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Ukraine: nouvelles frappes russes sur Kiev et Odessa, deux morts
De nouvelles frappes nocturnes russes impliquant des centaines de drones ont fait mardi deux morts à Odessa et plusieurs blessés à Kiev, le président Volodymyr Zelensky appelant à une “action concrète” de ses alliés occidentaux face à Moscou.Ces nouvelles attaques aériennes d’ampleur interviennent alors que les pourparlers de paix directs entre Russes et Ukrainiens, initiés en mai à Istanbul, sont dans l’impasse. Moscou avait promis des frappes de représailles après une série d’attaques ukrainiennes sur son sol, qui étaient elles-mêmes une réponse à l’invasion russe lancée en 2022.Dans la nuit de lundi à mardi, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs, dont 213 ont été abattus par la défense antiaérienne, et sept missiles, tous neutralisés, selon l’armée de l’air ukrainienne.Plusieurs régions du pays ont été touchées par ces frappes ou par la chute de débris de drones abattus, dont la ville portuaire d’Odessa, où deux personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.Selon le ministère ukrainien des Affaires étrangères, une maternité a notamment été touchée sans faire de victimes, son personnel et les patients ayant été évacués.A Kiev, la capitale, des immeubles résidentiels et entrepôts ont été touchés et quatre personnes ont été blessées, selon la même source. Une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.L’armée russe a de son côté affirmé avoir ciblé l’industrie militaire ukrainienne et avoir notamment touché des usines fabriquant des missiles, des chars et des navires, ainsi que des aérodromes et dépôts de munitions et de carburant.- “Contraindre la Russie” -“Il est vital que la réponse à cette attaque russe, comme à d’autres attaques similaires, ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”, a plaidé M. Zelensky sur Telegram.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Le président américain Donald Trump s’est pourtant mis en retrait du conflit ces dernières semaines, ayant notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine lancée en 2022 à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si celle-ci refusait un cessez-le-feu — ce que Moscou a fait — peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.En Russie, où l’Ukraine multiplie également les attaques de drones, 13 aéroports ont dû être fermés au cours de la nuit pour raisons de sécurité, dont les quatre aéroports de Moscou et celui de Saint-Pétersbourg.Seule avancée concrète dans les négociations entre la Russie et l’Ukraine, les deux belligérants doivent poursuivre dans les prochains jours leur deuxième grand échange de prisonniers de guerre.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase a eu lieu lundi. Il avait été décidé lors de pourparlers à Istanbul, le 2 juin. Russes et Ukrainiens étaient alors convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.- Remise de dépouilles -L’incertitude demeure toutefois concernant l’échange entre Moscou et Kiev de milliers de corps de soldats tués, également décidé début juin à Istanbul. La Russie, qui a accepté de remettre 6.000 dépouilles à l’Ukraine, a indiqué attendre une confirmation de Kiev.Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mardi que des camions frigorifiques avec une partie des corps de soldats ukrainiens devant être remis attendaient “depuis plusieurs jours à la frontière” qu’un “accord définitif” soit trouvé.Sur le terrain, les combats se poursuivent. Dimanche, l’armée russe avait affirmé être entrée dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.Les forces de Moscou, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, sont aussi à l’offensive dans la région de Soumy (nord), où elles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale.Les négociations de paix sont, elles, dans l’impasse, alors que les deux camps campent sur leurs positions. Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.
Deux porte-avions chinois en opération aperçus pour la première fois dans le Pacifique selon Tokyo
Le Japon a déclaré mardi que deux porte-avions chinois avaient été aperçus en opération dans le Pacifique pour la première fois simultanément, amenant le ministre nippon de la Défense à dénoncer une expansion des activités militaires maritimes de Pékin.Le porte-avions Shandong et quatre autres navires, dont un destroyer lance-missiles, ont navigué lundi dans la zone économique exclusive (ZEE) japonaise entourant l’atoll méridional isolé d’Okinotori, a déclaré le ministère japonais de la Défense.Les avions de combat et les hélicoptères qu’il transporte ont effectué des décollages et des atterrissages, a précisé le ministère nippon. Cette flotte avait été aperçue samedi naviguant à 550 km au sud-est de l’île de Miyako, près de Taïwan, a-t-il ajouté.Un autre porte-avions, le Liaoning, et sa flotte sont parallèlement entrés dans une autre ZEE japonaise plus à l’est pendant le week-end, avait affirmé Tokyo lundi.”C’est la première fois que deux porte-avions chinois sont aperçus en opération simultanément dans le Pacifique”, a déclaré un porte-parole du ministère de la Défense à l’AFP mardi.”Nous pensons que l’objectif de l’armée chinoise est d’améliorer sa capacité opérationnelle et son aptitude à effectuer des opérations dans des zones éloignées”, a-t-il ajouté.- “Exercice de routine” -S’exprimant devant la presse, le ministre japonais de la Défense, Gen Nakatani, a de son côté estimé que ces observations montraient une expansion de la zone où opère l’armée chinoise.”Le Japon a exprimé” par voie diplomatique “sa position selon laquelle les activités de la Chine ne devraient pas menacer sa sécurité”, a rappelé M. Nakatani, assurant que l’armée japonaise continuera de surveiller étroitement les opérations des navires chinois.Le développement militaire de la Chine et l’utilisation de moyens navals et aériens pour affirmer des revendications territoriales inquiètent les Etats-Unis et leurs alliés dans la région Asie-Pacifique.”Les activités des navires de guerre chinois dans les zones maritimes concernées sont pleinement conformes au droit international et aux pratiques internationales”, a déclaré mardi Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.De son côté, un porte-parole de la marine chinoise, Wang Xuemeng, a indiqué qu’il s’agissait d’un “exercice de routine” destiné à “améliorer continuellement les capacités d’accomplissement des missions”. “Il ne vise aucun pays ni cible spécifiques”, a-t-il souligné.Des responsables militaires japonais et américain affirment que la Chine veut évincer l’armée américaine de ce qui est appelé la “première chaîne d’îles” allant du Japon jusqu’aux Philippines, deux proches alliés de Washington.- “Inacceptables” -Selon le ministère japonais de la Défense, l’incursion du Liaoning vers l’est marque une première pour un porte-avions chinois au-delà de la “deuxième chaîne d’îles”, située entre les îles japonaises éloignées d’Ogasawara et le territoire américain de Guam.En septembre, le Liaoning avait navigué entre deux îles japonaises proches de Taïwan et était entré dans les eaux contiguës du Japon, une zone débutant à 24 milles nautiques (environ 45 km) de ses côtes. A l’époque, Tokyo avait qualifié ces manoeuvres d'”inacceptables”.Selon le droit international, un Etat côtier exerce des droits sur les ressources et activités économiques dans sa ZEE, qui s’étend jusqu’à 200 milles nautiques (370 km) de ses côtes.Daisuke Kawai, chercheur d’un programme sur la sécurité à l’Université de Tokyo, a qualifié ces activités chinoises dénoncées par le Japon d'”escalade stratégique majeure”. “Les incursions navales chinoises dans la ZEE japonaise sont incontestablement provocatrices, stratégiquement conçues pour tester les seuils de réaction du Japon sans franchir la ligne et entrer en situation d’illégalité pure et simple au regard du droit international”, déclare-t-il à l’AFP.
Plusieurs morts dans une école en Autriche après des tirs, selon les médias
Des tirs ont fait plusieurs morts, dont l’assaillant présumé, ainsi que des blessés graves dans un établissement scolaire de Graz mardi, dans le sud-est de l’Autriche, selon le ministère de l’Intérieur cité par la télévision publique.”Plusieurs unités d’intervention spéciale sont sur place”, a indiqué la police sur X, évoquant “des coups de feu” sans plus de précisions.Selon la chaîne ORF, le ministère de l’Intérieur a fait état de plusieurs décès. Des élèves et enseignants auraient également été grièvement blessés. L’AFP n’était pas en mesure de confirmer l’information dans l’immédiat.Un élève du lycée serait à l’origine des tirs ayant nécessité une évacuation d’urgence.Selon le porte-parole de la police Fritz Grundnig cité par ORF sur son site internet, il s’est probablement donné la mort.”La situation est très confuse pour l’instant. Il pourrait s’agir d’un cas de folie meurtrière”, ont déclaré des sources policières à l’agence de presse APA.Loin des drames de ce genre qui secouent régulièrement les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, l’Autriche, un pays membre de l’UE de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité.Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index), qui prend en compte le taux d’homicide aux côtés d’autres indicateurs comme la militarisation et les conflits.Ces dernières années, l’Europe a été secouée par de rares attaques en milieu scolaire et universitaire, ne relevant pas d’actes de terrorisme.En janvier 2025, un jeune homme de 18 ans avait mortellement poignardé jeudi une lycéenne et une enseignante dans un établissement scolaire du nord-est de la SlovaquieEn décembre 2024, un jeune adulte de 19 ans avait poignardé à mort un élève de sept ans et en avait blessé plusieurs autres dans une école primaire à Zagreb en Croatie.En décembre 2023, une attaque perpétrée par un étudiant avait fait 14 morts et 25 blessés fin 2023 dans une université de Prague, en République tchèque.Quelques mois plus tôt la même année, huit élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de treize ans.En 2009, un adolescent de 17 ans avait commis un carnage dans son ancien collège près de Stuttgart en Allemagne, tuant quinze personnes. En 2002, seize personnes sont tuées à Erfurt, par un forcené de 19 ans.La Finlande a également été endeuillée à deux reprises. En septembre 2008, un étudiant de 22 ans avait tué neuf élèves de sa classe et un professeur du lycée professionnel de Kauhajoki en Finlande, petite ville du sud-ouest du pays. En 2007, un jeune homme de 18 ans avait abattu huit personnes, dont la principale de l’établissement et l’infirmière d’un lycée de Jokela, au nord d’Helskinki, avant de se suicider.
Plusieurs morts dans une école en Autriche après des tirs, selon les médias
Des tirs ont fait plusieurs morts, dont l’assaillant présumé, ainsi que des blessés graves dans un établissement scolaire de Graz mardi, dans le sud-est de l’Autriche, selon le ministère de l’Intérieur cité par la télévision publique.”Plusieurs unités d’intervention spéciale sont sur place”, a indiqué la police sur X, évoquant “des coups de feu” sans plus de précisions.Selon la chaîne ORF, le ministère de l’Intérieur a fait état de plusieurs décès. Des élèves et enseignants auraient également été grièvement blessés. L’AFP n’était pas en mesure de confirmer l’information dans l’immédiat.Un élève du lycée serait à l’origine des tirs ayant nécessité une évacuation d’urgence.Selon le porte-parole de la police Fritz Grundnig cité par ORF sur son site internet, il s’est probablement donné la mort.”La situation est très confuse pour l’instant. Il pourrait s’agir d’un cas de folie meurtrière”, ont déclaré des sources policières à l’agence de presse APA.Loin des drames de ce genre qui secouent régulièrement les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, l’Autriche, un pays membre de l’UE de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité.Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index), qui prend en compte le taux d’homicide aux côtés d’autres indicateurs comme la militarisation et les conflits.Ces dernières années, l’Europe a été secouée par de rares attaques en milieu scolaire et universitaire, ne relevant pas d’actes de terrorisme.En janvier 2025, un jeune homme de 18 ans avait mortellement poignardé jeudi une lycéenne et une enseignante dans un établissement scolaire du nord-est de la SlovaquieEn décembre 2024, un jeune adulte de 19 ans avait poignardé à mort un élève de sept ans et en avait blessé plusieurs autres dans une école primaire à Zagreb en Croatie.En décembre 2023, une attaque perpétrée par un étudiant avait fait 14 morts et 25 blessés fin 2023 dans une université de Prague, en République tchèque.Quelques mois plus tôt la même année, huit élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de treize ans.En 2009, un adolescent de 17 ans avait commis un carnage dans son ancien collège près de Stuttgart en Allemagne, tuant quinze personnes. En 2002, seize personnes sont tuées à Erfurt, par un forcené de 19 ans.La Finlande a également été endeuillée à deux reprises. En septembre 2008, un étudiant de 22 ans avait tué neuf élèves de sa classe et un professeur du lycée professionnel de Kauhajoki en Finlande, petite ville du sud-ouest du pays. En 2007, un jeune homme de 18 ans avait abattu huit personnes, dont la principale de l’établissement et l’infirmière d’un lycée de Jokela, au nord d’Helskinki, avant de se suicider.
Haute-Marne: une surveillante tuée au couteau, un collégien arrêté
Une assistante d’éducation est décédée mardi peu après avoir reçu des coups de couteau lors d’un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne) et un élève de 15 ans, immédiatement maîtrisé, a été placé en garde à vue.Le collégien a été arrêté après avoir “blessé grièvement une assistante d’éducation” de 31 ans avec un couteau, a indiqué la préfecture en début de matinée. La surveillante est décédée de ses blessures, a ensuite indiqué une source proche de l’enquête. Inconnu des services de police, le suspect est âgé de 15 ans, selon une source proche du dossier. Il a été placé en garde à vue à la gendarmerie de Nogent, a précisé la préfecture.”Plusieurs coups de couteau” ont été portés juste au moment de la rentrée des classes, et le suspect, immédiatement maîtrisé par les gendarmes présents pour le contrôle, “serait bien un collégien de l’établissement” selon les premières informations disponibles, selon le rectorat.L’académie de Reims a déployé une équipe mobile de sécurité sur place, et déclenché la mise en place d’une cellule de soutien psychologique.Ce contrôle de sacs était “prévu de longue date” conjointement avec la gendarmerie, “dans le cadre de la circulaire Retailleau-Borne”, a précisé le rectorat, soulignant qu’il n’y avait “pas de difficultés particulières” dans cet établissement.Des contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires ont été mis en place après une rixe en mars qui avait provoqué la mort d’un jeune de 17 ans devant un lycée en Essonne.Le ministre de l’Intérieur avait alors promis davantage de “dissuasion et de sanctions” aux abords des établissements scolaires après la “longue litanie” de rixes mortelles.- Emoi dans le monde éducatif -La ministre de l’Éducation Elisabeth Borne a exprimé mardi sur X “tout (son) soutien à la victime et à ses proches”, après “un drame terrible”, et annoncé qu’elle se rendait à Nogent “en soutien à l’ensemble de la communauté scolaire et des forces de l’ordre”.Elle est attendue sur place à la mi-journée.L’agression a déclenché l’émoi, notamment au sein de la communauté éducative.”Notre collègue (…) faisait simplement son métier en accueillant les élèves à l’entrée de l’établissement”, a souligné Elisabeth Allain-Moreno, secrétaire générale du syndicat SE Unsa, faisant état d’une “immense douleur”. “Un contrôle des sacs était pourtant en cours… Comme quoi, tout ne sera jamais sécurisable et c’est bien sur la prévention que la réflexion doit être menée”, a-t-elle ajouté.”C’est impossible d’être plus vigilants 24/24 (…) On ne peut pas se dire chaque élève est un danger, est une menace, sinon on ne se lève plus le matin”, a commenté Jean-Rémi Girard, président du Snalc (Syndicat national des lycées et collèges). Fin avril, au lendemain d’une attaque mortelle dans un lycée à Nantes, le ministère de l’Education nationale avait indiqué que 958 contrôles aléatoires de sacs dans les établissements scolaires avaient permis la saisie de 94 armes blanches depuis mars. Après cette attaque au couteau qui avait fait un mort et trois blessés, le Premier ministre François Bayrou avait annoncé “une intensification des contrôles mis en place aux abords et au sein des établissements scolaires”.bj-slb-cnp-mca/etb/pta
Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert
Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date de Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa, neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004), venu promouvoir leur plan commun à Paris lors d’une conférence organisée mardi par la Fondation Jean-Jaurès.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.
Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert
Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date de Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa, neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004), venu promouvoir leur plan commun à Paris lors d’une conférence organisée mardi par la Fondation Jean-Jaurès.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.
Deux pompiers toujours recherchés sous les décombres d’un incendie dans l’Aisne
Deux jeunes pompiers sont toujours recherchés mardi à Laon (Aisne), ensevelis sous des décombres lors d’une intervention lundi soir pour l’incendie d’un vieil immeuble du centre-ville historique, qui n’a pu être circonscrit qu’en fin de nuit.”Ce sont deux jeunes pompiers volontaires” a déclaré mardi matin le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur France 2, disant penser à leurs familles. “Je pense à eux mais il y a encore un espoir, a-t-il ajouté. Il faut absolument que la colonne des sapeurs-pompiers parvienne précisément jusqu’à eux”.Les opérations de recherches pour les retrouver “sont toujours en cours” selon un point de situation de la préfecture diffusé mardi à 07H30, précisant qu’il n’y a pas d’autres victimes, tous les occupants de l’immeuble et des bâtiments voisins ayant pu être évacués.Les deux pompiers, âgés de 23 et 24 ans, ont été ensevelis au rez-de-chaussée de l’immeuble, selon une source policière.L’incendie s’est déclaré dans un appartement d’un immeuble de deux étages avec combles au cœur de la cité médiévale de Laon, sur lequel les sapeurs-pompiers du Sdis (service d’incendie et de secours) de l’Aisne se sont engagés à partir de lundi 20H45.Plus d’une heure après le début de l’intervention, “un effondrement structurel est survenu, impactant l’ensemble du bâtiment”. C’est à ce moment-là que deux pompiers, qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment, ont été piégés.A 07H00, 168 sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le site, avec le renfort de nombreux services d’incendie et de secours de cinq autres départements et de moyens techniques spéciaux, dont un robot-pompier Colossus, permettant une “intervention en zone à risque élevé”, a détaillé la préfecture.Le feu s’est propagé dans la nuit, touchant cinq bâtiments au total, avec des effondrements sur “différents niveaux”, a précisé à l’AFP une porte-parole de la préfecture. “On est sur une très grosse surface” d’intervention, a-t-elle insisté.”On est sur un bâti extrêmement dense”, avec parfois des immeubles imbriqués les uns dans les autres, et des carrières dans le sous-sol, a souligné le maire de Laon Eric Delhaye, interrogé par l’AFP.”Tout le quartier est bouclé, je ne peux pas accéder à la pharmacie”, a témoigné auprès de l’AFP Alexis Musikas, un pharmacien dont l’officine est séparée par deux magasins de l’immeuble incendié. Disant penser à “ces deux pompiers qu’on espère récupérer”, il pointe aussi “un risque d’effondrement qui plombe la ville depuis des générations”. Dans le centre historique de Laon, “on est sur plusieurs étages de caves avec un passé de plusieurs générations d’immeubles plus ou moins entretenus”, “des bâtiments qui sont mal entretenus ou pas entretenus, d’autres qui sont très bien refaits”, souligne-t-il.
Comprendre la polémique autour de Shein, emblème de l'”ultra fast fashion”
Symbole des dérives sociales et environnementales de la mode éphémère à petit prix, Shein est visée par plusieurs initiatives en Europe et aux Etats-Unis, et notamment par une proposition de loi en France qui sera votée mardi au Sénat.- Qu’est-ce que Shein ?Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est principalement une marque de vêtements et d’accessoires, vendus uniquement en ligne. L’enseigne se démarque par ses prix extrêmement bas, la profusion des références et son marketing agressif. L’entreprise emploie 16.000 personnes dans le monde et a réalisé 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2022 selon The Wall Street Journal. Ses principaux marchés se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Elle ne vend pas en Chine, même si l’essentiel de ses produits y est fabriqué via ses 7.000 fournisseurs. Lancée en France en 2015, Shein n’y connaît une ascension fulgurante que depuis quelques années. En 2024, la marque y représentait 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en valeur (contre moins de 2% en 2021) – une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Si l’on faisait “l’hypothèse de prix moyens à 10 euros pour Shein, le distributeur serait le leader en termes de volumes vendus”, souligne l’Institut français de la mode. – Que lui reproche-t-on ?Son catalogue pléthorique – “470.000 modèles disponibles en temps réel”, selon l’ONG Les Amis de la Terre – est dénoncé par les associations environnementales qui l’accusent d’inciter à la surconsommation de produits qui finissent en déchets. Leur acheminement aussi pose problème. Le fret aérien représente 99,8% des volumes transportés. Résultat: l’essor de l’activité de Shein s’est traduit par une “hausse de 80% des émissions de carbone entre 2022 et 2023” de l’entreprise, rappelle Paris Good Fashion, qui regroupe ONG, marques et fédérations prônant une mode plus durable. Shein est également accusée d’avoir recours à des sous-traitants sous-payés, soumis à de mauvaises conditions de travail.Le monde du commerce a ses griefs aussi, estimant que le mastodonte asiatique ne respecte pas les normes européennes – sur les grandes plateformes asiatiques, 94% de produits sont non conformes dont 66% dangereux, avait estimé récemment le gouvernement français. Par ailleurs, envoyant ses produits de Chine via de petits colis ainsi exemptés de droits de douane, Shein crée une “concurrence déloyale” vis-à-vis des entreprises européennes. Et trompe le consommateur par de fausses réductions et des informations trompeuses pour inciter à acheter, dénonce l’Union européenne.- Que répond Shein ?L’entreprise ne dévoile pas de chiffres sur ses volumes mais vante son modèle de production “à la demande” qui, selon elle, réduit “le gaspillage de matériel et de stocks invendus”. Elle rappelle par ailleurs que son “objectif de neutralité carbone d’ici 2050” a été validé par la Science Based Targets initiative (SBTi), un organisme certifiant les stratégies climat des entreprises. Concernant les conditions de travail dans les usines, Shein a mis en place un “code de conduite conforme à la Convention de l’Organisation internationale du travail”, a affirmé à l’AFP son président exécutif Donald Tang. La marque assure que sa chaîne d’approvisionnement fait régulièrement l’objet d’audits indépendants. Shein a récemment déclaré investir en 2025 “13 millions d’euros pour la sécurité et la conformité des produits” et avoir élargi ses partenariats “avec 15 agences de test reconnues au niveau international, dont Bureau Veritas”.Enfin, la société déclare travailler “de manière constructive” avec les autorités européennes “pour démontrer (son) engagement à respecter les lois et réglementations”.- Que risque-t-elle ?L’essor de Shein est déjà freiné aux Etats-Unis depuis l’instauration en mai de droits de douane de 120% sur les colis venant de vendeurs asiatiques tels Temu, Shein ou AliExpress, ramenés ensuite à 54%.En France, le Sénat doit voter mardi une loi visant l'”ultra fast fashion”, qui prévoit notamment une interdiction de publicité, des pénalités financières, une obligation de sensibilisation des consommateurs à l’impact environnemental de leurs vêtements, etc.Insuffisant pour les principales fédérations du commerce françaises, qui ont demandé début juin le déréférencement de la plateforme.Enfin, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant sur le Vieux Continent, dont l’immense majorité provient de Chine.









