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Retraites: l’Assemblée appelle à abroger la réforme, la CGT dans la rue

Plus de deux ans après la promulgation de la réforme des retraites, l’Assemblée nationale a appelé jeudi à son abrogation lors d’un premier vote à portée symbolique sur le sujet dans l’hémicycle, tandis que la CGT a tenté de remobiliser la rue contre une loi qui reste très impopulaire.A quelques jours de la fin des travaux du “conclave” entre partenaires sociaux sur les retraites, les députés ont adopté une proposition de résolution déposée par le groupe GDR (communistes et ultra-marins), lors d’une journée dédiée à ses textes.A la tribune, le président du groupe Stéphane Peu (PCF) a dénoncé le passage de l’âge légal de départ à 64 ans, adopté à l’époque sans vote, grâce à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution. “La plus grande blessure démocratique depuis la négation du vote des Français lors du référendum de 2005”, a-t-il lancé.Adoptée par 198 voix contre 35, avec celles de la gauche, du Rassemblement national et d’une partie du groupe centriste Liot, la résolution n’aura aucune valeur normative. Mais les communistes espèrent en faire un levier politique pour ranimer la contestation.Dans la rue, la CGT avait prévu 165 points de rassemblement ce jeudi, mais ses habituels partenaires de Solidaires et de la FSU n’ont pas relayé leur appel. Depuis Strasbourg, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a salué un “grand événement” à l’Assemblée, qui montre que “quand la démocratie parle, elle défait cette réforme”, dont elle a de nouveau demandé l’abrogation. – “Aucune légitimité” -Le vote de l’Assemblée est “une preuve supplémentaire que cette réforme n’a aucune légitimité, ni populaire, ni parlementaire”, a déclaré le groupe Insoumis dans un communiqué.Le chef du groupe communiste, qui a commencé son discours devant un hémicycle quasiment vide, a exigé du gouvernement qu’il respecte le vote de la résolution, en abrogeant la réforme ou en convoquant un référendum.”La démographie et l’allongement de la durée de vie constituent des contraintes qui conditionnent les recettes et les dépenses de notre système de retraite. Que vous le vouliez ou non”, a rétorqué Astrid Panosyan-Bouvet, ministre chargée du Travail. Le texte “affirme l’impérieuse nécessité d’aboutir à l’abrogation des mesures les plus régressives” de la loi du 14 avril 2023, à savoir “le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et l’augmentation de la durée de cotisation portée à 43 annuités dès 2027″.”Une simple pétition de principe”, a critiqué Théo Bernhardt (RN), reprochant à la gauche de ne pas avoir soutenu les initiatives de son groupe pour une abrogation.Le RN mais aussi le groupe Liot et les Insoumis ont mené différentes initiatives parlementaires pour tenter d’obtenir un vote, sans succès. La dernière en date étant celle de LFI, fin novembre: la proposition de loi des Insoumis n’avait pu aboutir, victime de l’obstruction du camp gouvernemental.- Et la censure ? -Le sujet des retraites a retrouvé une actualité en janvier, à la faveur du compromis noué entre le Premier ministre François Bayrou et le groupe PS à l’Assemblée.Ces derniers ont accepté de ne pas censurer son gouvernement, contre un ensemble de promesses, dont la remise en chantier de la réforme des retraites.Mais l’enthousiasme a rapidement fait place à la déception. Après avoir appelé à des discussions “sans totem ni tabou”, le Premier ministre a successivement imposé l’objectif d’un équilibre financier en 2030, puis fermé la porte à un retour aux 62 ans. Les syndicats FO et CGT ont claqué la porte dès le début des discussions.Les organisations restant autour de la table, qui se retrouvaient jeudi après-midi, prévoient de clore leurs travaux le 17 juin. La réunion s’est terminée sans avancée concrète.Quant aux députés socialistes, ils agitent de nouveau la menace d’une censure du gouvernement Bayrou, si ce dernier ne soumet pas au Parlement un éventuel accord entre les partenaires sociaux.Les communistes ont obtenu jeudi l’adoption de plusieurs autres textes, sur le logement dans les Outre-mer (adoption définitive), pour le versement d’allocations familiales dès le premier enfant (première lecture), ou encore pour la création d’une commission d’enquête sur les carences de la justice dans les Outre-mer.sl-sac-av-boc/alu/hdz/alh

Trump et Musk se déchirent en public

Leur alliance était spectaculaire et intense, leur rupture l’est tout autant: Donald Trump et Elon Musk se sont déchirés publiquement jeudi, s’accusant de “folie” pour l’un, “d’ingratitude” pour l’autre.Le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’il avait mis fin à la mission budgétaire d’Elon Musk, selon lui “devenu fou” à cause d’une …

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Gaza: le Hamas prêt à reprendre les discussions pour une trêve, frappes israéliennes meurtrières selon les secours

Le Hamas s’est dit prêt jeudi soir à de nouvelles discussions “sérieuses” pour une trêve dans la bande de Gaza, où la Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé avoir repris dans la journée ses distributions de nourriture, après des débuts chaotiques et meurtriers. Après bientôt 20 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la pression internationale se renforce pour qu’Israël cesse son offensive et rouvre les vannes humanitaires. Le mouvement islamiste palestinien est pour sa part prêt à entamer un nouveau cycle de discussions, “sérieuses” pour parvenir à un accord de trêve à Gaza, a déclaré son négociateur en chef, Khalil al-Hayya, dans un message vidéo diffusé jeudi soir.La Défense civile de la bande de Gaza avait auparavant fait état de la mort de 37 personnes dans des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza. “Cet Aïd a le goût du sang”, se désole Sami Felfel, dans le nord du territoire, à la veille de la grande fête musulmane du Sacrifice que les Gazaouis vont à nouveau vivre dans les ruines et, pour beaucoup, le deuil de proches. La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, affamé par un blocus de plus de deux mois imposé par Israël, seulement partiellement assoupli la semaine dernière.  La GHF a indiqué à l’AFP avoir repris jeudi ses distributions d’aide, faisant état de la livraison de “1,4 million de repas”. Des images de l’AFP ont montré une foule de Gazaouis portant des colis aux abords d’un de ses centres, à Rafah (sud).Cette société privée, accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens, avait suspendu mercredi ses activités au motif de “travaux de rénovation” et “réorganisation”. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté lancé jeudi lancé un appel aux autorités israéliennes pour “la protection urgente” de l’hôpital al-Nasser et de l’hôpital Al-Amal dans la bande de Gaza, “les deux derniers hôpitaux publics encore en activité à Khan Younès (sud du territoire palestinien Ndlr), où vit actuellement la majeure partie de la population”, dans un message sur le réseau social X.- “Militarisation de l’aide” – Malgré l’isolement croissant d’Israël, les Etats-Unis, son principal allié, ont bloqué mercredi une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, soutenue par ses 14 autres membres, réclamant un cessez-le-feu immédiat et un accès humanitaire à Gaza.  Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, dont le pays avait suspendu en mai des négociations commerciales avec Israël, a averti le pays de “nouvelles actions concrètes” du Royaume-Uni et ses partenaires s’il ne faisait pas taire les armes. L’Iran a condamné le veto américain, tandis qu’en visite à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a de nouveau accusé “le gouvernement d’extrême droite” d’Israël de “génocide”.   A Genève, une centaine d’employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont manifesté pour dénoncer un nouveau système d’aide “déshumanisant” et sa “militarisation” par Israël. La GHF avait commencé la distribution de colis-repas le 27 mai, mais son déploiement a donné lieu à des scènes de chaos meurtrières, soulevant de nombreuses critiques internationales.  Dans le dernier drame en date, mardi, 27 personnes ont été tuées quand des soldats israéliens ont ouvert le feu sur la foule qui affluait vers un de ses sites à Rafah, selon la Défense civile.Israël, qui accuse le mouvement islamiste palestinien d’agir contre la GHF, a fait état de “tirs de semonce” de ses soldats pour éloigner des “suspects” les menaçant, et annoncé l’ouverture d’une enquête. – Retour du corps de deux otages – Israël a intensifié mi-mai son offensive à Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages du 7-Octobre, prendre le contrôle de tout le territoire et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé jeudi qu’une opération de l’armée et du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure, avait permis de récupérer les corps de deux otages israélo-américains, Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai. Ce couple de septuagénaires avait été tué au kibboutz Nir Oz le 7-Octobre. Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent désormais retenues à Gaza, dont 32 déclarées mortes par l’armée israélienne. “Tous les otages doivent être libérés immédiatement”, a réagi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, voyant dans le retour des captifs morts “un rappel brutal de la cruauté persistante” du Hamas. Plus de 130 médias et organisations de défense des journalistes, dont l’AFP, ont pour leur part demandé à Israël “l’accès immédiat” et “sans restrictions” de la presse internationale à la bande de Gaza, à laquelle les correspondants étrangers n’ont pas accès, sauf exception, depuis le début de la guerre. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Plus de 54.607 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: le Hamas prêt à reprendre les discussions pour une trêve, frappes israéliennes meurtrières selon les secours

Le Hamas s’est dit prêt jeudi soir à de nouvelles discussions “sérieuses” pour une trêve dans la bande de Gaza, où la Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé avoir repris dans la journée ses distributions de nourriture, après des débuts chaotiques et meurtriers. Après bientôt 20 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la pression internationale se renforce pour qu’Israël cesse son offensive et rouvre les vannes humanitaires. Le mouvement islamiste palestinien est pour sa part prêt à entamer un nouveau cycle de discussions, “sérieuses” pour parvenir à un accord de trêve à Gaza, a déclaré son négociateur en chef, Khalil al-Hayya, dans un message vidéo diffusé jeudi soir.La Défense civile de la bande de Gaza avait auparavant fait état de la mort de 37 personnes dans des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza. “Cet Aïd a le goût du sang”, se désole Sami Felfel, dans le nord du territoire, à la veille de la grande fête musulmane du Sacrifice que les Gazaouis vont à nouveau vivre dans les ruines et, pour beaucoup, le deuil de proches. La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, affamé par un blocus de plus de deux mois imposé par Israël, seulement partiellement assoupli la semaine dernière.  La GHF a indiqué à l’AFP avoir repris jeudi ses distributions d’aide, faisant état de la livraison de “1,4 million de repas”. Des images de l’AFP ont montré une foule de Gazaouis portant des colis aux abords d’un de ses centres, à Rafah (sud).Cette société privée, accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens, avait suspendu mercredi ses activités au motif de “travaux de rénovation” et “réorganisation”. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté lancé jeudi lancé un appel aux autorités israéliennes pour “la protection urgente” de l’hôpital al-Nasser et de l’hôpital Al-Amal dans la bande de Gaza, “les deux derniers hôpitaux publics encore en activité à Khan Younès (sud du territoire palestinien Ndlr), où vit actuellement la majeure partie de la population”, dans un message sur le réseau social X.- “Militarisation de l’aide” – Malgré l’isolement croissant d’Israël, les Etats-Unis, son principal allié, ont bloqué mercredi une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, soutenue par ses 14 autres membres, réclamant un cessez-le-feu immédiat et un accès humanitaire à Gaza.  Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, dont le pays avait suspendu en mai des négociations commerciales avec Israël, a averti le pays de “nouvelles actions concrètes” du Royaume-Uni et ses partenaires s’il ne faisait pas taire les armes. L’Iran a condamné le veto américain, tandis qu’en visite à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a de nouveau accusé “le gouvernement d’extrême droite” d’Israël de “génocide”.   A Genève, une centaine d’employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont manifesté pour dénoncer un nouveau système d’aide “déshumanisant” et sa “militarisation” par Israël. La GHF avait commencé la distribution de colis-repas le 27 mai, mais son déploiement a donné lieu à des scènes de chaos meurtrières, soulevant de nombreuses critiques internationales.  Dans le dernier drame en date, mardi, 27 personnes ont été tuées quand des soldats israéliens ont ouvert le feu sur la foule qui affluait vers un de ses sites à Rafah, selon la Défense civile.Israël, qui accuse le mouvement islamiste palestinien d’agir contre la GHF, a fait état de “tirs de semonce” de ses soldats pour éloigner des “suspects” les menaçant, et annoncé l’ouverture d’une enquête. – Retour du corps de deux otages – Israël a intensifié mi-mai son offensive à Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages du 7-Octobre, prendre le contrôle de tout le territoire et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé jeudi qu’une opération de l’armée et du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure, avait permis de récupérer les corps de deux otages israélo-américains, Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai. Ce couple de septuagénaires avait été tué au kibboutz Nir Oz le 7-Octobre. Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent désormais retenues à Gaza, dont 32 déclarées mortes par l’armée israélienne. “Tous les otages doivent être libérés immédiatement”, a réagi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, voyant dans le retour des captifs morts “un rappel brutal de la cruauté persistante” du Hamas. Plus de 130 médias et organisations de défense des journalistes, dont l’AFP, ont pour leur part demandé à Israël “l’accès immédiat” et “sans restrictions” de la presse internationale à la bande de Gaza, à laquelle les correspondants étrangers n’ont pas accès, sauf exception, depuis le début de la guerre. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Plus de 54.607 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

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Le Hamas s’est dit prêt jeudi soir à de nouvelles discussions “sérieuses” pour une trêve dans la bande de Gaza, où la Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé avoir repris dans la journée …

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