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Bolivie: des milliers de paysans défilent à La Paz contre la crise économique

Plusieurs milliers de paysans ont manifesté lundi à La Paz pour réclamer des solutions à la crise économique que traverse le pays, tandis que plusieurs axes routiers restent bloqués en Bolivie en raison de revendications similaires, a constaté l’AFP.Venus des environs de la capitale administrative, les manifestants ont donné 72 heures au gouvernement du président Luis Arce pour répondre à leurs revendications.”Si la crise n’est pas résolue, nous bloquerons les routes jusqu’à ce qu’il parte. C’est notre ultimatum”, a déclaré à l’AFP Reinaldo Condori, un manifestant de 60 ans.Le coût de la vie a fortement augmenté ces derniers mois dans le pays. En mai, l’inflation a atteint 18,4% sur un an, son niveau le plus élevé depuis au moins 17 ans. La crise résulte d’une pénurie de dollars provoquée principalement par la chute des exportations de gaz. Le gouvernement manque de liquidités pour importer de l’essence et du diesel, qu’il revend à moitié prix. En conséquence, les carburants se raréfient et les prix des aliments flambent.”Nous souffrons. Nos familles meurent de faim”, dénonce parmi les manifestants Virginia Cuéllar, une paysanne de 40 ans. En parallèle, depuis huit jours, les partisans de l’ancien président Evo Morales bloquent des routes, principalement dans le centre du pays.L’autorité nationale des routes, faisait état lundi de 28 points de blocage.Les partisans d’Evo Morales exigent la démission du président Arce, qu’ils accusent d’être responsable de la crise économique et de manipuler les autorités judiciaires et électorales pour l’exclure de la présidentielle d’août. “Nous n’appartenons à aucun parti politique”, a déclaré à La Paz Raimundo Colquehuanca, un manifestant de 47 ans, affirmant être motivé par la défense du pouvoir d’achat.

Au procès Weinstein, les jurés étalent des désaccords mais progressent

Les jurés qui ont en mains le sort de l’ancien producteur roi du cinéma Harvey Weinstein ont progressé lundi sur la route d’un verdict à son procès pour agressions sexuelles et viol, après avoir étalé désaccords et tensions au troisième jour de délibérations.”Nous sommes en bonne voie”, ont-ils fait savoir lundi dans une des dernières notes lues par le juge Curtis Farber, avant l’interruption de leurs discussions à huis clos.Les 12 jurés, qui entameront mardi un quatrième jour de délibérations, doivent décider à l’unanimité si l’ancien puissant producteur, accusé depuis 2017 par des dizaines de femmes d’être un prédateur sexuel, s’est rendu coupable d’agressions sur l’ancienne assistante de production Miriam Haley en 2006 et sur l’ex-mannequin Kaja Sokola la même année, en les forçant à subir un cunnilingus, et de viol en 2013 sur l’aspirante actrice Jessica Mann.Visage honni du mouvement #MeToo, Harvey Weinstein, 73 ans, avait été condamné en 2020 à 23 ans de prison pour les crimes présumés concernant Miriam Haley et Jessica Mann, mais la cour d’appel de New York avait annulé le verdict l’année dernière pour des questions de procédure. Un revirement spectaculaire vécu comme une gifle par les organisations de lutte contre les violences sexuelles et qui a obligé à refaire le procès.Après six semaines de débats, les jurés ont semblé divisés à la reprise des délibérations lundi. Leur représentant a demandé à parler au juge pour lui confier que certains “font pression sur d’autres”, en “parlant du passé” d’Harvey Weinstein sans examiner les faits pour lesquels il est jugé, selon la retranscription de cette discussion hors de la salle d’audience, fournie par le tribunal.- Ambiance “de cour d’école” -Dénonçant un “jury faussé”, Arthur Aidala, avocat d’Harvey Weinstein, a immédiatement demandé l’annulation du procès. Il a essuyé un refus du juge.Le jury a aussi demandé au magistrat de lui rappeler “l’entière définition du doute raisonnable” et les conditions d’unanimité du verdict, de culpabilité ou d’innocence, “en particulier pour éviter un jury bloqué” sur un désaccord, ce qui entraînerait une nouvelle annulation du procès.Ces péripéties ont eu lieu alors que vendredi, un autre juré avait déjà demandé, en vain, à être démis de ses obligations, en se plaignant d’une ambiance “de cour d’école” dans le jury.Lundi, tout au long de la matinée, les conciliabules se sont multipliés entre le magistrat, la défense et les procureurs, dans la salle d’audience au mobilier vieillot de la cour pénale de Manhattan. Harvey Weinstein, assis sur une chaise roulante en raison de multiples problèmes de santé, reste impassible face à l’agitation.A la mi-journée, une autre jurée a voulu rassurer les esprits. “Le ton est très différent aujourd’hui. Nous avançons”, a-t-elle déclaré au juge, qui a semblé pousser un ouf de soulagement en entendant ces mots.- “Du café” -Dernier signe de détente, les jurés ont réclamé lundi dans leur toute dernière note au juge… “du café” pour le lendemain matin. Durant les débats, les trois victimes présumées ont témoigné à visage découvert pendant plusieurs jours pour raconter comment le tout puissant producteur leur avait imposé une relation sexuelle, après les avoir attirées dans son appartement ou une chambre d’hôtel à New York.La défense a tout fait pour discréditer ces accusatrices, en pointant des incohérences et en soulignant qu’elles avaient continué de fréquenter le magnat du cinéma indépendant après les agressions alléguées. Dans sa dernière plaidoirie, l’avocat Arthur Aidala a assuré que les relations sexuelles étaient consenties, dans une logique de “promotion canapé”.Harvey Weinstein comparaît détenu parce qu’il a aussi été condamné à 16 ans de prison en Californie pour viol, ce dont il a fait appel. Les enquêtes en octobre 2017 du New York Times et du New Yorker sur le tout puissant producteur, dont les films ont été auréolés de dizaines d’Oscars, avaient provoqué une onde de choc planétaire, libérant la parole de nombreuses victimes et contraignant les sociétés à de profondes remises en question sur la place des femmes.

Le projet du gouvernement pour “refonder” Mayotte arrive à l’Assemblée

Près de six mois après le passage ravageur du cyclone Chido, le projet de loi-programme du gouvernement pour “refonder” Mayotte entame mardi son examen en commission à l’Assemblée nationale, où le volet migratoire et sécuritaire devrait à nouveau susciter d’âpres débats.Après l’adoption mi-février d’une loi d’urgence pour reconstruire l’archipel dévasté, c’est l’heure de la “refondation” pour le département le plus pauvre de France, où la catastrophe naturelle n’a fait qu’exacerber des défaillances préexistantes. Ce texte, adopté largement par le Sénat fin mai, est très attendu par les Mahorais. Il sera débattu au sein de l’hémicycle à partir du 23 juin. En amont, ce sont les députés de la commission des Lois qui sont chargés d’entamer son examen avec l’audition prévue du ministre des Outre-mer Manuel Valls à partir de 16H30.Eau, éducation, santé, infrastructures, sécurité, immigration, habitat informel… Le projet de loi s’attaque à tous les grands enjeux du 101e département français. Le texte décline près de quatre milliards d’euros d’engagements financiers de l’Etat.A Mayotte, “il y a un retard abyssal, mais des potentialités extraordinaires, et je considère qu’avec ce plan très ambitieux, c’est un véritable acte de reconnaissance fait à ce territoire”, a déclaré à l’AFP le rapporteur général du texte, le député MoDem et ancien ministre Philippe Vigier.”On nous avait promis une loi pour refonder Mayotte, mais c’est encore aux antipodes de ce qui devrait être fait pour que Mayotte soit considérée comme un département à part entière”, a estimé, au contraire, le député LFI Aurélien Taché. “Elle ne va pas rattraper le développement économique et social (…) mais restreindre davantage les libertés publiques, le droit des personnes immigrées, mais aussi des Mahorais”, a-t-il dénoncé auprès de l’AFP.Comme au Sénat, c’est le volet migratoire et sécuritaire qui devrait susciter le plus de débats.La lutte contre l’immigration clandestine a en effet été érigée comme priorité par le gouvernement, face à l’afflux massif d’étrangers en situation irrégulière, venus notamment des Comores voisines.Quitte à remettre fortement en cause le droit du sol, qui est la règle en France. Le texte durcit en effet les conditions d’accès au séjour, centralise les reconnaissances de paternité à Mamoudzou et augmente les peines pour reconnaissance frauduleuse de paternité. Il facilite aussi les expulsions de bidonvilles.En matière de sécurité, il prévoit des régimes juridiques spécifiques: renforcement des contrôles sur les armes, lutte accrue contre l’emploi d’étrangers sans titre et retrait possible des titres de séjour aux parents d’enfants considérés comme menaçant l’ordre public.De quoi susciter l’indignation de la Défenseure des droits qui a demandé vendredi d’abandonner ou réviser certaines dispositions d’un texte qui “porte atteinte à certains droits parmi les plus fondamentaux”.

Corée du Sud: RM et V, membres du groupe BTS, ont été libérés de leur service militaire

Les stars du groupe phénomène de K-pop BTS, RM et V, ont été libérés mardi de leur service militaire obligatoire en Corée du Sud, annonçant travailler sur un nouvel album pour remonter sur scène “dès que possible”.Premier groupe sud-coréen à dominer les charts américains et britanniques, plusieurs fois nommé aux Grammy Awards et fort d’une communauté mondiale de fans appelée ARMY, BTS a généré plusieurs milliards de dollars de revenus depuis ses débuts en 2013.Mais en Corée du Sud, tous les hommes valides de moins de 30 ans sont appelés au moins 18 mois sous les drapeaux en raison des tensions avec le Nord, une obligation qui a forcé le boys band à marquer une pause en 2022.Des centaines de fans se sont réunis mardi près de deux bases militaires, situées au nord de Séoul, pour la démobilisation du leader du groupe RM, dont le nom complet est Kim Nam-joon, et celle de V, de son vrai nom Kim Tae-hyung.Après être sortis en treillis de deux véhicules différents, les deux stars de K-pop se sont étreints sous les cris de joie d’inconditionnels et RM a joué une chanson au saxophone, aux côtés de V qui tenait deux bouquets de fleurs.”Ce qu’on désire le plus désormais est d’être sur scène à nouveau”, a annoncé RM devant la presse et des fans. “Nous travaillons dur sur le nouvel album pour revenir sur scène dès que possible”.Le retour au complet du boys band est prévu fin juin.Deux autres membres de BTS, Jin et J-hope, ont déjà terminé leur service militaire l’an dernier. Deux autres feront leur retour à la vie civile en fin de semaine, suivis de leur camarade SUGA à la fin du mois.-“Courir vers l’ARMY” -“Pour être honnête, il y a eu de nombreux moments difficiles et douloureux, mais durant mon service, j’ai vraiment senti à quel point de nombreuses personnes protégeaient le pays à notre place”, a déclaré RM, lors d’une conférence de presse.”Rejoindre l’armée a été un moment pour me ressourcer, reconstruire mon corps et mon esprit”, a pour sa part expliqué V.”Maintenant que c’est fait, je veux vraiment courir vers l’ARMY aussi vite que possible”, a-t-il poursuivi.L’agence de BTS, HYBE, avait prié les admirateurs du groupe de ne pas se rendre sur place pour des raisons de sécurité.Mais des dizaines d’inconditionnels se sont malgré tout rassemblés devant la base de V mardi. “En toute honnêteté, je suis venue avec de grandes attentes”, déclare à l’AFP Yang Ho-hee, 28 ans.”En fait, ce sont des émotions contradictoires. Je sens que je pleure déjà”, raconte Arlene Mendoza, une fan philippine, venue en Corée du Sud à maintes reprises. “Mais c’est la première fois que je vais voir V”.- A quand leur retour? -Tous les membres de BTS ont signé de nouveaux contrats avec l’agence HYBE en 2023.Les analystes prédisent un retour du groupe dans les studios et sur scène après que tous ses membres auront achevé leur service militaire.Le dernier membre du boys band à renouer avec la vie civile est SUGA, qui sera libéré le 21 juin.Lors d’une réunion des actionnaires de HYBE en mars, le PDG de l’agence Lee Jae-sang a évoqué un éventuel retour du boys band en 2025, soulignant que ses membres allaient avoir “besoin de temps pour réfléchir et se préparer”.”Normalement, le processus commence par la production d’une chanson, se poursuit par la sortie d’un album, puis par une tournée, avait-il souligné.Quelques jours avant le 12e anniversaire des débuts du boys band vendredi, le bureau de HYBE à Séoul a été recouvert du slogan “WE ARE BACK” (“NOUS SOMMES DE RETOUR”, ndlr). Des milliers de fans sont attendus à cette “BTS FESTA”.L’action de l’agence a grimpé de 3% mardi matin, atteignant son plus haut niveau en deux ans.”Nous voyons qu’il y a une forte possibilité d’une révision à la hausse des prévisions de résultats, ce qui pourrait entraîner une augmentation du cours de l’action”, a estimé auprès de l’AFP Lim Soo-jin, analyste de Daishin Securities.

Ukraine: un mort dans des attaques aériennes “massives” sur Kiev et Odessa, une maternité touchée

De nouvelles attaques aériennes russes “massives” ont visé dans la nuit de lundi à mardi les villes ukrainiennes de Kiev et Odessa, faisant un mort et touchant notamment une maternité, ont annoncé les autorités locales.”La Russie ment tous les jours au sujet de son désir de paix, et attaque les gens tous les jours. Il est temps d’imposer des sanctions. Temps de soutenir l’Ukraine avec des armes. Temps de prouver que la démocratie a du pouvoir”, a réagi sur Telegram le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak.A Odessa, un homme de 59 ans a été tué dans des frappes sur des immeubles résidentiels du centre de la ville et au moins quatre autres blessés, et une maternité a été touchée, selon le gouverneur Oleg Kiper. “L’ennemi a massivement attaqué Odessa avec des frappes de drones. Des infrastructures civiles ont subi des dommages et il y a des incendies. Les Russes ont touché une maternité, une station médicale d’urgence et des bâtiments résidentiels”, a-t-il indiqué, précisant que la maternité avait pu être évacuée à temps.A Kiev, quatre personnes ont été blessées dans une attaque aérienne également qualifiée de “massive” par le maire Vitali Klitschko, qui a fait état de plusieurs bâtiments en feu.Dans le centre de Kiev, une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.- Echange de prisonniers -Les villes ukrainiennes sont presque quotidiennement visées par des attaques aériennes, près de trois ans et demi après l’invasion du pays par la Russie en février 2022.Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie a lancé un nombre record de 479 drones explosifs sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.En Russie, où l’Ukraine multiplie également les attaques de drones visant des infrastructures stratégiques, 13 aéroports ont dû être fermés au cours de la nuit pour raisons de sécurité, dont les quatre aéroports de Moscou et celui de Saint-Pétersbourg.Malgré les démarches du président américain Donald Trump, qui a renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, les négociations de paix sont dans l’impasse.Seule avancée, Kiev et Moscou ont annoncé lundi le début d’un nouvel échange de prisonniers de guerre qui se poursuivra ces prochains jours, l’un des rares résultats des récents pourparlers entre les deux belligérants.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, qui avait été décidé au cours d’un deuxième cycle de négociations directes, à Istanbul, le 2 juin. Russes et Ukrainiens étaient alors convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Dimanche, l’armée russe avait par ailleurs affirmé attaquer la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.”Il est temps que tout le monde accepte le fait que la Russie ne comprend que les frappes, pas les mots rationnels”, a estimé mardi Andriï Iermak, le chef de cabinet du président Zelensky, dans une critique à peine voilée de l’administration Trump.La Russie continue d’avancer des demandes maximalistes, à savoir que l’Ukraine lui cède les territoires dont elle revendique l’annexion et renonce à entrer dans l’Otan. Elle rejette la trêve “inconditionnelle” de 30 jours voulue par Kiev et les Européens, jugeant qu’elle permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.L’Ukraine réclame, de son côté, le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des “garanties de sécurité” de la part des Occidentaux, que ce soit le déploiement de troupes sur place ou des accords militaires. Elle qualifie les exigences russes d'”ultimatums”.

Ukraine: un mort dans des attaques aériennes “massives” sur Kiev et Odessa, une maternité touchée

De nouvelles attaques aériennes russes “massives” ont visé dans la nuit de lundi à mardi les villes ukrainiennes de Kiev et Odessa, faisant un mort et touchant notamment une maternité, ont annoncé les autorités locales.”La Russie ment tous les jours au sujet de son désir de paix, et attaque les gens tous les jours. Il est temps d’imposer des sanctions. Temps de soutenir l’Ukraine avec des armes. Temps de prouver que la démocratie a du pouvoir”, a réagi sur Telegram le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak.A Odessa, un homme de 59 ans a été tué dans des frappes sur des immeubles résidentiels du centre de la ville et au moins quatre autres blessés, et une maternité a été touchée, selon le gouverneur Oleg Kiper. “L’ennemi a massivement attaqué Odessa avec des frappes de drones. Des infrastructures civiles ont subi des dommages et il y a des incendies. Les Russes ont touché une maternité, une station médicale d’urgence et des bâtiments résidentiels”, a-t-il indiqué, précisant que la maternité avait pu être évacuée à temps.A Kiev, quatre personnes ont été blessées dans une attaque aérienne également qualifiée de “massive” par le maire Vitali Klitschko, qui a fait état de plusieurs bâtiments en feu.Dans le centre de Kiev, une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.- Echange de prisonniers -Les villes ukrainiennes sont presque quotidiennement visées par des attaques aériennes, près de trois ans et demi après l’invasion du pays par la Russie en février 2022.Dans la nuit de dimanche à lundi, la Russie a lancé un nombre record de 479 drones explosifs sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.En Russie, où l’Ukraine multiplie également les attaques de drones visant des infrastructures stratégiques, 13 aéroports ont dû être fermés au cours de la nuit pour raisons de sécurité, dont les quatre aéroports de Moscou et celui de Saint-Pétersbourg.Malgré les démarches du président américain Donald Trump, qui a renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, les négociations de paix sont dans l’impasse.Seule avancée, Kiev et Moscou ont annoncé lundi le début d’un nouvel échange de prisonniers de guerre qui se poursuivra ces prochains jours, l’un des rares résultats des récents pourparlers entre les deux belligérants.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, qui avait été décidé au cours d’un deuxième cycle de négociations directes, à Istanbul, le 2 juin. Russes et Ukrainiens étaient alors convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Dimanche, l’armée russe avait par ailleurs affirmé attaquer la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.”Il est temps que tout le monde accepte le fait que la Russie ne comprend que les frappes, pas les mots rationnels”, a estimé mardi Andriï Iermak, le chef de cabinet du président Zelensky, dans une critique à peine voilée de l’administration Trump.La Russie continue d’avancer des demandes maximalistes, à savoir que l’Ukraine lui cède les territoires dont elle revendique l’annexion et renonce à entrer dans l’Otan. Elle rejette la trêve “inconditionnelle” de 30 jours voulue par Kiev et les Européens, jugeant qu’elle permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.L’Ukraine réclame, de son côté, le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des “garanties de sécurité” de la part des Occidentaux, que ce soit le déploiement de troupes sur place ou des accords militaires. Elle qualifie les exigences russes d'”ultimatums”.