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Trump, l’inflation et l’économie poussent la BCE à abaisser encore ses taux

La Banque centrale européenne devrait, sauf surprise, abaisser de nouveau ses taux jeudi, sous la pression des droits de douane imposés par Donald Trump, du ralentissement de l’inflation et des craintes persistantes sur la croissance.Le taux de dépôt, principal instrument de référence, devrait être abaissé d’un quart de point à 2,0%, un niveau considéré comme “neutre”, c’est-à-dire ni restrictif ni stimulant pour l’économie, selon les analystes.Cette huitième baisse du loyer de l’argent depuis juin 2024, et la septième consécutive, intervient alors que l’institution présidée par Christine Lagarde semble avoir remporté son combat contre l’inflation excessive. Les inquiétudes se sont déplacées vers la faiblesse persistante de l’activité dans les vingt pays de la zone euro, où l’atonie de la demande pourrait avoir des effets déflationnistes.L’Europe est en outre dans le viseur du président américain, qui ne cesse de s’emporter contre l’important excédent commercial affiché avec les États-Unis.Si les menaces protectionnistes de Donald Trump sont mises à exécution, de lourds droits de douane pourraient “fortement peser sur les exportations européennes”, voire “plonger l’UE dans la récession”, avec à la clé un risque “d’inflation durablement trop faible pour la BCE”, avertit Éric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.- Nouvelles projections -Les anticipations d’une baisse des taux en juin se sont renforcées cette semaine avec l’annonce par Eurostat d’une inflation à 1,9% en mai dans la zone euro, en net ralentissement et sous la cible des 2% visée par la BCE.Ce recul s’explique notamment par la baisse des prix de l’énergie, mais même hors énergie et autres prix volatils de l’alimentation, l’inflation sous-jacente, qui sert aussi de référence, a également ralenti, à 2,3% sur un an contre 2,7% en avril.La BCE note aussi un apaisement progressif des tensions salariales, éloignant les craintes d’effets de “second tour” sur les prix.Résultat : “tous les doutes sur une baisse des taux [ce jeudi] sont désormais levés”, affirme Dirk Schumacher, chef économiste au sein de la banque publique allemande KfW.Au-delà de la décision sur les taux, les marchés scruteront de près les nouvelles prévisions macroéconomiques publiées jeudi pour obtenir des indices sur la suite de la politique monétaire.Les données sur l’inflation de mai “renforcent la probabilité d’une nouvelle baisse en juillet”, avance Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.L’ultimatum de Trump sur des taxes de 50% visant les produits européens expire le 9 juillet, ce qui maintient une forte incertitude quant à l’ampleur du choc à venir.Washington a relevé mercredi à 50% les droits de douane sur l’acier et l’aluminium européens, une mesure “fortement” regrettée par le commissaire européen Maros Sefcovic, qui estime qu’elle complique les négociations en cours entre les deux blocs.- Pause en juillet ? -Lors de la conférence de presse prévue à 12H45 GMT, Christine Lagarde “soulignera très probablement l’incertitude exceptionnellement élevée entourant l’économie de la zone euro”, selon Felix Schmidt, de Berenberg.Elle devrait de même réaffirmer l’approche “dépendante des données” et guidée “réunion par réunion” de la BCE.Certains analystes estiment que la baisse de juin pourrait être la dernière de la série actuelle. La BCE pourrait signaler jeudi qu’elle compte faire une pause en juillet, le temps d’évaluer l’évolution de la conjoncture, selon François Rimeu, de Crédit Mutuel Asset Management.La série de baisses en zone euro tranche avec la position de la Réserve fédérale américaine, qui maintient ses taux au-dessus de 4%, craignant que les mesures de Trump ne relancent l’inflation aux États-Unis.La Banque d’Angleterre suit une stratégie similaire.L’attention des marchés pourrait se détourner lors du second semestre des tensions commerciales pour se concentrer sur la mise en œuvre du plan de relance allemand, doté de centaines de milliards d’euros. Ses effets sur la croissance et l’inflation en Europe après 2025 seront scrutés de près.

Trump récidive et ferme le territoire américain aux ressortissants de 12 pays

Avec un “travel ban” qui rappelle son premier mandat, Donald Trump a décidé d’interdire aux ressortissants de 12 pays d’entrer aux Etats-Unis afin de “protéger” le pays de “terroristes étrangers”, et imposé des restrictions contre 7 autres Etats.L’interdiction, effective le 9 juin, s’applique à l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, selon la Maison Blanche.Sept autres pays sont visés par des restrictions: le Burundi, Cuba, le Laos, le Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.L’exécutif américain, qui mène une politique anti-immigration très agressive, explique la présence des pays sur cette liste par l’absence d’administrations efficaces; la tendance des ressortissants de certains pays à rester aux Etats-Unis après l’expiration de leurs visa; et dans le cas de l’Iran, par le soutien au “terrorisme”.- Coupe du monde et JO -Des exceptions sont prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux Etats-Unis “sert l’intérêt national”.Les footballeurs participant à la Coupe du monde de 2026, qui se déroulera aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, ainsi que les athlètes des Jeux olympiques de Los Angeles (2028) ne seront pas concernés par les restrictions.Le Venezuela a averti mercredi ses ressortissants que voyager aux Etats-Unis représentait un “grand risque”.”Le retour de l’interdiction ne va pas augmenter la sécurité de l’Amérique mais va faire souffrir de nombreux Américains, dont ceux de la communauté américano-iranienne, dont les êtres chers seront arbitrairement privés de visa”, a regretté Jamal Abdi, président du National Iranian American Council.La liste ne comporte pas l’Egypte, pays d’origine de l’homme de 45 ans accusé de l’attaque par laquelle Donald Trump justifie sa décision.Dans une vidéo publiée sur X, le président américain a assuré que “la récente attaque terroriste à Boulder, dans le Colorado (ouest), avait mis en évidence les dangers extrêmes que représente pour (les Etats-Unis) l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés”.- “Nous ne voulons pas d’eux” -“Nous ne voulons pas d’eux”, a-t-il ajouté.Dimanche à Boulder, un homme a lancé des engins incendiaires sur les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens retenus dans la bande de Gaza, faisant 12 blessés. Il avait crié “Palestine Libre” lors de son acte.Il doit comparaître jeudi devant la justice du Colorado pour se voir officiellement signifier les chefs d’accusation retenus contre lui. Il est notamment accusé de “crime motivé par la haine” et de tentatives d’assassinat.L’administration américaine a affirmé que l’auteur présumé de l’attaque était sur le territoire américain de manière “illégale”, son visa touriste ayant expiré. Elle a toutefois reconnu qu’il avait demandé l’asile et qu’il avait obtenu un permis de travail.Donald Trump a comparé son nouveau “travel ban” aux “restrictions efficaces” qu’il avait imposées à un certain nombre de pays, principalement musulmans, au cours de son premier mandat (2017-2021) et qui, selon lui, avaient empêché les États-Unis de subir des attaques qui s’étaient produites en Europe. “Nous ne laisserons pas ce qui s’est passé en Europe se produire en Amérique”, a-t-il affirmé mercredi.”Nous ne pouvons pas avoir une immigration ouverte en provenance de pays que nous ne pouvons pas contrôler et filtrer de manière sûre et fiable”, a assuré le président américain.

Trump récidive et ferme le territoire américain aux ressortissants de 12 pays

Avec un “travel ban” qui rappelle son premier mandat, Donald Trump a décidé d’interdire aux ressortissants de 12 pays d’entrer aux Etats-Unis afin de “protéger” le pays de “terroristes étrangers”, et imposé des restrictions contre 7 autres Etats.L’interdiction, effective le 9 juin, s’applique à l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, la République du Congo, la Guinée équatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, selon la Maison Blanche.Sept autres pays sont visés par des restrictions: le Burundi, Cuba, le Laos, le Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.L’exécutif américain, qui mène une politique anti-immigration très agressive, explique la présence des pays sur cette liste par l’absence d’administrations efficaces; la tendance des ressortissants de certains pays à rester aux Etats-Unis après l’expiration de leurs visa; et dans le cas de l’Iran, par le soutien au “terrorisme”.- Coupe du monde et JO -Des exceptions sont prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux Etats-Unis “sert l’intérêt national”.Les footballeurs participant à la Coupe du monde de 2026, qui se déroulera aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, ainsi que les athlètes des Jeux olympiques de Los Angeles (2028) ne seront pas concernés par les restrictions.Le Venezuela a averti mercredi ses ressortissants que voyager aux Etats-Unis représentait un “grand risque”.”Le retour de l’interdiction ne va pas augmenter la sécurité de l’Amérique mais va faire souffrir de nombreux Américains, dont ceux de la communauté américano-iranienne, dont les êtres chers seront arbitrairement privés de visa”, a regretté Jamal Abdi, président du National Iranian American Council.La liste ne comporte pas l’Egypte, pays d’origine de l’homme de 45 ans accusé de l’attaque par laquelle Donald Trump justifie sa décision.Dans une vidéo publiée sur X, le président américain a assuré que “la récente attaque terroriste à Boulder, dans le Colorado (ouest), avait mis en évidence les dangers extrêmes que représente pour (les Etats-Unis) l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés”.- “Nous ne voulons pas d’eux” -“Nous ne voulons pas d’eux”, a-t-il ajouté.Dimanche à Boulder, un homme a lancé des engins incendiaires sur les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens retenus dans la bande de Gaza, faisant 12 blessés. Il avait crié “Palestine Libre” lors de son acte.Il doit comparaître jeudi devant la justice du Colorado pour se voir officiellement signifier les chefs d’accusation retenus contre lui. Il est notamment accusé de “crime motivé par la haine” et de tentatives d’assassinat.L’administration américaine a affirmé que l’auteur présumé de l’attaque était sur le territoire américain de manière “illégale”, son visa touriste ayant expiré. Elle a toutefois reconnu qu’il avait demandé l’asile et qu’il avait obtenu un permis de travail.Donald Trump a comparé son nouveau “travel ban” aux “restrictions efficaces” qu’il avait imposées à un certain nombre de pays, principalement musulmans, au cours de son premier mandat (2017-2021) et qui, selon lui, avaient empêché les États-Unis de subir des attaques qui s’étaient produites en Europe. “Nous ne laisserons pas ce qui s’est passé en Europe se produire en Amérique”, a-t-il affirmé mercredi.”Nous ne pouvons pas avoir une immigration ouverte en provenance de pays que nous ne pouvons pas contrôler et filtrer de manière sûre et fiable”, a assuré le président américain.

Privés de moutons, les Marocains fêtent un Aïd terni par la sécheresse

Cette année, Fatima Kharraz peine à retrouver la ferveur de l’Aïd. Pour la première fois en près de 30 ans au Maroc, le roi a appelé à renoncer au sacrifice des moutons,  en raison d’une sécheresse persistante ayant provoqué une baisse du cheptel.Au marché hebdomadaire de Khémisset, près de Rabat, les étals débordent de fruits et légumes, les enclos abritent vaches et chevaux… Mais aucun mouton à l’horizon. Une scène inhabituelle à quelques jours de l’Aïd, que les Marocains célébreront samedi.L’Aïd Al-Adha (fête du sacrifice), très populaire au Maroc comme dans tous les pays musulmans, suit d’environ deux mois l’Aïd El-Fitr qui marque la fin du mois de jeûne sacré de ramadan. Même si le sacrifice n’est pas une obligation religieuse stricte, il reste très suivi au Maroc.Le 26 février, le roi du Maroc Mohammed VI – qui a le statut de “commandeur des croyants” musulmans dans son pays – a appelé la population à renoncer au sacrifice, évoquant des “défis climatiques et économiques” ayant entraîné une “régression substantielle” du cheptel. Son père, Hassan II, avait pris une décision similaire en 1996.”Nous ne ressentons pas l’enthousiasme habituel (…) C’est comme si la fête n’existait pas”, confie à l’AFP Fatima, 52 ans, à Khémisset. “Les prix (du mouton) étaient déjà élevés l’an passé” et “ça nous aurait coûté encore plus cher” cette année, admet-elle. “On n’aurait pas pu se le permettre.”Le Maroc fait face à sa septième année consécutive de sécheresse et le déficit pluviométrique accumulé a entraîné une baisse de 38% du cheptel par rapport au dernier recensement réalisé en 2016, selon le ministère de l’Agriculture.La diminution du nombre de têtes de bétail a provoqué une flambée des prix de la viande rouge, le gouvernement subventionnant les importateurs mais pas directement ce produit.Les pâturages ont diminué d’année en année, alors qu’ils font vivre “environ 70% des éleveurs”, selon Abderrahman Majdoubi, président de l’Association nationale des éleveurs de moutons et de chèvres.- “Un vide” -Appuyé sur la barrière d’un enclos vide, Marouane Haizoun, 24 ans, propose deux vaches à la vente. Il a laissé ses moutons à la ferme familiale: “Si (le sacrifice de) l’Aïd avait eu lieu cette année, le prix (des animaux) aurait été exorbitant”, dit-il. Il aurait pu atteindre “6.000 ou 7.000 dirhams”, soit 600 à 700 euros, précise Mustapha Mastour, 52 ans, éleveur de chevaux et de moutons.Une somme lourde pour les foyers modestes et moyens où le salaire minimum ne dépasse pas 300 euros.”Certaines familles sont obligées d’emprunter” pour acheter un mouton, affirme Mona Hajjami, 28 ans, avant d’accompagner sa famille acheter des légumes.A défaut, beaucoup se sont tournés vers l’achat de plus petites quantités de viande et de foie de mouton, ingrédients phares des plats traditionnels de l’Aïd.”Nous avons constaté une hausse de la demande (de viande), mais cela n’aura pas d’impact sur l’opération” visant à reconstituer le cheptel, assure Mohamed Jebli, président de la Fédération marocaine des acteurs de la filière élevage.En mars, le ministre marocain de l’Agriculture, Ahmed Bouari, rappelait qu’en moyenne, cinq à six millions de moutons sont sacrifiés chaque année dans ce pays de 37 millions d’habitants.Mustapha Mastour et Marouane Haizoun plaident eux pour une répartition plus équitable de l’aide publique, arguant que ce sont principalement les grands éleveurs qui en bénéficient.Le 22 mai, le gouvernement a annoncé un plan sur un an de 6,2 milliards de dirhams (environ 620 millions d’euros) prévoyant notamment des subventions pour l’alimentation animale et une réduction partielle des dettes des éleveurs.A l’approche de cet Aïd particulier, de fausses informations ont circulé sur les réseaux sociaux: amendes pour les personnes qui sacrifieraient un mouton, drones de surveillance… Mais l’appel royal ne semble pas susciter de polémique notable au Maroc.Mona Hajjami, elle, dit soutenir cette décision. Mais son ton laisse transparaître une pointe de perplexité: “C’est normal de sentir un vide sans l’ambiance des grillades.”

Crises internationales et Mercosur au menu de la visite d’Etat de Lula en France

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, puissante voix des pays du “Sud global”, entame jeudi une visite d’Etat en France au cours de laquelle seront abordés les crises internationales ainsi que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, auquel Paris est fermement opposé.Il s’agit de la première visite d’Etat en France d’un président brésilien depuis 2012, et elle intervient à quelques mois de la COP organisée par le Brésil en novembre prochain.Lula sera accueilli avec une cérémonie aux Invalides, avant un déjeuner de travail à l’Elysée avec le président français Emmanuel Macron, suivi d’un dîner d’Etat dans la soirée.Les deux hommes entretiennent des relations chaleureuses, malgré les différends.La visite de M. Lula, qui avait lui-même accueilli son homologue français en mars 2024, vise selon le président brésilien à “renforcer” les liens stratégiques entre les deux pays. Une douzaine d’accords de coopération dans les domaines de l’environnement, de la technologie, de la défense, de l’énergie et de la santé devraient être signés.- Crises internationales -Dans le contexte mondial mouvementé, marqué notamment par les surtaxes douanières imposées par le président américain Donald Trump à ses partenaires, et par les guerres en Ukraine et au Proche-Orient, “il est d’autant plus important de retrouver des convergences avec le Brésil, un grand Etat émergent” qui assure cette année la présidence tournante du bloc des Brics, a souligné l’Elysée.La France compte notamment sur la mobilisation du Brésil, qui a reconnu l’Etat palestinien en 2010, pour peser sur l’issue de la conférence organisée par la France et l’Arabie saoudite à l’ONU mi-juin, visant à redonner un élan à une solution politique au conflit israélo-palestinien.”Il n’y aura pas de paix tant que qu’on n’aura pas conscience que le peuple palestinien a droit à son Etat”, a déclaré Lula mardi, quelques heures avant son départ pour Paris.”C’est justement en raison des souffrances du peuple juif dans son histoire que le gouvernement d’Israël devrait traiter le peuple palestinien avec humanisme et bon sens”, a ajouté le président brésilien, qualifiant l’offensive israélienne à Gaza de “génocide”, comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises par le passé.Concernant l’Ukraine, la France “compte présenter au président Lula l’état du dossier”, avec “une partie agressée qui est prête à la paix, et une autre partie, l’agresseur, qui refuse toute proposition de paix ou de dialogue”.Le Brésil, qui préside actuellement le groupe des pays émergents des BRICS, continue d’entretenir de bonnes relations avec la Russie et Lula était à Moscou le 9 mai pour les commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie, où il a été reçu par le président russe Vladimir Poutine.- Mercosur – L’accord de libre échange entre l’UE et des pays d’Amérique latine sera en toile de fond de la visite de Lula en France.Cet accord avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay doit permettre à l’UE d’exporter notamment plus de voitures, de machines et de spiritueux, en échange de l’entrée de viandes, sucre, riz, miel ou soja sud-américains.Paris s’oppose à cet accord “dans sa forme actuelle”, contrairement à d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Espagne.A la veille du début de la visite du président brésilien, des députés français ont réuni mercredi plusieurs filières agricoles à l’Assemblée pour réaffirmer leur opposition à l’accord.Jean-François Guihard, président de l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), a notamment appelé Emmanuel Macron à être “extrêmement ferme” face au président brésilien “pour dire que cet accord n’est pas possible”.Mais en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis, “il y a un nouveau contexte international” qui devrait pousser en faveur de l’accord, selon la diplomatie brésilienne.Après sa visite à Paris, le président brésilien participera le 8 juin à un sommet économique à Monaco, puis sera à Nice le 9 avec le président Macron pour l’ouverture de la conférence de l’ONU sur les océans.

Crises internationales et Mercosur au menu de la visite d’Etat de Lula en France

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, puissante voix des pays du “Sud global”, entame jeudi une visite d’Etat en France au cours de laquelle seront abordés les crises internationales ainsi que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, auquel Paris est fermement opposé.Il s’agit de la première visite d’Etat en France d’un président brésilien depuis 2012, et elle intervient à quelques mois de la COP organisée par le Brésil en novembre prochain.Lula sera accueilli avec une cérémonie aux Invalides, avant un déjeuner de travail à l’Elysée avec le président français Emmanuel Macron, suivi d’un dîner d’Etat dans la soirée.Les deux hommes entretiennent des relations chaleureuses, malgré les différends.La visite de M. Lula, qui avait lui-même accueilli son homologue français en mars 2024, vise selon le président brésilien à “renforcer” les liens stratégiques entre les deux pays. Une douzaine d’accords de coopération dans les domaines de l’environnement, de la technologie, de la défense, de l’énergie et de la santé devraient être signés.- Crises internationales -Dans le contexte mondial mouvementé, marqué notamment par les surtaxes douanières imposées par le président américain Donald Trump à ses partenaires, et par les guerres en Ukraine et au Proche-Orient, “il est d’autant plus important de retrouver des convergences avec le Brésil, un grand Etat émergent” qui assure cette année la présidence tournante du bloc des Brics, a souligné l’Elysée.La France compte notamment sur la mobilisation du Brésil, qui a reconnu l’Etat palestinien en 2010, pour peser sur l’issue de la conférence organisée par la France et l’Arabie saoudite à l’ONU mi-juin, visant à redonner un élan à une solution politique au conflit israélo-palestinien.”Il n’y aura pas de paix tant que qu’on n’aura pas conscience que le peuple palestinien a droit à son Etat”, a déclaré Lula mardi, quelques heures avant son départ pour Paris.”C’est justement en raison des souffrances du peuple juif dans son histoire que le gouvernement d’Israël devrait traiter le peuple palestinien avec humanisme et bon sens”, a ajouté le président brésilien, qualifiant l’offensive israélienne à Gaza de “génocide”, comme il l’avait déjà fait à plusieurs reprises par le passé.Concernant l’Ukraine, la France “compte présenter au président Lula l’état du dossier”, avec “une partie agressée qui est prête à la paix, et une autre partie, l’agresseur, qui refuse toute proposition de paix ou de dialogue”.Le Brésil, qui préside actuellement le groupe des pays émergents des BRICS, continue d’entretenir de bonnes relations avec la Russie et Lula était à Moscou le 9 mai pour les commémorations de la victoire contre l’Allemagne nazie, où il a été reçu par le président russe Vladimir Poutine.- Mercosur – L’accord de libre échange entre l’UE et des pays d’Amérique latine sera en toile de fond de la visite de Lula en France.Cet accord avec l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay doit permettre à l’UE d’exporter notamment plus de voitures, de machines et de spiritueux, en échange de l’entrée de viandes, sucre, riz, miel ou soja sud-américains.Paris s’oppose à cet accord “dans sa forme actuelle”, contrairement à d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Espagne.A la veille du début de la visite du président brésilien, des députés français ont réuni mercredi plusieurs filières agricoles à l’Assemblée pour réaffirmer leur opposition à l’accord.Jean-François Guihard, président de l’interprofession du bétail et des viandes (Interbev), a notamment appelé Emmanuel Macron à être “extrêmement ferme” face au président brésilien “pour dire que cet accord n’est pas possible”.Mais en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis, “il y a un nouveau contexte international” qui devrait pousser en faveur de l’accord, selon la diplomatie brésilienne.Après sa visite à Paris, le président brésilien participera le 8 juin à un sommet économique à Monaco, puis sera à Nice le 9 avec le président Macron pour l’ouverture de la conférence de l’ONU sur les océans.

Trump lance une enquête sur un possible “complot” autour du déclin de Biden

Donald Trump a ordonné mercredi le lancement d’une enquête contre l’entourage de son prédécesseur Joe Biden, qu’il soupçonne d’avoir “comploté” pour masquer le déclin de l’ancien président et usurper son pouvoir.Selon le président républicain, qui avait promis pendant sa campagne une “vengeance” contre ses adversaires politiques, de tels agissements “auraient des conséquences pour la légalité et la validité de nombreuses décisions prises au nom” de son prédécesseur démocrate.Selon le texte rendu public par l’exécutif américain, le président confie à l’avocat de la Maison Blanche la mission “d’enquêter, dans les limites prévues par la loi, pour déterminer si certains individus ont comploté afin de mentir au public à propos de l’état mental de Biden et exercer de manière inconstitutionnelle les prérogatives et responsabilités du président.”Donald Trump assure qu’il est “de plus en plus clair que d’anciens conseillers du président Biden ont usurpé le pouvoir de la signature présidentielle à travers l’utilisation d’un système de signature automatique.”Le républicain estime que “ce complot représente l’un des scandales les plus dangereux et inquiétants de l’histoire américaine.”L’enquête qu’il a décidée doit aussi déterminer “pour quels documents la signature automatique a été utilisée”, en particulier des grâces et des décrets.Joe Biden a rapidement réagi, en dénonçant dans un communiqué transmis à l’AFP des allégations “ridicules et fausses”.”Soyons clairs: c’est moi qui prenais les décisions pendant ma présidence. Je prenais les décisions concernant les grâces, les décrets, les lois et les proclamations. Il est ridicule et faux de suggérer que ce n’était pas moi qui le faisais”, a déclaré M. Biden.- Grâces pour la famille Biden -Juste avant de céder le pouvoir à son pire ennemi politique, Joe Biden avait accordé des grâces préventives à plusieurs alliés politiques ainsi qu’à des membres de sa famille, dont son fils Hunter, une cible récurrente du camp trumpiste, pour les protéger face à de futures poursuites. Pendant sa campagne, Donald Trump avait attaqué sans relâche les capacités cognitives selon lui diminuées de Joe Biden et il a continué sur cette voie depuis son retour au pouvoir.L’ancien président, aujourd’hui âgé de 82 ans, avait annoncé récemment souffrir d’une forme “agressive” de cancer de la prostate.”Je m’étonne que le public n’ait pas été informé il y a bien longtemps” de cette maladie, avait alors réagi Donald Trump.Dans un livre choc, “Le péché originel”, deux journalistes américains affirment qu’à la fin de son mandat, l’entourage de Joe Biden limitait au maximum les échanges du président avec la presse et même ses ministres.Le démocrate a montré, particulièrement à partir de l’été 2023, des signes de fatigue grandissante. Considéré comme l’un des présidents américains les moins accessibles pour les journalistes, Joe Biden était par ailleurs coutumier de gaffes verbales parfois spectaculaires.- “Vengeance” -La Maison Blanche a toujours soutenu qu’il était en bonne santé et en pleine possession de ses moyens intellectuels.Le démocrate avait complètement perdu pied, en direct devant des millions de téléspectateurs, pendant un débat le 27 juin avec Donald Trump, mais s’était encore accroché quelque temps à sa candidature pour un second mandat, avant de laisser la place à la vice-présidente Kamalas Harris.Celle-ci a été battue par le républicain, déjà président de 2017 à 2021, et qui avait signé là un incroyable retour.Le président américain a déjà pris plusieurs décisions motivées par son désir, publiquement exprimé, de “vengeance” après l’élection de 2020, dont il continue d’affirmer, sans preuve, qu’elle lui a été volée.Il a gracié les assaillants du Capitole du 6 janvier 2021, qui avaient tenté d’empêcher le Congrès de certifier la victoire de Joe Biden.Donald Trump a aussi donné l’ordre de poursuivre deux hauts responsables qui s’étaient opposés à lui pendant son premier mandat et a forcé plusieurs cabinets d’avocats hostiles à offrir gratuitement leurs services à l’Etat fédéral, sous peine de sanctions.Il est par ailleurs passé à l’offensive contre les universités, les institutions culturelles et certains médias accusés d’avoir propagé des idées progressistes.

Trump lance une enquête sur un possible “complot” autour du déclin de Biden

Donald Trump a ordonné mercredi le lancement d’une enquête contre l’entourage de son prédécesseur Joe Biden, qu’il soupçonne d’avoir “comploté” pour masquer le déclin de l’ancien président et usurper son pouvoir.Selon le président républicain, qui avait promis pendant sa campagne une “vengeance” contre ses adversaires politiques, de tels agissements “auraient des conséquences pour la légalité et la validité de nombreuses décisions prises au nom” de son prédécesseur démocrate.Selon le texte rendu public par l’exécutif américain, le président confie à l’avocat de la Maison Blanche la mission “d’enquêter, dans les limites prévues par la loi, pour déterminer si certains individus ont comploté afin de mentir au public à propos de l’état mental de Biden et exercer de manière inconstitutionnelle les prérogatives et responsabilités du président.”Donald Trump assure qu’il est “de plus en plus clair que d’anciens conseillers du président Biden ont usurpé le pouvoir de la signature présidentielle à travers l’utilisation d’un système de signature automatique.”Le républicain estime que “ce complot représente l’un des scandales les plus dangereux et inquiétants de l’histoire américaine.”L’enquête qu’il a décidée doit aussi déterminer “pour quels documents la signature automatique a été utilisée”, en particulier des grâces et des décrets.Joe Biden a rapidement réagi, en dénonçant dans un communiqué transmis à l’AFP des allégations “ridicules et fausses”.”Soyons clairs: c’est moi qui prenais les décisions pendant ma présidence. Je prenais les décisions concernant les grâces, les décrets, les lois et les proclamations. Il est ridicule et faux de suggérer que ce n’était pas moi qui le faisais”, a déclaré M. Biden.- Grâces pour la famille Biden -Juste avant de céder le pouvoir à son pire ennemi politique, Joe Biden avait accordé des grâces préventives à plusieurs alliés politiques ainsi qu’à des membres de sa famille, dont son fils Hunter, une cible récurrente du camp trumpiste, pour les protéger face à de futures poursuites. Pendant sa campagne, Donald Trump avait attaqué sans relâche les capacités cognitives selon lui diminuées de Joe Biden et il a continué sur cette voie depuis son retour au pouvoir.L’ancien président, aujourd’hui âgé de 82 ans, avait annoncé récemment souffrir d’une forme “agressive” de cancer de la prostate.”Je m’étonne que le public n’ait pas été informé il y a bien longtemps” de cette maladie, avait alors réagi Donald Trump.Dans un livre choc, “Le péché originel”, deux journalistes américains affirment qu’à la fin de son mandat, l’entourage de Joe Biden limitait au maximum les échanges du président avec la presse et même ses ministres.Le démocrate a montré, particulièrement à partir de l’été 2023, des signes de fatigue grandissante. Considéré comme l’un des présidents américains les moins accessibles pour les journalistes, Joe Biden était par ailleurs coutumier de gaffes verbales parfois spectaculaires.- “Vengeance” -La Maison Blanche a toujours soutenu qu’il était en bonne santé et en pleine possession de ses moyens intellectuels.Le démocrate avait complètement perdu pied, en direct devant des millions de téléspectateurs, pendant un débat le 27 juin avec Donald Trump, mais s’était encore accroché quelque temps à sa candidature pour un second mandat, avant de laisser la place à la vice-présidente Kamalas Harris.Celle-ci a été battue par le républicain, déjà président de 2017 à 2021, et qui avait signé là un incroyable retour.Le président américain a déjà pris plusieurs décisions motivées par son désir, publiquement exprimé, de “vengeance” après l’élection de 2020, dont il continue d’affirmer, sans preuve, qu’elle lui a été volée.Il a gracié les assaillants du Capitole du 6 janvier 2021, qui avaient tenté d’empêcher le Congrès de certifier la victoire de Joe Biden.Donald Trump a aussi donné l’ordre de poursuivre deux hauts responsables qui s’étaient opposés à lui pendant son premier mandat et a forcé plusieurs cabinets d’avocats hostiles à offrir gratuitement leurs services à l’Etat fédéral, sous peine de sanctions.Il est par ailleurs passé à l’offensive contre les universités, les institutions culturelles et certains médias accusés d’avoir propagé des idées progressistes.