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Israël menace de continuer à viser Beyrouth si le Hezbollah n’est pas désarmé
Israël a menacé vendredi de continuer à frapper Beyrouth si le Liban ne désarmait pas le Hezbollah, au lendemain d’une série de frappes israéliennes qui ont visé le mouvement soutenu par l’Iran dans la banlieue sud de la capitale libanaise.Israël a mené jeudi soir les frappes les plus violentes contre ce bastion du Hezbollah depuis le cessez-le-feu qui a mis fin à un an de conflit avec le mouvement islamiste fin novembre. Les dernières frappes contre la banlieue sud remontaient au 27 avril.Jeudi soir, des milliers d’habitants de ce secteur s’étaient précipités dans les rues pour fuir, après un appel de l’armée israélienne à évacuer. Vendredi, un journaliste de l’AFP sur place a vu d’importantes destructions tandis que certains habitants, qui avaient fui à la hâte jeudi soir à la veille de l’Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane, rentraient chez eux.”Il n’y aura pas de calme à Beyrouth ni d’ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l’Etat d’Israël, les accords doivent être respectés et si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force”, a déclaré vendredi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.La banlieue sud, où l’armée israélienne a déclaré avoir visé des cibles appartenant à “l’unité aérienne” du Hezbollah, a été touchée jeudi soir par une dizaine de frappes. Plusieurs personnes ont été blessées par des éclats de verre, selon le ministre de la Santé Rakan Nassereddine.Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu.L’armée libanaise a accusé Israël de l’avoir empêchée d’inspecter un site jugé suspect avant qu’il ne soit bombardé, a déclaré à l’AFP un responsable militaire sous couvert d’anonymat.”L’armée a tenté de se rendre sur un des sites mentionnés dans l’appel à évacuer, mais des frappes de sommation israéliennes l’ont empêchée de mener à bien sa mission”, selon ce responsable.L’armée a menacé vendredi de suspendre sa coopération avec le comité international de suivi du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l’ONU et de la France “en ce qui concerne l’inspection des sites”.Elle a dénoncé “l’insistance de l’ennemi israélien” à “refuser de coopérer avec le comité”.Le Hezbollah, qui n’a pas commenté les accusations israéliennes, a publié un communiqué de l’un de ses députés, Ali Ammar, “saluant les positions” des dirigeants libanais et “de la direction de l’armée”.- “Sites souterrains de drones” -Environ une heure avant les premières frappes, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, avait exhorté les habitants à évacuer un rayon d’au moins 300 mètres autour de quatre bâtiments situés dans les quartiers d’Al-Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Barajneh, via un message publié sur X et accompagné de cartes.L’armée israélienne a ensuite annoncé qu’elle avait “frappé des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l’unité aérienne du Hezbollah (127)” dans la banlieue sud de Beyrouth.Elle a affirmé que cette unité “oeuvrait à la production de milliers de drones” en vue de “la prochaine guerre” et accusé l’Iran, qui a dénoncé les frappes de jeudi comme “un acte d’agression flagrant” contre le Liban, d’en financer la production.Dès le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, le Hezbollah avait ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d’Israël, affirmant agit “en soutien” au mouvement palestinien Hamas dont il est un allié.Le conflit s’est transformé en guerre ouverte à l’automne, avant un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. Israël a maintenu depuis des positions dans cinq points qu’il juge stratégiques à la frontière et continue de mener des frappes au Liban où il dit viser le Hezbollah.
Israël menace de continuer à viser Beyrouth si le Hezbollah n’est pas désarmé
Israël a menacé vendredi de continuer à frapper Beyrouth si le Liban ne désarmait pas le Hezbollah, au lendemain d’une série de frappes israéliennes qui ont visé le mouvement soutenu par l’Iran dans la banlieue sud de la capitale libanaise.Israël a mené jeudi soir les frappes les plus violentes contre ce bastion du Hezbollah depuis le cessez-le-feu qui a mis fin à un an de conflit avec le mouvement islamiste fin novembre. Les dernières frappes contre la banlieue sud remontaient au 27 avril.Jeudi soir, des milliers d’habitants de ce secteur s’étaient précipités dans les rues pour fuir, après un appel de l’armée israélienne à évacuer. Vendredi, un journaliste de l’AFP sur place a vu d’importantes destructions tandis que certains habitants, qui avaient fui à la hâte jeudi soir à la veille de l’Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane, rentraient chez eux.”Il n’y aura pas de calme à Beyrouth ni d’ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l’Etat d’Israël, les accords doivent être respectés et si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force”, a déclaré vendredi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.La banlieue sud, où l’armée israélienne a déclaré avoir visé des cibles appartenant à “l’unité aérienne” du Hezbollah, a été touchée jeudi soir par une dizaine de frappes. Plusieurs personnes ont été blessées par des éclats de verre, selon le ministre de la Santé Rakan Nassereddine.Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu.L’armée libanaise a accusé Israël de l’avoir empêchée d’inspecter un site jugé suspect avant qu’il ne soit bombardé, a déclaré à l’AFP un responsable militaire sous couvert d’anonymat.”L’armée a tenté de se rendre sur un des sites mentionnés dans l’appel à évacuer, mais des frappes de sommation israéliennes l’ont empêchée de mener à bien sa mission”, selon ce responsable.L’armée a menacé vendredi de suspendre sa coopération avec le comité international de suivi du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l’ONU et de la France “en ce qui concerne l’inspection des sites”.Elle a dénoncé “l’insistance de l’ennemi israélien” à “refuser de coopérer avec le comité”.Le Hezbollah, qui n’a pas commenté les accusations israéliennes, a publié un communiqué de l’un de ses députés, Ali Ammar, “saluant les positions” des dirigeants libanais et “de la direction de l’armée”.- “Sites souterrains de drones” -Environ une heure avant les premières frappes, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, avait exhorté les habitants à évacuer un rayon d’au moins 300 mètres autour de quatre bâtiments situés dans les quartiers d’Al-Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Barajneh, via un message publié sur X et accompagné de cartes.L’armée israélienne a ensuite annoncé qu’elle avait “frappé des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l’unité aérienne du Hezbollah (127)” dans la banlieue sud de Beyrouth.Elle a affirmé que cette unité “oeuvrait à la production de milliers de drones” en vue de “la prochaine guerre” et accusé l’Iran, qui a dénoncé les frappes de jeudi comme “un acte d’agression flagrant” contre le Liban, d’en financer la production.Dès le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, le Hezbollah avait ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d’Israël, affirmant agit “en soutien” au mouvement palestinien Hamas dont il est un allié.Le conflit s’est transformé en guerre ouverte à l’automne, avant un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. Israël a maintenu depuis des positions dans cinq points qu’il juge stratégiques à la frontière et continue de mener des frappes au Liban où il dit viser le Hezbollah.
UE: la France et la Grèce à l’offensive pour éloigner les enfants des réseaux sociaux
Cyberharcèlement, désinformation, discours de haine… Les contenus dangereux pour les enfants prolifèrent en ligne, au point de pousser plusieurs pays européens, dont la France, à vouloir limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.L’Union européenne dispose déjà d’un arsenal législatif parmi les plus stricts au monde pour encadrer les géants du numérique.Mais les appels à aller plus loin se multiplient parmi les Vingt-Sept, alors que des études démontrent les effets négatifs des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique.Soutenue par la France et l’Espagne, la Grèce a proposé d’encadrer l’utilisation des plateformes en ligne par les enfants, face aux inquiétudes concernant leur caractère addictif.Ces pays présentent ces mesures vendredi lors d’une réunion ministérielle à Luxembourg.”On a une opportunité à ne pas manquer, et c’est ce que je suis aussi venue dire à la Commission européenne aujourd’hui”, a déclaré la ministre chargée du Numérique, Clara Chappaz.La proposition inclut la fixation d’un âge de majorité numérique à l’échelle de l’UE, en-deçà duquel les enfants ne pourraient pas accéder aux réseaux sociaux sans consentement parental.”La vérification de l’âge, c’est possible. C’est d’ailleurs déjà en cours en France pour les sites pornographiques, on veut la même chose pour les réseaux sociaux”, a affirmé la ministre.La France s’est placée à l’avant-garde de la régulation des plateformes, avec une loi adoptée en 2023 qui oblige ces dernières à obtenir le consentement parental de leurs utilisateurs de moins de 15 ans. La mesure n’a pas encore reçu l’aval nécessaire de l’UE.La France a également introduit cette année l’obligation pour les sites pornographiques de vérifier l’âge des utilisateurs afin d’empêcher l’accès des enfants. Cette mesure a conduit trois d’entre eux – Youporn, Pornhub et Redtube – à se mettre hors ligne cette semaine en signe de protestation.Sous la pression du gouvernement français, TikTok a par ailleurs interdit dimanche le hashtag #SkinnyTok qui promeut la maigreur extrême.- Vérification de l’âge -La France, la Grèce et l’Espagne dénoncent des algorithmes qui exposent les enfants à des contenus addictifs qui peuvent aggraver les problèmes d’anxiété, de dépression et d’estime de soi.Ces pays s’inquiètent aussi de l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge, soupçonnée d’entraver le développement des compétences relationnelles des mineurs ainsi que d’autres apprentissages essentiels.D’autres Etats membres de l’Union européenne ont exprimé leur soutien à cette initiative, dont le Danemark qui assurera pendant six mois la présidence tournante du conseil de l’UE à partir de juillet et a promis de faire de cette question une priorité.Les auteurs de la proposition réclament “une application à l’échelle de l’UE qui soutienne les mécanismes de contrôle parental, permette une vérification correcte de l’âge et limite l’utilisation de certaines applications par les mineurs”.Ils souhaiteraient que des appareils comme les smartphones intègrent un système de vérification de l’âge.La Commission européenne, gendarme du numérique dans l’UE, souhaite lancer une application de vérification de l’âge dès le mois prochain, en assurant que cela n’impliquerait pas la divulgation de données personnelles.L’UE a publié en mai des lignes directrices provisoires à destination des plateformes pour mieux protéger les mineurs. Elles doivent être finalisées ce mois-ci à l’issue d’une consultation publique.Ces lignes directrices non contraignantes incluent pour l’instant le paramétrage par défaut des comptes d’enfants en mode privé, ainsi qu’une simplification des options de blocage et de mise en sourdine.Bruxelles mène actuellement des enquêtes sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe américain Meta, ainsi que sur TikTok, dans le cadre de son nouveau Règlement sur les services numériques (DSA). Ces plateformes sont soupçonnées de ne pas suffisamment protéger les enfants des contenus nuisibles.La semaine dernière, la Commission a également ouvert une enquête sur quatre sites pornographiques (Pornhub, Stripchat, XNXX, et XVideos) soupçonnés de ne pas empêcher l’accès des enfants aux contenus pour adultes.
UE: la France et la Grèce à l’offensive pour éloigner les enfants des réseaux sociaux
Cyberharcèlement, désinformation, discours de haine… Les contenus dangereux pour les enfants prolifèrent en ligne, au point de pousser plusieurs pays européens, dont la France, à vouloir limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.L’Union européenne dispose déjà d’un arsenal législatif parmi les plus stricts au monde pour encadrer les géants du numérique.Mais les appels à aller plus loin se multiplient parmi les Vingt-Sept, alors que des études démontrent les effets négatifs des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique.Soutenue par la France et l’Espagne, la Grèce a proposé d’encadrer l’utilisation des plateformes en ligne par les enfants, face aux inquiétudes concernant leur caractère addictif.Ces pays présentent ces mesures vendredi lors d’une réunion ministérielle à Luxembourg.”On a une opportunité à ne pas manquer, et c’est ce que je suis aussi venue dire à la Commission européenne aujourd’hui”, a déclaré la ministre chargée du Numérique, Clara Chappaz.La proposition inclut la fixation d’un âge de majorité numérique à l’échelle de l’UE, en-deçà duquel les enfants ne pourraient pas accéder aux réseaux sociaux sans consentement parental.”La vérification de l’âge, c’est possible. C’est d’ailleurs déjà en cours en France pour les sites pornographiques, on veut la même chose pour les réseaux sociaux”, a affirmé la ministre.La France s’est placée à l’avant-garde de la régulation des plateformes, avec une loi adoptée en 2023 qui oblige ces dernières à obtenir le consentement parental de leurs utilisateurs de moins de 15 ans. La mesure n’a pas encore reçu l’aval nécessaire de l’UE.La France a également introduit cette année l’obligation pour les sites pornographiques de vérifier l’âge des utilisateurs afin d’empêcher l’accès des enfants. Cette mesure a conduit trois d’entre eux – Youporn, Pornhub et Redtube – à se mettre hors ligne cette semaine en signe de protestation.Sous la pression du gouvernement français, TikTok a par ailleurs interdit dimanche le hashtag #SkinnyTok qui promeut la maigreur extrême.- Vérification de l’âge -La France, la Grèce et l’Espagne dénoncent des algorithmes qui exposent les enfants à des contenus addictifs qui peuvent aggraver les problèmes d’anxiété, de dépression et d’estime de soi.Ces pays s’inquiètent aussi de l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge, soupçonnée d’entraver le développement des compétences relationnelles des mineurs ainsi que d’autres apprentissages essentiels.D’autres Etats membres de l’Union européenne ont exprimé leur soutien à cette initiative, dont le Danemark qui assurera pendant six mois la présidence tournante du conseil de l’UE à partir de juillet et a promis de faire de cette question une priorité.Les auteurs de la proposition réclament “une application à l’échelle de l’UE qui soutienne les mécanismes de contrôle parental, permette une vérification correcte de l’âge et limite l’utilisation de certaines applications par les mineurs”.Ils souhaiteraient que des appareils comme les smartphones intègrent un système de vérification de l’âge.La Commission européenne, gendarme du numérique dans l’UE, souhaite lancer une application de vérification de l’âge dès le mois prochain, en assurant que cela n’impliquerait pas la divulgation de données personnelles.L’UE a publié en mai des lignes directrices provisoires à destination des plateformes pour mieux protéger les mineurs. Elles doivent être finalisées ce mois-ci à l’issue d’une consultation publique.Ces lignes directrices non contraignantes incluent pour l’instant le paramétrage par défaut des comptes d’enfants en mode privé, ainsi qu’une simplification des options de blocage et de mise en sourdine.Bruxelles mène actuellement des enquêtes sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe américain Meta, ainsi que sur TikTok, dans le cadre de son nouveau Règlement sur les services numériques (DSA). Ces plateformes sont soupçonnées de ne pas suffisamment protéger les enfants des contenus nuisibles.La semaine dernière, la Commission a également ouvert une enquête sur quatre sites pornographiques (Pornhub, Stripchat, XNXX, et XVideos) soupçonnés de ne pas empêcher l’accès des enfants aux contenus pour adultes.
Trois ans après son assassinat en Amazonie, sortie du livre du journaliste Dom Phillips
“Je pense à lui tous les jours”. Alessandra Sampaio, veuve du journaliste britannique Dom Phillips, tué au Brésil il y a trois ans, exprime son émotion à l’occasion de la sortie du livre sur l’Amazonie que son mari avait commencé à écrire.Six écrivains et journalistes ont achevé cet ouvrage, “How to save the Amazon” (Comment sauver l’Amazonie), sur lequel Phillips, journaliste indépendant qui collaborait avec les quotidiens The Guardian et Washington Post, travaillait quand il a été assassiné dans le nord-ouest du pays le 5 juin 2022.Dom Phillips était parti en expédition pour ses recherches avec l’expert brésilien Bruno Pereira engagé en faveur de la préservation de l’environnement et des droits des peuples indigènes. Ils ont été victimes d’une embuscade et tués par balles, des assassinats pour lesquels plusieurs membres d’une organisation criminelle soupçonnée d’activités de pêche illégale ont été inculpés et placés en détention.”Il est mort en essayant de montrer au monde l’importance de l’Amazonie”, déclare à l’AFP sa veuve, qui a assisté jeudi soir à un événement à Londres à l’occasion de la publication de ce livre.- “Plus qu’un hommage” -Selon les enquêteurs brésiliens, le double assassinat a été perpétré en raison des activités de Bruno Pereira contre la criminalité sévissant dans la plus grande forêt tropicale de la planète.Phillips, 57 ans, et Pereira, 41 ans, sont morts dans la vallée du Javari, dans une réserve indigène du nord du Brésil, près des frontières avec la Colombie et le Pérou, où opèrent des trafiquants de drogue, des chercheurs d’or illégaux et des braconniers.”C’était son avant-dernier voyage. Il lui en restait un autre à faire pour terminer le livre”, dont il avait déjà écrit quatre chapitres, explique Alessandra Sampaio.Il avait aussi choisi le titre de l’ouvrage, qui a été complété par six amis. Les Britanniques Jonathan Watts et Tom Phillips, les Américains Andrew Fishman, Stuart Grudgings et Jon Lee Anderson, ainsi que la Brésilienne Eliane Brum ont chacun écrit un chapitre.”C’est plus qu’un hommage à Dom, c’est son livre. Nous étions tous déterminés à terminer son travail, parce que nous l’aimons, parce que ces questions sont vraiment importantes pour beaucoup de gens”, explique à l’AFP celui qui a coordonné l’ouvrage, Jonathan Watts, journaliste chargé de l’environnement au Guardian.Beto Marubo, dirigeant indigène de la vallée du Javari et auteur de l’épilogue du livre, a aussi assisté à la présentation de l’ouvrage à Londres.”Nous espérons que Dom serait content de ce livre. Je suis très heureux que ce livre existe mais triste qu’il ne soit pas là pour le voir”, commente Jonathan Watts.Pour Alessandra Sampaio et les amis de Dom Phillips, la nécessité de terminer son livre s’est imposée comme une évidence.”Après les funérailles, cela nous a semblé très clair à tous”, raconte-t-elle.- Amis “loyaux” -Alessandra Sampaio est reconnaissante envers ces amis “loyaux”. “Je suis heureuse que le livre soit achevé, mais ce sont les journalistes qui ont fait le travail le plus dur”, souligne-t-elle.La quinquagénaire, qui vit à Salvador de Bahía, s’est quant à elle chargée de rassembler tout le matériel laissé par son mari pour ce projet.”Lors de son dernier voyage, il n’avait pas emporté l’ordinateur, qui est resté à la maison. Il avait deux ou trois cahiers de chacun de ses voyages, avec des dates, des lieux, qui expliquaient tout”, dit-elle.Les coauteurs du livre “ont voyagé et sont allés faire de nouvelles interviews pour essayer de suivre les idées de Dom”, explique-t-elle.”Dans le livre, je reconnais des choses provenant de discussions avec lui. J’ai mis trois mois à le lire. Je devais m’arrêter régulièrement à cause de l’émotion”.Pour Alessandra Sampaio, l’ouvrage est aussi un hommage à Bruno Pereira.”On ne peut pas séparer Dom et Bruno. Ils sont liés. C’est un message pour que tout le monde comprenne l’importance de l’Amazonie et de ses peuples”, insiste-t-elle.La mort des deux hommes a ravivé les critiques à l’égard de la politique menée par l’ex-président brésilien de l’époque, Jair Bolsonaro, accusé d’avoir encouragé l’invasion des territoires indigènes avec son discours en faveur de l’exploitation de l’Amazonie.
Lula reçoit une prestigieuse distinction d’une université française
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, en visite en France, s’est vu décerner vendredi le titre de “docteur honoris causa”, une prestigieuse distinction pour les personnalités étrangères, par l’université Paris 8.Lula a été distingué pour “sa trajectoire hors du commun”, même si cette récompense a été critiquée par certains enseignants dénonçant le “soutien” à la Russie du président brésilien, qui a gardé de bonnes relations avec Moscou et adopté une position de neutralité vis-à-vis de la guerre en Ukraine.L’Université Paris 8, située dans la ville populaire de Saint-Denis au nord de Paris, a été fondée dans le sillage de la révolte estudiantine et syndicale de mai 1968.Lula, 79 ans, ancien ouvrier métallurgiste et syndicaliste parvenu au sommet de l’Etat, effectue depuis jeudi la première visite d’Etat en France d’un président brésilien depuis 2012.”Dans plusieurs parties du monde, l’extrême droite attaque les universités et la science. En ces temps de désinformation, de négationnisme, le savoir doit être protégé comme un instrument au service du bien commun”, a déclaré M. Lula dans un discours, applaudi par le public.Le chef de l’Etat brésilien avait déjà reçu en 2011 une distinction de la prestigieuse école Sciences Po.”Quelle université, mieux que la nôtre, qui a permis à ceux qui en étaient exclus, non-bacheliers, salariés, d’entrer à l’université, se devait de reconnaître votre parcours hors normes ?”, a déclaré la professeure Annick Allaigre, ancienne présidente de l’université.”L’expérience brésilienne nous instruit, car nous partageons un certain nombre d’enjeux et de grands défis : permettre l’accès à l’enseignement supérieur des plus modestes, leur assurer la reconnaissance à laquelle ils ont droit et surtout leur donner les conditions matérielles nécessaires pour leur succès”, a déclaré pour sa part l’actuel président de Paris 8, Arnaud Laimé.Toutefois, un petit groupe de professeurs de l’établissement a critiqué cet honneur fait à Lula, dans une tribune au quotidien de gauche Libération mardi.”Dans le contexte international actuel, ce choix apparaît comme éminemment contestable”, écrivent-ils, soulignant que “depuis le début de la guerre en Ukraine, en effet, Lula n’a cessé de renvoyer dos à dos agresseur et agressé”.Dans son discours, le président brésilien a de nouveau exhorté à ne pas rester “indifférents devant l’absurdité de la guerre en Ukraine” et le “génocide” à Gaza.
Le divorce entre Trump et Musk étalé en place publique
Les Américains s’interrogent vendredi sur les conséquences de la rupture publique spectaculaire entre Donald Trump et Elon Musk, le président des Etats-Unis ayant notamment menacé de rompre les contrats publics conclus avec les entreprises de l’homme le plus riche du monde.Les sites américains Politico et Axios ont cru percevoir un signal d’apaisement dans la nuit de jeudi à vendredi, après un court entretien accordé par le président républicain au premier média.”Oh, ce n’est pas grave”, a déclaré Donald Trump à Politico qui l’a interrogé sur la dispute. Toujours selon le site, un appel est prévu vendredi entre les deux anciens amis pour tenter de faire la paix.Les échanges acrimonieux entre les deux anciens amis se sont emballés jeudi. Le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’Elon Musk était “devenu fou” à cause d’une décision défavorable aux véhicules électriques.”Le plus simple pour économiser des milliards et des milliards de dollars dans notre budget serait d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX, a menacé le président, en difficultés sur un projet de vaste loi budgétaire. Sur son réseau X, Elon Musk a déclaré en réponse que SpaceX “commencera immédiatement à mettre hors service son vaisseau spatial Dragon”, utilisé notamment par la Nasa pour acheminer des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).Il a semblé, quelques heures plus tard, faire marche arrière, écrivant: “Bon, nous n’allons pas mettre Dragon hors service.”Entre-temps, la capitalisation de Tesla a fondu de dizaines de milliards de dollars de capitalisation à Wall Street, l’action clôturant jeudi à -14,26%.Depuis qu’Elon Musk a lancé la semaine dernière un tir de barrage contre le projet de loi budgétaire au coeur du début de mandat de Donald Trump, ce n’était sans doute qu’une question de temps avant que le divorce ne soit consommé.C’est pendant une réunion dans le Bureau ovale avec le chancelier allemand Friedrich Merz, réduit au rôle de figurant muet, que le président a acté jeudi la rupture.Pendant un échange avec les journalistes, retransmis en direct, Donald Trump s’est dit “très déçu”. “Elon et moi avions une bonne relation. Je ne sais pas si c’est encore le cas”, a-t-il lancé à propos de son ancien “conseiller spécial”, qui a quitté vendredi dernier la mission de réduction des dépenses publiques qu’il menait à la Maison Blanche.- “N’importe quoi” -“N’importe quoi”, écrit Elon Musk en commentaire d’une vidéo de Donald Trump affirmant, déjà, que sa colère était due à la perte de subventions pour les véhicules électriques.”Faux”, poste-t-il ensuite au-dessus d’un extrait dans lequel le président américain assure que l’entrepreneur connaissait par avance le contenu du texte. Une “grande et belle loi” selon Donald Trump, une “abomination” pour les finances publiques selon Elon Musk, dont l’adoption n’est pas garantie au Congrès. Le multimilliardaire, qui a très généreusement financé la campagne du républicain en 2024, assure que “Trump aurait perdu l’élection” sans lui et l’accuse d'”ingratitude”.Il a aussi affirmé, sans apporter de preuve, que le nom du président se trouvait dans le dossier Jeffrey Epstein, ce financier américain au coeur d’un vaste scandale de crimes et d’exploitation sexuels qui s’est suicidé en prison avant d’être jugé; des accusations “regrettables” pour la Maison Blanche.Dans le Bureau ovale, Donald Trump a dépeint son ancien allié en amoureux éconduit: “Il disait les choses les plus belles à mon propos”. – “Nouveau parti politique” -Dès l’entrée tonitruante d’Elon Musk dans la campagne de Donald Trump l’an dernier, les doutes ont surgi sur la longévité de leur relation. Donald Trump avait défendu son allié face aux critiques et a même organisé une opération de promotion pour la marque Tesla à la Maison Blanche. Elon Musk avait lui qualifié le président de “roi” le jour de son investiture. Mais les tensions ont grandi entre le multimilliardaire et l’entourage du président. “Il faudrait lancer une enquête formelle sur son statut migratoire, car je crois fortement que c’est un étranger illégal et qu’il devrait être expulsé immédiatement”, a déclaré jeudi soir au New York Times l’ex-conseiller de Donald Trump et idéologue d’extrême droite Steve Bannon. Elon Musk est né en Afrique du Sud et a été naturalisé américain. Pour certains experts, ce qui pourrait avoir scellé le sort d’Elon Musk ne s’est pas passé à Washington, mais dans le Wisconsin, où il s’est fortement engagé, financièrement et personnellement, en faveur d’un juge conservateur candidat à la Cour suprême locale, qui a été battu.Donald Trump, qui déteste être associé à la défaite, aurait suivi avec attention cette première aventure politique en solo d’Elon Musk.Lequel n’a visiblement pas été dégoûté. Celui qui ne peut devenir président puisqu’il a été naturalisé, a demandé jeudi sur X s’il n’était pas “temps de créer un nouveau parti politique” aux Etats-Unis.







