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Guerre commerciale: deuxième round de discussions à Londres entre Pékin et Washington

Un mois après leur rencontre à Genève, les États-Unis et la Chine entament lundi à Londres une nouvelle série de négociations dans le plus grand secret, avec l’espoir de prolonger leur fragile trêve commerciale, malgré des tensions persistantes.Cette rencontre entre les deux premières puissances économiques mondiales est suivie de très près par les marchés, mais les analystes considèrent qu’elle devrait être moins fructueuse qu’en Suisse, quand les deux pays avaient convenu d’abaisser considérablement leurs droits de douane respectifs pour 90 jours.Washington et Pékin se sont refusés lundi matin à révéler le lieu de ce second round de négociations, ainsi qu’à toute indication sur leur déroulement.La délégation américaine est composée du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de celui au Commerce, Howard Lutnick, et du représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer, a affirmé le président Donald Trump vendredi.Quand à la délégation chinoise, elle sera comme en Suisse menée par le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, selon Pékin.”Cette réunion devrait bien se passer”, a assuré sur son réseau social Truth le président américain.- Terres rares -Cette rencontre intervient après un échange téléphonique jeudi entre les présidents américain et chinois, conversation qualifiée de “très positive” par Donald Trump, tandis que Xi Jinping a demandé à son homologue américain de “redresser la trajectoire du grand navire des relations sino-américaines”, selon la presse chinoise.Elles font également suite à un brusque accès de tension la semaine passée, Donald Trump ayant accusé Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.”Nous souhaitons que la Chine applique sa part de l’accord. Et c’est sur quoi notre équipe compte discuter” à Londres, a insisté dimanche la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, sur FoxNews.Les expéditions de terres rares de Pékin, source de discorde entre les deux pays, devraient constituer un enjeu clé des négociations. Ces matières premières sont cruciales pour toute une gamme de produits, dont les batteries de véhicules électriques.Selon Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, “les États-Unis souhaitent que soient rétabli” le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, qui a ralenti depuis le lancement par Donald Trump de la guerre commerciale.Quant à la Chine, elle aimerait “que les États-Unis reconsidèrent les restrictions à l’immigration des étudiants, les limitations d’accès aux technologies avancées, notamment aux microprocesseurs, et facilitent l’accès des fournisseurs technologiques chinois aux consommateurs américains”, ajoute-t-elle. “L’issue de ces discussions sera cruciale”. – Front commun -En Suisse, Washington avait accepté, après deux jours de négociations, de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour une durée de 90 jours.Ce compromis a permis aux deux capitales de mettre temporairement un terme à l’escalade de droits de douane lancée début avril par Donald Trump, qui a entraîné un fort ralentissement des échanges commerciaux entre les deux géants.Les exportations chinoises vers les États-Unis ont ainsi baissé de 12,7% en mai par rapport à avril, selon des statistiques officielles publiées lundi, à 28,8 milliards de dollars (25,2 milliards d’euros) contre 33 milliards (29 milliards d’euros).Tout en travaillant à la normalisation de ses relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans une série de discussions avec ses autres partenaires commerciaux pour constituer un front commun face aux États-Unis, en commençant par les autres pays asiatiques, Japon et Corée du Sud en tête.Il s’est aussi tourné jeudi dernier vers le Canada, avec qui les liens bilatéraux sont tendus depuis de nombreuses années, avec un appel entre le Premier ministre chinois Le Qiang et son homologue canadien Mark Carney.Pékin a également proposé à l’Union européenne un “canal vert” afin de faciliter les exportations de terres rares vers le bloc, alors que se profile en juillet un sommet entre l’UE et la Chine.

Guerre commerciale: deuxième round de discussions à Londres entre Pékin et Washington

Un mois après leur rencontre à Genève, les États-Unis et la Chine entament lundi à Londres une nouvelle série de négociations dans le plus grand secret, avec l’espoir de prolonger leur fragile trêve commerciale, malgré des tensions persistantes.Cette rencontre entre les deux premières puissances économiques mondiales est suivie de très près par les marchés, mais les analystes considèrent qu’elle devrait être moins fructueuse qu’en Suisse, quand les deux pays avaient convenu d’abaisser considérablement leurs droits de douane respectifs pour 90 jours.Washington et Pékin se sont refusés lundi matin à révéler le lieu de ce second round de négociations, ainsi qu’à toute indication sur leur déroulement.La délégation américaine est composée du secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de celui au Commerce, Howard Lutnick, et du représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer, a affirmé le président Donald Trump vendredi.Quand à la délégation chinoise, elle sera comme en Suisse menée par le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, selon Pékin.”Cette réunion devrait bien se passer”, a assuré sur son réseau social Truth le président américain.- Terres rares -Cette rencontre intervient après un échange téléphonique jeudi entre les présidents américain et chinois, conversation qualifiée de “très positive” par Donald Trump, tandis que Xi Jinping a demandé à son homologue américain de “redresser la trajectoire du grand navire des relations sino-américaines”, selon la presse chinoise.Elles font également suite à un brusque accès de tension la semaine passée, Donald Trump ayant accusé Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.”Nous souhaitons que la Chine applique sa part de l’accord. Et c’est sur quoi notre équipe compte discuter” à Londres, a insisté dimanche la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, sur FoxNews.Les expéditions de terres rares de Pékin, source de discorde entre les deux pays, devraient constituer un enjeu clé des négociations. Ces matières premières sont cruciales pour toute une gamme de produits, dont les batteries de véhicules électriques.Selon Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, “les États-Unis souhaitent que soient rétabli” le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, qui a ralenti depuis le lancement par Donald Trump de la guerre commerciale.Quant à la Chine, elle aimerait “que les États-Unis reconsidèrent les restrictions à l’immigration des étudiants, les limitations d’accès aux technologies avancées, notamment aux microprocesseurs, et facilitent l’accès des fournisseurs technologiques chinois aux consommateurs américains”, ajoute-t-elle. “L’issue de ces discussions sera cruciale”. – Front commun -En Suisse, Washington avait accepté, après deux jours de négociations, de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour une durée de 90 jours.Ce compromis a permis aux deux capitales de mettre temporairement un terme à l’escalade de droits de douane lancée début avril par Donald Trump, qui a entraîné un fort ralentissement des échanges commerciaux entre les deux géants.Les exportations chinoises vers les États-Unis ont ainsi baissé de 12,7% en mai par rapport à avril, selon des statistiques officielles publiées lundi, à 28,8 milliards de dollars (25,2 milliards d’euros) contre 33 milliards (29 milliards d’euros).Tout en travaillant à la normalisation de ses relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans une série de discussions avec ses autres partenaires commerciaux pour constituer un front commun face aux États-Unis, en commençant par les autres pays asiatiques, Japon et Corée du Sud en tête.Il s’est aussi tourné jeudi dernier vers le Canada, avec qui les liens bilatéraux sont tendus depuis de nombreuses années, avec un appel entre le Premier ministre chinois Le Qiang et son homologue canadien Mark Carney.Pékin a également proposé à l’Union européenne un “canal vert” afin de faciliter les exportations de terres rares vers le bloc, alors que se profile en juillet un sommet entre l’UE et la Chine.

Nucléaire: l’Iran va soumettre bientôt sa propre proposition aux Etats-Unis

L’Iran a annoncé lundi qu’il allait soumettre bientôt aux Etats-Unis sa propre proposition pour un accord sur le dossier nucléaire iranien, après avoir critiqué une offre américaine.”Une fois finalisé, nous proposerons bientôt notre propre plan à l’autre partie, par l’intermédiaire d’Oman. C’est une proposition raisonnable, logique et équilibrée, et nous recommandons vivement à la partie américaine de saisir cette occasion”, a dit le porte-parole des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, lors d’un point de presse hebdomadaire à Téhéran.Il a critiqué la proposition américaine, “qui manque d’éléments”, sans fournir plus de détails.La semaine dernière, l’Iran avait dit avoir reçu des “éléments” d’une proposition américaine d’accord, mais avait estimé qu’elle contenait de “nombreuses ambiguïtés”.Le contenu de la proposition américaine n’est pas connu. Mais dimanche, le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a déclaré qu’elle n’incluait pas la levée des sanctions économiques contre l’Iran. “Le fait que le plan américain ne mentionne même pas la levée des sanctions montre clairement que le comportement des États-Unis (…) est contradictoire et manque d’honnêteté”, a déclaré M. Ghalibaf, selon une vidéo diffusée par la télévision d’État. “Aucune logique rationnelle ne peut accepter un tel accord unilatéral et imposé”, a-t-il poursuivi, estimant que le président américain devrait “changer d’approche s’il cherche vraiment un accord”.Ennemis depuis plus de quatre décennies, l’Iran et les Etats-Unis ont tenu depuis avril cinq séries de pourparlers, sous la médiation d’Oman, afin de tenter de conclure un accord censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie.Les négociations, qui marquent le pas, achoppent notamment sur la question de l’enrichissement d’uranium: les Etats-Unis demandent que l’Iran y renonce totalement, mai Téhéran refuse, défendant ce qu’il dit être son droit en vertu du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.- Réunion de l’AIEA -Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux ainsi qu’Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, accusent depuis longtemps la République islamique d’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce qu’elle a toujours nié. Téhéran réclame la levée des sanctions en échange de garanties que son programme nucléaire est uniquement destiné à des fins pacifiques. Mercredi dernier, le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a qualifié la proposition américaine de “100 % contraire” à la volonté iranienne d’indépendance et d’autosuffisance. L’Iran a en outre menacé dimanche de réduire sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) si une résolution lui étant défavorable était adoptée lors d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’agence, qui débute lundi à Vienne.”Il est certain que l’AIEA ne doit pas s’attendre à ce que l’Iran poursuive sa coopération large et amicale”, a déclaré Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.Selon des sources diplomatiques, les Européens et les Etats-Unis ont l’intention de soumettre au Conseil des gouverneurs de l’AIEA une résolution contre l’Iran, avec une menace de renvoi du dossier devant les Nations unies.

Heurts à Los Angeles: centre-ville bouclé, Trump maintient la pression

La situation restait tendue dans la nuit de dimanche à lundi à Los Angeles après trois jours d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants contre la politique migratoire de Donald Trump, qui affirme que la situation ne cesse de se détériorer dans la mégalopole démocrate et demande l’envoi des troupes.”Ca a l’air d’aller vraiment mal à L.A. ENVOYEZ LA TROUPE !!!”, a posté Donald Trump lundi matin sur son réseau Truth Social, lançant aussi: “ARRETEZ LES GENS MASQUES, MAINTENANT”.La police de Los Angeles (LAPD) a annoncé dans la nuit sur X que le centre-ville a été déclaré zone de rassemblement interdit. “Vous devez quitter le centre-ville immédiatement”, zone où circulaient les manifestants dimanche soir. Une zone du quartier d’affaires, Civic Center, a aussi été déclarée zone interdite de rassemblement.Des images aériennes diffusées par la télévision montraient de nombreuses voitures de police roulant en cortège dans des rues désertes du centre-ville et des forces de l’ordre positionnées aux carrefours, mais aussi quelques face à face avec des petits groupes de manifestants, dispersés en différents petits groupes mobiles, selon le journaliste d’ABC7 survolant la ville en hélicoptère.  Dimanche après-midi, des dizaines de manifestants ont bloqué une autoroute pendant plus d’une heure, dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre.Au moins trois voitures ont été incendiées et deux autres vandalisées, et la soirée a commencé avec des affrontements entre les forces de sécurité et des petits groupes d’individus pour beaucoup masqués.Dans l’autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu’une manifestation a dégénéré.- “Ne mordez pas à l’hameçon” -La police de Los Angeles a indiqué que les forces de l’ordre avaient arrêté au moins 56 personnes en deux jours, et que trois de ses membres ont été légèrement blessés.En début d’après-midi, la police de Los Angeles avait bouclé les alentours de bâtiments fédéraux, empêchant tout contact entre les manifestants et les soldats casqués de la Garde nationale en tenue camouflage, ont relevé des journalistes de l’AFP.Donald Trump a déployé 2.000 membres de la Garde nationale pour tenter de contenir ces manifestations, multipliant les attaques contre les autorités californiennes démocrates, accusées d’incompétence.Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a appelé les manifestants à le pas tomber dans ce qu’il juge être un piège tendu par le président républicain, qui exploiterait politiquement une crise dans un bastion démocrate sur un de ses thèmes principaux d’action: la lutte contre l’importante immigration illégale.”Ne mordez pas à l’hameçon de Trump. Trump veut le chaos et a incité à la violence”, a-t-il dit sur X. “Restez calmes. Restez concentrés. Ne lui donnez pas l’excuse qu’il cherche”, a-t-il demandé.”Nous n’avions pas de problème jusqu’à ce que Trump s’en mêle”, avait-il affirmé auparavant.Ces heurts ont débuté vendredi dans cette ville où réside une importante population hispanique, des habitants tentant de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE). Environ 300 gardes sont arrivés dimanche matin.La Garde nationale, force armée de réserve, est le plus souvent mobilisée lors de catastrophes naturelles.Son déploiement sans concertation avec les autorités démocrates locales et plus largement l’action du gouvernement fédéral a été dénoncée par les opposants à Donald Trump.Le directeur de la police fédérale (FBI), Kash Patel, a balayé d’un revers de main l’opposition politique à l’intervention de ses services: “Pour que les choses soient claires, le FBI n’a besoin de l’autorisation de personne pour faire respecter la Constitution. Je rends compte au peuple américain, pas aux politiciens qui lancent des phrases chocs. Los Angeles est assiégée par des criminels en maraude, et nous rétablirons l’ordre public. Je ne vous le demande pas, je vous le dis”.- Mexicains -Des ressortissants mexicains ont été arrêtés au cours des récentes opérations, a annoncé dimanche la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, appelant les Etats-Unis à les traiter avec dignité.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, et communique abondamment sur les arrestations et expulsions d’immigrés.A Los Angeles, d’importantes opérations vendredi et samedi des agents de l’ICE, parfois en civil, ont donné lieu à de premiers rassemblements d’opposition et à des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.”Nous devons défendre notre peuple”, a déclaré à l’AFP une femme, elle-même fille d’immigrés, refusant de donner son nom. Sur place, la présence des militaires inquiète plus qu’elle ne rassure Jason Garcia, 39 ans, habitant de Los Angeles et ancien militaire, qui dit craindre une “escalade”.La présence en force de tous ces militaires en treillis, “c’est plus une tactique d’intimidation”, estime pour sa part Thomas Henning, un manifestant.Le consultat de Chine à Los Angeles a appelé lundi ses ressortissants sur place à faire preuve de vigilance  et de “s’abstenir de se déplacer la nuit ou bien seul”.

Heurts à Los Angeles: centre-ville bouclé, Trump maintient la pression

La situation restait tendue dans la nuit de dimanche à lundi à Los Angeles après trois jours d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants contre la politique migratoire de Donald Trump, qui affirme que la situation ne cesse de se détériorer dans la mégalopole démocrate et demande l’envoi des troupes.”Ca a l’air d’aller vraiment mal à L.A. ENVOYEZ LA TROUPE !!!”, a posté Donald Trump lundi matin sur son réseau Truth Social, lançant aussi: “ARRETEZ LES GENS MASQUES, MAINTENANT”.La police de Los Angeles (LAPD) a annoncé dans la nuit sur X que le centre-ville a été déclaré zone de rassemblement interdit. “Vous devez quitter le centre-ville immédiatement”, zone où circulaient les manifestants dimanche soir. Une zone du quartier d’affaires, Civic Center, a aussi été déclarée zone interdite de rassemblement.Des images aériennes diffusées par la télévision montraient de nombreuses voitures de police roulant en cortège dans des rues désertes du centre-ville et des forces de l’ordre positionnées aux carrefours, mais aussi quelques face à face avec des petits groupes de manifestants, dispersés en différents petits groupes mobiles, selon le journaliste d’ABC7 survolant la ville en hélicoptère.  Dimanche après-midi, des dizaines de manifestants ont bloqué une autoroute pendant plus d’une heure, dans un face à face tendu avec les forces de l’ordre.Au moins trois voitures ont été incendiées et deux autres vandalisées, et la soirée a commencé avec des affrontements entre les forces de sécurité et des petits groupes d’individus pour beaucoup masqués.Dans l’autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu’une manifestation a dégénéré.- “Ne mordez pas à l’hameçon” -La police de Los Angeles a indiqué que les forces de l’ordre avaient arrêté au moins 56 personnes en deux jours, et que trois de ses membres ont été légèrement blessés.En début d’après-midi, la police de Los Angeles avait bouclé les alentours de bâtiments fédéraux, empêchant tout contact entre les manifestants et les soldats casqués de la Garde nationale en tenue camouflage, ont relevé des journalistes de l’AFP.Donald Trump a déployé 2.000 membres de la Garde nationale pour tenter de contenir ces manifestations, multipliant les attaques contre les autorités californiennes démocrates, accusées d’incompétence.Le gouverneur de Californie Gavin Newsom a appelé les manifestants à le pas tomber dans ce qu’il juge être un piège tendu par le président républicain, qui exploiterait politiquement une crise dans un bastion démocrate sur un de ses thèmes principaux d’action: la lutte contre l’importante immigration illégale.”Ne mordez pas à l’hameçon de Trump. Trump veut le chaos et a incité à la violence”, a-t-il dit sur X. “Restez calmes. Restez concentrés. Ne lui donnez pas l’excuse qu’il cherche”, a-t-il demandé.”Nous n’avions pas de problème jusqu’à ce que Trump s’en mêle”, avait-il affirmé auparavant.Ces heurts ont débuté vendredi dans cette ville où réside une importante population hispanique, des habitants tentant de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE). Environ 300 gardes sont arrivés dimanche matin.La Garde nationale, force armée de réserve, est le plus souvent mobilisée lors de catastrophes naturelles.Son déploiement sans concertation avec les autorités démocrates locales et plus largement l’action du gouvernement fédéral a été dénoncée par les opposants à Donald Trump.Le directeur de la police fédérale (FBI), Kash Patel, a balayé d’un revers de main l’opposition politique à l’intervention de ses services: “Pour que les choses soient claires, le FBI n’a besoin de l’autorisation de personne pour faire respecter la Constitution. Je rends compte au peuple américain, pas aux politiciens qui lancent des phrases chocs. Los Angeles est assiégée par des criminels en maraude, et nous rétablirons l’ordre public. Je ne vous le demande pas, je vous le dis”.- Mexicains -Des ressortissants mexicains ont été arrêtés au cours des récentes opérations, a annoncé dimanche la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum, appelant les Etats-Unis à les traiter avec dignité.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis par des “criminels venus de l’étranger”, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, et communique abondamment sur les arrestations et expulsions d’immigrés.A Los Angeles, d’importantes opérations vendredi et samedi des agents de l’ICE, parfois en civil, ont donné lieu à de premiers rassemblements d’opposition et à des affrontements violents entre manifestants et forces de l’ordre.”Nous devons défendre notre peuple”, a déclaré à l’AFP une femme, elle-même fille d’immigrés, refusant de donner son nom. Sur place, la présence des militaires inquiète plus qu’elle ne rassure Jason Garcia, 39 ans, habitant de Los Angeles et ancien militaire, qui dit craindre une “escalade”.La présence en force de tous ces militaires en treillis, “c’est plus une tactique d’intimidation”, estime pour sa part Thomas Henning, un manifestant.Le consultat de Chine à Los Angeles a appelé lundi ses ressortissants sur place à faire preuve de vigilance  et de “s’abstenir de se déplacer la nuit ou bien seul”.

Les océans ne doivent pas devenir un “Far West” pour l’exploitation minière, lance l’ONU

La conférence de l’ONU sur les océans s’est ouverte lundi à Nice par des appels à la mobilisation et au multilatéralisme pour éviter le chacun-pour-soi dans les eaux internationales, avec en filigrane une dénonciation de la politique unilatérale du président américain Donald Trump, absent du sommet.Premier à prendre la parole, le président français Emmanuel Macron a appelé à la “mobilisation” pour des “océans” en “ébullition”.Plus de 60 dirigeants mondiaux sont réunis sur la Côte d’Azur, dont beaucoup du Pacifique et d’Amérique latine, pour cette troisième conférence visant à mieux protéger un océan surchauffé, pollué et surpêché.”La première réponse, c’est le multilatéralisme”, a estimé le président français. “Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland n’est à vendre, pas plus que l’Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre”, a-t-il enchaîné en visant implicitement les déclarations expansionnistes du président américain. Le Français se rendra le 15 juin en visite officielle au Groenland.M. Macron, qui a renouvelé son appel à un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, a été rejoint par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres dans ses appels au respect du droit international.”Les grands fonds ne peuvent pas devenir un Far West”, a lancé M. Guterres, alors que Donald Trump prévoit de lancer unilatéralement l’exploitation des galets de nickel et autres métaux critiques dans les eaux internationales du Pacifique.”Nous voyons maintenant planer sur l’océan la menace de l’unilatéralisme. Nous ne pouvons pas permettre qu’il arrive à la mer ce qui est arrivé au commerce international”, a abondé le président brésilien Lula, en appelant à des “actes clairs” de l’Autorité internationale des fonds marins, pour mettre fin à cette “course prédatrice” aux métaux critiques.- “C’est gagné” pour la haute mer -Sur le traité sur la haute mer, autre sujet brûlant du sommet, M. Macron a affirmé qu’il “serait bien mis en oeuvre”. “C’est donc gagné!”, a affirmé le président.Selon lui, 50 pays ont déposé leur ratification à ce jour, et “quinze pays se sont formellement engagés à les rejoindre”. L’Elysée, sans donner de listes de pays, a précisé que ce serait le cas d’ici la fin de l’année.Le traité vise à mieux protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 km – des côtes). Signé en 2023, il pourra entrer en vigueur 120 jours après la 60e ratification. La France espérait franchir ces 60 ratifications à Nice mais a dû renoncé à ce calendrier symbolique.Plusieurs pays pourraient profiter du sommet pour annoncer la création de nouvelles aires marines protégées ou des interdictions de certaines pratiques de pêche, comme le chalut de fond.La France a annoncé samedi une limitation du chalut de fond dans ses aires marines protégées (AMP), sans toutefois convaincre les ONG, qui soulignent que cela ne concerne que 4% des eaux métropolitaines, soit 15.000 km2.Lundi, Londres prévoit d’annoncer son intention d’interdire le chalutage dans 41 zones protégées, couvrant 30.000 km2. La moitié des aires marines protégées anglaises sera ainsi interdite au chalutage si le processus aboutit.Mis en lumière dans le film “Ocean” du Britannique David Attenborough, le chalutage de fond est critiqué pour les dommages qu’il engendre sur les habitats marins sensibles (herbiers, coraux, etc.) en raclant le plancher marin.La communauté internationale s’est fixé un objectif de 30% de protection en 2030, contre seulement 8,36% aujourd’hui. La France espère atteindre 10% grâce à des annonces à Nice. Mais “protection” signifie rarement interdiction de la pêche ou d’autres activités, chaque pays décidant du niveau de protection.- Jumeau numérique  -Autre annonce à Nice: la société Mercator, qui surveille l’état de l’océan depuis plus de 20 ans, doit, être transformée en organisation internationale. Elle a créé un “jumeau numérique” de l’océan, qui pourrait aider, par exemple, à la compréhension des cyclones.”Il s’agit d’un outil formidable qui nous permet de mieux comprendre l’Océan, de la pollution à la navigation en passant par les risques qui pèsent sur nos côtes et la biodiversité”, a salué la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen.

Les océans ne doivent pas devenir un “Far West” pour l’exploitation minière, lance l’ONU

La conférence de l’ONU sur les océans s’est ouverte lundi à Nice par des appels à la mobilisation et au multilatéralisme pour éviter le chacun-pour-soi dans les eaux internationales, avec en filigrane une dénonciation de la politique unilatérale du président américain Donald Trump, absent du sommet.Premier à prendre la parole, le président français Emmanuel Macron a appelé à la “mobilisation” pour des “océans” en “ébullition”.Plus de 60 dirigeants mondiaux sont réunis sur la Côte d’Azur, dont beaucoup du Pacifique et d’Amérique latine, pour cette troisième conférence visant à mieux protéger un océan surchauffé, pollué et surpêché.”La première réponse, c’est le multilatéralisme”, a estimé le président français. “Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland n’est à vendre, pas plus que l’Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre”, a-t-il enchaîné en visant implicitement les déclarations expansionnistes du président américain. Le Français se rendra le 15 juin en visite officielle au Groenland.M. Macron, qui a renouvelé son appel à un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, a été rejoint par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres dans ses appels au respect du droit international.”Les grands fonds ne peuvent pas devenir un Far West”, a lancé M. Guterres, alors que Donald Trump prévoit de lancer unilatéralement l’exploitation des galets de nickel et autres métaux critiques dans les eaux internationales du Pacifique.”Nous voyons maintenant planer sur l’océan la menace de l’unilatéralisme. Nous ne pouvons pas permettre qu’il arrive à la mer ce qui est arrivé au commerce international”, a abondé le président brésilien Lula, en appelant à des “actes clairs” de l’Autorité internationale des fonds marins, pour mettre fin à cette “course prédatrice” aux métaux critiques.- “C’est gagné” pour la haute mer -Sur le traité sur la haute mer, autre sujet brûlant du sommet, M. Macron a affirmé qu’il “serait bien mis en oeuvre”. “C’est donc gagné!”, a affirmé le président.Selon lui, 50 pays ont déposé leur ratification à ce jour, et “quinze pays se sont formellement engagés à les rejoindre”. L’Elysée, sans donner de listes de pays, a précisé que ce serait le cas d’ici la fin de l’année.Le traité vise à mieux protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 km – des côtes). Signé en 2023, il pourra entrer en vigueur 120 jours après la 60e ratification. La France espérait franchir ces 60 ratifications à Nice mais a dû renoncé à ce calendrier symbolique.Plusieurs pays pourraient profiter du sommet pour annoncer la création de nouvelles aires marines protégées ou des interdictions de certaines pratiques de pêche, comme le chalut de fond.La France a annoncé samedi une limitation du chalut de fond dans ses aires marines protégées (AMP), sans toutefois convaincre les ONG, qui soulignent que cela ne concerne que 4% des eaux métropolitaines, soit 15.000 km2.Lundi, Londres prévoit d’annoncer son intention d’interdire le chalutage dans 41 zones protégées, couvrant 30.000 km2. La moitié des aires marines protégées anglaises sera ainsi interdite au chalutage si le processus aboutit.Mis en lumière dans le film “Ocean” du Britannique David Attenborough, le chalutage de fond est critiqué pour les dommages qu’il engendre sur les habitats marins sensibles (herbiers, coraux, etc.) en raclant le plancher marin.La communauté internationale s’est fixé un objectif de 30% de protection en 2030, contre seulement 8,36% aujourd’hui. La France espère atteindre 10% grâce à des annonces à Nice. Mais “protection” signifie rarement interdiction de la pêche ou d’autres activités, chaque pays décidant du niveau de protection.- Jumeau numérique  -Autre annonce à Nice: la société Mercator, qui surveille l’état de l’océan depuis plus de 20 ans, doit, être transformée en organisation internationale. Elle a créé un “jumeau numérique” de l’océan, qui pourrait aider, par exemple, à la compréhension des cyclones.”Il s’agit d’un outil formidable qui nous permet de mieux comprendre l’Océan, de la pollution à la navigation en passant par les risques qui pèsent sur nos côtes et la biodiversité”, a salué la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen.