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Des foules de musulmans prient sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Des foules de musulmans ont prié jeudi sur le mont Arafat pour l’étape phare du grand pèlerinage de La Mecque, durant laquelle certains n’ont pas hésité à braver le soleil brûlant en dépit des appels à la prudence des autorités saoudiennes. Dès l’aube, des milliers de fidèles vêtus de blanc  se sont rassemblés pour prier et réciter le Coran sur et autour de cette colline de 70 mètres de haut, à quelques kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon.Par une température culminant à 45 degrés, les foules se sont nettement clairsemées au fil des heures, les autorités ayant appelé les fidèles à rester dans leurs tentes entre 10h et 16h pour prévenir les coups de chaleur. “Je suis venu tôt pour éviter le soleil, plus tard je prierai dans ma tente”, a affirmé à l’AFP Ahmed Ismaïl, Syrien de 54 ans.Les autorités saoudiennes ont pris plusieurs mesures pour réduire les risques liés à la chaleur pendant le hajj, qui a attiré plus de 1,6 million de pèlerins – selon les derniers chiffres officiels jeudi – dans l’une des régions les plus chaudes du monde. En dehors des années marquées par les restrictions liées au Covid entre 2020 et 2022, cette saison du hajj enregistre le plus faible nombre de pèlerins depuis plus de trente ans. Un recul qui intervient après la mort l’année dernière de 1.300 fidèles sous des températures ayant atteint 51,8 degrés, et un durcissement des règles pour empêcher l’afflux de pèlerins non munis d’autorisation. – Poches de glace -Pour se rafraichir, certains posaient sur leur tête les poches de glace distribuées par les autorités, qui ont multiplié les mesures pour éviter une nouvelle tragédie.   “C’est une journée très chaude, mais je crois en Allah”, dit Tawsif, un Indien de 44 ans, après avoir gravi le mont sous un soleil de plomb. “Arafat est le rêve de tout musulman”.Comme lui, Ahmed dit “ne pas penser au soleil”. “Le hajj c’est Arafat (…) Nous venons ici pour gravir ce mont et le voir”, dit ce pèlerin égyptien.  Après le coucher du soleil, les fidèles se rendent à Muzdalifah ramasser des cailloux, afin de procéder à la symbolique “lapidation du diable” vendredi.   Le pèlerinage a débuté mercredi avec le rite du “tawaf”, qui consiste à tourner autour de la Kaaba, la structure cubique noire vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier, au coeur de la Grande mosquée.Pour protéger les fidèles des chaleurs extrêmes, les autorités ont cette année mis en place un large éventail de mesures. “Nous enregistrons cette année un nombre limité de cas liés à la chaleur, ce qui témoigne de l’efficacité” du dispositif, a affirmé jeudi à l’AFP Mohammed al-Aali, vice-ministre saoudien de la Santé.- Messages d’alerte -Les autorités ont aussi lancé une vaste campagne contre les pèlerins non munis d’autorisation, multipliant opérations de police, surveillance et messages d’alerte pour les empêcher de rejoindre La Mecque. Cela a jusqu’à présent permis d’éviter les trop grandes concentrations dans les lieux saints, a affirmé à l’AFP une source au sein du ministère du Hajj.  Dimanche, les autorités avaient annoncé avoir refoulé près de 270.000 personnes sans permis. Les larmes aux yeux, Iman Abdel Khaleq confie qu’elle rêvait d’accomplir le hajj depuis dix ans et qu’elle a été submergée par l’émotion en arrivant à Arafat.”C’est un grand rêve pour moi, auquel j’avais presque renoncé”, raconte cette femme d’une cinquantaine d’années.La gestion des foules durant le hajj s’est révélée un casse-tête par le passé. En 2015 notamment, une bousculade avait fait quelque 2.300 morts. Pour contrôler les flux, les autorités disent désormais utiliser les technologies d’intelligence artificielle, pour traiter les données et images fournies notamment par des drones.  L’Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l’islam à La Mecque et à Médine, génère des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d’autres moments de l’année.   

Des foules de musulmans prient sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Des foules de musulmans ont prié jeudi sur le mont Arafat pour l’étape phare du grand pèlerinage de La Mecque, durant laquelle certains n’ont pas hésité à braver le soleil brûlant en dépit des appels à la prudence des autorités saoudiennes. Dès l’aube, des milliers de fidèles vêtus de blanc  se sont rassemblés pour prier et …

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Des foules de musulmans prient sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Des foules de musulmans ont prié jeudi sur le mont Arafat pour l’étape phare du grand pèlerinage de La Mecque, durant laquelle certains n’ont pas hésité à braver le soleil brûlant en dépit des appels à la prudence des autorités saoudiennes. Dès l’aube, des milliers de fidèles vêtus de blanc  se sont rassemblés pour prier et réciter le Coran sur et autour de cette colline de 70 mètres de haut, à quelques kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon.Par une température culminant à 45 degrés, les foules se sont nettement clairsemées au fil des heures, les autorités ayant appelé les fidèles à rester dans leurs tentes entre 10h et 16h pour prévenir les coups de chaleur. “Je suis venu tôt pour éviter le soleil, plus tard je prierai dans ma tente”, a affirmé à l’AFP Ahmed Ismaïl, Syrien de 54 ans.Les autorités saoudiennes ont pris plusieurs mesures pour réduire les risques liés à la chaleur pendant le hajj, qui a attiré plus de 1,6 million de pèlerins – selon les derniers chiffres officiels jeudi – dans l’une des régions les plus chaudes du monde. En dehors des années marquées par les restrictions liées au Covid entre 2020 et 2022, cette saison du hajj enregistre le plus faible nombre de pèlerins depuis plus de trente ans. Un recul qui intervient après la mort l’année dernière de 1.300 fidèles sous des températures ayant atteint 51,8 degrés, et un durcissement des règles pour empêcher l’afflux de pèlerins non munis d’autorisation. – Poches de glace -Pour se rafraichir, certains posaient sur leur tête les poches de glace distribuées par les autorités, qui ont multiplié les mesures pour éviter une nouvelle tragédie.   “C’est une journée très chaude, mais je crois en Allah”, dit Tawsif, un Indien de 44 ans, après avoir gravi le mont sous un soleil de plomb. “Arafat est le rêve de tout musulman”.Comme lui, Ahmed dit “ne pas penser au soleil”. “Le hajj c’est Arafat (…) Nous venons ici pour gravir ce mont et le voir”, dit ce pèlerin égyptien.  Après le coucher du soleil, les fidèles se rendent à Muzdalifah ramasser des cailloux, afin de procéder à la symbolique “lapidation du diable” vendredi.   Le pèlerinage a débuté mercredi avec le rite du “tawaf”, qui consiste à tourner autour de la Kaaba, la structure cubique noire vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier, au coeur de la Grande mosquée.Pour protéger les fidèles des chaleurs extrêmes, les autorités ont cette année mis en place un large éventail de mesures. “Nous enregistrons cette année un nombre limité de cas liés à la chaleur, ce qui témoigne de l’efficacité” du dispositif, a affirmé jeudi à l’AFP Mohammed al-Aali, vice-ministre saoudien de la Santé.- Messages d’alerte -Les autorités ont aussi lancé une vaste campagne contre les pèlerins non munis d’autorisation, multipliant opérations de police, surveillance et messages d’alerte pour les empêcher de rejoindre La Mecque. Cela a jusqu’à présent permis d’éviter les trop grandes concentrations dans les lieux saints, a affirmé à l’AFP une source au sein du ministère du Hajj.  Dimanche, les autorités avaient annoncé avoir refoulé près de 270.000 personnes sans permis. Les larmes aux yeux, Iman Abdel Khaleq confie qu’elle rêvait d’accomplir le hajj depuis dix ans et qu’elle a été submergée par l’émotion en arrivant à Arafat.”C’est un grand rêve pour moi, auquel j’avais presque renoncé”, raconte cette femme d’une cinquantaine d’années.La gestion des foules durant le hajj s’est révélée un casse-tête par le passé. En 2015 notamment, une bousculade avait fait quelque 2.300 morts. Pour contrôler les flux, les autorités disent désormais utiliser les technologies d’intelligence artificielle, pour traiter les données et images fournies notamment par des drones.  L’Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l’islam à La Mecque et à Médine, génère des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d’autres moments de l’année.   

Gaza: 37 morts dans des frappes israéliennes selon les secours, la GHF dit reprendre ses activités

La Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, où la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a annoncé avoir repris ses distributions de nourriture, après des débuts chaotiques et meurtriers. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a de son côté annoncé le retour en Israël des corps de deux otages israélo-américains – enlevés lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre – à l’issue d’une opération de l’armée et du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure. “Nous étions ouverts pour des distributions aujourd’hui”, a indiqué à l’AFP le service de presse de la GHF, faisant état de la livraison de “1,4 million de repas”. Cette société privée, accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens, avait suspendu mercredi ses distributions, au motif de “travaux de rénovation” et “réorganisation”. La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, affamé par un blocus de plus de deux mois imposé par Israël, seulement partiellement assoupli la semaine dernière.  La Défense civile de la bande de Gaza a de son côté fait état de la mort de 37 personnes dans des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza. “Cet Aïd a le goût du sang”, se désole Sami Felfel, dans le nord du territoire, à la veille de la grande fête musulmane du Sacrifice que les Gazaouis vont à nouveau vivre dans les ruines et, pour beaucoup, le deuil de proches. -“Militarisation” de l’aide -Après bientôt 20 mois d’une guerre dévastatrice, la pression internationale se renforce sur Israël pour y mettre fin et rouvrir les vannes humanitaires, mais une résolution du conseil de sécurité de l’ONU en ce sens a été bloquée mercredi par un véto des Etats-Unis. L’Iran a condamné le veto américain, y voyant “un affront explicite à la volonté de la communauté internationale”.  Et en visite à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a de nouveau accusé “le gouvernement d’extrême droite” d’Israël de “génocide”.   La GHF avait commencé la distribution de colis-repas le 27 mai, mais dès le premier jour, son déploiement a donné lieu à des scènes de chaos meurtrières, soulevant de nombreuses critiques internationales.  Dans le dernier drame en date, mardi, 27 personnes en route vers un de ses sites à Rafah (sud) ont été tuées quand des soldats israéliens ont ouvert le feu “sur des milliers de civils” rassemblés à plusieurs centaines de mètres, selon la Défense civile.Israël, qui accuse le mouvement islamiste palestinien d’agir contre la GHF, a fait état de “tirs de semonce” de ses soldats pour éloigner des “suspects” menaçant leur sécurité, et a dit avoir ouvert une enquête. A Genève, une centaine d’employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont manifesté pour dénoncer un nouveau système d’aide “déshumanisant” et sa “militarisation” par Israël. – “Ouvrir les frontières à Gaza” -Israël a intensifié mi-mai son offensive à Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages du 7-Octobre, prendre le contrôle de tout le territoire et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Des négociations menées parallèlement via les médiateurs qataris, égyptiens et américains, ont jusque-là échoué à faire taire les armes.  “Au cours d’une opération spéciale du Shin Bet et de l’armée dans la bande de Gaza, les corps de deux de nos otages (…) ont été ramenés en Israël: Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai”, a annoncé M. Netanyahu dans la matinée. Ce couple de septuagénaires avait été tué au kibboutz Nir Oz le 7-Octobre. Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent désormais retenues à Gaza, dont 32 déclarées mortes par l’armée israélienne. “Tous les otages doivent être libérés immédiatement”, a réagi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, voyant dans le retour des captifs morts “un rappel brutal de la cruauté persistante” du Hamas. Plus de 130 médias et organisations de défense des journalistes, dont l’AFP, ont pour leur part demandé à Israël “l’accès immédiat” et “sans restrictions” de la presse internationale à la bande de Gaza, à laquelle les correspondants étrangers n’ont pas accès, sauf exception, depuis le début de la guerre. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Plus de 54.607 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: 37 morts dans des frappes israéliennes selon les secours, la GHF dit reprendre ses activités

La Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, où la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a annoncé avoir repris ses distributions de nourriture, après des débuts chaotiques et meurtriers. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a de son côté annoncé le retour en Israël des corps de deux otages israélo-américains – enlevés lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre – à l’issue d’une opération de l’armée et du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure. “Nous étions ouverts pour des distributions aujourd’hui”, a indiqué à l’AFP le service de presse de la GHF, faisant état de la livraison de “1,4 million de repas”. Cette société privée, accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens, avait suspendu mercredi ses distributions, au motif de “travaux de rénovation” et “réorganisation”. La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, affamé par un blocus de plus de deux mois imposé par Israël, seulement partiellement assoupli la semaine dernière.  La Défense civile de la bande de Gaza a de son côté fait état de la mort de 37 personnes dans des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza. “Cet Aïd a le goût du sang”, se désole Sami Felfel, dans le nord du territoire, à la veille de la grande fête musulmane du Sacrifice que les Gazaouis vont à nouveau vivre dans les ruines et, pour beaucoup, le deuil de proches. -“Militarisation” de l’aide -Après bientôt 20 mois d’une guerre dévastatrice, la pression internationale se renforce sur Israël pour y mettre fin et rouvrir les vannes humanitaires, mais une résolution du conseil de sécurité de l’ONU en ce sens a été bloquée mercredi par un véto des Etats-Unis. L’Iran a condamné le veto américain, y voyant “un affront explicite à la volonté de la communauté internationale”.  Et en visite à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a de nouveau accusé “le gouvernement d’extrême droite” d’Israël de “génocide”.   La GHF avait commencé la distribution de colis-repas le 27 mai, mais dès le premier jour, son déploiement a donné lieu à des scènes de chaos meurtrières, soulevant de nombreuses critiques internationales.  Dans le dernier drame en date, mardi, 27 personnes en route vers un de ses sites à Rafah (sud) ont été tuées quand des soldats israéliens ont ouvert le feu “sur des milliers de civils” rassemblés à plusieurs centaines de mètres, selon la Défense civile.Israël, qui accuse le mouvement islamiste palestinien d’agir contre la GHF, a fait état de “tirs de semonce” de ses soldats pour éloigner des “suspects” menaçant leur sécurité, et a dit avoir ouvert une enquête. A Genève, une centaine d’employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont manifesté pour dénoncer un nouveau système d’aide “déshumanisant” et sa “militarisation” par Israël. – “Ouvrir les frontières à Gaza” -Israël a intensifié mi-mai son offensive à Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages du 7-Octobre, prendre le contrôle de tout le territoire et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Des négociations menées parallèlement via les médiateurs qataris, égyptiens et américains, ont jusque-là échoué à faire taire les armes.  “Au cours d’une opération spéciale du Shin Bet et de l’armée dans la bande de Gaza, les corps de deux de nos otages (…) ont été ramenés en Israël: Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai”, a annoncé M. Netanyahu dans la matinée. Ce couple de septuagénaires avait été tué au kibboutz Nir Oz le 7-Octobre. Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent désormais retenues à Gaza, dont 32 déclarées mortes par l’armée israélienne. “Tous les otages doivent être libérés immédiatement”, a réagi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, voyant dans le retour des captifs morts “un rappel brutal de la cruauté persistante” du Hamas. Plus de 130 médias et organisations de défense des journalistes, dont l’AFP, ont pour leur part demandé à Israël “l’accès immédiat” et “sans restrictions” de la presse internationale à la bande de Gaza, à laquelle les correspondants étrangers n’ont pas accès, sauf exception, depuis le début de la guerre. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Plus de 54.607 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Roland-Garros: Première finale pour Sabalenka, Gauff met fin à l’épopée de Boisson

La N.1 mondiale Aryna Sabalenka, victorieuse jeudi contre la quadruple lauréate et triple tenante du titre Iga Swiatek (5e), jouera samedi sa première finale à Roland-Garros contre l’Américaine Coco Gauff (2e) qui a éteint les espoirs de la Française Loïs Boisson (361e).C’est la première fois depuis 2018 que les numéros 1 et 2 de la WTA s’affrontent en finale d’un Grand Chelem. A l’époque, la Danoise Caroline Wozniacki avait déjoué les pronostics en l’emportant sur la Roumaine Simona Halep à l’Open d’Australie.. Swiatek rate la passe de 4La Polonaise, triple tenante du titre, comme Monica Seles (1990-1992) et Justine Henin (2005-2007), visait cette année un quatrième titre consécutif record à Paris.Malheureusement pour l’ex-N.1 mondiale, détrônée par Aryna Sabalenka en octobre, sa grande rivale bélarusse l’a éliminée 7-6 (7/1), 4-6, 6-0.Sabalenka, 27 ans, a déjà remporté trois Grand Chelems (Open d’Australie 2023 et 2024, US Open 2024) mais n’avait jamais fait mieux qu’une demi-finale à Paris, l’année dernière.Après un premier set accroché, dans lequel chaque joueuse a cédé son service à quatre reprises, la Bélarusse a survolé le jeu décisif (7/1).Beaucoup plus solide ensuite sur son engagement, la Polonaise a su conserver avec autorité son break d’avance jusqu’au gain de la deuxième manche, avant de complètement s’écrouler dans le dernier acte.Sabalenka, qui a déjà raflé trois titres cette saison (Brisbane, Miami, Madrid), aura l’occasion samedi de remporter son premier Grand Chelem de la saison après sa finale perdue en janvier à l’Open d’Australie face à l’Américaine Madison Keys.”C’était un match piégeux” contre “l’adversaire la plus forte pour l’instant, surtout sur terre battue, surtout ici à Roland-Garros”, a commenté la native de Minsk.”On m’a souvent dit que la terre battue n’était pas faite pour moi. Je n’avais pas du tout confiance avant, a-t-elle ajouté en conférence de presse. Je ne sais pas depuis combien d’années on travaille, mais on a beaucoup développé mon jeu. Je me sens vraiment à l’aise sur cette surface.”. fin du conte de fées pour BoissonAprès ses victoires contre Jessica Pegula (3e) et Mirra Andreeva (6e), Coco Gauff (2e) a été la marche de trop pour Loïs Boisson, la révélation française du tournoi.Joueuse la moins bien classée en demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem depuis plus de 40 ans, elle n’a jamais pu rivaliser avec l’Américaine qui l’a battue 6-1, 6-2 en 1 heure 9 minutes.Battue les trois dernières années par la future lauréate Iga Swiatek, désormais éliminée, Coco Gauff est en quête à 21 ans d’un premier titre à Paris, après un premier échec en finale en 2022.”J’étais très nerveuse lors de cette dernière finale. Je vais jouer Aryna (Sabalenka), ça va être très dur. Je suis fière de ce que j’ai fait mais il me reste encore beaucoup de travail à accomplir”, a déclaré l’Américaine sur le court Philippe-Chatrier.”Préparée mentalement” avant le match à ce que “99%” de spectateurs ne la soutiennent pas, elle a plaisanté: “à chaque fois que vous avez crié +Loïs, Loïs!+, j’imaginais que vous disiez mon prénom”.Dans un premier set à sens unique, la lauréate de l’US Open 2023 a su répondre avec autant de puissance aux lourds coups droits liftés de la Française de 22 ans, qui ont fait tant de dégâts lors des tours précédents, sans être débordée.Acclamée à chaque point par un court Philippe-Chatrier acquis à sa cause, Loïs Boisson a semblé mieux résister en début de deuxième manche avec un jeu blanc sur son premier jeu de service, puis un break effacé pour revenir à 3-2.Mais la Dijonnaise, malgré quelques beaux échanges remportés, a trop manqué de régularité pour tenir la distance face à la native d’Atlanta, commettant 33 fautes directes contre 15 à son adversaire, bien plus précise que lors de son quart.Malgré cette défaite, Loïs Boisson est assurée de devenir lundi la première Française au classement WTA, autour de la 65e place mondiale. Un bon gigantesque pour celle qui avait glissé jusqu’à la 513e place début mai, un an après sa grave blessure au genou gauche qui l’a tenue éloignée des courts pendant neuf mois.

Rencontre cordiale entre Merz et Trump, même si les divergences sur l’Ukraine ont affleuré

Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz doit être soulagé: il n’a pas été piégé comme d’autres dirigeants étrangers par Donald Trump, qui l’a reçu jeudi de manière très cordiale, en dépit de leurs différends commerciaux et même si des divergences ont affleuré sur l’Ukraine.”Nous avons été investis d’une mission par notre peuple, et une partie …

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Rencontre cordiale entre Merz et Trump, même si les divergences sur l’Ukraine ont affleuré

Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz doit être soulagé: il n’a pas été piégé comme d’autres dirigeants étrangers par Donald Trump, qui l’a reçu jeudi de manière très cordiale, en dépit de leurs différends commerciaux et même si des divergences ont affleuré sur l’Ukraine.”Nous avons été investis d’une mission par notre peuple, et une partie de cette mission consiste à avoir une très bonne relation avec votre pays. Je tiens donc à vous remercier pour votre présence”, a déclaré le président américain au dirigeant allemand dans le Bureau ovale.Friedrich Merz lui a offert un exemplaire encadré du certificat de naissance de son grand-père, Frederick (Friedrich) Trump, né en Allemagne en 1869. Le président américain l’a de son côté complimenté pour son anglais très fluide.”Je sais qu’à présent, vous dépensez davantage d’argent pour la défense, beaucoup plus d’argent, et c’est une bonne chose”, a aussi déclaré Donald Trump, qui n’a de cesse de réclamer plus d’efforts de la part des alliés de l’Otan.- Dépenses militaires -Le chancelier a promis de satisfaire d’ici début 2030 l’exigence américaine d’une augmentation des dépenses de défense et de sécurité des pays de l’Alliance, à 5% de leur PIB.Le président américain n’a pas frontalement attaqué son invité sur la question épineuse de l’excédent commercial allemand, tandis que ce dernier s’est gardé d’exposer trop crûment leurs divergences sur le conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.”Vous savez que nous avons apporté notre soutien à l’Ukraine et que nous cherchons à accroître la pression sur la Russie”, a déclaré le chancelier allemand, depuis un mois à la tête de la première économie européenne, sans que Donald Trump ne réponde à cette demande à peine voilée de nouvelles sanctions américaines contre Moscou.Friedrich Merz a assuré que Donald Trump, très sensible à la flatterie, était “le personnage clé” pour trouver une issue pacifique.Le républicain a seulement dit avoir demandé à Vladimir Poutine, avec lequel il a parlé mercredi, de ne pas répondre à la spectaculaire attaque de drones lancée par l’Ukraine le week-end dernier sur plusieurs aérodromes russes, tout en assurant que cette riposte russe ne serait “pas belle à voir”.”J’ai dit (à Vladimir Poutine) : +Ne le faites pas. Vous ne devriez pas le faire. Vous devriez arrêter+. Mais encore une fois, il y a beaucoup de haine (entre l’Ukraine et la Russie)”, a déclaré le président américain, qui a à nouveau semblé renvoyer dos à dos les deux belligérants.- Merz sauvé par Musk? -“Notre alliance avec les Etats-Unis a été, est et restera d’une importance capitale pour la sécurité, la liberté et la prospérité en Europe”, avait écrit Friedrich Merz avant son départ pour Washington.La bataille commerciale est évidemment au centre de la visite, à quelques semaines de la date à laquelle le président américain menace d’imposer des droits de douane de 50% sur tous les produits européens, un cauchemar pour une économie allemande déjà affaiblie.Friedrich Merz avait prévenu avant la visite que l’Allemagne, troisième économie mondiale, ne se présentait pas en “quémandeur”.Le dirigeant allemand n’est pas tombé dans une embuscade telle que celle tendue par le président américain à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, puis sud-africain Cyril Ramaphosa. Il le doit peut-être à un troisième homme, absent du Bureau ovale mais dont le nom a été prononcé plusieurs fois: Elon Musk, qui a émis de très vives critiques contre une grande loi budgétaire portée par Donald Trump. Le président américain, devant les caméras, a rompu avec son allié en disant qu’il était “très déçu” par le multimilliardaire. Le patron de Space X et Tesla, qui vient de quitter son rôle de “conseiller spécial” de la Maison Blanche, a répliqué immédiatement sur X en accusant le républicain de dire des choses “fausses”.