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Foot: Mbappé, touché à un genou, absent au moins trois semaines

La star française du Real Madrid, Kylian Mbappé, victime d’une entorse du genou gauche, sera absent au moins trois semaines, ont indiqué mercredi à l’AFP une source proche du joueur et le club espagnol dans un communiqué. L’attaquant souffre d’une entorse du genou gauche, a précisé le Real Madrid dans son communiqué, ajoutant que son état serait réévalué prochainement. Il souffre du ligament externe du genou, selon une source proche du joueur.Le capitaine des Bleus, qui a passé une IRM mercredi, devrait rater plusieurs matches de championnat, mais aussi la Supercoupe d’Espagne du 7 au 11 janvier en Arabie saoudite et probablement la rencontre contre son ancien club, Monaco, en Ligue des champions le 20 janvier.Depuis le début de la saison, le N.10 a enchainé les matches avec le Real Madrid, qui se repose sur lui offensivement ces dernières semaines. Le 20 décembre, il a égalé le record de Cristiano Ronaldo (2013) avec un 59e but inscrit en 2025.

La Bulgarie s’apprête à adopter l’euro

La Bulgarie s’apprête à passer à l’euro dans la nuit de mercredi à jeudi, et à devenir ainsi le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne, une intégration dont certains redoutent qu’elle n’alimente l’inflation et n’accentue l’instabilité politique.A minuit (22H00 GMT mercredi), le petit Etat des Balkans de 6,4 millions d’habitants dira adieu à 2025 mais aussi à sa monnaie, le lev, en circulation depuis la fin du XIXe siècle.Mais mercredi matin déjà, la majorité des étals sur “le marché des femmes”, le plus grand et le plus ancien de la capitale Sofia, affichent les prix en leva et en euros.”Toute l’Europe s’est débrouillée avec l’euro, nous aussi on s’en sortira”, commente Vlad, un retraité de 66 ans venu acheter des cierges magiques et des fruits pour le repas du Nouvel An. “L’important, c’est que la Bulgarie reste dans l’Europe et s’éloigne de Moscou”, ajoute-t-il.Devant un stand de légumes en conserve, une longue file d’attente s’est formée. Lucy, la vendeuse, affirme à l’AFP accepter déjà les paiements en euros, et estime que la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est 4 leva et ça va devenir 4 euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, dit à l’AFP une femme d’une quarantaine d’années qui refuse de donner son nom.Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que par exemple les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.- “Avantages concrets” -Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettra de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres de l’Union européenne, qu’il a rejoint en 2007, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi que “l’euro apportera des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”. “Il facilitera les voyages et la vie à l’étranger, renforcera la transparence et la compétitivité des marchés, et facilitera les échanges”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Cependant, la Bulgarie fait face à des défis importants, après les manifestations anticorruption qui ont récemment renversé le gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, et avec la perspective de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Dans ce contexte, et alors que selon le dernier Eurobaromètre de la Commission européenne, 49% des Bulgares sont opposés à la monnaie unique, tout problème lié à l’introduction de l’euro sera exploité par les responsables politiques anti-UE, estime Boryana Dimitrova, de l’institut de sondage Alpha Research.”Il y aura des défis, mais nous comptons sur la tolérance et la compréhension des citoyens comme des entreprises”, a appelé mardi Premier ministre démissionnaire Rossen Jeliazkov, soutenant que “l’introduction de l’euro aura un effet positif à long terme sur l’économie bulgare et sur l’environnement dans lequel le pays se développe”.Mardi, sous un beau soleil d’hiver, des files d’attente se sont formées devant la Banque nationale de Bulgarie et les bureaux de change de la capitale Sofia, pour se procurer des euros, a constaté un journaliste de l’AFP.Des habitants se sont plaints de la difficulté à mettre la main sur les nouvelles pièces et billets alors que les banques ont conseillé à la population de se munir de liquide, mettant en garde contre d’éventuelles perturbations des paiements par carte et des retraits aux distributeurs dans la nuit du Nouvel An.Les paiements en lev continueront cependant d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Elena Shemtova, 37 ans, propriétaire d’une petite galerie et d’une boutique de bijoux dans le centre-ville, se voulait toutefois optimiste. “Nous ressentirons les difficultés au début, il y aura des problèmes pour rendre la monnaie, mais d’ici un mois nous nous y serons habitués”.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans douze pays de l’UE. Cela portera à plus de 357 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro, selon les chiffres de la Commission européenne.

Le Bangladesh a fait ses adieux à l’ex-Première ministre Khaleda Zia

Une foule immense a assisté mercredi à Dacca aux funérailles nationales de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia, personnalité qui a marqué la vie politique du Bangladesh pendant 40 ans.Les drapeaux ont été mis en berne au lendemain du décès à 80 ans de la première femme à avoir exercé les fonctions de Première ministre dans cette nation d’Asie du Sud de 170 millions d’habitants.Des milliers d’agents des forces de l’ordre ont été déployés le long des artères de la capitale empruntées par le convoi funéraire pavoisé aux couleurs du drapeau national. Des prières ont été dites autour de son cercueil et, pour ces funérailles nationales, une marée humaine portant le deuil s’est rassemblée devant le Parlement. Dans la foule, beaucoup brandissaient le drapeau national ou celui du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de l’ex-dirigeante.Minhaz Uddin, 70 ans, un haut fonctionnaire retraité, explique n’avoir jamais voté pour elle mais avoir tenu à rendre hommage à celle qui fut trois fois Première ministre. “Je suis venu avec mon petit-fils pour dire adieu à une grande figure de la vie politique, dont les contributions resteront à jamais dans les mémoires”, a-t-il confié, derrière une barrière surmontée de fil de fer barbelé.Malgré sa santé défaillante, Mme Zia avait annoncé son intention de mener la campagne du BNP pour les premières législatives depuis le soulèvement populaire de l’été 2024 et de briguer un siège au Parlement.Elle avait été propulsée à la tête du BNP après l’assassinat de son mari Ziaur Rahman pendant le coup d’Etat militaire de 1981. “Elle n’est plus là, mais son héritage demeure — et le BNP aussi”, a confié Jenny Parvez, 37 ans, qui a fait plusieurs heures de route pour assister au passage du cortège funéraire.Tarique Rahman, fils de Mme Zia et président par intérim du BNP, est rentré au Bangladesh le 25 décembre pour conduire la campagne électorale, après 17 ans d’un exil volontaire au Royaume‑Uni. A 60 ans, il est pressenti pour prendre la tête du gouvernement en cas de victoire de son parti, donné favori pour le scrutin du 12 février 2026.Le chef du gouvernement provisoire et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a décrété trois jours de deuil national. - “Une grande protectrice” -Les funérailles se sont tenues mercredi après-midi devant le Parlement et l’ex-cheffe du gouvernement a ensuite été inhumée aux côtés de son mari. Des dirigeants ainsi que des  officiers de l’armée ont déposé des gerbes, et un clairon a retenti.Le pays “a perdu une grande protectrice”, a déclaré dans un communiqué M. Yunus, saluant “son leadership inflexible”.”Le pays pleure la perte d’une figure tutélaire qui a façonné ses aspirations démocratiques”, a déclaré son fils dans un communiqué. Elle “a enduré des arrestations à répétition, le refus de soins médicaux et une persécution incessante”, a-t-il ajouté, mais “sa résilience (…) était inébranlable”. Gravement malade, Khaleda Zia avait été admise fin novembre dans le service de soins intensifs d’un établissement privé de Dacca pour une infection pulmonaire.- “Une source d’inspiration” -Sa santé était fragile depuis son incarcération pour corruption en 2018, sous le règne de sa grande rivale Sheikh Hasina qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 15 ans jusqu’à la chute de son régime en août 2024. Mme Zia avait été libérée quelques mois après.Le Premier ministre indien Narendra Modi a dit espérer que “sa vision et son héritage continuer(aient) de guider notre relation”. Des déclarations inattendues dans le contexte des relations très tendues entre les deux pays voisins. L’Inde était l’un des principaux soutiens de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina qui vit, depuis sa chute, en exil sur son territoire .Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, s’est rendu à Dacca pour assister aux funérailles, a indiqué New Delhi. C’est la visite du plus haut responsable du gouvernement indien depuis le renversement de l’ex-Première ministre.  Il a indiqué avoir rencontré M. Rahman et lui avoir présenté les “plus profondes condoléances” de l’Inde.”Je prie pour la paix éternelle et le pardon de l’âme de Begum Khaleda Zia”, a réagi Mme Hasina, 78 ans, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux par son parti, la Ligue Awami, désormais illégal.En novembre dernier, elle a été condamnée à mort par contumace pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations de l’été 2024.

Le Somaliland, nouvel atout géostratégique d’Israël ?

La reconnaissance par Israël du Somaliland a surpris mais s’inscrit dans la nouvelle stratégie d’Israël face à ses grands rivaux, Iran en tête, en offrant aux Israéliens la possibilité d’un accès inégalable sur la mer Rouge et le golfe d’Aden.- Une décision mûrement réfléchie -L’annonce israélienne, une première pour cette république autoproclamée qui a fait …

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Le monde dit adieu à 2025, année d’une trêve précaire à Gaza et du retour de Trump

Les premières célébrations du nouvel an ont eu lieu mercredi dans les pays du Pacifique, tournant la page d’une année 2025 marquée par une trêve précaire à Gaza, de vains efforts pour arrêter la guerre en Ukraine, des investissements colossaux dans l’intelligence artificielle et le retour tonitruant de Donald Trump à la Maison Blanche.Aggravés par le dérèglement climatique généré par les activités humaines, des phénomènes météorologiques extrêmes — feux de forêts en Europe, sécheresse en Afrique et inondations meurtrières en Asie — ont également frappé la planète en 2025, qui est en passe de figurer parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées.Les nations du Pacifique, notamment Kiribati, ont été les premières où l’horloge a sonné les 12 coups de minuit, suivis de la Nouvelle-Zélande, où la capitale Wellington, s’est illuminée de feux d’artifice, donnant le coup d’envoi à une chaîne de célébrations dans le monde.A Sydney, en Australie, l’autoproclamée “capitale mondiale du nouvel an”, les préparatifs des festivités ont été assombris par l’attentat antisémite de la mi-décembre sur une plage emblématique de la métropole australienne, qui a fait 15 morts.Une minute de silence devait être observée à 23H00 (12H00 GMT) quand le célèbre pont du port sera illuminé de blanc, en symbole de paix. Plusieurs centaines de milliers de personnes, encadrées par un dispositif de sécurité renforcé, sont attendues pour assister, à minuit pile, à un gigantesque feu d’artifice.A Rio de Janeiro au Brésil, la “plus grande célébration du nouvel an”, reconnue par le Guiness des records, s’annonce grandiose avec 2,5 millions de fêtards sur la plage de Copacabana.Douze minutes de feux d’artifices et 1.200 drones doivent illuminer le ciel carioca. Treize scènes ont été installées pour des concerts gratuits dans toute la ville.Certains dirigeants ont commencé à échanger leurs voeux. Xi Jinping a ainsi salué auprès de Vladimir Poutine une année 2025 “qui marque un pas en avant dans le partenariat stratégique global de coordination Chine-Russie”, rapporte l’agence officielle Chine Nouvelle. Côté américain, Donald Trump a choisi de se montrer confiant pour 2026, année d’élections de mi-mandat. “N’est-ce pas agréable d’avoir une FRONTIÈRE FORTE, pas d’inflation, une armée puissante et une économie florissante? Bonne année !”, a-t-il écrit sur le réseau Truth Social.En France, le président Emmanuel Macron présentera ses derniers voeux pour une année complète dans une allocution à la télévision.- Taxes et trêve -2025 restera comme l’année où les poupées Labubu, mascottes du soft power chinois, ont déferlé sur la planète, où le drapeau pirate du manga One Piece est devenu un symbole de la lutte contre l’oppression sur plusieurs continents, où des joyaux de la Couronne ont été spectaculairement dérobés au musée du Louvre à Paris.C’est aussi l’année où la “Gen Z”, cette jeunesse hyperconnectée s’est levée et a bousculé divers gouvernements, du Népal au Maroc en passant par le Pérou ou Madagascar. Le monde a aussi perdu la primatologue Jane Goodall, figure de la cause environnementale, le prix Nobel de littérature Mario Vargas Llosa, le photographe Sebastiao Salgado – connu pour ses photos des tragédies humaines -, le couturier Giorgio Armani, les acteurs Robert Redford, Claudia Cardinale et Brigitte Bardot.Le Vatican a choisi un nouveau pape, Léon XIV, après la mort de son prédécesseur François.Aux Etats-Unis, le républicain Donald Trump a fait son retour en janvier à la Maison Blanche pour un second mandat, ordonnant une rafale de droits de douanes sur ses partenaires, des expulsions massives d’immigrés en situation irrégulière et le démantèlement de pans entiers de l’Etat fédéral.A Gaza, après deux ans de guerre ayant laissé le territoire palestinien exsangue et en proie à une grave crise humanitaire, les pressions américaines ont permis d’aboutir à un fragile cessez-le-feu entre Israël et le groupe islamiste palestinien Hamas.Déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque du Hamas en territoire israélien ayant entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles, la guerre a fait plus de 70.000 morts, d’après les chiffres du ministère de la Santé du Hamas, jugés fiables par l’ONU.La guerre en Ukraine, déclenchée par l’invasion russe à grande échelle du pays en février 2022, s’achemine elle vers sa quatrième année.- Sports, espace et IA -D’intenses tractations diplomatiques ont laissé espérer une avancée pour stopper le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale. Après un nouveau cycle de pourparlers avec les émissaires de Trump en décembre, l’Ukraine a déclaré que des “progrès” avaient été accomplis, même si la question des territoires ukrainiens contrôlés par la Russie – qui accentue la pression sur le terrain – demeure un point de blocage.Les douze mois à venir promettent d’être riches en événements sportifs, spatiaux et en débats autour de l’intelligence artificielle.Le Mondial de football va changer de dimension avec 48 équipes, 104 matches et trois pays-hôtes (Etats-Unis, Mexique, Canada). Il s’étalera sur près de six semaines – du 11 juin au 19 juillet – dans 16 stades éloignés parfois de milliers de kilomètres les uns des autres. Plus de 50 ans après la dernière mission lunaire du programme Apollo, 2026 pourrait aussi être l’année du retour d’astronautes autour de la Lune.Reportée à plusieurs reprises, la mission américaine Artémis 2, au cours de laquelle des astronautes doivent voyager autour de la Lune sans y atterrir, est maintenant prévue pour le début de l’année, avril au plus tard.Les inquiétudes suscitées par l’IA – alimentées par des exemples de désinformation, des accusations de violation de droits d’auteur, des licenciements massifs, des études sur son lourd impact environnemental – pourraient s’intensifier. Des investisseurs craignent notamment que l’engouement autour de cette technologie ne soit qu’une bulle spéculative.Selon le cabinet américain Gartner, les dépenses mondiales dans l’IA devraient atteindre environ 1.500 milliards de dollars en 2025 et dépasser les 2.000 milliards en 2026.