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Roland-Garros: avec Loïs Boisson, le rêve bleu continue

Qui arrêtera Loïs Boisson ? La sensation française a fait exploser de joie le public de Roland-Garros en battant mercredi la Russe Mirra Andreeva, N.6 mondiale, pour s’offrir une demi-finale dès son premier tableau final en Grand Chelem. Sur un Central chauffé à blanc, la Dijonnaise de 22 ans, classée 361e mondiale, l’a emporté 7-6 (8/6), 6-3 en un peu plus de deux heures contre sa cadette de quatre ans pour devenir la première Française depuis Marion Bartoli en 2011 à se hisser dans le dernier carré sur la terre battue parisienne. Dès la balle de match terminée, la révélation du tournoi s’est étendue de tout son long sur le tapis ocre du court Philippe-Chatrier, bercée par une ovation majuscule des spectateurs, conquis par l’audace la première joueuse de l’histoire à atteindre les demi-finales à Roland-Garros en ayant bénéficié d’une wild-card.”Enorme”, s’est émerveillé l’ex-N.6 mondial Gilles Simon sur le réseau social X quelques minutes après sa victoire.Assurée de devenir la N.1 française au prochain classement WTA, Boisson reviendra dès jeudi sur le Central pour défier la N.2 mondiale Coco Gauff en demi-finales, tandis qu’Aryna Sabalenka (1re) et Iga Swiatek (5e) se disputeront l’autre billet pour la finale.”Elle fait un excellent tournoi”, a applaudi sa prochaine adversaire, tombeuse en trois sets de la lauréate de l’Open d’Australie Madison Keys (8e).”J’ai déjà joué Jasmine (Paolini) et Sara (Errani) à Rome, ici j’ai joué contre Caroline (Garcia) et Kristina (Mladenovic), donc j’ai un peu d’expérience devant un public qui peut-être ne vous soutient pas. J’attends ça avec impatience !”, a affirmé Coco Gauff.Deux jours après avoir créé l’exploit en éliminant la N.3 mondiale, l’Américaine Jessica Pegula, la Française a remonté deux fois un break de retard dans le premier set pour arracher ensuite le jeu décisif, remporté 8 points 6 après avoir sauvé deux balles de set. Rapidement menée 3-0 dans le deuxième acte, Boisson a aligné six jeux de suite pour s’imposer face à une adversaire de plus en plus agacée par le chahut parfois excessif du public du court Philippe-Chatrier.”Elle a réussi beaucoup de coups gagnants avec son coup droit, et elle a joué de manière solide et cohérente tout au long du match”, l’a complimentée Andreeva. “Aujourd’hui, elle a mieux géré la situation que moi, et je pense que c’est pour ça qu’elle a gagné”, a ajouté l’élève de Conchita Martinez, la finaliste de l’édition 2000 de Roland-Garros.- “Pas un miracle” -Les victoires contre Pegula puis Andreeva montrent “que le classement ne veut rien dire en tennis”, a jugé auprès de l’AFP l’agent de Boisson, l’ancien joueur professionnel Jonathan Dasnières de Veigy.”Je me suis battue, le premier set était hyper intense et du coup le début du deuxième a été plus compliqué. Mais j’ai su me reprendre”, a commenté la gagnante, manifestement inspirée par l’entraînement partagé dans la matinée avec le N.1 mondial Jannik Sinner. Invitée dans le tableau final par les organisateurs du tournoi, après trois éliminations en qualifications de Roland-Garros en 2021, 2022 et 2023, Boisson succède à Caroline Garcia, dernière joueuse tricolore à s’être hissée en demi-finales d’un Grand Chelem, à l’US Open de 2022. Aucune joueuse n’était parvenue dans le dernier carré dès son premier Grand Chelem depuis les ex-N.1 mondiales américaines Monica Seles (Roland-Garros 1989) et Jennifer Capriati (Roland-Garros 1990).”Je ne crois pas que ce soit un miracle”, a estimé Boisson en conférence de presse. “Bien sûr, j’ai eu un petit peu de chance, mais” cette demi-finale est aussi “le résultat de tout le travail que j’ai fourni”, a-t-elle souligné.Lauréate au printemps 2024 du tournoi de Saint-Malo sur le circuit secondaire avant de se blesser gravement au genou gauche juste avant Roland-Garros, Boisson n’avait remporté qu’un seul match sur le circuit principal avant Roland-Garros, au modeste WTA 250 de Rouen sur terre battue en avril.Elle voit désormais beaucoup plus grand. “Chaque gamine qui joue au tennis rêve de gagner un Grand Chelem. Mon rêve est de gagner, pas de me qualifier pour les demi-finales”, a insisté une Boisson de plus en plus gourmande.

Cryptomonnaie: arrestation au Maroc d’un commanditaire présumé d’une série d’enlèvements

Un Franco-Marocain de 24 ans recherché par la justice française a été arrêté au Maroc, soupçonné d’avoir commandité une série d’enlèvements dans le milieu des cryptomonnaies, dont le rapt avec séquestration du cofondateur de la société Ledger, David Balland.Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a remercié mercredi sur X les autorités marocaines “pour cette arrestation qui montre l’excellente coopération judiciaire” entre Paris et Rabat, “en particulier contre la criminalité organisée”.Une source proche des autorités a confirmé à l’AFP l’arrestation de cet homme, Badiss Mohamed Amide Bajjou, révélée par le quotidien Le Parisien.Le parquet de Versailles a également confirmé “l’interpellation au Maroc récente par les autorités marocaines d’un individu franco-marocain âgé de 24 ans, originaire des Yvelines, déjà condamné par la justice”. Il “faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par un juge d’instruction versaillais qui avait transmis aux autorités marocaines une demande d’entraide internationale”, a ajouté le ministère public dans un communiqué.Cet homme originaire du Chesnay, dans les Yvelines, faisait l’objet d’une notice rouge d’Interpol notamment pour “arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire d’otage pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition, commis en bande organisée”.Cette arrestation intervient dans un contexte de multiplications des rapts et tentatives d’enlèvements dans le secteur des cryptomonnaies depuis janvier, inquiétant les autorités françaises et les incitant à redoubler de vigilance.Cette série noire a commencé en janvier, avec notamment le kidnapping, avec séquestration, du cofondateur de Ledger David Balland et sa compagne. L’alerte avait été donnée par l’autre cofondateur de cette société spécialiste de portefeuilles crypto, Eric Larchevêque, qui avait reçu une vidéo d’un doigt coupé de David Balland, accompagnée d’une importante demande de rançon en cryptomonnaie. Ce dernier avait finalement été libéré et sa compagne retrouvée ligotée dans un véhicule. L’information judiciaire se poursuit, avec au moins neuf suspects mis en examen, dont un autre commanditaire présumé.Badiss Mohamed Amide Bajjou est soupçonné d’être l’un des donneurs d’ordre de ce rapt qui avait suscité la consternation, affirme Le Parisien.- Deux notices rouges –  Le suspect a été interpellé à Tanger, dans le nord du Maroc, selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du pays, cité par l’agence officielle marocaine MAP.Badiss Mohamed Amide Bajjou était également recherché, toujours selon Le Parisien, pour avoir commandité depuis le Maroc l’agression d’une femme de 56 ans dans les Yvelines afin que son fils paye une rançon en cryptomonnaies contre sa libération en 2023.Bruno Retailleau était en contact depuis plusieurs jours avec son homologue marocain, a fait valoir à l’AFP l’entourage du ministre de l’Intérieur. Le suspect faisait l’objet de deux notices rouges dans le but de son arrestation provisoire aux fins d’extradition, précise-t-on de même source, ajoutant qu’il appartient à l’autorité judiciaire marocaine de se prononcer sur une demande d’extradition ou une dénonciation officielle des faits.De son côté, la justice française s’interroge également sur l’implication éventuelle de Badiss Mohamed Amide Bajjou dans la série de rapts ou tentatives d’enlèvement du mois de mai à Paris et en région parisienne, dont l’une en pleine rue à Paris, selon Le Parisien.Cette spectaculaire tentative d’enlèvement dans le XIe arrondissement de la fille et du petit-fils du PDG de la société spécialisée Paymium, immortalisée par une vidéo devenue virale, a eu un très fort écho médiatique. Les victimes étaient parvenues, avec l’aide de riverains, à faire fuir leurs agresseurs.Dans le cadre de cette affaire et d’une autre déjouée in extremis fin mai près de Nantes, la justice a mis en examen vendredi 25 jeunes, âgés de 16 à 23 ans.   Début janvier, un homme de 56 ans avait été retrouvé dans le coffre d’une voiture près du Mans, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé dans l’Ain. Selon plusieurs médias, il s’agissait du père d’un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains. Une rançon “très élevée” avait été réclamée.Le 1er mai, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies avait lui été enlevé par quatre hommes encagoulés, déjà en plein Paris, et libéré deux jours plus tard. Cinq personnes ont été mises en examen dans cette affaire.abo-anr-dho-mca-adr/bfa/jco

Pékin fustige les propos de Rubio sur la répression de Tiananmen

Pékin a qualifié mercredi d'”attaque” délibérée les propos du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, selon qui le monde “n’oubliera jamais” la répression sanglante des manifestants sur la place Tiananmen en 1989.Le 4 juin 1989, des soldats et des chars chinois ont réprimé les protestataires de l’immense place de Pékin attenante à la Cité interdite, après plusieurs semaines de manifestations organisées pour réclamer davantage de libertés politiques.Le bilan exact de la répression reste inconnu mais des centaines de personnes sont mortes, voire plus de mille, selon plusieurs estimations.”Le monde n’oubliera jamais” ce qui s’est passé en 1989 même si Pékin “tente activement de censurer les faits”, a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat Marco Rubio dans un communiqué.- “Bravoure” -“Nous commémorons aujourd’hui la bravoure des Chinois qui ont été tués alors qu’ils essayaient d’exercer leurs libertés fondamentales et de ceux qui continuent de souffrir de persécutions” en cherchant à ce que justice soit rendue pour “les événements du 4 juin 1989”, a-t-il poursuivi.Pékin a vivement réagi, estimant que ces “propos erronés (…) déforment de manière malveillante les faits historiques, attaquent délibérément le système politique et la voie de développement de la Chine et constituent une ingérence grave dans les affaires intérieures de la Chine”.”La Chine exprime sa vive insatisfaction et s’oppose fermement (à ces propos). Nous avons adressé une protestation solennelle à la partie américaine”, a ajouté un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, au cours d’un point presse régulier.Le président taïwanais Lai Ching-te a fait écho aux propos de M. Rubio, promettant mercredi d’entretenir la mémoire des victimes de la place Tiananmen.”Nous nous souvenons du sacrifice de nos prédécesseurs, nous connaissons la valeur de la liberté et nous ne pouvons ignorer l’érosion de la démocratie” dans le monde, a dit M. Lai.”Les sociétés démocratiques choisissent de préserver la vérité et refusent d’oublier ceux qui ont contribué à l’idéal des droits humains”, a écrit le président taïwanais sur Facebook en amont d’une veillée à Taipei, place de la Liberté.- Présence policière -Les autorités communistes cherchent à supprimer toute évocation publique de l’événement, censurant la couverture des médias étrangers et les références en ligne à la répression. Mercredi à Pékin, des policiers ont été aperçus par des journalistes de l’AFP autour du cimetière Wan’an, où les personnes tuées pendant la répression ont été enterrées.Des agents étaient également postés à plusieurs intersections menant à la place Tiananmen sur l’avenue Chang’an, une large artère placée sous haute sécurité tout au long de l’année.Dans la soirée, une file de bus a partiellement bloqué les écrans des ambassades d’Allemagne et du Canada diffusant des images de bougies, un symbole couramment utilisé pour rendre hommage aux victimes de Tiananmen.Des commémorations publiques sont en outre organisées chaque année à Taïwan, que le Parti communiste chinois considère comme une partie du territoire chinois mais n’a jamais gouverné.Au cours d’une veillée mercredi sur la place de la Liberté à Taipei, Lara Waldron, une étudiante américaine de 20 ans, a déclaré à l’AFP : “J’ai l’impression que ce 4 juin est très proche de moi en ce moment. “En tant qu’étudiante, j’ai l’âge de nombreux organisateurs et participants, des personnes qui ont perdu la vie à Tiananmen”.- Grève de la faim -A Hong Kong, Chow Hang-tung, une militante emprisonnée, a entamé mercredi une grève de la faim de 36 heures. Une tentative de commémorer individuellement l’événement dans une cité qui pendant des années a été le seul endroit en Chine où les commémorations étaient tolérées.Cette ancienne avocate aidait autrefois à organiser une veillée annuelle qui rassemblait des dizaines de milliers de personnes dans le parc Victoria, dans le centre-ville.Depuis que Pékin a imposé une loi de sécurité nationale dans ce hub financier en 2020, l’événement a été interdit et Mme Chow a été emprisonnée. Elle risque la prison à vie pour subversion.Mercredi, des journalistes de l’AFP ont vu au moins sept personnes emmenées par la police aux abords du parc Victoria, dont deux écolières avec à la main des fleurs blanches – souvent synonymes de deuil dans la culture chinoise – et un homme qui se tenait debout en silence. “C’est dommage qu’il n’y ait plus” de veillées, “en fait, personne ne les oubliera jamais”, a dit à l’AFP Yuen, 49 ans, qui a souhaité garder l’anonymat.

Pékin fustige les propos de Rubio sur la répression de Tiananmen

Pékin a qualifié mercredi d'”attaque” délibérée les propos du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, selon qui le monde “n’oubliera jamais” la répression sanglante des manifestants sur la place Tiananmen en 1989.Le 4 juin 1989, des soldats et des chars chinois ont réprimé les protestataires de l’immense place de Pékin attenante à la Cité interdite, après plusieurs semaines de manifestations organisées pour réclamer davantage de libertés politiques.Le bilan exact de la répression reste inconnu mais des centaines de personnes sont mortes, voire plus de mille, selon plusieurs estimations.”Le monde n’oubliera jamais” ce qui s’est passé en 1989 même si Pékin “tente activement de censurer les faits”, a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat Marco Rubio dans un communiqué.- “Bravoure” -“Nous commémorons aujourd’hui la bravoure des Chinois qui ont été tués alors qu’ils essayaient d’exercer leurs libertés fondamentales et de ceux qui continuent de souffrir de persécutions” en cherchant à ce que justice soit rendue pour “les événements du 4 juin 1989”, a-t-il poursuivi.Pékin a vivement réagi, estimant que ces “propos erronés (…) déforment de manière malveillante les faits historiques, attaquent délibérément le système politique et la voie de développement de la Chine et constituent une ingérence grave dans les affaires intérieures de la Chine”.”La Chine exprime sa vive insatisfaction et s’oppose fermement (à ces propos). Nous avons adressé une protestation solennelle à la partie américaine”, a ajouté un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, au cours d’un point presse régulier.Le président taïwanais Lai Ching-te a fait écho aux propos de M. Rubio, promettant mercredi d’entretenir la mémoire des victimes de la place Tiananmen.”Nous nous souvenons du sacrifice de nos prédécesseurs, nous connaissons la valeur de la liberté et nous ne pouvons ignorer l’érosion de la démocratie” dans le monde, a dit M. Lai.”Les sociétés démocratiques choisissent de préserver la vérité et refusent d’oublier ceux qui ont contribué à l’idéal des droits humains”, a écrit le président taïwanais sur Facebook en amont d’une veillée à Taipei, place de la Liberté.- Présence policière -Les autorités communistes cherchent à supprimer toute évocation publique de l’événement, censurant la couverture des médias étrangers et les références en ligne à la répression. Mercredi à Pékin, des policiers ont été aperçus par des journalistes de l’AFP autour du cimetière Wan’an, où les personnes tuées pendant la répression ont été enterrées.Des agents étaient également postés à plusieurs intersections menant à la place Tiananmen sur l’avenue Chang’an, une large artère placée sous haute sécurité tout au long de l’année.Dans la soirée, une file de bus a partiellement bloqué les écrans des ambassades d’Allemagne et du Canada diffusant des images de bougies, un symbole couramment utilisé pour rendre hommage aux victimes de Tiananmen.Des commémorations publiques sont en outre organisées chaque année à Taïwan, que le Parti communiste chinois considère comme une partie du territoire chinois mais n’a jamais gouverné.Au cours d’une veillée mercredi sur la place de la Liberté à Taipei, Lara Waldron, une étudiante américaine de 20 ans, a déclaré à l’AFP : “J’ai l’impression que ce 4 juin est très proche de moi en ce moment. “En tant qu’étudiante, j’ai l’âge de nombreux organisateurs et participants, des personnes qui ont perdu la vie à Tiananmen”.- Grève de la faim -A Hong Kong, Chow Hang-tung, une militante emprisonnée, a entamé mercredi une grève de la faim de 36 heures. Une tentative de commémorer individuellement l’événement dans une cité qui pendant des années a été le seul endroit en Chine où les commémorations étaient tolérées.Cette ancienne avocate aidait autrefois à organiser une veillée annuelle qui rassemblait des dizaines de milliers de personnes dans le parc Victoria, dans le centre-ville.Depuis que Pékin a imposé une loi de sécurité nationale dans ce hub financier en 2020, l’événement a été interdit et Mme Chow a été emprisonnée. Elle risque la prison à vie pour subversion.Mercredi, des journalistes de l’AFP ont vu au moins sept personnes emmenées par la police aux abords du parc Victoria, dont deux écolières avec à la main des fleurs blanches – souvent synonymes de deuil dans la culture chinoise – et un homme qui se tenait debout en silence. “C’est dommage qu’il n’y ait plus” de veillées, “en fait, personne ne les oubliera jamais”, a dit à l’AFP Yuen, 49 ans, qui a souhaité garder l’anonymat.

Pékin fustige les propos de Rubio sur la répression de Tiananmen

Pékin a qualifié mercredi d’”attaque” délibérée les propos du secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, selon qui le monde “n’oubliera jamais” la répression sanglante des manifestants sur la place Tiananmen en 1989.Le 4 juin 1989, des soldats et des chars chinois ont réprimé les protestataires de l’immense place de Pékin attenante à la Cité interdite, après …

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Guerre commerciale: Trump critique un président chinois “dur”, Bruxelles et Washington avancent

Le président américain Donald Trump a fait pression sur la Chine mercredi pour avancer dans le dossier des droits de douane, tandis que Bruxelles et Washington se sont montrés optimistes au sujet de leurs négociations malgré l’imposition de lourdes surtaxes sur l’acier et l’aluminium.”J’apprécie le président chinois Xi, je l’ai toujours aimé et je l’aimerai toujours, mais il est TRÈS DUR”, a posté mercredi le président américain sur son réseau Truth Social, alors que la Maison Blanche assurait la veille que les deux chefs d’Etat pourraient échanger “probablement cette semaine”.Donald Trump a accusé la semaine dernière Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé mi-mai à Genève (Suisse), menaçant de relancer la guerre commerciale.En parallèle, le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a rencontré à Paris le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR) Jamieson Greer.M. Sefcovic a salué à l’issue des échanges qui “vont dans la bonne direction”, parlant de discussion “productive et constructive”.Les négociations “avancent rapidement”, s’est de son côté félicité Jamieson Greer, estimant que l’Union européenne manifeste la “volonté (…) de travailler avec nous”.Cette discussion intervient dans un contexte de fortes tensions. La fin de la pause de 90 jours sur les droits de douane les plus punitifs voulus par Donald Trump est prévue pour le 9 juillet. Le bloc européen est menacé dans ce cadre d’une surtaxe de 50%.Les Etats-Unis viennent en outre de durcir fortement les surtaxes sur l’acier et l’aluminium à 50%.Des droits de douane “illégaux et injustifiés”, a dénoncé le Premier ministre canadien Mark Carney.Les “discussions approfondies” avec le gouvernement américain “progressent”, selon lui, mais “nous prendrons le temps” pour élaborer la réponse à cette nouvelle hausse.”Cela n’aide pas les négociations actuelles d’autant que nous réalisons des progrès”, a pointé le commissaire européen Sefcovic, disant regretter “fortement” ces surtaxes.- “Temps de réaction trop long” -“Je crois toujours” aux négociations, a poursuivi Maros Sefcovic, les qualifiant de “très concrètes” et se disant “optimiste” sur leur issue, tout en rappelant que l’Europe est prête à répliquer en cas de hausse la ciblant spécifiquement.”Sans une action rapide (de Bruxelles), nous ne serons pas seulement sous l’eau, nous nous noierons”, a pressé Eurofer, lobby européen de l’acier.Interrogé par l’AFP, un cadre dirigeant français du secteur de l’aluminium a critiqué le “temps de réaction trop long” de la Commission européenne.L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25% le 12 mars.Devant le Sénat, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a affirmé mercredi que le gouvernement envisageait d’imposer de “nouveaux standards” en matière de droits de douane sur les pièces d’avions, potentiellement “d’ici la fin du mois” afin de “protéger notre industrie”.Ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile pourraient aussi s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs.Ce sont pour l’instant les seuls à ne pas avoir été invalidés récemment par des juges. Leurs décisions concernaient uniquement les droits de douane appliqués sans distinction.Ces derniers – en vigueur tant que l’affaire n’est pas tranchée définitivement – continuent néanmoins d’alimenter l’incertitude pour les entreprises américaines, comme l’a rappelé à l’AFP le directeur général de Learning Resources, Rick Woldenberg.Son entreprise vend des jeux éducatifs et est à l’origine d’une des procédures.”Nous sommes confrontés aux mêmes difficultés et problèmes qu’avant la décision judiciaire et devons gérer d’importantes ruptures d’approvisionnements”, s’est-il inquiété.Dans un rapport publié mercredi le Bureau du budget du Congrès (CBO), organe non-partisan, a estimé que “les évolutions des droits de douane allaient pénaliser l’économie américaine, renforcer l’inflation mais aussi réduire le déficit public grâce aux nouvelles recettes.

Guerre commerciale: Trump critique un président chinois “dur”, Bruxelles et Washington avancent

Le président américain Donald Trump a fait pression sur la Chine mercredi pour avancer dans le dossier des droits de douane, tandis que Bruxelles et Washington se sont montrés optimistes au sujet de leurs négociations malgré l’imposition de lourdes surtaxes sur l’acier et l’aluminium.”J’apprécie le président chinois Xi, je l’ai toujours aimé et je l’aimerai toujours, mais il est TRÈS DUR”, a posté mercredi le président américain sur son réseau Truth Social, alors que la Maison Blanche assurait la veille que les deux chefs d’Etat pourraient échanger “probablement cette semaine”.Donald Trump a accusé la semaine dernière Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé mi-mai à Genève (Suisse), menaçant de relancer la guerre commerciale.En parallèle, le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic a rencontré à Paris le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR) Jamieson Greer.M. Sefcovic a salué à l’issue des échanges qui “vont dans la bonne direction”, parlant de discussion “productive et constructive”.Les négociations “avancent rapidement”, s’est de son côté félicité Jamieson Greer, estimant que l’Union européenne manifeste la “volonté (…) de travailler avec nous”.Cette discussion intervient dans un contexte de fortes tensions. La fin de la pause de 90 jours sur les droits de douane les plus punitifs voulus par Donald Trump est prévue pour le 9 juillet. Le bloc européen est menacé dans ce cadre d’une surtaxe de 50%.Les Etats-Unis viennent en outre de durcir fortement les surtaxes sur l’acier et l’aluminium à 50%.Des droits de douane “illégaux et injustifiés”, a dénoncé le Premier ministre canadien Mark Carney.Les “discussions approfondies” avec le gouvernement américain “progressent”, selon lui, mais “nous prendrons le temps” pour élaborer la réponse à cette nouvelle hausse.”Cela n’aide pas les négociations actuelles d’autant que nous réalisons des progrès”, a pointé le commissaire européen Sefcovic, disant regretter “fortement” ces surtaxes.- “Temps de réaction trop long” -“Je crois toujours” aux négociations, a poursuivi Maros Sefcovic, les qualifiant de “très concrètes” et se disant “optimiste” sur leur issue, tout en rappelant que l’Europe est prête à répliquer en cas de hausse la ciblant spécifiquement.”Sans une action rapide (de Bruxelles), nous ne serons pas seulement sous l’eau, nous nous noierons”, a pressé Eurofer, lobby européen de l’acier.Interrogé par l’AFP, un cadre dirigeant français du secteur de l’aluminium a critiqué le “temps de réaction trop long” de la Commission européenne.L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25% le 12 mars.Devant le Sénat, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a affirmé mercredi que le gouvernement envisageait d’imposer de “nouveaux standards” en matière de droits de douane sur les pièces d’avions, potentiellement “d’ici la fin du mois” afin de “protéger notre industrie”.Ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile pourraient aussi s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs.Ce sont pour l’instant les seuls à ne pas avoir été invalidés récemment par des juges. Leurs décisions concernaient uniquement les droits de douane appliqués sans distinction.Ces derniers – en vigueur tant que l’affaire n’est pas tranchée définitivement – continuent néanmoins d’alimenter l’incertitude pour les entreprises américaines, comme l’a rappelé à l’AFP le directeur général de Learning Resources, Rick Woldenberg.Son entreprise vend des jeux éducatifs et est à l’origine d’une des procédures.”Nous sommes confrontés aux mêmes difficultés et problèmes qu’avant la décision judiciaire et devons gérer d’importantes ruptures d’approvisionnements”, s’est-il inquiété.Dans un rapport publié mercredi le Bureau du budget du Congrès (CBO), organe non-partisan, a estimé que “les évolutions des droits de douane allaient pénaliser l’économie américaine, renforcer l’inflation mais aussi réduire le déficit public grâce aux nouvelles recettes.

Nucléaire: l’Iran dit que la proposition américaine va à l’encontre de ses intérêts

Le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, a estimé mercredi qu’une proposition des Etats-Unis en vue d’un accord sur le nucléaire allait à l’encontre des intérêts de son pays, sur fond de divergences liées à l’enrichissement d’uranium.Ennemis depuis plus de quatre décennies, l’Iran et les Etats-Unis ont tenu depuis avril cinq séries de pourparlers, sous la médiation d’Oman, afin de tenter de conclure un accord censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie.L’Iran est soupçonné par les pays occidentaux et par Israël de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu’il dément en soulignant son droit à poursuivre un programme nucléaire à des fins civiles. Samedi, l’Iran a indiqué avoir reçu via les médiateurs omanais des “éléments” d’une proposition américaine en vue d’un potentiel accord, sans en préciser le contenu. “La proposition présentée par les Américains est 100% à l’encontre” des idéaux de la Révolution islamique de 1979 sur l’indépendance du pays, a déclaré lors d’un discours à Téhéran l’ayatollah Khamenei, ultime décideur sur les questions stratégiques en Iran.”L’indépendance (du pays) signifie ne pas attendre le feu vert de l’Amérique et de ses semblables”, a-t-il dit devant des fidèles et des responsables à l’occasion du 36e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Rouhollah Khomeini.Le principal négociateur iranien, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, a estimé mardi que la proposition américaine comportait “de nombreuses ambiguïtés”. “Pas d’enrichissement, pas d’accord. Pas d’armes nucléaires, nous avons un accord”, a-t-il écrit mercredi sur X.- “Pas leur mot à dire” – L’enrichissement d’uranium est l’un des principaux points de blocage des négociations irano-américaines.Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), consulté samedi par l’AFP, Téhéran a accéléré sa production d’uranium hautement enrichi.L’Iran, d’après l’AIEA, est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord multilatéral sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015. Pour fabriquer une bombe, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%. Washington s’oppose à tout enrichissement d’uranium par l’Iran, ce que ce pays considère comme une “ligne rouge”, insistant sur son droit au nucléaire civil en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Les Etats-Unis n’ont “pas” leur “mot à dire” sur cette question, a dit Ali Khamenei.”Si nous avons 100 centrales nucléaires mais que nous ne pouvons enrichir (l’uranium) cela ne nous sera d’aucune utilité” car elles “ont besoin de combustible” pour fonctionner, a-t-il argué.”Si nous ne pouvons pas produire ce combustible localement, nous devrons nous tourner vers les Etats-Unis, qui pourraient poser des dizaines de conditions”, selon lui.- Réunion de l’AIEA -Le président américain Donald Trump, qui menace de recourir à l’option militaire en cas d’échec de la diplomatie, a affirmé lundi que les Etats-Unis n’autoriseraient “aucun enrichissement d’uranium dans le cadre d’un potentiel accord” avec l’Iran.L’administration Trump pourrait toutefois autoriser temporairement le pays à enrichir l’uranium à un faible niveau dans l’attente d’un accord éventuel plus complet, a affirmé mardi le New York Times.  Téhéran s’est dans le passé dit ouvert à ce compromis.L’AIEA doit tenir à Vienne du 9 au 13 juin un Conseil des gouverneurs, une importante réunion trimestrielle durant laquelle seront passées en revue les activités nucléaires de l’Iran.M. Araghchi a condamné les “pressions exercées” selon lui sur l’AIEA par “certains pays européens”. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont avec la Russie et la Chine membres de l’accord conclu avec l’Iran en 2015, pour encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales.  Mais les Etats-Unis s’en sont retirés unilatéralement trois ans plus tard durant le premier mandat de Donald Trump, le rendant caduc de facto, et ont rétabli de lourdes sanctions à l’Iran. En représailles, l’Iran s’est affranchi de certaines obligations, accélérant notamment l’enrichissement d’uranium.Paris, Londres et Berlin ont menacé d’enclencher un mécanisme prévu dans l’accord de 2015 qui permet le rétablissement de sanctions onusiennes si l’Iran ne respecte pas ses engagements.