AFP World

Le Hamas réaffirme qu’il “ne renoncera pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu

La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a réaffirmé lundi que le groupe islamiste “ne renoncerait pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu aux Etats-Unis consacrée notamment à l’avenir de Gaza.Les Brigades Ezzedine al-Qassam ont également confirmé la mort de leur porte-parole Abou Obeida, qui avait été annoncée par Israël en août.”Notre peuple …

Le Hamas réaffirme qu’il “ne renoncera pas” à ses armes, avant une rencontre Trump-Netanyahu Read More »

Iran: des commerçants ferment boutique pour dénoncer l’hyperinflation

Des commerçants ont fermé boutique lundi à Téhéran pour le deuxième jour consécutif, protestant contre la dégradation de la situation économique en Iran, entre sanctions occidentales et rapide dépréciation de la monnaie nationale.Le rial a encore atteint dimanche un plus bas historique face au dollar, selon le taux informel au marché noir, à plus de …

Iran: des commerçants ferment boutique pour dénoncer l’hyperinflation Read More »

En Floride, Trump et Netanyahu parlent de la trêve à Gaza et mettent en garde l’Iran

Le président américain Donald Trump, déterminé à progresser vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza, a de nouveau reçu lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, son proche allié, cette fois en Floride.”Nous avons environ cinq sujets majeurs à aborder, et Gaza sera l’un d’entre eux”, a déclaré Donald Trump, en répétant qu’il devait “y avoir un désarmement du Hamas” – un des points de la deuxième phase du plan.Quelques heures plus tôt, le mouvement islamiste palestinien a toutefois réaffirmé qu’il “ne renoncera pas” aux armes “tant que l’occupation perdurera”.”Nous n’avons jamais eu d’ami comme le président Trump à la Maison Blanche”, a apprécié Benjamin Netanyahu, qui s’est entretenu plus tôt dans la journée avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le ministre américain de la Défense Pete Hegseth.Les deux dirigeants ont également évoqué l’Iran, ennemi d’Israël, Trump accueillant Netanyahu sur les marches de sa résidence Mar-a-Lago et menaçant Téhéran de “détruire” ses installations nucléaires s’il venait à les reconstruire.Le président américain a aussi minimisé les bruits faisant état de tensions avec le Premier ministre israélien.”Il peut être très difficile” mais Israël “n’existerait peut-être pas” sans le leadership dont il a fait preuve après les attaques sans précédent du Hamas contre le pays le 7 octobre 2023, a-t-il estimé.- Cinquième rencontre -Cette rencontre entre les deux hommes est la cinquième aux Etats-Unis depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d’un an.Elle intervient au moment où Washington et des médiateurs régionaux souhaitent accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.Cette étape prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.Succès majeur de la première année du mandat du président américain, la fragile trêve à Gaza a mis fin en octobre à deux années de guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque du 7 octobre 2023. Toutefois Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de fréquentes violations.Le passage à la deuxième phase piétine, malgré la volonté américaine d’obtenir de nouvelles avancées.Le média américain Axios rapporte, en citant des responsables de la Maison Blanche, que Washington veut annoncer le plus rapidement possible un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza et que Donald Trump souhaite réunir un nouveau “comité de la paix” chargé de le superviser dès janvier lors du forum de Davos, en Suisse.- “Frustration américaine” -Benjamin Netanyahu insiste lui sur le “danger que posent l’Iran” et son programme balistique, “non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis”, selon une porte-parole du gouvernement, Shosh Bedrosian.Il s’agit d’une “tentative de fabriquer un nouveau casus belli” contre l’Iran après “l’argument du nucléaire”, relève Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.”Il y a de plus en plus de signaux illustrant la frustration de l’administration américaine vis-à-vis de Netanyahu”, estime l’analyste Yossi Mekelberg, spécialiste du Moyen-Orient au cercle de réflexion Chatham House de Londres, au moment où Israël poursuit ses frappes contre le Hamas à Gaza et en mène d’autres contre le Hezbollah libanais et en Syrie.Concernant l’Iran, des responsables israéliens font part ces derniers mois d’inquiétudes quant au risque que Téhéran reconstruise son arsenal balistique après qu’il a été considérablement affaibli par les douze jours de guerre contre Israël et les bombardements américains contre trois sites nucléaires en juin. Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 24 juin.Donald Trump a déclaré lundi penser que l’Iran voulait conclure un accord mais a prévenu qu’il s’exposerait “vite” à de nouvelles frappes américaines s’il essayait de relancer son programme nucléaire.Téhéran a dénoncé un climat de pressions “psychologiques” et a menacé Israël de “conséquences plus sévères” en cas de nouvelle attaque.Donald Trump a par ailleurs espéré que Benjamin Netanyahu pourrait “s’entendre” avec le nouveau président syrien et ancien jihadiste, Ahmad al-Chareh.

Moscou accuse Kiev d’avoir attaqué la résidence de Poutine, Zelensky dénonce un “mensonge”

Moscou a accusé lundi Kiev d’avoir lancé dans la nuit une attaque de drones sur la résidence du président russe Vladimir Poutine, prévenant que sa position dans les négociations en cours pour mettre fin au conflit en Ukraine serait de ce fait “réexaminée”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a aussitôt qualifié cette accusation de “mensonge” destiné à préparer de nouvelles attaques contre Kiev et à “saper” les efforts diplomatiques entre l’Ukraine et les Etats-Unis, au lendemain d’une rencontre en Floride avec Donald Trump.”Je n’aime pas ça. Ce n’est pas bon”, a déclaré lundi M. Trump à la presse depuis sa résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach. “Vous savez qui m’en a parlé ? Le président Poutine”, a-t-il dit. “C’est une période délicate. Ce n’est pas le bon moment”, a-t-il ajouté.Ces accusations viennent semer le doute sur la poursuite des intenses tractations diplomatiques en cours depuis novembre pour tenter de mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.Dans la nuit, “le régime de Kiev a lancé une attaque terroriste utilisant 91 drones contre la résidence d’État du président” Poutine dans la région de Novgorod, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sur Telegram, précisant que tous les drones avaient été interceptés.Cette attaque, à un moment “de négociations intensives entre la Russie et les États-Unis sur le règlement du conflit ukrainien”, ne “restera pas sans réponse”, a-t-il dit.Réaction presque immédiate du président ukrainien, lors d’une conférence de presse en ligne: “Ils (la Russie) ne veulent pas mettre fin à la guerre”.Parallèlement, MM. Poutine et Trump se sont entretenus lundi par téléphone pour échanger sur les avancées des pourparlers après la rencontre dimanche de MM. Trump et Zelensky. Un entretien “positif”, selon la Maison Blanche.- “Troupes internationales” -Selon le conseiller diplomatique du Kremlin Iouri Ouchakov, Vladimir Poutine a cependant déclaré à son homologue américain que la position de la Russie sur “un certain nombre d’accords conclus à l’étape précédente” et sur des solutions évoquées serait “réexaminée” après l'”attaque terroriste” de Kiev.Volodymyr Zelensky et des négociateurs de Kiev se sont de leur côté entretenus lundi par téléphone avec l’émissaire américain Steve Witkoff sur les prochaines étapes des pourparlers.M. Zelensky avait affirmé plus tôt lundi que les Etats-Unis avaient proposé à l’Ukraine des garanties de sécurité “solides” pour une période de 15 ans prolongeable face à la Russie.Le président ukrainien a par ailleurs estimé que la présence de “troupes internationales” en Ukraine, une possibilité que rejette le Kremlin, serait une garantie de sécuritaire nécessaire et “réelle” qui renforcerait la confiance des citoyens et des investisseurs face au risque d’une nouvelle agression russe.La nouvelle mouture du plan, présenté par Washington il y a près d’un mois et considéré par Kiev et ses alliés comme particulièrement favorable à Moscou, propose un gel de la ligne de front actuelle sans offrir de solution immédiate face aux revendications territoriales de la Russie, qui contrôle environ 20% de l’Ukraine.Elle abandonne aussi deux exigences clés du Kremlin : un retrait des soldats ukrainiens de la région de Donetsk, dans le bassin industriel du Donbass (est), et un engagement de l’Ukraine juridiquement contraignant de non-adhésion à l’Otan.M. Zelensky a également indiqué lundi que la question territoriale et celle du fonctionnement de la centrale nucléaire de Zaporijjia restaient les deux seuls points non résolus.- Garanties de sécurité -Lundi, le chef de l’Etat ukrainien a souligné que tout plan pour mettre fin à la guerre devrait être signé par Kiev, Moscou, Washington et les Européens.Et il a dit espérer une rencontre “dans les prochains jours”, en Ukraine, entre responsables américains et européens.Par ailleurs, il a également à nouveau soutenu l’organisation d’un référendum en Ukraine, considérant qu’il s’agirait d’un “instrument puissant” pour que la “nation ukrainienne” accepte les conditions de paix qui seraient proposées.A Kiev, des habitants se disent plutôt sceptiques sur la possibilité de garantir la sécurité future de leur pays et les demandes faites à l’Ukraine.”On a déjà signé des garanties de sécurité, et qu’est-ce que ça nous a apporté ? Absolument rien. Quelles garanties de sécurité peuvent venir d’un Etat terroriste ?”, affirme à l’AFP une photographe, Anastassia Pachtchenko, se référant à la Russie.Et dans les rues de Moscou, peu de passants veulent donner leur avis sur l’avancée des négociations.”Seule la Russie peut poser des conditions”, juge néanmoins Alexeï, un ingénieur de 53 ans, certain que le président russe n’acceptera pas les conditions sur lesquelles se sont entendus Ukrainiens, Américains et Européens.Nikita, jeune homme de 23 ans qui a combattu en Ukraine pendant un an, salue lui l’avancée russe dans l’est du pays. “La Russie est une superpuissance avec laquelle il faut encore compter”, souligne-t-il.

Brigitte Bardot sera inhumée le 7 janvier à Saint-Tropez

Les obsèques de Brigitte Bardot se dérouleront mercredi 7 janvier à Saint-Tropez avec une cérémonie religieuse retransmise sur grands écrans puis une inhumation de la star “privée et confidentielle” dans cette petite ville portuaire de la Méditerranée, a annoncé sa Fondation à l’AFP.Si la mairie a fait savoir à plusieurs médias, dont l’AFP, que l’inhumation se déroulerait dans le cimetière marin, la Fondation n’a pas souhaité à ce stade “communiquer sur le lieu de l’inhumation selon les dernières volontés de BB”. La cérémonie à l’église Notre-Dame de l’Assomption, organisée à 11H00 sur invitation, sera retransmise sur des écrans sur le port et sur la place centrale des Lices de la cité varoise. L’inhumation privée sera elle suivie d'”un hommage ouvert à tous les Tropéziens et à ses admirateurs au pré des pêcheurs”, a détaillé la Fondation, dédiée à la protection des animaux, la grande cause de sa vie pour laquelle la star planétaire avait quitté le cinéma juste avant ses 40 ans.Dès mardi matin, un “registre de condoléances sera mis à la disposition du public en mairie”, a précisé la mairie de la ville en précisant que les “personnes souhaitant y inscrire un message, pourront se présenter à l’accueil de la mairie du lundi au samedi de 09H00 à 12H30 et de 13H30 à 17H00, sauf ce jeudi 1er janvier”.Des voix se sont par ailleurs élevées pour demander à l’Elysée un hommage national, à l’image de celui rendu en 2017 au chanteur Johnny Hallyday. Eric Ciotti, député de Nice UDR, allié au Rassemblement national dont était proche Brigitte Bardot, a même lancé une pétition qui recueillait lundi en fin de journée quelque 12.000 signatures.Encore faut-il qu’elle l’ait souhaité. La décision sur l’organisation ou non d’un tel honneur revient au président de la République. Sollicité, l’Élysée n’a pas donné suite dans l’immédiat.En 2018, l’icône du 7e art, qui menait une vie de “fermière” à Saint-Tropez, disait au Monde qu’elle souhaitait reposer à La Madrague, la propriété qu’elle avait acquise à la fin des années 50, devenue aussi mythique que sa propriétaire.C’est dans cette “maison de pêcheurs laissée dans son jus”, selon sa propre description, qu’elle est décédée dimanche matin à 91 ans aux côtés de son mari Bernard d’Ormale.”Je préfère reposer là plutôt que dans le cimetière de Saint-Tropez où une foule de connards risquerait d’abîmer la tombe de mes parents et de mes grands-parents”, disait-elle en 2018. Mais depuis, elle avait sans doute pris d’autres dispositions.Le cimetière marin, situé en contrebas de la Citadelle, fait face à la Méditerranée. Outre sa famille, y reposent d’autres célébrités dont son premier mari, Roger Vadim. Elle disait de lui qu’il avait “fait ce que je suis”, la faisant notamment jouer dans “Et Dieu… créa la femme” en 1956, film qui propulsa l’actrice et le village de pêcheurs à la une des journaux.”On va encore avoir des cars et des cars de touristes”, tempête une Tropézienne qui ne souhaite pas donner son nom. “Quand on va au cimetière voir nos morts, on est dérangé par tous ceux qui cherchent Eddie Barclay et Pierre Bachelet et se font des selfies n’importe comment… C’est un cimetière, pas une discothèque”, ajoute cette femme venue promener ses petits chiens.- “Tourné le dos aux valeurs républicaines” -Autour du port, drapé dans sa torpeur hivernale, le calme dominait lundi. Seuls quelques habitants, attablés aux cafés au soleil, se racontaient discrètement des souvenirs avec l’actrice.L’accès à La Madrague était toujours barré par les gendarmes et sur une simple barrière quelques bouquets ou peluches avaient été déposés, selon une journaliste de l’AFP.Dans les kiosques, son visage mutin en noir et blanc s’affichait lui sur les Unes du monde entier, la presse qualifiant tour à tour l’actrice et chanteuse de “diva rebelle”, “passionaria de la cause animale” ou “militante controversée”.Signe de sa notoriété mondiale, l’ensemble des quotidiens britanniques en avaient fait leur une lundi comme le Daily Telegraph qui a rendu hommage à cette “légende du siècle”. Le New York Times, n’hésitant pas lui à titrer sur ses zones d’ombre: “Du sex-appeal à l’extrême droite”.Ces dernières années, Brigitte Bardot, qui avait incarné la libération des moeurs dans la France d’avant mai 1968, se distinguait surtout par ses déclarations sur la politique, l’immigration, le féminisme, les chasseurs… dont certaines lui ont valu des condamnations pour injure raciale.  “La liberté, c’est d’être soi, même quand ça dérange”, proclamait-elle, bravache, en exergue d’un livre intitulé “Mon BBcédaire”, sorti début octobre. D’ailleurs, très peu de personnalités de gauche ont réagi à sa mort, tranchant avec le concert unanime de louanges à droite et à l’extrême droite. Olivier Faure, chef du parti socialiste, s’est opposé à un éventuel hommage national car même si ce fut “une actrice iconique de la nouvelle vague” elle avait aussi, selon lui, “tourné le dos aux valeurs républicaines”.jfg-las-fcc-san/dac/gvy

Trump reçoit Netanyahu en Floride et veut avancer sur la trêve à Gaza

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu rencontre une nouvelle fois son allié Donald Trump, lundi en Floride, le président américain étant déterminé à avancer vers la deuxième phase de son plan de cessez-le-feu à Gaza.Benjamin Netanyahu devrait lui chercher à concentrer les regards sur l’Iran et pourrait plaider pour de nouvelles frappes américaines contre le programme nucléaire de Téhéran, selon des informations de presse.Cette rencontre est la cinquième aux Etats-Unis entre les deux hommes depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump il y a près d’un an.Elle intervient au moment où Washington et des médiateurs régionaux souhaitent accélérer la cadence pour lancer la deuxième phase du fragile cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. Cette deuxième étape prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif de l’armée israélienne de Gaza, la mise en place d’une autorité de transition et le déploiement d’une force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.Donald Trump doit recevoir le dirigeant israélien à 13H00 (18H00 GMT) dans sa résidence Mar-a-Lago, à Palm Beach, où il passe les fêtes et a déjà accueilli la veille le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Plus tôt dans la journée, Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le ministre américain de la Défense Pete Hegseth, ont indiqué des responsables des deux pays.- Dernier otage -Succès majeur de la première année du mandat du président américain, la fragile trêve à Gaza, prévue par un plan supervisé par Donald Trump, a mis fin en octobre à deux années de guerre dévastatrice, déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023. Israël et le Hamas s’accusent néanmoins mutuellement de violations.Le passage à la deuxième phase piétine, malgré la volonté américaine d’obtenir de nouvelles avancées.Le média américain Axios rapporte, en citant des responsables de la Maison Blanche, que Washington veut annoncer le plus rapidement possible un gouvernement palestinien de technocrates comme autorité de transition pour Gaza et que Donald Trump souhaite réunir un nouveau “comité de la paix” chargé de superviser ce gouvernement transitoire en janvier lors du forum de Davos en Suisse.Mais avant d’entamer les tractations sur la deuxième phase, Israël veut insister sur l’importance de la restitution du corps du dernier otage retenu à Gaza, selon une porte-parole du bureau du Premier ministre, Shosh Bedrosian. Le Hamas assure ne pas avoir réussi à le localiser jusqu’à présent.Benjamin Netanyahu veut s’assurer que “le Hamas est désarmé, que Gaza est démilitarisé” dans cette phase suivante, a-t-elle ajouté.  Or la branche armée du mouvement islamiste palestinien a réaffirmé lundi qu’il “ne renoncera pas à ses armes tant que l’occupation perdurera”.- “Frustration américaine” -Le Premier ministre israélien compte également aborder le “danger que posent l’Iran” et son programme balistique, “non seulement pour le Moyen-Orient mais aussi pour les Etats-Unis”, selon la porte-parole.Il s’agit d’une “tentative de fabriquer un nouveau casus belli” contre l’Iran après “l’argument du nucléaire”, relève Sina Toossi, chercheur au Centre pour la politique internationale (CIP) à Washington.”Il y a de plus en plus de signaux illustrant la frustration de l’administration américaine vis-à-vis de Netanyahu”, estime l’analyste Yossi Mekelberg, spécialiste du Moyen-Orient au cercle de réflexion Chatham House de Londres.Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a dénoncé lundi un climat de pressions “psychologiques”.En juin, Israël avait lancé une attaque d’une ampleur inédite sur Téhéran, tuant notamment plusieurs dizaines de hauts gradés et des scientifiques liés au programme nucléaire iranien. Les Etats-Unis s’étaient brièvement impliqués militairement en bombardant trois sites nucléaires. Depuis le 24 juin, un fragile cessez-le-feu est en vigueur après 12 jours de guerre. 

Birmanie: le parti pro-militaire revendique la victoire après la première phase des législatives

Le principal parti pro-militaire en Birmanie a revendiqué lundi une victoire écrasante après la première phase des élections législatives organisées par la junte, a déclaré à l’AFP un de ses responsables.”Nous avons remporté 82 sièges à la chambre basse dans les circonscriptions où le dépouillement est terminé, sur un total de 102″, a affirmé ce …

Birmanie: le parti pro-militaire revendique la victoire après la première phase des législatives Read More »

La Thaïlande accuse le Cambodge, qui nie, d’avoir “violé” le cessez-le-feu

La Thaïlande a accusé lundi le Cambodge d’avoir “violé”, avec le survol de son territoire par plus de 250 drones, le cessez-le-feu que ces deux pays voisins d’Asie du Sud-Est ont conclu samedi après trois semaines d’affrontements frontaliers.La trêve, désormais menacée, n’avait pas encore 48 heures lorsque, selon Bangkok, ces drones ont pénétré dans son …

La Thaïlande accuse le Cambodge, qui nie, d’avoir “violé” le cessez-le-feu Read More »

Birmanie: le parti pro-militaire revendique la victoire après la première phase des législatives

Le principal parti pro-militaire en Birmanie a revendiqué lundi une victoire écrasante après la première phase des élections législatives organisées par la junte, a déclaré à l’AFP un de ses responsables.”Nous avons remporté 82 sièges à la chambre basse dans les circonscriptions où le dépouillement est terminé, sur un total de 102″, a affirmé ce cadre du Parti de l’union, de la solidarité et du développement (USDP), sous couvert de l’anonymat, n’étant pas autorisé à divulguer officiellement les résultats.Le parti a remporté les huit circonscriptions de la capitale Naypyidaw, a-t-il ajouté.Les résultats de la première phase du scrutin, organisée dimanche dans une partie seulement des circonscriptions, n’ont pas encore été communiqués par la commission électorale birmane. Deux autres phases sont prévues les 11 et 25 janvier.Après avoir pris le pouvoir lors d’un coup d’Etat en 2021, la junte présente ces élections législatives comme un retour à la démocratie, mais de nombreux pays et observateurs internationaux dénoncent une manœuvre destinée à pérenniser le régime.De nombreux analystes décrivent le parti pro-militaire comme un relais civil de l’armée, affirmant que d’anciens officiers occupent des postes de direction clés.”Il est logique que l’USDP domine”, a déclaré Morgan Michaels, chercheur à l’International Institute for Strategic Studies, selon qui “l’élection n’est pas crédible”.- “pas confiance” -“Elle était truquée à l’avance: certains partis sont interdits, certaines personnes sont empêchées de voter, ou subissent des menaces pour voter d’une certaine manière”, a-t-il indiqué à l’AFP.Vainqueur face à l’USDP lors du dernier scrutin en 2020, le parti d’Aung San Suu Kyi, dissous par l’armée après le coup d’Etat, ne figurait pas sur les bulletins de vote et la prix Nobel de la paix est emprisonnée depuis le putsch militaire, qui a déclenché une guerre civile.”Mon avis sur cette élection est clair: je n’y fais absolument pas confiance”, a réagi lundi Min Khant, un habitant de Rangoun, la plus grande ville du pays. “Nous vivons sous une dictature”, a ajouté ce jeune homme de 28 ans.”Même s’ils organisent des élections, je ne pense pas qu’il en sortira quoi que ce soit de bon, parce qu’ils mentent toujours”, a-t-il poursuivi.Le chef de la junte Min Aung Hlaing a affirmé dimanche que l’élection était “libre et équitable” après avoir voté à Naypyidaw. “Elle est organisée par l’armée, nous ne pouvons pas laisser ternir notre nom”, a-t-il lancé.La première phase du scrutin, la plus importante des trois, devait se tenir dans 102 des 330 cantons du pays, dont de larges régions sont contrôlées par des groupes rebelles. L’armée a reconnu que les élections ne pourraient pas avoir lieu dans près d’une circonscription sur cinq.Le coup d’Etat militaire a déclenché une guerre civile, des militants pro-démocratie ayant formé des unités de guérilla combattant aux côtés de milices constituées par des minorités ethniques opposées depuis longtemps au pouvoir central.

Mamdani, figure anti-Trump, s’installe jeudi à la mairie de New York

Adversaire résolu de Donald Trump, auquel tout l’oppose, le démocrate Zohran Mamdani, premier maire musulman élu en novembre à la tête de la ville de New York, prend ses fonctions jeudi pour un mandat de quatre ans à forte portée politique et symbolique.- Prise de fonction festive -Zohran Mamdani prêtera serment juste après minuit devant une intime, la procureure générale de New York Letitia James, ennemie personnelle de Donald Trump, qu’elle a poursuivi en justice et lequel a en retour tenté de la faire inculper. Cette première cérémonie, privée mais sous l’oeil des caméras, se tiendra dans une station de métro historique, sous l’hôtel de ville. Elle sera suivie d’une autre dans la journée de jeudi, publique cette fois présidée par la figure de la gauche américaine Bernie Sanders, ainsi qu’une grande fête de quartier. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues.Un événement festif qui fait écho à “l’un des messages principaux” que l’élu a martelé durant sa campagne, à savoir que “New York est une ville formidable dans laquelle on aime vivre”, analyse pour l’AFP Lincoln Mitchell, professeur de sciences politiques à l’université Columbia.- Chantiers politiques -Le futur maire, socialiste revendiqué dans un pays où ce mot est associé à l’extrême gauche, a bâti son programme autour du coût de la vie, prohibitif dans la mégalopole aux 8,5 millions d’habitants. Son prédécesseur, Eric Adams, s’est toutefois employé à en compliquer une mesure phare, le gel des loyers de plus d’un million d’appartements, en nommant ou renommant plusieurs proches au comité chargé d’en décider.Les modalités des autres promesses de Zohran Mamdani (construction de 200.000 logements abordables, garde d’enfants accessible à tous, supermarchés publics aux prix bas, gratuité des bus) ne sont pas encore connues.Bon point pour lui: il affiche d’excellentes relations avec Kathy Hochul, la gouverneure démocrate de l’Etat de New York, au niveau duquel sont avalisées de nombreuses mesures municipales, notamment les hausses d’impôts qu’il envisage.- Opposition à Trump -Contre toute attente, après une campagne acrimonieuse, la rencontre entre Donald Trump et Zohran Mamdani fin novembre a été cordiale.L’élection passée, “les résultats comptent davantage que les symboles”, observe John Kane, enseignant à la New York University. Le futur maire “a judicieusement cherché un terrain d’entente avec Trump: refaire de New York une ville où il fait bon vivre”.Avec la présence accrue de la police de l’immigration dans la ville, difficile de dire combien de temps ce réchauffement durera. Les électeurs “attendent réellement” que leur nouveau maire s’oppose fortement à la politique de Donald Trump, rappelle Lincoln Mitchell.- Rassurer -A 34 ans, Zohran Mamdani est l’un des plus jeunes maires de New York, ayant eu avant cela comme unique mandat celui de représentant de quartier à l’Assemblée de l’Etat. Critiqué pour son manque d’expérience, l’élu s’entoure de collaborateurs aguerris, certains issus de précédentes mandatures ou même de l’administration de l’ex-président Joe Biden.Il a aussi ouvert le dialogue, avant même son élection, avec les milieux d’affaires, dont certains prévoyaient un exode massif des riches New-Yorkais… qui ne s’est pour l’instant pas réalisé, ont affirmé plusieurs dirigeants du secteur immobilier ces dernières semaines.Défenseur de la cause palestinienne, ce musulman d’origine indienne doit aussi continuer de donner des gages à la communauté juive. Récemment, une de ses recrues a démissionné après la découverte de tweets antisémites qu’elle avait postés dans sa jeunesse.- “Figure culturelle” -“Le maire de New York est (presque) toujours une figure culturelle”, relève enfin Lincoln Mitchell. Brève incursion dans le rap, cours d’improvisation à Manhattan, équipe de foot à Brooklyn, costumes “d’entrée de gamme (…) pour un trentenaire qui cherche à être pris au sérieux”, dixit le New York Times… La presse décortique le personnage.Son épouse Rama Duwaji, illustratrice d’origine syrienne, rencontre le même engouement. Son compte Instagram a gagné plus d’un million d’abonnés depuis novembre, selon les statistiques de Social Blade. En Une de la publication du New York Magazine consacrée à la mode et à la culture, The Cut, elle a récemment dit ne pas être une “politicienne” mais “un soutien pour Z”, le surnom de Zohran Mamdani et vouloir utiliser son rôle de Première dame de New York “du mieux possible en tant qu’artiste”.