il est coupable”, a ironisé depuis la tribune François Bayrou, estimant que “c’est la première fois que l’Assemblée nationale est invitée à voter contre l’Assemblée nationale”.- PS et RN renvoient à plus tard -Plus offensif ensuite le chef du gouvernement a accusé les Insoumis de se livrer à une “tactique méthodique et constante, permanente de l’obstruction, du blocage, c’est à dire, au bout du compte, de l’immobilisme” au Parlement.Le chef du gouvernement a également défendu la loi Duplomb-Menonville, dont “plusieurs mesures sont vitales pour notre agriculture”. Quant au Parlement, il a appelé à en revoir le fonctionnement, et privilégier l’examen de plusieurs textes de loi en même temps, que les députés voteraient ensuite “lors de séance plénière concentrée sur une demi journée par exemple, comme cela se passe au Parlement européen”.Comme prévu le RN n’a pas soutenu la motion de censure, qui “n’aura aucun résultat au bénéfice des Français” selon son vice-président Sébastien Chenu. “Votre tour viendra, monsieur le Premier ministre, plus vite que celui que vous réservez aux Français”, a-t-il cependant lancé à l’adresse de François Bayrou, l’accusant entre autres de “préparer un budget (pour la France en 2026) sans toucher au tabou de l’immigration”.Pour le PS, Mélanie Thomin a déploré une Assemblée “bâillonnée” par la tactique sur la loi Duplomb. Mais “nous ne voulons pas voter une motion de censure contre le Parlement”, a-t-elle confirmé, alors qu’une seule élue a au final voté cette motion. Le PS renvoie une éventuelle censure aux suites données par le gouvernement au conclave sur les retraites.Jeudi matin les oppositions auront l’occasion de remettre le sujet sur la table, avec un vote attendu sur une proposition de résolution communiste qui appelle à revenir sur le passage de l’âge de départ à 64 ans. Ce serait le premier véritable vote sur le sujet dans l’hémicycle, mais le texte n’aurait pas de valeur contraignante.

Roland-Garros: Inarrêtable, Boisson rejoint Gauff avant le choc Djokovic-Zverev

Sensation de ce Roland-Garros, la Française Loïs Boisson (361e) a écarté la N.6 mondiale Mirra Andreeva pour rejoindre l’Américaine Coco Gauff (2e) en demies, avant le choc de la soirée qui opposera Novak Djokovic et Alexander Zverev en quarts de finale.. Boisson écoeure Andreeva et rejoint GauffTombeuse de Jessica Pegula (3e) en huitièmes de finale, Loïs Boisson a accroché une nouvelle joueuse du Top 10 à son tableau de chasse en éliminant en quart de finale la Russe Mirra Andreeva, N.6 mondiale .Sur un court Philippe-Chatrier acquis à sa cause, la Française de 22 ans l’a emporté 7-6 (8/6), 6-3 en un peu plus de deux heures contre sa cadette de 18 ans pour devenir la première Française depuis Marion Bartoli en 2011 à se hisser en demi-finales sur la terre battue parisienne.”Jouer devant tout ce monde aujourd’hui, se sentir soutenue, c’était incroyable”, s’est régalée Loïs Boisson dès l’interview d’après-match.Après une première manche arrachée au tie-break au terme d’1h21 de combat intense, Boisson a connu une baisse de régime. Menée 3 à 0, elle a ensuite infligé un 6-0 à Andreeva, coupable de trop nombreuses fautes directes dans le deuxième set (21 contre 9). “Le premier set était hyper intense et du coup le début du deuxième a été plus compliqué. Mais j’ai su me reprendre”, s’est satisfaite Loïs Boisson.Assurée de devenir lundi la première Française au classement WTA, elle affrontera dès demain la N.2 mondiale Coco Gauff pour une place en finale.”Elle fait un excellent tournoi. J’espère que tout le monde sera respectueux. Et si ce n’est pas le cas, c’est cool. Je pense que cela rend le sport enthousiasmant, et je ne peux pas m’agacer du fait que quelqu’un soutienne son héroïne, parce que je ferais la même chose”, a déclaré l’Américaine en conférence de presse. Plus tôt dans la journée, la lauréate de l’US Open 2023 est parvenue à renverser sa compatriote Madison Keys pour s’imposer 6-7 (6/8), 6-4, 6-1 et rallier le dernier carré de Roland-Garros pour la troisième fois à 21 ans.La partie avait pourtant mal débuté pour Gauff. Menée 4-1, elle est parvenue à revenir à hauteur avant de concéder le tie-break de la première manche.Mais la cadette des deux Américaines, finaliste aux WTA 1000 de Madrid et Rome (terre battue) juste avant Roland-Garros, s’est ressaisie pour remporter les deux manches suivantes, malgré quelques trous d’air et de nombreuses fautes directes.. Djokovic-Zverev, un air de déjà vuDéjà opposés en demi-finale de l’Open d’Australie il y a quatre mois, Novak Djokovic et Alexander Zverev se retrouvent en quart de finale à Roland-Garros, pour un quatorzième duel entre les deux hommes (8-5 pour Djokovic).A Melbourne, l’affiche avait tourné court pour le Serbe de 38 ans. Après un premier set perdu au bout d’un long combat d’1h20, il était venu serrer la main de l’Allemand pour lui signifier qu’il abandonnait, en raison d’une déchirure musculaire à la cuisse gauche.Mais à Paris, seules des ampoules persistantes aux pieds, soignées lors de ses victoires contre le Français Corentin Moutet au 2e tour et le Britannique Cameron Norrie en huitièmes de finale, sont venues jusqu’à présent le contrarier.L’ex-N.1 mondial n’a pas perdu un set en quatre rencontres, Zverev n’en lâchant pour sa part qu’un seul, au deuxième tour contre le Néerlandais Jesper de Jong (88e). Le dernier match de l’Allemand, en huitièmes de finale, a tourné court après l’abandon du Néerlandais Tallon Griekspoor (35e) au milieu du deuxième set.Le vainqueur du choc Zverev-Djokovic croisera le fer pour une place en finale avec le N.1 mondial Jannik Sinner ou l’imprévisible Kazakh Alexander Bublik (62e).