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Washington sanctionne quatre juges de la CPI, qui proteste
Washington a sanctionné jeudi quatre magistrates de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que leurs procédures visant des soldats américains ou l’exécutif israélien étaient “illégitimes” et “politisées”, une initiative immédiatement réprouvée par l’institution de La Haye.Les mesures annoncées – interdiction d’entrée sur le sol américain, gel des avoirs détenus aux Etats-Unis – visent d’ordinaire des criminels ou des dirigeants politiques de pays adverses, plutôt que des magistrats.”Nous n’avons pas pris cette décision à la légère. Cela reflète la menace sérieuse que représentent la politisation et l’abus de pouvoir de la CPI”, affirme le ministère américain des Affaires étrangères dans un communiqué.”Ces quatre personnes participent activement aux actions illégitimes et infondées de la CPI ciblant les Etats-Unis et notre proche allié”, Israël, ajoute le département d’Etat.Les magistrates visées sont Solomy Balungi Bossa et Luz del Carmen Ibanez Carranza, à l’origine d’enquêtes de la CPI sur des crimes de guerre présumés de soldats américains en Afghanistan.Mais aussi Reine Alapini Gansou et Beti Hohler, qui ont autorisé la CPI à émettre des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant.Les juges avaient estimé qu’il y avait des “motifs raisonnables” de soupçonner les deux hommes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la guerre à Gaza.En février, les Etats-Unis avaient déjà pris des sanctions contre le procureur de la CPI Karim Khan, qui avait initié cette procédure contre l’exécutif israélien. Le procureur s’est depuis mis en retrait, car visé par une enquête pour “faute présumée”.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi en remerciant tôt vendredi Donald Trump et son administration pour cette initiative.”Merci au président Trump et au secrétaire d’Etat Rubio d’avoir imposé des sanctions contre les juges politisés de la CPI. Vous avez défendu à juste titre le droit d’Israël, des Etats-Unis et de toutes les démocraties à se défendre contre le terrorisme sauvage”, a écrit le dirigeant israélien sur X.- “Impunité” -“Ces mesures constituent une tentative manifeste de porter atteinte à l’indépendance d’une institution judiciaire internationale qui opère sous le mandat de 125 Etats parties du monde entier”, a rapidement réagi la Cour dans un communiqué.”La CPI soutient pleinement son personnel et poursuivra son travail sans se laisser décourager”, a ajouté l’institution.”Cibler ceux qui œuvrent pour la justice ne contribue en rien à aider les civils pris au piège des conflits. Cela ne fait qu’enhardir ceux qui croient pouvoir agir en toute impunité”, a-t-elle poursuivi.Selon Liz Evenson, de l’organisation de défense des droits de humains Human Rights Watch, les sanctions américaines “visent à dissuader la CPI de désigner les responsables des crimes graves commis en Israël et en Palestine au moment où les atrocités israéliennes se multiplient à Gaza, y compris avec la complicité des Etats-Unis”.”Les sanctions doivent servir à mettre fin à des violations des droits humains, pas à punir ceux qui cherchent à rendre justice pour les crimes les plus graves”, a-t-elle ajouté dans une déclaration transmise à l’AFP.Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont membres de la CPI, juridiction permanente chargée de poursuivre et juger des individus accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre.Ils ne reconnaissent pas sa capacité à poursuivre leurs ressortissants.Au cours du premier mandat de Donald Trump, la CPI, en particulier sa procureure d’alors, Fatou Bensouda, avait déjà été la cible de sanctions américaines – levées par Joe Biden peu après son arrivée au pouvoir en 2021.
Washington sanctionne quatre juges de la CPI, qui proteste
Washington a sanctionné jeudi quatre magistrates de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que leurs procédures visant des soldats américains ou l’exécutif israélien étaient “illégitimes” et “politisées”, une initiative immédiatement réprouvée par l’institution de La Haye.Les mesures annoncées – interdiction d’entrée sur le sol américain, gel des avoirs détenus aux Etats-Unis – visent d’ordinaire des criminels ou des dirigeants politiques de pays adverses, plutôt que des magistrats.”Nous n’avons pas pris cette décision à la légère. Cela reflète la menace sérieuse que représentent la politisation et l’abus de pouvoir de la CPI”, affirme le ministère américain des Affaires étrangères dans un communiqué.”Ces quatre personnes participent activement aux actions illégitimes et infondées de la CPI ciblant les Etats-Unis et notre proche allié”, Israël, ajoute le département d’Etat.Les magistrates visées sont Solomy Balungi Bossa et Luz del Carmen Ibanez Carranza, à l’origine d’enquêtes de la CPI sur des crimes de guerre présumés de soldats américains en Afghanistan.Mais aussi Reine Alapini Gansou et Beti Hohler, qui ont autorisé la CPI à émettre des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant.Les juges avaient estimé qu’il y avait des “motifs raisonnables” de soupçonner les deux hommes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la guerre à Gaza.En février, les Etats-Unis avaient déjà pris des sanctions contre le procureur de la CPI Karim Khan, qui avait initié cette procédure contre l’exécutif israélien. Le procureur s’est depuis mis en retrait, car visé par une enquête pour “faute présumée”.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi en remerciant tôt vendredi Donald Trump et son administration pour cette initiative.”Merci au président Trump et au secrétaire d’Etat Rubio d’avoir imposé des sanctions contre les juges politisés de la CPI. Vous avez défendu à juste titre le droit d’Israël, des Etats-Unis et de toutes les démocraties à se défendre contre le terrorisme sauvage”, a écrit le dirigeant israélien sur X.- “Impunité” -“Ces mesures constituent une tentative manifeste de porter atteinte à l’indépendance d’une institution judiciaire internationale qui opère sous le mandat de 125 Etats parties du monde entier”, a rapidement réagi la Cour dans un communiqué.”La CPI soutient pleinement son personnel et poursuivra son travail sans se laisser décourager”, a ajouté l’institution.”Cibler ceux qui œuvrent pour la justice ne contribue en rien à aider les civils pris au piège des conflits. Cela ne fait qu’enhardir ceux qui croient pouvoir agir en toute impunité”, a-t-elle poursuivi.Selon Liz Evenson, de l’organisation de défense des droits de humains Human Rights Watch, les sanctions américaines “visent à dissuader la CPI de désigner les responsables des crimes graves commis en Israël et en Palestine au moment où les atrocités israéliennes se multiplient à Gaza, y compris avec la complicité des Etats-Unis”.”Les sanctions doivent servir à mettre fin à des violations des droits humains, pas à punir ceux qui cherchent à rendre justice pour les crimes les plus graves”, a-t-elle ajouté dans une déclaration transmise à l’AFP.Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont membres de la CPI, juridiction permanente chargée de poursuivre et juger des individus accusés de génocide, de crime contre l’humanité et de crime de guerre.Ils ne reconnaissent pas sa capacité à poursuivre leurs ressortissants.Au cours du premier mandat de Donald Trump, la CPI, en particulier sa procureure d’alors, Fatou Bensouda, avait déjà été la cible de sanctions américaines – levées par Joe Biden peu après son arrivée au pouvoir en 2021.
Trump et Musk se déchirent en public
Leur alliance était spectaculaire et intense, leur rupture l’est tout autant: Donald Trump et Elon Musk se sont déchirés publiquement jeudi, s’accusant de “folie” pour l’un, “d’ingratitude” pour l’autre.Le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’il avait mis fin à la mission budgétaire d’Elon Musk, selon lui “devenu fou” à cause d’une décision défavorable aux véhicules électriques.”Le plus simple pour économiser des milliards et des milliards de dollars dans notre budget serait d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX, a-t-il menacé dans un autre message.Sur son réseau X, Elon Musk a déclaré en réponse que SpaceX “commencera immédiatement à mettre hors service son vaisseau spatial Dragon”, utilisé notamment par la Nasa pour acheminer des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).Il a semblé, quelques heures plus tard, faire marche arrière, écrivant: “Bon, nous n’allons pas mettre Dragon hors service.”Entre-temps, la joute a envoyé par le fond l’action Tesla, qui a perdu des dizaines de milliards de dollars de capitalisation à Wall Street, clôturant à -14,26%.Depuis que l’homme le plus riche du monde a lancé la semaine dernière un tir de barrage contre un mégaprojet de loi budgétaire de Donald Trump, ce n’était sans doute qu’une question de temps avant que le divorce ne soit véritablement consommé.C’est pendant une réunion dans le Bureau ovale avec le chancelier allemand Friedrich Merz, réduit au rôle de figurant muet, que le président a acté jeudi la rupture.Pendant un échange avec les journalistes, retransmis en direct, Donald Trump s’est dit “très déçu”. “Elon et moi avions une bonne relation. Je ne sais pas si c’est encore le cas”, a-t-il lancé à propos de son ancien “conseiller spécial”, qui a quitté vendredi dernier la mission de réduction des dépenses publiques qu’il menait à la Maison Blanche.- “N’importe quoi” -“N’importe quoi”, a écrit Elon Musk en commentaire d’une vidéo de Donald Trump affirmant, déjà, que sa colère était due à la perte de subventions pour les véhicules électriques.”Faux”, poste-t-il ensuite au-dessus d’un extrait dans lequel le président américain assure que l’entrepreneur connaissait par avance le contenu du texte. Une “grande et belle loi” selon Donald Trump, une “abomination” pour les finances publiques selon Elon Musk.Le multimilliardaire, qui a très généreusement financé la campagne du républicain en 2024, assure que “Trump aurait perdu l’élection” sans lui et l’accuse d'”ingratitude”.Il n’a pas hésité à frapper sous la ceinture, affirmant, sans apporter de preuve, que le nom du président se trouvait dans le dossier Jeffrey Epstein, ce financier américain au coeur d’un vaste scandale de crimes et d’exploitation sexuels qui s’est suicidé en prison avant d’être jugé. En réponse, la Maison Blanche s’est contentée de qualifier ces attaques de “regrettables”.Dans le Bureau ovale, Donald Trump a dépeint son ancien allié en amoureux éconduit: “Il disait les choses les plus belles à mon propos”.”Les gens quittent notre gouvernement, ils nous aiment, et à un certain moment cela leur manque tellement… Et certains d’entre eux deviennent hostiles”, a poursuivi le républicain.- “Nouveau parti politique” -Dès l’entrée tonitruante d’Elon Musk dans la campagne de Donald Trump l’an dernier, les doutes ont surgi sur la longévité de la relation entre ces deux hommes impulsifs et affamés d’attention.L’idylle a d’abord semblé parfaite. Donald Trump avait défendu son allié face aux critiques et a même organisé une opération de promotion pour la marque Tesla à la Maison Blanche.Elon Musk avait lui qualifié le président de “roi” le jour de son investiture, et porté une casquette siglée “Trump avait raison sur tout” au conseil des ministres.Mais les tensions ont grandi entre le multimilliardaire très impopulaire et les ministres ou conseillers du président.Pour certains experts, ce qui pourrait avoir scellé le sort d’Elon Musk ne s’est pourtant pas passé à Washington, mais dans le Wisconsin, où il a fortement soutenu un juge conservateur dans une élection récente à la Cour suprême locale. Mais c’est la candidate des démocrates qui l’a emporté, largement.Donald Trump, qui déteste être associé à la défaite, a forcément suivi avec attention cette première aventure politique en solo d’Elon Musk.Lequel n’a visiblement pas été dégoûté. Le natif d’Afrique du Sud, qui ne peut devenir président puisqu’il a été naturalisé, a demandé jeudi s’il n’était pas “temps de créer un nouveau parti politique” aux Etats-Unis.
Trump et Musk se déchirent en public
Leur alliance était spectaculaire et intense, leur rupture l’est tout autant: Donald Trump et Elon Musk se sont déchirés publiquement jeudi, s’accusant de “folie” pour l’un, “d’ingratitude” pour l’autre.Le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’il avait mis fin à la mission budgétaire d’Elon Musk, selon lui “devenu fou” à cause d’une décision défavorable aux véhicules électriques.”Le plus simple pour économiser des milliards et des milliards de dollars dans notre budget serait d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX, a-t-il menacé dans un autre message.Sur son réseau X, Elon Musk a déclaré en réponse que SpaceX “commencera immédiatement à mettre hors service son vaisseau spatial Dragon”, utilisé notamment par la Nasa pour acheminer des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).Il a semblé, quelques heures plus tard, faire marche arrière, écrivant: “Bon, nous n’allons pas mettre Dragon hors service.”Entre-temps, la joute a envoyé par le fond l’action Tesla, qui a perdu des dizaines de milliards de dollars de capitalisation à Wall Street, clôturant à -14,26%.Depuis que l’homme le plus riche du monde a lancé la semaine dernière un tir de barrage contre un mégaprojet de loi budgétaire de Donald Trump, ce n’était sans doute qu’une question de temps avant que le divorce ne soit véritablement consommé.C’est pendant une réunion dans le Bureau ovale avec le chancelier allemand Friedrich Merz, réduit au rôle de figurant muet, que le président a acté jeudi la rupture.Pendant un échange avec les journalistes, retransmis en direct, Donald Trump s’est dit “très déçu”. “Elon et moi avions une bonne relation. Je ne sais pas si c’est encore le cas”, a-t-il lancé à propos de son ancien “conseiller spécial”, qui a quitté vendredi dernier la mission de réduction des dépenses publiques qu’il menait à la Maison Blanche.- “N’importe quoi” -“N’importe quoi”, a écrit Elon Musk en commentaire d’une vidéo de Donald Trump affirmant, déjà, que sa colère était due à la perte de subventions pour les véhicules électriques.”Faux”, poste-t-il ensuite au-dessus d’un extrait dans lequel le président américain assure que l’entrepreneur connaissait par avance le contenu du texte. Une “grande et belle loi” selon Donald Trump, une “abomination” pour les finances publiques selon Elon Musk.Le multimilliardaire, qui a très généreusement financé la campagne du républicain en 2024, assure que “Trump aurait perdu l’élection” sans lui et l’accuse d'”ingratitude”.Il n’a pas hésité à frapper sous la ceinture, affirmant, sans apporter de preuve, que le nom du président se trouvait dans le dossier Jeffrey Epstein, ce financier américain au coeur d’un vaste scandale de crimes et d’exploitation sexuels qui s’est suicidé en prison avant d’être jugé. En réponse, la Maison Blanche s’est contentée de qualifier ces attaques de “regrettables”.Dans le Bureau ovale, Donald Trump a dépeint son ancien allié en amoureux éconduit: “Il disait les choses les plus belles à mon propos”.”Les gens quittent notre gouvernement, ils nous aiment, et à un certain moment cela leur manque tellement… Et certains d’entre eux deviennent hostiles”, a poursuivi le républicain.- “Nouveau parti politique” -Dès l’entrée tonitruante d’Elon Musk dans la campagne de Donald Trump l’an dernier, les doutes ont surgi sur la longévité de la relation entre ces deux hommes impulsifs et affamés d’attention.L’idylle a d’abord semblé parfaite. Donald Trump avait défendu son allié face aux critiques et a même organisé une opération de promotion pour la marque Tesla à la Maison Blanche.Elon Musk avait lui qualifié le président de “roi” le jour de son investiture, et porté une casquette siglée “Trump avait raison sur tout” au conseil des ministres.Mais les tensions ont grandi entre le multimilliardaire très impopulaire et les ministres ou conseillers du président.Pour certains experts, ce qui pourrait avoir scellé le sort d’Elon Musk ne s’est pourtant pas passé à Washington, mais dans le Wisconsin, où il a fortement soutenu un juge conservateur dans une élection récente à la Cour suprême locale. Mais c’est la candidate des démocrates qui l’a emporté, largement.Donald Trump, qui déteste être associé à la défaite, a forcément suivi avec attention cette première aventure politique en solo d’Elon Musk.Lequel n’a visiblement pas été dégoûté. Le natif d’Afrique du Sud, qui ne peut devenir président puisqu’il a été naturalisé, a demandé jeudi s’il n’était pas “temps de créer un nouveau parti politique” aux Etats-Unis.
Protestations après la décision de Trump de fermer les Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays
Une vague de protestations a accueilli la décision de Donald Trump d’interdire à partir de lundi l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays, qui rappelle le “Muslim ban” de son premier mandat.L’exécutif américain, qui mène une politique anti-immigration très restrictive, motive l’inscription des pays concernés sur cette liste par l’absence d’administrations efficaces pour assurer un contrôle des voyageurs et la tendance des ressortissants de certains à rester aux Etats-Unis après l’expiration de leurs visas.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exprimé ses “inquiétudes au regard du droit international” en raison de la “portée très large et générale” de cette interdiction.Amnesty International a dénoncé un décret “discriminatoire, raciste et absolument cruel”.”Nous n’avons pas de vie ici, et les gens veulent s’échapper vers un pays où on peut respirer, où on peut faire des études”, a regretté à Rangoun une étudiante birmane de 24 ans, sous couvert d’anonymat, qui venait d’obtenir son visa pour un cursus au Bard College de New York, décrivant une “situation terrible pour beaucoup de jeunes Birmans”.La Birmanie fait partie des pays concernés par cette décision, avec l’Afghanistan, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, selon la Maison Blanche.- “Mensonges” -Le président américain a comparé cette décision annoncée mercredi aux “restrictions efficaces” qu’il avait imposées aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, qualifiées par ses détracteurs de “Muslim ban” au début de son précédent mandat, en 2017.Quatre pays figurent d’ailleurs sur les deux listes: l’Iran, la Libye, le Soudan et le Yémen.L’Union africaine (UA) s’est dite “préoccupée par l’impact négatif potentiel de telles mesures”, y compris sur “les relations diplomatiques” avec les pays concernés.L’un d’entre eux, le Tchad a annoncé “suspendre l’octroi des visas aux citoyens des États-Unis d’Amérique” à titre de mesure de rétorsion. “Le Tchad a sa dignité et sa fierté”, a tonné le président Mahamat Idriss Déby Itno.Les ressortissants de sept autres pays sont frappés par des restrictions dans la délivrance de visas : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.”Ne vous laissez plus empoisonner contre le Venezuela! On vous empoisonne tous les jours avec des mensonges”, a lancé le président vénézuélien Nicolas Maduro à la télévision publique nationale.”En tant que président, je dois agir pour protéger la sécurité nationale et l’intérêt national des Etats-Unis et de leur population”, a dit Donald Trump dans le texte de la décision, qui affirme vouloir ainsi “protéger les Etats-Unis face aux terroristes étrangers”.Le républicain cite notamment l’attentat commis le 1er juin dans le Colorado (ouest) par un Egyptien dont le visa avait expiré pour illustrer “les dangers extrêmes que représente l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés”, dans une vidéo sur X. – “Humiliation” -Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite et en guerre contre les rebelles houthis, a appelé jeudi Washington à revenir sur sa décision.Depuis la ville de Sanaa, Assil Farès, 29 ans, dit à l’AFP son désarroi, lui qui voulait rejoindre son père et deux de ses frères vivant aux Etats-Unis. “La décision de Trump bloque tout et je suis maintenant coincé au Yémen, sans travail ni sans rien, mais si Dieu le veut, Trump reviendra sur sa décision”.La situation est similaire en Somalie, où des habitants de la capitale, Mogadiscio, ont dit craindre l’expulsion de leurs compatriotes des Etats-Unis.”Cette démarche est une humiliation contre nous, en tant que Somaliens”, a réagi Ahmed Osoble Mohamud.Jamal Abdi, président du National Iranian American Council, a estimé que “le retour de l’interdiction ne va pas renforcer la sécurité de l’Amérique mais va faire souffrir de nombreux Américains, dont ceux de la communauté américano-iranienne”.Des exceptions sont néanmoins prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux Etats-Unis “sert l’intérêt national”.Les participants à la Coupe du monde de 2026 et aux Jeux olympiques de Los Angeles (2028) ne seront pas concernés par les restrictions, ont tenu à souligner les organisateurs.burs-sst/ube/gmo
Protestations après la décision de Trump de fermer les Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays
Une vague de protestations a accueilli la décision de Donald Trump d’interdire à partir de lundi l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays, qui rappelle le “Muslim ban” de son premier mandat.L’exécutif américain, qui mène une politique anti-immigration très restrictive, motive l’inscription des pays concernés sur cette liste par l’absence d’administrations efficaces pour assurer un contrôle des voyageurs et la tendance des ressortissants de certains à rester aux Etats-Unis après l’expiration de leurs visas.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exprimé ses “inquiétudes au regard du droit international” en raison de la “portée très large et générale” de cette interdiction.Amnesty International a dénoncé un décret “discriminatoire, raciste et absolument cruel”.”Nous n’avons pas de vie ici, et les gens veulent s’échapper vers un pays où on peut respirer, où on peut faire des études”, a regretté à Rangoun une étudiante birmane de 24 ans, sous couvert d’anonymat, qui venait d’obtenir son visa pour un cursus au Bard College de New York, décrivant une “situation terrible pour beaucoup de jeunes Birmans”.La Birmanie fait partie des pays concernés par cette décision, avec l’Afghanistan, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, selon la Maison Blanche.- “Mensonges” -Le président américain a comparé cette décision annoncée mercredi aux “restrictions efficaces” qu’il avait imposées aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, qualifiées par ses détracteurs de “Muslim ban” au début de son précédent mandat, en 2017.Quatre pays figurent d’ailleurs sur les deux listes: l’Iran, la Libye, le Soudan et le Yémen.L’Union africaine (UA) s’est dite “préoccupée par l’impact négatif potentiel de telles mesures”, y compris sur “les relations diplomatiques” avec les pays concernés.L’un d’entre eux, le Tchad a annoncé “suspendre l’octroi des visas aux citoyens des États-Unis d’Amérique” à titre de mesure de rétorsion. “Le Tchad a sa dignité et sa fierté”, a tonné le président Mahamat Idriss Déby Itno.Les ressortissants de sept autres pays sont frappés par des restrictions dans la délivrance de visas : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.”Ne vous laissez plus empoisonner contre le Venezuela! On vous empoisonne tous les jours avec des mensonges”, a lancé le président vénézuélien Nicolas Maduro à la télévision publique nationale.”En tant que président, je dois agir pour protéger la sécurité nationale et l’intérêt national des Etats-Unis et de leur population”, a dit Donald Trump dans le texte de la décision, qui affirme vouloir ainsi “protéger les Etats-Unis face aux terroristes étrangers”.Le républicain cite notamment l’attentat commis le 1er juin dans le Colorado (ouest) par un Egyptien dont le visa avait expiré pour illustrer “les dangers extrêmes que représente l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés”, dans une vidéo sur X. – “Humiliation” -Le gouvernement yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite et en guerre contre les rebelles houthis, a appelé jeudi Washington à revenir sur sa décision.Depuis la ville de Sanaa, Assil Farès, 29 ans, dit à l’AFP son désarroi, lui qui voulait rejoindre son père et deux de ses frères vivant aux Etats-Unis. “La décision de Trump bloque tout et je suis maintenant coincé au Yémen, sans travail ni sans rien, mais si Dieu le veut, Trump reviendra sur sa décision”.La situation est similaire en Somalie, où des habitants de la capitale, Mogadiscio, ont dit craindre l’expulsion de leurs compatriotes des Etats-Unis.”Cette démarche est une humiliation contre nous, en tant que Somaliens”, a réagi Ahmed Osoble Mohamud.Jamal Abdi, président du National Iranian American Council, a estimé que “le retour de l’interdiction ne va pas renforcer la sécurité de l’Amérique mais va faire souffrir de nombreux Américains, dont ceux de la communauté américano-iranienne”.Des exceptions sont néanmoins prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux Etats-Unis “sert l’intérêt national”.Les participants à la Coupe du monde de 2026 et aux Jeux olympiques de Los Angeles (2028) ne seront pas concernés par les restrictions, ont tenu à souligner les organisateurs.burs-sst/ube/gmo






