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Un Palestinien en soins psychiatriques après l’agression d’un rabbin près de Paris

Un Palestinien soupçonné d’avoir agressé un rabbin à coup de chaise, vendredi à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a été placé en hospitalisation sous contrainte pour recevoir des soins psychiatriques après avoir initialement été mis en garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre.Cette agression a suscité l’indignation de la communauté juive et du gouvernement qui a pointé la “radicalisation” du débat public comme terreau de cet acte.”L’homme initialement placé en garde à vue depuis 12H08 au commissariat de Neuilly-sur-Seine a fait l’objet dans l’après-midi d’un examen psychiatrique imposant son placement en hospitalisation sous contrainte”, a précisé le parquet à l’AFP vendredi soir.L’agresseur, qui s’en est pris au rabbin Elie Lemmel, installé à une terrasse de café, notamment en lui jetant une chaise au visage, avait été interpellé dans la foulée.Le ministère public a précisé que “selon les documents d’identité en langue allemande trouvés en sa possession”, cet homme “serait né à Rafah (dans le sud de la bande de Gaza, NDLR) et serait âgé de 28 ans”.Selon une source proche du dossier, l’homme est en situation irrégulière en Allemagne mais titulaire d’un document lui permettant de circuler dans son Land allemand et bénéficie d’un statut qui offre une forme de “tolérance” pour les personnes qui ne sont pas expulsables vers un territoire en conflit.Le parquet a indiqué avoir ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire, pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours (4 jours), aggravées par le fait qu’elles auraient été commises à raison de la religion et avec arme par destination”.La victime, qui présente une plaie au front, a expliqué quelques instants après l’agression avoir déjà fait l’objet d’un acte similaire la semaine dernière à Deauville (Calvados).”J’ai l’impression qu’on est face à (…) un délit de faciès et c’est bouleversant”, a déclaré sur BFMTV le rabbin, kippa sur la tête et longue barbe grise. Elie Lemmel assure n’avoir jamais vu son agresseur dont il n’a pas anticipé le passage à l’acte sur la terrasse de café.”J’étais concentré sur mon échange avec la personne en face de moi. Et donc il a peut-être crié, mais je n’ai pas du tout prêté attention à cela. Par contre le coup, clairement, je l’ai ressenti très fortement”, a-t-il expliqué.- “Solidarité dévoyée” -Le rabbin Lemmel assure ne pas connaître les motifs de l’agression: “Ce qui m’intéresse, c’est la suite, sur comment on construit, comment on avance et comment on agit pour que, justement, ça ne se repasse plus. (…) Et au fond, j’ai très peur qu’on soit dans un monde dans lequel les mots génèrent de plus en plus de maux”, a-t-il affirmé.”C’est une agression clairement parce que la personne agressée était un rabbin avec une apparence extérieure qui a mobilisé contre lui l’agression, le déchaînement, la haine d’une personne qui était là”, a réagi le Premier ministre François Bayrou, en marge d’un déplacement à Montpellier.S’il s’est félicité que “l’issue n'(ait) pas (été) tragique”, le chef du gouvernement a déploré que “l’état de la société entraîne la radicalisation du débat public et que l’un soutient l’autre”. “S’en prendre à une personne en raison de sa foi est une honte”, avait réagi sur X un peu plus tôt dans l’après-midi le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, estimant que l’auteur, “qui n’avait rien à faire en France”, devait “être puni sévèrement et éloigné”.”On a beau déployer le maximum de moyens, l’agression isolée, erratique, imprévisible comme celle qui s’est produit inquiète car elle est imparable”, a déploré auprès de l’AFP le maire de Neuilly-sur-Seine Jean-Christophe Fromantin (DVD), qui doit se rendre dans la soirée dans la synagogue de la ville en compagnie du préfet des Hauts-de-Seine.Sur le réseau social X, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a condamné “avec la plus grande fermeté l’agression antisémite dont a été victime” le rabbin parisien.”Quand on est identifié publiquement comme juif, on est potentiellement la cible d’activistes haineux qui peuvent, au nom d’une solidarité dévoyée avec la cause palestinienne, décider de s’en prendre à des Français juifs”, a insisté également sur BFMTV le président du Crif Yonathan Arfi.”Les actes antireligieux doivent entraîner une tolérance zéro”, a pour sa part réclamé sur CNews le président du Consistoire central, Elie Korchia. En 2024, 1.570 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur.bur-sha-mca-dho/cal/cbn

Un militant égypto-britannique “très amaigri” après une grève de la faim

Un Egypto-britannique emprisonné en Egypte, figure majeure du soulèvement égyptien de 2011, Alaa Abdel-Fattah, a perdu près d’un tiers de son poids après 98 jours de grève de la faim, a déclaré vendredi sa soeur après une brève visite à la prison près du Caire. “Il a perdu 29% de son poids initial”, a indiqué Sanaa Seif, qui a vu son frère pendant 20 minutes, derrière une vitre. “Il avait l’air très amaigri, mais serein”, a-t-elle écrit sur Facebook. Alaa Abdel-Fattah, 43 ans, a entamé une grève de la faim en mars par solidarité avec sa mère, Laila Soueif, une universitaire renommée, elle-même en grève de la faim depuis 250 jours pour réclamer la libération de son fils. Sa grève a débuté le 29 septembre 2024, date à laquelle son fils devait être libéré après avoir purgé cinq ans de prison. En mai, un groupe d’experts de l’ONU a qualifié sa détention d'”arbitraire” et réclamé sa libération immédiate.Selon sa famille, le militant ne consomme que du thé aux herbes, du café et des sels de réhydratation. Sa mère, 69 ans, a été hospitalisée la semaine dernière à Londres pour une hypoglycémie “critique”, après avoir repris une grève de la faim totale. Avant de se rendre en Egypte, Sanaa Seif a expliqué que sa mère avait finalement accepté de recevoir un minimum de glucose par perfusion pour rester en vie durant son déplacement. “J’ai dit à ma mère que je ne pouvais pas partir voir Alaa si je pensais qu’elle allait mourir pendant mon absence.” Selon Sanaa Seif, son frère se réveille chaque matin rongé par l’inquiétude pour la santé de leur mère. Figure majeure du soulèvement égyptien de 2011, Alaa Abdel-Fattah a passé la majeure partie des dix dernières années derrière les barreaux. Il a été arrêté pour la dernière fois en 2019 et condamné à cinq ans de prison pour “diffusion de fausses informations”, après avoir partagé sur Facebook une publication concernant des violences policières.

Ukraine : Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir effectué des frappes de représailles

La Russie a qualifié vendredi d'”existentiel” le conflit en Ukraine, après y avoir effectué la nuit dernière de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins quatre morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.Ces frappes interviennent à un moment où les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième récent cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, tandis que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté l’invasion de l’Ukraine, qu’il a déclenchée en février 2022, comme “une question existentielle”. “Pour nous, c’est une question existentielle, celle de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, la Russie a procédé à des frappes dans neuf régions ukrainiennes, notamment à Kiev, la capitale. Selon l’armée de l’air ukrainienne, l’Ukraine a été attaquée par 407 drones et 45 missiles, dont 199 et 36 respectivement ont été abattus par la défense antiaérienne.Le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” ukrainiennes en territoire russe.Le week-end dernier, l’Ukraine avait endommagé ou détruit de nombreux avions militaires sur plusieurs aérodromes russes à l’aide de drones transportés clandestinement. Des bombardiers stratégiques faisant partie de la triade nucléaire russe avaient en particulier alors été touchés.Les Ukrainiens sont aussi accusés d’avoir été à l’origine ce même week-end des explosions ayant provoqué l’effondrement de deux ponts et le déraillement de trois trains en Russie, qui ont fait sept morts et plus de cent blessés, dont des enfants.- Vitres soufflées -En Ukraine, près de 80 personnes ont été blessées dans les attaques nocturnes russes, selon le président Volodymyr Zelensky. A Kiev, trois secouristes ont péri.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de la capitale, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées mais on s’en est sortis avec seulement un léger choc”, a-t-elle poursuivi, s’exprimant d’une cour couverte de débris et de morceaux de verre.A Loutsk, une ville du nord-ouest, le cadavre d’un homme a été retiré des gravats après qu’un immeuble de huit étages a subi des dommages, ont dit les secours.”La Russie doit être tenue pour responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, elle a bombardé des villes et des villages pour détruire des vies”, a dénoncé M. Zelensky, appelant une nouvelle fois ses alliés occidentaux à “faire pression” sur Moscou.Neuf régions ont été touchées à travers l’Ukraine, a souligné le chef de l’Etat : celles de Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv et Khmelnytsky.Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait répliquer aux récentes attaques ukrainiennes, y compris à l’occasion d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump mercredi.- Bases aériennes frappées en Russie -L’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé de nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et de Riazan (centre), assurant avoir frappé des dépôts de carburant.Les forces russes, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, bombardent quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.L’armée russe a dit avoir neutralisé la nuit dernière 174 drones ukrainiens au-dessus du sol russe. Et, dans la journée de vendredi, 18 autres ont été abattus dans la région frontalière de Belgorod et cinq de plus qui se dirigeaient vers Moscou.Un homme a par ailleurs été tué pendant qu’il préparait une attaque de drones sur un site militaire dans la région de Riazan, au sud-est de la capitale, a affirmé la Garde nationale russe.Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Ils sont en outre convenus de remettre les corps sans vie de milliers de militaires.bur-gmo-rco-pop/bds

Ukraine : Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir effectué des frappes de représailles

La Russie a qualifié vendredi d'”existentiel” le conflit en Ukraine, après y avoir effectué la nuit dernière de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins quatre morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.Ces frappes interviennent à un moment où les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième récent cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, tandis que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté l’invasion de l’Ukraine, qu’il a déclenchée en février 2022, comme “une question existentielle”. “Pour nous, c’est une question existentielle, celle de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, la Russie a procédé à des frappes dans neuf régions ukrainiennes, notamment à Kiev, la capitale. Selon l’armée de l’air ukrainienne, l’Ukraine a été attaquée par 407 drones et 45 missiles, dont 199 et 36 respectivement ont été abattus par la défense antiaérienne.Le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” ukrainiennes en territoire russe.Le week-end dernier, l’Ukraine avait endommagé ou détruit de nombreux avions militaires sur plusieurs aérodromes russes à l’aide de drones transportés clandestinement. Des bombardiers stratégiques faisant partie de la triade nucléaire russe avaient en particulier alors été touchés.Les Ukrainiens sont aussi accusés d’avoir été à l’origine ce même week-end des explosions ayant provoqué l’effondrement de deux ponts et le déraillement de trois trains en Russie, qui ont fait sept morts et plus de cent blessés, dont des enfants.- Vitres soufflées -En Ukraine, près de 80 personnes ont été blessées dans les attaques nocturnes russes, selon le président Volodymyr Zelensky. A Kiev, trois secouristes ont péri.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de la capitale, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées mais on s’en est sortis avec seulement un léger choc”, a-t-elle poursuivi, s’exprimant d’une cour couverte de débris et de morceaux de verre.A Loutsk, une ville du nord-ouest, le cadavre d’un homme a été retiré des gravats après qu’un immeuble de huit étages a subi des dommages, ont dit les secours.”La Russie doit être tenue pour responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, elle a bombardé des villes et des villages pour détruire des vies”, a dénoncé M. Zelensky, appelant une nouvelle fois ses alliés occidentaux à “faire pression” sur Moscou.Neuf régions ont été touchées à travers l’Ukraine, a souligné le chef de l’Etat : celles de Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv et Khmelnytsky.Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait répliquer aux récentes attaques ukrainiennes, y compris à l’occasion d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump mercredi.- Bases aériennes frappées en Russie -L’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé de nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et de Riazan (centre), assurant avoir frappé des dépôts de carburant.Les forces russes, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, bombardent quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.L’armée russe a dit avoir neutralisé la nuit dernière 174 drones ukrainiens au-dessus du sol russe. Et, dans la journée de vendredi, 18 autres ont été abattus dans la région frontalière de Belgorod et cinq de plus qui se dirigeaient vers Moscou.Un homme a par ailleurs été tué pendant qu’il préparait une attaque de drones sur un site militaire dans la région de Riazan, au sud-est de la capitale, a affirmé la Garde nationale russe.Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Ils sont en outre convenus de remettre les corps sans vie de milliers de militaires.bur-gmo-rco-pop/bds

Roland-Garros: nouvelle finale pour Alcaraz, en attendant Djokovic-Sinner

Carlos Alcaraz n’est plus qu’à une marche d’un doublé à Roland-Garros: le tenant du titre a profité vendredi de l’abandon Lorenzo Musetti (7e) pour se hisser en finale, où il retrouvera le gagnant du duel entre le N.1 mondial Jannik Sinner et Novak Djokovic (6e).Après deux manches indécises entre deux joueurs capables de coups gagnants brillants comme de fautes directes évitables, le N.2 mondial a pris le dessus en fin de deuxième set avant le retrait de Musetti au début de la quatrième manche.Alors que l’Espagnol menait deux sets à un et venait de remporter la troisième manche 6-0, l’Italien de 23 ans s’est dirigé vers le filet à 2-0 en faveur d’Alcaraz pour jeter l’éponge, quelques minutes après s’être fait manipuler au niveau de la jambe gauche.”Au début de la troisième manche, j’ai commencé à perdre un peu de force dans ma jambe gauche et ça n’a fait qu’empirer donc j’ai décidé d’arrêter”, a expliqué Musetti, qui passera des examens samedi pour connaître l’ampleur de sa blessure, à un peu plus de trois semaines de Wimbledon.Vainqueur des Masters 1000 de Monte-Carlo et Rome lors d’une tournée sur terre battue prometteuse avant Roland-Garros, Alcaraz a de nouveau dominé Musetti, qu’il avait battu en finale à Monte-Carlo — où l’Italien avait joué blessé — et en demie en Italie. Titré face à Alexander Zverev en 2024 à Paris, le Murcien de 22 ans n’est plus qu’à une victoire de conserver son titre à Roland-Garros, ce qui n’est plus arrivé depuis Rafael Nadal (2019-2020).”Il ne reste plus qu’un pas à faire. Je me sens très bien. J’ai le sentiment de bien jouer”, s’est réjoui Alcaraz sur le court à l’issue de la rencontre.- Deux sets accrochés -Mais comme lors de trois de ces cinq premiers matches porte d’Auteuil, Alcaraz a laissé échapper un set à l’Italien.”Ça ne m’inquiète pas, a rétorqué Carlos Alcaraz. On est en Grand Chelem, on a le temps pour revenir. J’ai commis quelques erreurs mais je jouais bien et je sais que je suis assez fort mentalement pour revenir.”Demi-finaliste à Wimbledon l’an dernier, Lorenzo Musetti a échoué à rallier sa première finale en Grand Chelem après avoir été un des joueurs les plus réguliers de la saison sur terre battue (finale à Monte-Carlo, demi-finales à Madrid et Rome).En début de partie, l’Italien a pourtant écarté deux balles de break avant de profiter d’un coup de moins bien d’Alcaraz à 5-4 pour prendre le service de l’Espagnol et empocher la première manche.Alcaraz a ensuite pris le service de son adversaire à deux reprises mais Musetti l’a poussé au tie-break réagissant immédiatement à chaque fois. Dans le jeu décisif, Alcaraz a creusé l’écart d’entrée (5-1 au changement de côté) pour se prémunir d’une nouvelle “remontada”.Sur sa lancée, l’Espagnol a alors réglé la mire en coup droit, poussant le Toscan, surement déjà diminué, à la faute à de nombreuses reprises.Après avoir fait venir le kiné en fin de troisième set, Musetti a tenté de poursuivre quelques jeux, avant d’abandonner, “incapable de tenir l’échange”.- Duel de revenants -Peu après 19h00 a débuté sur le court Philippe-Chatrier une autre très belle affiche: le plus grand palmarès de l’histoire du tennis, Novak Djokovic, contre le N.1 mondial Jannik Sinner. D’un côté, le vétéran serbe de 38 ans aux 24 titres du Grand Chelem, un record qu’il partage toujours avec l’héroïne d’une lointaine époque du tennis, l’Australienne Margaret Court.Mais avant de décrocher le 24 mai à Genève le 100e titre de sa carrière, le champion olympique des Jeux de Paris traînait sa peine sur terre battue: élimination au premier tour des Masters 1000 de Monte-Carlo et Madrid, forfait au tournoi de Rome…De l’autre, un triple lauréat en Grand Chelem, théoriquement plus à l’aise sur dur mais qui s’est hissé en finale sur la terre battue de Rome, battu par Alcaraz, après trois mois de suspension en raison de contrôles positifs à une substance anabolisante. Si l’Italien de 23 ans avait laissé planer le doute sur son niveau réel à son retour sur le circuit ou avant Roland-Garros, ses adversaires à Paris ont tous été battus en trois sets. 

Olivier Faure réélu à la tête d’un PS à rassembler et à crédibiliser pour 2027

Réélu de justesse à la tête du Parti socialiste, Olivier Faure va devoir s’atteler à la lourde tâche de rassembler le parti, toujours divisé sur la ligne stratégique, et lui permettre de se poser en alternative crédible pour 2027, sur le projet et le candidat.Dès le lendemain de sa victoire sur le fil, avec 50,9% des voix (résultats encore provisoires, mais qui ne peuvent être inversés), contre 49,1% pour Nicolas Mayer-Rossignol, ce dernier l’a exhorté à répondre aux attentes de “changement”, d'”affirmation” et de “clarté” dans les alliances avec LFI, exprimées par une partie des électeurs.Le score serré oblige la direction sortante à donner “des gages”, a-t-il martelé lors d’une conférence de presse. Le député Philippe Brun a assuré qu’ils étaient “ouverts au rassemblement”, mais “nous n’irons pas dans une direction s’il n’y a pas de discussions sur le fond, ni de motion de synthèse”.Dans le camp d’Olivier Faure, on se dit disposé à travailler avec “les amis de Boris Vallaud et les amis de Nicolas Mayer-Rossignol”, mais “sur la base de la ligne qui a gagné le congrès”.Une gageure, d’autant que les critiques de Nicolas Mayer-Rossignol ont été particulièrement virulentes à l’encontre d’Olivier Faure, accusé de “gestion clanique”, de manque de travail et d'”ambiguïté” vis-à-vis de LFI.Le premier secrétaire a assuré, comme ses concurrents, qu’il n’y aurait pas d’accords nationaux avec la formation mélenchoniste pour les prochaines échéances électorales. -accords au cas par cas avec LFI-Mais le PS pourrait à nouveau discuter d’accords “au cas par cas” avec LFI pour contrer le Rassemblement national, a nuancé vendredi matin la maire de Nantes Johanna Rolland, proche d’Olivier Faure. “Nous demandons une clarté absolue sur le refus de ce type d’alliance”, a exigé M. Mayer-Rossignol vendredi.En début de nuit, les résultats provisoires avaient donné lieu à une querelle de chiffres entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, laissant craindre le même pugilat qu’au congrès de Marseille en 2023, où les deux hommes qui s’affrontaient déjà s’étaient écharpés en revendiquant chacun la victoire. Mais les protagonistes ont eu à cœur de ne pas rejouer le même scénario. Les deux concurrents se sont vus et Olivier Faure a finalement été annoncé vainqueur vers 4H00 du matin vendredi, son concurrent reconnaissant sa défaite. Les résultats seront officiellement validés lors d’un congrès à Nancy du 13 au 15 juin. Olivier Faure a bénéficié d’un report un peu plus favorable d’une partie des électeurs de Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, qui n’avait pas donné de consigne de vote mais indiqué qu’il le soutiendrait à titre personnel. Le premier secrétaire, qui sera l’invité du 20H de TF1 vendredi, doit désormais réconcilier un parti divisé notamment sur la stratégie pour la présidentielle.Lui, tout comme Boris Vallaud, prônent une candidature commune de la gauche non-mélenchoniste pour 2027, allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin.Nicolas Mayer-Rossignol défend pour sa part une candidature issue d'”un grand Parti socialiste”  réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve.       – Faire émerger un candidat –      A 56 ans, Olivier Faure va devoir donner un nouvel élan en vue des élections municipales puis présidentielle, alors qu’il dirige le parti depuis 2018.Il a déjà annoncé que les axes programmatiques seraient annoncés lors des journées d’été du parti à Blois fin août, avant la présentation d’un projet fin novembre. Le camp Mayer-Rossigonl a déjà réclamé “une phase de six mois pour préparer un vrai programme”, qui ne sera pas “l’actualisation de celui du Nouveau Front populaire”.  Dans un parti qui compte seulement 40.000 adhérents, et où ses concurrents ont répété à l’envi que le PS ne produisait plus d’idées, Olivier Faure devra en outre faire émerger un candidat socialiste potentiel.Beaucoup en interne sont persuadés qu’il se verrait bien endosser le costume, même s’il s’est gardé d’exprimer toute ambition. Tout juste a-t-il concédé qu’il ne se “déroberait” pas.”Sa légitimité pour une éventuelle candidature n’est pas renforcée par le résultat” du vote des militants, a remarqué M. Mayer-Rossignol.

Un incendie dans une tour HLM fait quatre morts à Reims

Un incendie, survenu dans la nuit de jeudi à vendredi dans un immeuble HLM à Reims et dont une origine accidentelle est “très probable”, a causé la mort de quatre personnes et fait deux blessés graves.Parmi les victimes figurent “vraisemblablement deux frères adolescents habitant l’appartement avec leur beau-père”, selon le procureur de Reims François Schneider. L’un serait “décédé de brûlures”, l’autre de “défenestration”, a poursuivi le procureur, tout en soulignant qu’il n’y avait pas encore “de certitude absolue sur leur identité”.Il y a aussi “deux morts par asphyxie dans les étages supérieurs” et deux blessés en urgence absolue, “possiblement le beau-père atteint de brûlures graves” et une autre personne asphyxiée, toujours selon M. Schneider.Une conférence de presse aura lieu samedi à 10H au tribunal judiciaire de Reims, a prévenu le procureur. Selon les premiers éléments de l’enquête, “l’origine accidentelle” de cet incendie est “très probable”, a-t-il dit.- “Les flammes étaient énormes” -Un enfant était considéré comme disparu vendredi matin, selon le préfet de la Marne, Henri Prévost, mais à 13H00 le procureur a assuré qu’il n’y avait plus d’enfant recherché.Douze autres personnes, enfants et adultes, ont été plus légèrement touchées, selon la préfecture. L’incendie, qui est terminé, s’est déclaré vers 00H30 au quatrième étage de cette tour HLM et s’est rapidement propagé aux étages supérieurs, notamment par la façade, selon la préfecture. “On voyait tout le monde qui criait, qui était sur les fenêtres de l’immeuble en train d’appeler à l’aide, jusqu’au dernier étage, il y avait des personnes en danger, c’était assez impressionnant”, raconte un lycéen témoin des débuts de l’incendie, Yael Coché. “Au bout d’un moment, il y avait des explosions, je suppose de gaz, qui ont retenti et là, les flammes étaient énormes, ça montait jusqu’en haut des arbres, c’était impressionnant”.Le quartier Croix-Rouge, mêlant hauts immeubles et maisons dans le sud-ouest de Reims, était entièrement bouclé en tout début de matinée, l’accès à la tour sinistrée interdit par de la rubalise, a constaté une journaliste de l’AFP sur place. Des fenêtres étaient entièrement noircies sur trois niveaux, et plus légèrement sur deux autres au-dessus.- “Énorme courage” -L’immeuble où le drame s’est produit compte 11 niveaux, comportant quatre appartements chacun. Selon le maire de Reims, Arnaud Robinet, il ne posait pas de problème de salubrité et avait fait l’objet d’un programme de rénovation thermique. L’immeuble voisin avait été touché par un incendie en février, causé par un “feu de cuisine”, selon le maire.Des policiers nationaux patrouillant dans ce quartier populaire pendant la nuit sont intervenus les premiers après le départ de feu et ont évacué des personnes qui se trouvaient dans les escaliers “avec un énorme courage”, a rapporté M. Robinet. Les pompiers sont ensuite arrivés rapidement sur les lieux.Sur place, l’intervention s’est révélée “difficile”, a précisé le préfet, en raison de la taille de l’immeuble, mais aussi des conditions météorologiques.”Il y avait beaucoup de vent sur Reims dans la nuit, et les fumées avaient tendance à se rabattre vers l’intérieur”, ce qui compliquait l’évacuation, a-t-il expliqué.Quinze véhicules de pompiers et 62 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, ainsi que 20 policiers nationaux, 20 policiers municipaux et neuf soignants du Smur.Une quarantaine de personnes sinistrées ont été prises en charge par la Croix-Rouge dans un gymnase mis à disposition par la municipalité.Un résident de l’immeuble voisin, Cyril Gasnier, a raconté à l’AFP qu’il était au téléphone avec sa mère, vers minuit, quand il a entendu des gens hurler. Il est descendu dans la rue et a confié avoir eu peur pour son logement mais a ensuite pu rentrer chez lui.Des agents de sécurité “sont présents à l’entrée de l’immeuble pour sécuriser les accès et orienter les locataires qui souhaiteraient accéder à leurs logements pour récupérer leurs biens personnels, lorsque les conditions de sécurité seront remplies”, a déclaré le bailleur social Plurial Novilia, gestionnaire de la tour sinistrée.cor-bj-bbr-zl/etb/vk