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Chine: début du redoutable examen d’entrée à l’université pour 13 millions d’ados
Des parents émus accompagnent leurs enfants, le visage concentré, jusqu’aux grilles d’un centre d’examen à Pékin : la Chine entre samedi dans la période du “Gaokao”, cet examen de fin d’études secondaires très compétitif.A l’échelle nationale, ce sont environ 13,35 millions d’élèves qui se présentent à l’examen cette année, selon le ministère de l’Education. Un chiffre considérable, bien qu’en légère baisse par rapport à l’année précédente.Le Gaokao représente “l’aboutissement de douze années de labeur intense”, témoigne Madame Chen, tout en agitant un éventail devant sa fille, élève en terminale, qui relit ses notes une dernière fois.Elle “a surmonté des difficultés, et nous aussi, en tant que parents”, ajoute-t-elle.”Mais je ne suis pas nerveuse, plutôt excitée. Je suis certaine que ma fille obtiendra de bons résultats.”Considéré comme l’un des examens les plus exigeants au monde, le Gaokao, ou “examen pour les études supérieures” en mandarin, évalue les élèves sur l’ensemble des connaissances acquises durant leur scolarité, à travers des épreuves de chinois, de mathématiques ou encore d’anglais.Les résultats de cet examen déterminent en grande partie l’accès des candidats à l’enseignement supérieur, ainsi que le prestige de l’université qu’ils pourront intégrer.Devant cet établissement du centre de Pékin, les professeurs et le personnel scolaire sont venus apporter leur soutien au premier jour de l’examen, brandissant des pancartes d’encouragement.Certains candidats, vêtus de leur uniforme, semblent paniqués, à l’image de cette jeune fille serrant la main de sa mère, les larmes aux yeux.”En tant que parents, nous n’avons pas besoin d’être trop exigeants envers nos enfants, car ils sont déjà sous très forte pression”, observe Madame Wang, alors que son fils vient d’entrer dans la salle d’examen.Comme de nombreuses mamans, elle a revêtu le qipao, une robe traditionnelle ajustée.”Cela montre le souhait d’une réussite éclatante à l’examen”, souligne-t-elle avec le sourire.Porté par le boom économique qui a entraîné une hausse du niveau de vie, l’enseignement supérieur s’est rapidement développé en Chine au cours des dernières décennies.Mais le marché de l’emploi sur lequel se retrouvent les jeunes diplômés n’est plus aussi dynamique qu’auparavant.En avril 2025, 15,8% des jeunes de 16 à 24 ans vivant en milieu urbain étaient sans emploi, selon les données du Bureau national des statistiques.Conscients de cette pression, les élèves chinois préparent assidûment cet instant dès leur plus jeune âge, souvent à coup de cours supplémentaires incessants.- Lutte contre la fraude -Sur le réseau social chinois Weibo, le Gaokao était le principal sujet discuté samedi matin, avec de nombreuses vidéos fournissant de derniers conseils aux lycéens.”Je n’arrive pas à dormir avant le Gaokao”, figurait parmi les principales recherches sur la plateforme la veille au soir.Plus tôt dans la semaine, des vidéos montraient des foules nombreuses, parfois composée d’orchestres, escortant les cars scolaires transportant les élèves jusqu’aux centres d’examen.Comme chaque année, les autorités sont sur le qui-vive face aux tricheries et aux perturbations durant l’examen.Le vice-premier ministre chinois, Ding Xuexiang, a appelé cette semaine à l’organisation d’un “Gaokao sûr”, soulignant l’importance d’une lutte rigoureuse contre la fraude. Les alentours des centres d’examen sont également étroitement sécurisés par la police, des voies fermées à la circulation et plusieurs villes interdisent aux automobilistes de klaxonner pour ne pas perturber la concentration des élèves.Dans certaines écoles, la reconnaissance faciale est même employée pour éviter la fraude.- Aucune limite d’âge -Le taux d’admission à l’université des candidats au Gaokao a dépassé les 80% à 90% ces dernières années.Mais de nombreux étudiants, déçus par leur résultat, choisissent de repasser l’examen l’année suivante. Le Gaokao n’imposant aucune limite d’âge, certains candidats sont devenus célèbres pour avoir tenté l’examen des dizaines de fois, soit après l’avoir échoué, soit pour n’avoir pas obtenu l’université de leurs rêves.Dans ce lycée du centre de Pékin, une dizaine des quelque 600 élèves de terminale seulement décrocheront une place dans l’une des meilleurs universités de la capitale, glisse un enseignant qui souhaite rester anonyme.”Même si la pression est forte, je pense que ce système est équitable”, confie à l’AFP Jiang, un lycéen de terminale qui se présente par son nom de famille. Lui rêve d’intégrer une université de la capitale dans une filière d’aéronautique ou d’aérospatial, mais il reste calme peu avant l’examen de chinois, l’une des trois épreuves obligatoires.”Je me suis préparé au mieux, donc c’est inutile de stresser maintenant”, note-t-il.”Désormais, advienne que pourra. De toute façon, je ne peux plus rien contrôler”.
Chine: début du redoutable examen d’entrée à l’université pour 13 millions d’ados
Des parents émus accompagnent leurs enfants, le visage concentré, jusqu’aux grilles d’un centre d’examen à Pékin : la Chine entre samedi dans la période du “Gaokao”, cet examen de fin d’études secondaires très compétitif.A l’échelle nationale, ce sont environ 13,35 millions d’élèves qui se présentent à l’examen cette année, selon le ministère de l’Education. Un …
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Macron attendu à Monaco pour une visite d’Etat sous le signe des océans
Un micro-Etat, du faste et une “communauté de destins”: Emmanuel Macron entame samedi une visite d’Etat de deux jours à Monaco, la première d’un président français depuis 41 ans, en prélude à la conférence des Nations unies de Nice sur l’océan.Le président français et son épouse Brigitte seront accueillis à 16H45 (14H45 GMT) par le prince Albert II et la princesse Charlène dans la cour d’honneur du palais princier, perché sur le Rocher de la petite principauté méditerranéenne. Emmanuel Macron et Albert II auront dans la foulée un entretien privé, suivi d’un dîner d’Etat. Dimanche, ils se rendront ensemble dans une entreprise de thalassothermie, qui produit donc de l’énergie thermique grâce à la mer, ainsi qu’au musée océanographique de Monaco, avant un déjeuner avec leurs épouses.”Cette visite, qui illustre les liens d’amitié forts et historiques entre les deux pays, sera la première visite d’Etat d’un président français à Monaco depuis celle de François Mitterrand en (janvier) 1984″, souligne l’Elysée.Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande y ont aussi effectué des visites présidentielles en 1997, 2008 et 2013 mais à un niveau protocolaire moindre. M. Macron était passé en janvier, à titre privé, pour les funérailles du chef du gouvernement.La principauté, un des plus petits Etats souverains de la planète après le Vatican, est célèbre pour sa famille princière, son casino, ses fastes, son grand prix de Formule 1 et son paradis fiscal.- Accord douanier -Les Grimaldi, qui y règnent sans partage depuis sept siècles, alimentent régulièrement la chronique depuis le mariage du prince Rainier avec l’actrice américaine Grace Kelly en 1956 et celui de son fils Albert avec la championne de natation sud-africaine Charlène Wittstock en 2011. Minuscule enclave de deux km2 sur la Côte d’Azur, entre Nice et Menton, Monaco entretient des liens étroits – bancaires, fiscaux, douaniers – avec la France, régis par une série de conventions.Avec 9.900 nationaux – sur 38.000 habitants – la principauté n’a pas les moyens de gérer seule son micro-Etat. La France assure donc la sécurité de son territoire, et détache en permanence des magistrats, des enseignants et des hauts fonctionnaires.Le poste de ministre d’Etat, ou chef du gouvernement, revient traditionnellement à une personnalité détachée par la France. Le conseiller d’Etat Philippe Mettoux y a ainsi été nommé mercredi en remplacement de Didier Guillaume, ancien ministre de l’Agriculture, décédé en décembre.Un accord renforçant la coopération douanière bilatérale sera signé dimanche à l’occasion de la visite. Il s’agit d’un enjeu complexe, notamment pour les flux d’argent liquide, en l’absence de frontières visibles entre Monaco et la France.- “Pensé pour Monaco” -Les deux gouvernements vont aussi intensifier la coopération sur le “partage de données et les infractions routières” commises par des Monégasques en France, précise l’Elysée.La protection des océans, un sujet de préoccupation de longue date des princes Rainier et Albert, sera aussi au cœur de la visite.Juste avant l’ouverture de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan (Unoc3) lundi à Nice, Emmanuel Macron et le prince clôtureront un forum sur l’économie et la finance bleue à Monaco.Intégré au programme onusien, ce rendez-vous vise à réunir des entrepreneurs engagés dans des activités durables liées à l’océan et de très gros acteurs financiers, avec l’idée que dans ce domaine particulier, l’intérêt de la planète peut coïncider avec celui des investisseurs.Conscient de l’engagement de la principauté en matière de préservation des océans, M. Macron a tenu à l’associer à l’Unoc3. “Le choix de Nice a été pensé pour Monaco, dans une discussion entre le prince Albert et le président de la République”, a expliqué Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur français pour les pôles et les enjeux maritimes.
Pas de rabibochage en vue entre Trump et Musk
Après s’être déchiré publiquement avec Elon Musk, Donald Trump a fait monter vendredi une petite musique sur l’instabilité psychologique de l’entrepreneur et les deux anciens alliés ne semblent pas près de se rabibocher.La rupture entre le président de la première puissance mondiale et l’homme le plus riche de la planète, qui a captivé le monde à la manière d’une émission de téléréalité voyeuriste, pourrait être porteuse de lourdes conséquences politiques et économiques.Donald Trump n’a pas saisi vendredi la main tendue par le patron de Tesla et SpaceX, qui voulait un échange téléphonique.Il a en revanche parlé avec plusieurs journalistes de la télévision américaine.A CBS, il a assuré être “totalement concentré” sur son action présidentielle, “rien d’autre”.Une journaliste de CNN, qui a également parlé au milliardaire de 78 ans, indique qu’il lui a dit: “Ce pauvre homme a un problème”.Et un présentateur de Fox News a lui répercuté d’autres propos de Donald Trump: “Elon a complètement perdu les pédales”. Jeudi, le chef d’Etat avait déjà qualifié le multimilliardaire de “fou” dans un message sur sa plateforme Truth Social.Il a aussi fait savoir, via un haut responsable anonyme, qu’il pourrait vendre une Tesla rouge achetée en mars pour manifester son soutien à la marque de son conseiller d’alors.Vendredi en fin de journée, le républicain a semblé plus apaisé, affirmant qu’il “ne pensait pas à Elon Musk” et qu’il “lui souhaitait juste bonne chance”.Mais il cherche clairement à se montrer en position de force, après la scène de ménage inouïe jouée à coups de messages rageurs sur les réseaux sociaux.- “Beaucoup d’argent” -Resté longtemps silencieux face aux attaques incessantes d’Elon Musk contre sa “grande et belle loi”, un texte qui prévoit d’énormes allègements fiscaux, de lourdes dépenses pour la défense et des coupes dans les prestations sociales, Donald Trump a fini par répliquer vertement jeudi.Il a menacé sur Truth Social “d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX.”On va regarder tout ça, c’est beaucoup d’argent, de subventions”, a-t-il glissé vendredi.Elon Musk a de son côté accusé d'”ingratitude” celui dont il a très généreusement financé la campagne, partageant sur son réseau social X un message appelant à le destituer.La chute spectaculaire de l’action Tesla jeudi à Wall Street a entamé la fortune toujours pharaonique de son patron.L’avenir du constructeur automobile dépend beaucoup des décisions de régulation que prendra le gouvernement, souligne pour l’AFP Dan Ives, analyste chez Wedbush, qui estime que cette “querelle de collégiens” finira en “trêve”, “sans réel gagnant ni perdant”.Elon Musk “ne peut pas se permettre d’avoir un ennemi” à la Maison Blanche, souligne-t-il.Le natif d’Afrique du Sud pilote, via SpaceX, d’énormes contrats du gouvernement fédéral, ce qui le rend vulnérable. Mais cela lui confère également un réel pouvoir, parce que les Etats-Unis lui ont confié des compétences sensibles.Donald Trump bénéficie pour sa part d’une assise politique sans commune mesure avec celle de son impopulaire ancien allié et de la puissance exécutive. Il a aussi montré récemment qu’il n’hésitait pas à lancer le ministère de la Justice contre ses opposants.Pour le parti républicain, fermement rangé derrière le président, la perte potentielle du plus gros donateur de l’histoire politique américaine est toutefois une perspective inconfortable, avant les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2026.”J’espère qu’ils se réconcilieront. Je crois à la rédemption”, a dit le patron républicain de la Chambre des représentants, le très religieux Mike Johnson.
Pas de rabibochage en vue entre Trump et Musk
Après s’être déchiré publiquement avec Elon Musk, Donald Trump a fait monter vendredi une petite musique sur l’instabilité psychologique de l’entrepreneur et les deux anciens alliés ne semblent pas près de se rabibocher.La rupture entre le président de la première puissance mondiale et l’homme le plus riche de la planète, qui a captivé le monde à la manière d’une émission de téléréalité voyeuriste, pourrait être porteuse de lourdes conséquences politiques et économiques.Donald Trump n’a pas saisi vendredi la main tendue par le patron de Tesla et SpaceX, qui voulait un échange téléphonique.Il a en revanche parlé avec plusieurs journalistes de la télévision américaine.A CBS, il a assuré être “totalement concentré” sur son action présidentielle, “rien d’autre”.Une journaliste de CNN, qui a également parlé au milliardaire de 78 ans, indique qu’il lui a dit: “Ce pauvre homme a un problème”.Et un présentateur de Fox News a lui répercuté d’autres propos de Donald Trump: “Elon a complètement perdu les pédales”. Jeudi, le chef d’Etat avait déjà qualifié le multimilliardaire de “fou” dans un message sur sa plateforme Truth Social.Il a aussi fait savoir, via un haut responsable anonyme, qu’il pourrait vendre une Tesla rouge achetée en mars pour manifester son soutien à la marque de son conseiller d’alors.Vendredi en fin de journée, le républicain a semblé plus apaisé, affirmant qu’il “ne pensait pas à Elon Musk” et qu’il “lui souhaitait juste bonne chance”.Mais il cherche clairement à se montrer en position de force, après la scène de ménage inouïe jouée à coups de messages rageurs sur les réseaux sociaux.- “Beaucoup d’argent” -Resté longtemps silencieux face aux attaques incessantes d’Elon Musk contre sa “grande et belle loi”, un texte qui prévoit d’énormes allègements fiscaux, de lourdes dépenses pour la défense et des coupes dans les prestations sociales, Donald Trump a fini par répliquer vertement jeudi.Il a menacé sur Truth Social “d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX.”On va regarder tout ça, c’est beaucoup d’argent, de subventions”, a-t-il glissé vendredi.Elon Musk a de son côté accusé d'”ingratitude” celui dont il a très généreusement financé la campagne, partageant sur son réseau social X un message appelant à le destituer.La chute spectaculaire de l’action Tesla jeudi à Wall Street a entamé la fortune toujours pharaonique de son patron.L’avenir du constructeur automobile dépend beaucoup des décisions de régulation que prendra le gouvernement, souligne pour l’AFP Dan Ives, analyste chez Wedbush, qui estime que cette “querelle de collégiens” finira en “trêve”, “sans réel gagnant ni perdant”.Elon Musk “ne peut pas se permettre d’avoir un ennemi” à la Maison Blanche, souligne-t-il.Le natif d’Afrique du Sud pilote, via SpaceX, d’énormes contrats du gouvernement fédéral, ce qui le rend vulnérable. Mais cela lui confère également un réel pouvoir, parce que les Etats-Unis lui ont confié des compétences sensibles.Donald Trump bénéficie pour sa part d’une assise politique sans commune mesure avec celle de son impopulaire ancien allié et de la puissance exécutive. Il a aussi montré récemment qu’il n’hésitait pas à lancer le ministère de la Justice contre ses opposants.Pour le parti républicain, fermement rangé derrière le président, la perte potentielle du plus gros donateur de l’histoire politique américaine est toutefois une perspective inconfortable, avant les élections parlementaires de mi-mandat de novembre 2026.”J’espère qu’ils se réconcilieront. Je crois à la rédemption”, a dit le patron républicain de la Chambre des représentants, le très religieux Mike Johnson.
Un Salvadorien expulsé à tort ramené aux Etats-Unis, après des mois de guérilla judiciaire
Un immigré salvadorien expulsé “par erreur” mais que l’administration Trump se disait dans l’incapacité de ramener a été reconduit vendredi du Salvador aux Etats-Unis où il est désormais inculpé de trafic de migrants, a annoncé la ministre de la Justice, Pam Bondi.Le cas de Kilmar Abrego Garcia, habitant du Maryland (est) marié à une Américaine, cristallise depuis près de trois mois l’opposition entre la justice fédérale, dont la Cour suprême, et l’exécutif, accusé d’obstruction vis-à-vis des tribunaux qui contrarient sa politique d’expulsions massives.Il fait partie des plus de 250 hommes expulsés le 15 mars vers le Salvador, la plupart pour appartenance présumée au gang vénézuélien Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington. Ils ont été incarcérés dans une prison de haute sécurité connue pour la dureté de ses conditions.L’administration Trump a ensuite reconnu en justice une “erreur administrative” concernant Kilmar Abrego Garcia puisqu’un arrêté d’expulsion à son encontre vers le Salvador avait été définitivement annulé en 2019.Elle l’accuse en outre, malgré son absence de casier judiciaire, d’appartenir au gang salvadorien MS-13, également classé “terroriste” par les Etats-Unis en février.”Abrego Garcia a atterri aux Etats-Unis pour y faire face à la justice”, a déclaré la ministre, faisant état de son inculpation par un grand jury du Tennessee (sud) en mai, rendue publique vendredi, pour trafic de migrants depuis 2016.Mme Bondi a remercié le président salvadorien Nayib Bukele. “Notre gouvernement a soumis au Salvador un mandat d’arrêt et ils ont accepté de le renvoyer dans notre pays”, a-t-elle ajouté.S’il est reconnu coupable, Kilmar Abrego Garcia purgera sa peine aux Etats-Unis avant d’être expulsé vers le Salvador, a indiqué la ministre.Lors d’une rencontre à la Maison Blanche en avril, le président Donald Trump et son homologue salvadorien s’étaient pourtant déclarés dans l’incapacité de remédier à cette situation.M. Bukele a assuré vendredi sur X qu’il n’avait pas changé de position. “Mais nous travaillons avec l’administration Trump et s’ils demandent le retour d’un membre de gang pour faire face à la justice, bien sûr nous n’allons pas refuser”, a-t-il fait valoir.- “Faire disparaître” -La Maison Blanche, après avoir juré depuis des mois que Kilmar Abrego Garcia ne remettrait jamais les pieds aux Etats-Unis, soutenait mordicus vendredi que son retour n’avait rien à voir avec son expulsion, niant qu’il se soit agi à l’origine d’une “erreur”.”Le gouvernement a fait disparaître Kilmar dans une prison étrangère en violation d’une décision de justice. Maintenant, après des mois de temporisation et de secret, il le ramène non pas pour corriger son erreur mais pour le poursuivre pénalement”, a déploré lors d’une conférence de presse l’un de ses avocats, Simon Sandoval-Moshenberg.”Il se défendra vigoureusement des accusations portées contre lui”, a déclaré l’avocat, disant vouloir rencontrer son client “dès que possible”.”Ce dossier concerne plus qu’un seul homme”, a souligné Ama Frimpong, directrice juridique de l’organisation de défense des immigrés CASA.”Il s’agit de savoir si le gouvernement peut nous faire disparaître et nous réduire au silence, nous le peuple, braver des décisions de justice et utiliser des processus secrets pour ne pas avoir à rendre de comptes”, a-t-elle expliqué.”Pendant des mois, l’administration Trump a bafoué l’autorité de la Cour suprême et notre Constitution”, a pour sa part réagi dans un communiqué le sénateur démocrate Chris Van Hollen, qui avait pu rencontrer brièvement Kilmar Abrego Garcia en avril au Salvador.”Aujourd’hui, il semble qu’elle se soit enfin rendue à nos exigences de respecter les décisions de justice et les droits de se défendre accordés à quiconque aux Etats-Unis”, s’est-il félicité.Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger” et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés.Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, notamment au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.
Djokovic dit avoir peut-être joué son “dernier” match à Roland-Garros
Il n’avait jamais aussi clairement évoqué l’inéluctable fin d’une carrière de plus de 20 ans: le Serbe Novak Djokovic, monument de l’histoire du tennis et du sport, a reconnu vendredi qu’il avait peut-être joué son ultime match à Roland-Garros. A 38 ans, le plus gros palmarès de l’histoire a déclaré que sa défaite contre Jannik Sinner en demi-finale, “pourrait avoir été (son) dernier” match à Paris où il a remporté trois de ses 24 sacres en Grand Chelem. “C’est pourquoi c’était encore plus émouvant à la fin”, a déclaré en conférence de presse le Serbe de 38 ans qui n’avait jamais été aussi direct sur le sujet.Après sa défaite contre le N.1 mondial 6-4, 7-5, 7-6 (7/3) vendredi soir, Novak Djokovic a déposé un baiser avec sa main sur le Court Philippe-Chatrier avant de quitter l’enceinte, ému. “Je ne pense pas avoir jamais reçu autant de soutien dans ce stade au cours de ma carrière, lors de grands matchs contre les meilleurs joueurs du monde, donc je suis très, très honoré d’avoir vécu ça”, a savouré le Serbe. “Est-ce que je veux encore jouer ? Oui. Est-ce que j’en serai encore capable dans un an ? Je ne sais pas”, a-t-il poursuivi, après avoir lutté avec talent mais en vain pour dérégler l’implacable machine Sinner sous les encouragements du public.Sur la terre battue parisienne, Djokovic avait également décroché l’été dernier la médaille d’or aux JO de Paris, déjouant les pronostics pour battre Carlos Alcaraz et remporter le seul grand titre qui lui manquait. Un triomphe qui l’avait submergé d’émotion. “Le tennis a besoin de lui. Avoir quelqu’un de différent des jeunes joueurs, de mon point de vue, c’est très agréable. C’est génial de le voir dans le vestiaire. Il fait partie de l’histoire”, a réagi Jannik Sinner en conférence de presse après leur demi-finale. Avec Roger Federer, Rafael Nadal et Andy Murray, Novak Djokovic formait le “Big Four”, dont il est le dernier en activité aujourd’hui. Des joueurs qui ont offert au tennis la période la plus fascinante de son histoire.- “Je veux jouer à Wimbledon” -Jusqu’ici, Novak Djokovic était resté plutôt flou sur la fin de sa carrière même si lors de l’hommage rendu à Rafael Nadal à l’ouverture de Roland-Garros cette année, il avait déclaré qu’il avait pensé à sa “propre fin de carrière”. “J’aimerais un jour avoir ce genre de moment où je peux dire au revoir au monde du tennis. Mais je n’ai pas pensé à une date exacte”, avait-il nuancé. Après Roland-Garros, Djokovic retrouvera des surfaces de jeu qui semblent plus susceptibles de lui offrir ce 25ème Grand Chelem après lequel il court depuis 2023: le gazon de Wimbledon début juillet et les courts en dur de l’US Open à la fin de l’été.”Je vais essayer de suivre mon plan initial, qui est de jouer les Grand Chelem. Je veux jouer à Wimbledon, je veux jouer à l’US Open. Pour le reste, je ne suis pas sûr”, a assuré l’ancien N.1 mondial, aujourd’hui redescendu à la 6e place mondiale.Opération du genou droit en juin 2024, déchirure à la cuisse gauche pendant le dernier Open d’Australie, infection oculaire à Miami: ces derniers mois, le Serbe a effectivement accumulé les pépins physiques.A tel point que ce 25ème Grand Chelem qui lui permettrait de supplanter l’Australienne Margaret Court (également 24 Grand Chelem), est de plus en plus hypothétique.Mais sa finale à Wimbledon en 2024 et son titre olympique, conquis quelques semaines après son opération au genou, et maintenant sa demi-finale à Roland-Garros rappellent toutefois combien il est risqué d’annoncer le tomber de rideau sur la carrière du Serbe. Toutefois, l’heure approche.
Roland-Garros: Sinner domine Djokovic et retrouve Alcaraz en finale
Le N.1 mondial Jannik Sinner a dominé vendredi Novak Djokovic 6-4, 7-5, 7-6 (7/3) et retrouvera dimanche en finale de Roland-Garros le tenant du titre Carlos Alcaraz (N.2), vainqueur sur abandon de l’Italien Lorenzo Musetti. C’est la première fois depuis 2020 que les N.1 et N.2 au classement ATP s’affrontent en finale sur la terre battue parisienne.Comble de rareté: la finale dames, programmée samedi, oppose également les deux meilleures joueuses mondiales du moment, la N.1 bélarusse Aryna Sabalenka et sa dauphine américaine Coco Gauff. Une telle double affiche, hommes et femmes confondus, n’avait plus été vue porte d’Auteuil depuis 1984.Jannik Sinner, défait en demi-finale l’an passé par Carlos Alcaraz, tentera d’empêcher l’Espagnol de conserver son titre, une performance qui serait inédite depuis Rafael Nadal (2019, 2020). Ce serait son premier sacre à Roland-Garros, mais il ne relève pas de la science-fiction, tant l’Italien a fait preuve d’autorité face à Djokovic comme depuis le début du tournoi.Une victoire contre le quasi maître de la terre battue cette saison (21 victoires, une défaite) renforcerait sa position au sommet du classement ATP. Le triple vainqueur en Grand Chelem (Open d’Australie 2024 et 2025, US Open 2024) y est déjà solidement installé, malgré une suspension de trois mois après deux contrôles positifs à un anabolisant.- Dernier Roland-Garros pour Djokovic? -Novak Djokovic, quant à lui, reste bloqué à 24 titres majeurs — un record qu’il partage toujours avec l’Australienne Margaret Court, légende d’une autre époque. Arrivé à Paris avec peu de repères sur terre (éliminé dès le premier tour à Monte-Carlo et Madrid, forfait à Rome), il n’a pas su confirmer les promesses de son 100e titre remporté à Genève, même s’il a montré qu’il fallait encore compter sur lui.”Cela pourrait avoir été le dernier match que j’ai joué ici. C’est pourquoi c’était encore plus émouvant à la fin”, a déclaré en conférence de presse l’ex-N.1 mondial, interrogé surla signification de son baiser posé avec sa main sur le court Philippe-Chatrier, sous l’ovation du public.”Je pense que le tennis a besoin de lui, a réagi Jannik Sinner à ces mots. Avoir quelqu’un de différent des jeunes joueurs, de mon point de vue, c’est très agréable. C’est génial de le voir dans le vestiaire. Il fait partie de l’histoire”.Le Serbe, qui n’a plus battu Sinner depuis la finale des Masters 2023, a peiné face au métronome italien, toujours aussi solide en fond de court et difficile à déborder. Pour casser le rythme et forcer son adversaire à monter au filet, Djokovic a multiplié les amorties — surtout dans le premier set — avec moins de succès que contre Alexander Zverev en quarts.En face, Sinner a su serrer le jeu lors des points importants.Quand Djokovic a égalisé à 5-5 dans la deuxième manche en prenant son service pour la première fois du match, l’Italien a aussitôt repris son break d’avance avant de conclure sur un service gagnant.Et il a su garder son sang froid dans le dernier acte en sauvant trois balles de set à 5-4 avant d’enlever le jeu décisif.- Alcaraz encore accroché -“J’ai dû élever mon niveau, jouer mon meilleur tennis possible. Je suis très heureux de la façon dont j’ai géré la situation, mais cela montre une fois de plus à quel point il est un modèle pour nous tous”, a-t-il commenté à la fin du match.Le natif du Haut-Adige n’a encore cédé aucun set dans le tournoi.Ce n’est pas le cas d’Alcaraz qui a encore laissé filer un set en route – le quatrième de sa quinzaine – lors de sa demi-finale contre l’Italien Lorenzo Musetti, battu après abandon au 4e set, 4-6, 7-6 (7/3), 6-0, 2-0.Après deux manches indécises entre deux joueurs capables de coups gagnants brillants comme de fautes directes évitables, le N.2 mondial a pris le dessus en fin de deuxième set avant le retrait de Musetti au début de la quatrième manche.Alors que l’Espagnol menait deux sets à un et venait de remporter la troisième manche 6-0, l’Italien de 23 ans s’est dirigé vers le filet à 2-0 en faveur d’Alcaraz pour jeter l’éponge, quelques minutes après s’être fait manipuler au niveau de la jambe gauche.”Il ne reste plus qu’un pas à faire. Je me sens très bien. J’ai le sentiment de bien jouer”, s’est réjoui Alcaraz sur le court à l’issue de la rencontre.







