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A Nice, coalition contre la “course prédatrice” vers les fonds marins

Face au projet unilatéral de Donald Trump de récupérer des galets bourrés de métaux au fond du Pacifique, des dirigeants du monde ont défendu lundi à Nice des règles communes, dans une défense du multilatéralisme qui fait écho aux difficultés actuelles du combat climatique.Une soixantaine de dirigeants sont venus sur la Côte d’Azur, dont beaucoup du Pacifique et d’Amérique latine, pour cette troisième conférence de l’ONU sur les océans qui, plus que les précédentes, a suscité des annonces de pays sur la protection des eaux territoriales et le chalutage, souvent saluées par les ONG.”Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland n’est à vendre, pas plus que l’Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre”, a déclaré Emmanuel Macron en ouverture, en visant implicitement les déclarations expansionnistes du président américain sur le territoire autonome du Danemark. Le Français s’y rendra dimanche.M. Macron a renouvelé son appel à un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, à présent soutenu par 36 pays et l’Union européenne. Il a qualifié de “folie de lancer de l’action économique prédatrice qui va bousculer des grands fonds marins (…) quand nous n’y connaissons rien !””Les grands fonds ne peuvent pas devenir un Far West”, a lancé dans la foulée le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.A l’esprit de tous: Donald Trump prévoit de lancer — unilatéralement — l’exploitation des “nodules” de nickel et autres métaux critiques qui reposent au fond des eaux internationales du Pacifique, dans des zones gérées par une autorité onusienne à laquelle les États-Unis n’appartiennent pas.”Nous voyons maintenant planer sur l’océan la menace de l’unilatéralisme. Nous ne pouvons pas permettre qu’il arrive à la mer ce qui est arrivé au commerce international”, a abondé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Il a appelé à des “actes clairs” de l’Autorité internationale des fonds marins pour mettre fin à cette “course prédatrice” aux métaux sous-marins.Mais pour protéger des océans surchauffés, surpêchés et pollués, les petits pays du Sud et notamment les îles du Pacifique, comme aux COP sur le climat, maintiennent la pression sur tous les pays riches, y compris les Européens.”Si vous voulez vraiment protéger les océans, prouvez-le”, a lancé Surangel Whipps Jr, président du petit atoll des Palaos dans le Pacifique, en appelant les États développés à alléger leur dette.- Protection renforcée en Polynésie française -Sur le traité sur la haute mer, sujet brûlant du sommet, M. Macron s’est félicité d’avoir atteint 55 des 60 ratifications nécessaires, ce qui garantira selon lui, grâce à d’autres engagements, une entrée en vigueur “au 1er janvier de l’année prochaine”, a-t-il dit.Selon le service des traités de l’ONU, 18 nouvelles ratifications ont eu lieu lundi, portant le total à 50. D’autres pourraient arriver dans les prochains jours.”La vague de ratifications du jour est une marée d’espoir et un grand motif de célébration”, s’est félicitée auprès de l’AFP Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance.Le traité vise à protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 kilomètres – des côtes). Plusieurs pays ont profité de la conférence de Nice pour annoncer de nouvelles aires marines protégées, dont la Grèce, le Brésil ou l’Espagne sur le quart de ses mers. La Polynésie française va créer ce qui sera, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, la plus grande aire protégée du monde.D’autres ont annoncé des interdictions localisées du chalutage de fond, comme le Royaume-Uni dans la moitié des aires protégées anglaises. La France l’a fait samedi dans certaines de ses aires, après avoir négocié avec ses pêcheurs, mais les ONG soulignent que cela ne concerne que 4% des eaux métropolitaines.Mis en lumière dans le film “Ocean” du Britannique David Attenborough, le chalutage de fond est critiqué pour les dommages qu’il engendre sur les habitats marins sensibles (herbiers, coraux, etc.) en raclant le plancher marin et ses créatures.La communauté internationale s’est fixé un objectif de 30% de protection en 2030 (appelé 30X30), contre seulement 8,36% aujourd’hui. Selon Emmanuel Macron, après Nice, cette proportion passera à 12%.Mais “protection” signifie rarement interdiction de la pêche ou d’autres activités nuisibles à la biodiversité, chaque pays décidant du niveau de protection.”Nous allons échouer (à atteindre l’objectif) 30X30″, a commenté à Nice Emanuel Gonçalves, chef scientifique de la Fondation Oceano Azul, en estimant qu’au rythme actuel, il faudrait “300 ans” à la communauté internationale pour protéger “complètement” 30% des océans.

A Nice, coalition contre la “course prédatrice” vers les fonds marins

Face au projet unilatéral de Donald Trump de récupérer des galets bourrés de métaux au fond du Pacifique, des dirigeants du monde ont défendu lundi à Nice des règles communes, dans une défense du multilatéralisme qui fait écho aux difficultés actuelles du combat climatique.Une soixantaine de dirigeants sont venus sur la Côte d’Azur, dont beaucoup du Pacifique et d’Amérique latine, pour cette troisième conférence de l’ONU sur les océans qui, plus que les précédentes, a suscité des annonces de pays sur la protection des eaux territoriales et le chalutage, souvent saluées par les ONG.”Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland n’est à vendre, pas plus que l’Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre”, a déclaré Emmanuel Macron en ouverture, en visant implicitement les déclarations expansionnistes du président américain sur le territoire autonome du Danemark. Le Français s’y rendra dimanche.M. Macron a renouvelé son appel à un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, à présent soutenu par 36 pays et l’Union européenne. Il a qualifié de “folie de lancer de l’action économique prédatrice qui va bousculer des grands fonds marins (…) quand nous n’y connaissons rien !””Les grands fonds ne peuvent pas devenir un Far West”, a lancé dans la foulée le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.A l’esprit de tous: Donald Trump prévoit de lancer — unilatéralement — l’exploitation des “nodules” de nickel et autres métaux critiques qui reposent au fond des eaux internationales du Pacifique, dans des zones gérées par une autorité onusienne à laquelle les États-Unis n’appartiennent pas.”Nous voyons maintenant planer sur l’océan la menace de l’unilatéralisme. Nous ne pouvons pas permettre qu’il arrive à la mer ce qui est arrivé au commerce international”, a abondé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Il a appelé à des “actes clairs” de l’Autorité internationale des fonds marins pour mettre fin à cette “course prédatrice” aux métaux sous-marins.Mais pour protéger des océans surchauffés, surpêchés et pollués, les petits pays du Sud et notamment les îles du Pacifique, comme aux COP sur le climat, maintiennent la pression sur tous les pays riches, y compris les Européens.”Si vous voulez vraiment protéger les océans, prouvez-le”, a lancé Surangel Whipps Jr, président du petit atoll des Palaos dans le Pacifique, en appelant les États développés à alléger leur dette.- Protection renforcée en Polynésie française -Sur le traité sur la haute mer, sujet brûlant du sommet, M. Macron s’est félicité d’avoir atteint 55 des 60 ratifications nécessaires, ce qui garantira selon lui, grâce à d’autres engagements, une entrée en vigueur “au 1er janvier de l’année prochaine”, a-t-il dit.Selon le service des traités de l’ONU, 18 nouvelles ratifications ont eu lieu lundi, portant le total à 50. D’autres pourraient arriver dans les prochains jours.”La vague de ratifications du jour est une marée d’espoir et un grand motif de célébration”, s’est félicitée auprès de l’AFP Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance.Le traité vise à protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 kilomètres – des côtes). Plusieurs pays ont profité de la conférence de Nice pour annoncer de nouvelles aires marines protégées, dont la Grèce, le Brésil ou l’Espagne sur le quart de ses mers. La Polynésie française va créer ce qui sera, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, la plus grande aire protégée du monde.D’autres ont annoncé des interdictions localisées du chalutage de fond, comme le Royaume-Uni dans la moitié des aires protégées anglaises. La France l’a fait samedi dans certaines de ses aires, après avoir négocié avec ses pêcheurs, mais les ONG soulignent que cela ne concerne que 4% des eaux métropolitaines.Mis en lumière dans le film “Ocean” du Britannique David Attenborough, le chalutage de fond est critiqué pour les dommages qu’il engendre sur les habitats marins sensibles (herbiers, coraux, etc.) en raclant le plancher marin et ses créatures.La communauté internationale s’est fixé un objectif de 30% de protection en 2030 (appelé 30X30), contre seulement 8,36% aujourd’hui. Selon Emmanuel Macron, après Nice, cette proportion passera à 12%.Mais “protection” signifie rarement interdiction de la pêche ou d’autres activités nuisibles à la biodiversité, chaque pays décidant du niveau de protection.”Nous allons échouer (à atteindre l’objectif) 30X30″, a commenté à Nice Emanuel Gonçalves, chef scientifique de la Fondation Oceano Azul, en estimant qu’au rythme actuel, il faudrait “300 ans” à la communauté internationale pour protéger “complètement” 30% des océans.

A Nice, coalition contre la “course prédatrice” vers les fonds marins

Face au projet unilatéral de Donald Trump de récupérer des galets bourrés de métaux au fond du Pacifique, des dirigeants du monde ont défendu lundi à Nice des règles communes, dans une défense du multilatéralisme qui fait écho aux difficultés actuelles du combat climatique.Une soixantaine de dirigeants sont venus sur la Côte d’Azur, dont beaucoup …

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Trump envoie des centaines de Marines à Los Angeles

Donald Trump a pris lundi la décision, exceptionnelle, d’envoyer des militaires d’active du célèbre corps des Marines à Los Angeles après trois jours d’affrontements parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants opposés à sa politique migratoire.Le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord a indiqué dans un communiqué avoir “activé” quelque “700 Marines” qui vont se joindre aux militaires de la Garde nationale, un autre corps, de réserve celui-là, déjà déployé par le président américain dans la deuxième plus grande ville américaine.Ils “vont être déployés à Los Angeles pour aider à protéger les fonctionnaires et bâtiments fédéraux”, a indiqué un haut fonctionnaire américain.Le gouverneur démocrate de l’Etat, Gavin Newsom, déjà opposé à l’envoi des gardes nationaux, une décision qu’il a attaquée en justice, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait “le fantasme fou d’un président dictatorial”.”S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant”, avait précédemment écrit le républicain de 78 ans lundi sur son réseau social Truth à l’intention de ceux qu’il appelle des “insurgés”.Le président américain, clairement décidé à durcir le ton, avait déjà utilisé dimanche cette expression incendiaire, encore plus frappante en anglais (“If they spit, we will hit”).- “Militariser” -Des gardes nationaux, en uniforme militaire et dotés de boucliers, sont déployés lundi devant un centre de détention fédéral de la ville. Face à eux, des manifestants ont crié “Cochons, rentrez chez vous!” D’autres ont tapé sur les flancs de voitures banalisées qui passaient à travers les lignes de police.Une foule de plus en plus nombreuse convergeait aussi vers le centre de Los Angeles, où des policiers séparaient les manifestants des agents fédéraux et où restaient des carcasses de voitures incendiées, traces des heurts de la veille, qui ont débouché en deux jours sur 56 arrestations.”Voir Trump envoyer la Garde nationale sans l’avis du gouverneur, je pense que c’est un mépris flagrant des droits des Etats”, a dit lundi à l’AFP Andrew Schindler, un habitant de Los Angeles, ville très largement démocrate. “Et je pense qu’il est très dangereux qu’il s’en serve comme excuse pour militariser les forces de police.”Vendredi, des manifestants avaient tenté de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE).”J’ai vu mon père menotté, entravé à la taille et aux chevilles. C’était très traumatisant”, a témoigné lundi lors d’une conférence de presse Julian, se présentant comme la fille de Mario Romero, arrêté par l’ICE.Le procureur général de Californie Rob Bonta a annoncé lundi poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser les gardes nationaux sans l’aval du gouverneur, “violait” la Constitution.Dans un court échange avec des journalistes lundi à la Maison Blanche, le républicain a au contraire défendu sa décision comme “excellente”.La maire démocrate de Los Angeles, Karen Bass, a assuré que le périmètre des affrontements ne concernait que “quelques rues” du centre-ville.- “Super” -A croire Donald Trump, la métropole californienne aurait été “rayée de la carte” s’il n’avait décidé d’envoyer la Garde nationale, un corps de réserve sous double tutelle du pouvoir fédéral et des Etats.Gavin Newsom, considéré comme un potentiel candidat à la Maison Blanche, fait partie des cibles favorites du républicain, qui a lancé lundi qu’il serait “super” de l’arrêter, sans que l’on sache s’il s’agit d’une provocation ou d’une réelle intention.Les autorités mexicaines ont expliqué qu’une quarantaine de ressortissants mexicains avaient été arrêtés vendredi et samedi lors des opérations de l’ICE.Dans l’autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu’une manifestation contre la politique anti-immigration du gouvernement a dégénéré.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue de son second mandat.

Trump envoie des centaines de Marines à Los Angeles

Donald Trump a pris lundi la décision, exceptionnelle, d’envoyer des militaires d’active du célèbre corps des Marines à Los Angeles après trois jours d’affrontements parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants opposés à sa politique migratoire.Le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord a indiqué dans un communiqué avoir “activé” quelque “700 Marines” qui vont se joindre aux militaires de la Garde nationale, un autre corps, de réserve celui-là, déjà déployé par le président américain dans la deuxième plus grande ville américaine.Ils “vont être déployés à Los Angeles pour aider à protéger les fonctionnaires et bâtiments fédéraux”, a indiqué un haut fonctionnaire américain.Le gouverneur démocrate de l’Etat, Gavin Newsom, déjà opposé à l’envoi des gardes nationaux, une décision qu’il a attaquée en justice, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait “le fantasme fou d’un président dictatorial”.”S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant”, avait précédemment écrit le républicain de 78 ans lundi sur son réseau social Truth à l’intention de ceux qu’il appelle des “insurgés”.Le président américain, clairement décidé à durcir le ton, avait déjà utilisé dimanche cette expression incendiaire, encore plus frappante en anglais (“If they spit, we will hit”).- “Militariser” -Des gardes nationaux, en uniforme militaire et dotés de boucliers, sont déployés lundi devant un centre de détention fédéral de la ville. Face à eux, des manifestants ont crié “Cochons, rentrez chez vous!” D’autres ont tapé sur les flancs de voitures banalisées qui passaient à travers les lignes de police.Une foule de plus en plus nombreuse convergeait aussi vers le centre de Los Angeles, où des policiers séparaient les manifestants des agents fédéraux et où restaient des carcasses de voitures incendiées, traces des heurts de la veille, qui ont débouché en deux jours sur 56 arrestations.”Voir Trump envoyer la Garde nationale sans l’avis du gouverneur, je pense que c’est un mépris flagrant des droits des Etats”, a dit lundi à l’AFP Andrew Schindler, un habitant de Los Angeles, ville très largement démocrate. “Et je pense qu’il est très dangereux qu’il s’en serve comme excuse pour militariser les forces de police.”Vendredi, des manifestants avaient tenté de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE).”J’ai vu mon père menotté, entravé à la taille et aux chevilles. C’était très traumatisant”, a témoigné lundi lors d’une conférence de presse Julian, se présentant comme la fille de Mario Romero, arrêté par l’ICE.Le procureur général de Californie Rob Bonta a annoncé lundi poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser les gardes nationaux sans l’aval du gouverneur, “violait” la Constitution.Dans un court échange avec des journalistes lundi à la Maison Blanche, le républicain a au contraire défendu sa décision comme “excellente”.La maire démocrate de Los Angeles, Karen Bass, a assuré que le périmètre des affrontements ne concernait que “quelques rues” du centre-ville.- “Super” -A croire Donald Trump, la métropole californienne aurait été “rayée de la carte” s’il n’avait décidé d’envoyer la Garde nationale, un corps de réserve sous double tutelle du pouvoir fédéral et des Etats.Gavin Newsom, considéré comme un potentiel candidat à la Maison Blanche, fait partie des cibles favorites du républicain, qui a lancé lundi qu’il serait “super” de l’arrêter, sans que l’on sache s’il s’agit d’une provocation ou d’une réelle intention.Les autorités mexicaines ont expliqué qu’une quarantaine de ressortissants mexicains avaient été arrêtés vendredi et samedi lors des opérations de l’ICE.Dans l’autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu’une manifestation contre la politique anti-immigration du gouvernement a dégénéré.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue de son second mandat.

Trump envoie des centaines de Marines à Los Angeles

Donald Trump a pris lundi la décision, exceptionnelle, d’envoyer des militaires d’active du célèbre corps des Marines à Los Angeles après trois jours d’affrontements parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants opposés à sa politique migratoire.Le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord a indiqué dans un communiqué avoir “activé” quelque “700 Marines” qui vont se …

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Un des accusés du procès Bolsonaro confirme un projet d'”état de siège” en 2022

Jair Bolsonaro a évalué la possibilité de décréter l'”état de siège” et de convoquer de nouvelles élections après sa défaite face à Lula en 2022, a affirmé lundi un des accusés du procès historique contre l’ex-président brésilien, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative de coup d’Etat.Ces propos devant la Cour suprême ont été tenus par Mauro Cid, aide de camp de l’ancien dirigeant d’extrême droite durant son mandat (2019-2022), dont l’interrogatoire a duré environ quatre heures lors d’une audience retransmise en direct à la télévision.M. Bolsonaro, 70 ans, doit lui aussi être interrogé cette semaine, au même titre que sept autres co-accusés parmi ses plus proches collaborateurs, notamment d’anciens ministres et des militaires de haut rang.Vêtu d’un costume sombre et non de son habituelle tenue décontractée, l’ex-président s’est assis sur le banc des accusés face à Alexandre de Moraes, magistrat puissant et controversé en charge de ce dossier, considéré comme l’ennemi numéro un du camp Bolsonaro.Le parquet l’accuse d’avoir été le “leader d’une organisation criminelle” ayant comploté pour empêcher le retour au pouvoir du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui l’a battu lors de l’élection de 2022.Selon l’accusation, le supposé projet de coup d’État, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire. Les accusés encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.Inéligible jusqu’en 2030, Jair Bolsonaro demeure néanmoins le meneur incontesté de l’opposition face à Lula. Il clame son innocence, criant à la “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2026, alors qu’il espère encore faire annuler son inéligibilité.”Il n’y a aucune raison de me condamner, j’ai la conscience tranquille”, a déclaré l’ex-président à un groupe de journalistes lors d’une pause durant l’audience.- Un traître -La série d’interrogatoires a débuté avec Mauro Cid, considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu”, puis “retouché” un projet de décret présenté par de proches conseillers prévoyant l’instauration d’un “état de siège”, l'”arrestation d’autorités” et la création d’un “conseil électoral” pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle de 2022 remportée par Lula.Quand le juge Moraes lui a demandé en quoi ont consisté les retouches, l’ancien aide de camp a répondu : “il a retiré des noms d’autorités, faisant en sorte que seulement vous (le juge Moraes, ndlr) seriez arrêté”, a répondu l’ancien aide de camp.Ce à quoi le magistrat a rétorqué, caustique: “les autres ont donc bénéficié d’un habeas corpus”, mesure judiciaire permettant de contester une détention considérée comme arbitraire.Parfois hésitant dans ses réponses, Mauro Cid a répété à plusieurs reprises “je ne me souviens pas”, quand on lui posait des questions sur dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l’ex-président et son entourage.Il a par ailleurs confirmé que l’un des autres accusés, le général Walter Braga Netto, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Jair Bolsonaro, lui avait remis de l’argent dans une caisse de vin.Selon les enquêteurs, cet argent était censé financer une opération de militaires des forces spéciales pour assassiner Lula et d’autres autorités.- “Heure de vérité” -Les interrogatoires sont menés au siège de la Cour suprême à Brasilia, un des lieux saccagés le 8 janvier 2023 par des milliers de bolsonaristes réclamant une intervention militaire pour renverser Lula, une semaine après l’investiture de ce dernier.Les audiences pourront s’étendre tout au long de la semaine, sachant que Jair Bolsonaro est le sixième dans l’ordre fixé par la cour.Même s’il a le droit de garder le silence à la barre, l’ex-président avait assuré jeudi qu’il répondrait “sans aucun problème” aux questions qui lui seront posées.”C’est l’heure de vérité”, a-t-il résumé vendredi, durant un événement du Parti Libéral, sa formation politique. Le verdict ne devrait pas être connu avant plusieurs mois. Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les cinq juges de la première chambre de la Cour suprême doivent voter pour décider s’ils condamnent ou non les accusés, et, le cas échéant, fixer les peines.”L’histoire du Brésil est en train d’être écrite”, résume à l’AFP Marcio Coimbra, directeur du groupe de réflexion Casa Politica.

Un des accusés du procès Bolsonaro confirme un projet d'”état de siège” en 2022

Jair Bolsonaro a évalué la possibilité de décréter l’”état de siège” et de convoquer de nouvelles élections après sa défaite face à Lula en 2022, a affirmé lundi un des accusés du procès historique contre l’ex-président brésilien, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative de coup d’Etat.Ces propos devant la Cour suprême ont …

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