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Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date de Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa, neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004), venu promouvoir leur plan commun à Paris lors d’une conférence organisée mardi par la Fondation Jean-Jaurès.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.

Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date de Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa, neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004), venu promouvoir leur plan commun à Paris lors d’une conférence organisée mardi par la Fondation Jean-Jaurès.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.

Deux pompiers toujours recherchés sous les décombres d’un incendie dans l’Aisne

Deux jeunes pompiers sont toujours recherchés mardi à Laon (Aisne), ensevelis sous des décombres lors d’une intervention lundi soir pour l’incendie d’un vieil immeuble du centre-ville historique, qui n’a pu être circonscrit qu’en fin de nuit.”Ce sont deux jeunes pompiers volontaires” a déclaré mardi matin le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau sur France 2, disant penser à leurs familles. “Je pense à eux mais il y a encore un espoir, a-t-il ajouté. Il faut absolument que la colonne des sapeurs-pompiers parvienne précisément jusqu’à eux”.Les opérations de recherches pour les retrouver “sont toujours en cours” selon un point de situation de la préfecture diffusé mardi à 07H30, précisant qu’il n’y a pas d’autres victimes, tous les occupants de l’immeuble et des bâtiments voisins ayant pu être évacués.Les deux pompiers, âgés de 23 et 24 ans, ont été ensevelis au rez-de-chaussée de l’immeuble, selon une source policière.L’incendie s’est déclaré dans un appartement d’un immeuble de deux étages avec combles au cœur de la cité médiévale de Laon, sur lequel les sapeurs-pompiers du Sdis (service d’incendie et de secours) de l’Aisne se sont engagés à partir de lundi 20H45.Plus d’une heure après le début de l’intervention, “un effondrement structurel est survenu, impactant l’ensemble du bâtiment”. C’est à ce moment-là que deux pompiers, qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment, ont été piégés.A 07H00, 168 sapeurs-pompiers étaient mobilisés sur le site, avec le renfort de nombreux services d’incendie et de secours de cinq autres départements et de moyens techniques spéciaux, dont un robot-pompier Colossus, permettant une “intervention en zone à risque élevé”, a détaillé la préfecture.Le feu s’est propagé dans la nuit, touchant cinq bâtiments au total, avec des effondrements sur “différents niveaux”, a précisé à l’AFP une porte-parole de la préfecture. “On est sur une très grosse surface” d’intervention, a-t-elle insisté.”On est sur un bâti extrêmement dense”, avec parfois des immeubles imbriqués les uns dans les autres, et des carrières dans le sous-sol, a souligné le maire de Laon Eric Delhaye, interrogé par l’AFP.”Tout le quartier est bouclé, je ne peux pas accéder à la pharmacie”, a témoigné auprès de l’AFP Alexis Musikas, un pharmacien dont l’officine est séparée par deux magasins de l’immeuble incendié. Disant penser à “ces deux pompiers qu’on espère récupérer”, il pointe aussi “un risque d’effondrement qui plombe la ville depuis des générations”. Dans le centre historique de Laon, “on est sur plusieurs étages de caves avec un passé de plusieurs générations d’immeubles plus ou moins entretenus”, “des bâtiments qui sont mal entretenus ou pas entretenus, d’autres qui sont très bien refaits”, souligne-t-il. 

Comprendre la polémique autour de Shein, emblème de l'”ultra fast fashion”

Symbole des dérives sociales et environnementales de la mode éphémère à petit prix, Shein est visée par plusieurs initiatives en Europe et aux Etats-Unis, et notamment par une proposition de loi en France qui sera votée mardi au Sénat.- Qu’est-ce que Shein ?Fondée en Chine en 2012 et désormais basée à Singapour, Shein est principalement une marque de vêtements et d’accessoires, vendus uniquement en ligne. L’enseigne se démarque par ses prix extrêmement bas, la profusion des références et son marketing agressif. L’entreprise emploie 16.000 personnes dans le monde et a réalisé 23 milliards de dollars (20 milliards d’euros) de chiffre d’affaires en 2022 selon The Wall Street Journal. Ses principaux marchés se trouvent en Europe et aux Etats-Unis. Elle ne vend pas en Chine, même si l’essentiel de ses produits y est fabriqué via ses 7.000 fournisseurs. Lancée en France en 2015, Shein n’y connaît une ascension fulgurante que depuis quelques années. En 2024, la marque y représentait 3% des dépenses d’habillement et de chaussures en valeur (contre moins de 2% en 2021) – une proportion énorme sur un marché très fragmenté. Si l’on faisait “l’hypothèse de prix moyens à 10 euros pour Shein, le distributeur serait le leader en termes de volumes vendus”, souligne l’Institut français de la mode.  – Que lui reproche-t-on ?Son catalogue pléthorique – “470.000 modèles disponibles en temps réel”, selon l’ONG Les Amis de la Terre – est dénoncé par les associations environnementales qui l’accusent d’inciter à la surconsommation de produits qui finissent en déchets. Leur acheminement aussi pose problème. Le fret aérien représente 99,8% des volumes transportés. Résultat: l’essor de l’activité de Shein s’est traduit par une “hausse de 80% des émissions de carbone entre 2022 et 2023” de l’entreprise, rappelle Paris Good Fashion, qui regroupe ONG, marques et fédérations prônant une mode plus durable. Shein est également accusée d’avoir recours à des sous-traitants sous-payés, soumis à de mauvaises conditions de travail.Le monde du commerce a ses griefs aussi, estimant que le mastodonte asiatique ne respecte pas les normes européennes – sur les grandes plateformes asiatiques, 94% de produits sont non conformes dont 66% dangereux, avait estimé récemment le gouvernement français. Par ailleurs, envoyant ses produits de Chine via de petits colis ainsi exemptés de droits de douane, Shein crée une “concurrence déloyale” vis-à-vis des entreprises européennes. Et trompe le consommateur par de fausses réductions et des informations trompeuses pour inciter à acheter, dénonce l’Union européenne.- Que répond Shein ?L’entreprise ne dévoile pas de chiffres sur ses volumes mais vante son modèle de production “à la demande” qui, selon elle, réduit “le gaspillage de matériel et de stocks invendus”. Elle rappelle par ailleurs que son “objectif de neutralité carbone d’ici 2050” a été validé par la Science Based Targets initiative (SBTi), un organisme certifiant les stratégies climat des entreprises. Concernant les conditions de travail dans les usines, Shein a mis en place un “code de conduite conforme à la Convention de l’Organisation internationale du travail”, a affirmé à l’AFP son président exécutif Donald Tang. La marque assure que sa chaîne d’approvisionnement fait régulièrement l’objet d’audits indépendants. Shein a récemment déclaré investir en 2025 “13 millions d’euros pour la sécurité et la conformité des produits” et avoir élargi ses partenariats “avec 15 agences de test reconnues au niveau international, dont Bureau Veritas”.Enfin, la société déclare travailler “de manière constructive” avec les autorités européennes “pour démontrer (son) engagement à respecter les lois et réglementations”.- Que risque-t-elle ?L’essor de Shein est déjà freiné aux Etats-Unis depuis l’instauration en mai de droits de douane de 120% sur les colis venant de vendeurs asiatiques tels Temu, Shein ou AliExpress, ramenés ensuite à 54%.En France, le Sénat doit voter mardi une loi visant l'”ultra fast fashion”, qui prévoit notamment une interdiction de publicité, des pénalités financières, une obligation de sensibilisation des consommateurs à l’impact environnemental de leurs vêtements, etc.Insuffisant pour les principales fédérations du commerce françaises, qui ont demandé début juin le déréférencement de la plateforme.Enfin, la Commission européenne a proposé en mai d’imposer des frais de 2 euros sur chaque petit colis entrant sur le Vieux Continent, dont l’immense majorité provient de Chine. 

Bateau pour Gaza: un des six Français a accepté son expulsion, les autres seront présentés à un juge israélien

Les six militants français arrêtés par les autorités israéliennes à bord d’un bateau dont le but était de briser le blocus de Gaza ont reçu la visite de diplomates français, et l’un d’eux a accepté d’être expulsé dès ce mardi, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.”Un de nos compatriotes a choisi de signer le formulaire israélien acceptant son expulsion accompagnée sans attendre la décision de justice. Il devrait regagner la France dès aujourd’hui. Les cinq autres ont décliné et leur éventuelle expulsion aura lieu après décision du juge israélien dans les prochains jours”, a dit le ministre dans une déclaration écrite diffusée en marge d’un sommet sur les océans à Nice.Le ministre n’a pas donné de précision sur l’identité du Français qui sera immédiatement expulsé. L’eurodéputée LFI Rima Hassan fait partie des personnalités qui étaient à bord du navire, comme l’activiste suédoise Greta Thunberg.La Coalition de la flottille pour la liberté, dont le bateau a été arraisonné par Israël lundi matin, est un mouvement international non violent de soutien aux Palestiniens, combinant aide humanitaire et protestation politique contre le blocus de Gaza.La France a “passé tous les messages” à Israël pour que “la protection” de ses ressortissants “soit assurée” et qu’ils “puissent retrouver le sol français”, avait assuré lundi le président Emmanuel Macron, dénonçant comme un “scandale” le blocus humanitaire à Gaza.Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées lundi soir à travers la France à l’appel de la gauche en soutien à ces militants. “L’équipe diplomatique et consulaire française à Tel Aviv restera au contact de nos ressortissants, comme le lui permet la protection consulaire, pour s’assurer de leur état jusqu’à leur retour en France”, a assuré mardi le chef de la diplomatie française, en précisant que “les appels d’information aux proches ont été passés à cinq d’entre eux sitôt après les visites consulaires, soit après 03H00 du matin”.Le leader du parti de gauche radicale française Les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, avait fustigé quelques heures plus tôt sur X la “nullité des services français” en affirmant que les familles des ressortissants retenus en Israël n’avaient “aucune nouvelle”.

Bateau pour Gaza: un des six Français a accepté son expulsion, les autres seront présentés à un juge israélien

Les six militants français arrêtés par les autorités israéliennes à bord d’un bateau dont le but était de briser le blocus de Gaza ont reçu la visite de diplomates français, et l’un d’eux a accepté d’être expulsé dès ce mardi, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.”Un de nos compatriotes a choisi de signer le formulaire israélien acceptant son expulsion accompagnée sans attendre la décision de justice. Il devrait regagner la France dès aujourd’hui. Les cinq autres ont décliné et leur éventuelle expulsion aura lieu après décision du juge israélien dans les prochains jours”, a dit le ministre dans une déclaration écrite diffusée en marge d’un sommet sur les océans à Nice.Le ministre n’a pas donné de précision sur l’identité du Français qui sera immédiatement expulsé. L’eurodéputée LFI Rima Hassan fait partie des personnalités qui étaient à bord du navire, comme l’activiste suédoise Greta Thunberg.La Coalition de la flottille pour la liberté, dont le bateau a été arraisonné par Israël lundi matin, est un mouvement international non violent de soutien aux Palestiniens, combinant aide humanitaire et protestation politique contre le blocus de Gaza.La France a “passé tous les messages” à Israël pour que “la protection” de ses ressortissants “soit assurée” et qu’ils “puissent retrouver le sol français”, avait assuré lundi le président Emmanuel Macron, dénonçant comme un “scandale” le blocus humanitaire à Gaza.Des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées lundi soir à travers la France à l’appel de la gauche en soutien à ces militants. “L’équipe diplomatique et consulaire française à Tel Aviv restera au contact de nos ressortissants, comme le lui permet la protection consulaire, pour s’assurer de leur état jusqu’à leur retour en France”, a assuré mardi le chef de la diplomatie française, en précisant que “les appels d’information aux proches ont été passés à cinq d’entre eux sitôt après les visites consulaires, soit après 03H00 du matin”.Le leader du parti de gauche radicale française Les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, avait fustigé quelques heures plus tôt sur X la “nullité des services français” en affirmant que les familles des ressortissants retenus en Israël n’avaient “aucune nouvelle”.

Wilders isolé aux Pays-Bas avant les élections anticipées

Les chances du leader d’extrême droite Geert Wilders de devenir Premier ministre aux Pays-Bas ont baissé mardi, après qu’un parti-clé pour une potentielle coalition a exclu toute collaboration avec lui, le qualifiant de “partenaire incroyablement peu fiable”.La semaine dernière, M. Wilders avait stupéfié la classe politique néerlandaise en provoquant la chute d’une fragile coalition à quatre partis, sur fond de désaccords concernant l’immigration.De nouvelles élections sont désormais prévues pour le 29 octobre, et le dirigeant d’extrême droite espère rééditer son succès surprise de novembre 2023, lorsque son Parti, le PVV, était arrivé en tête. Compte tenu de la fragmentation du paysage politique, il pourrait s’avérer nécessaire de trouver deux, voire trois partenaires de coalition pour former un gouvernement. Or le principal partenaire de coalition de M. Wilders après le scrutin de novembre était le parti libéral VVD, mais sa cheffe, Dilan Yesilgöz, a vivement critiqué son ancien collègue.”Ce pays a besoin d’un leadership mature. Nous ne travaillerons plus avec lui”, a déclaré Yesilgöz dans une interview accordée au quotidien De Telegraaf. “Il place son intérêt personnel au-dessus de l’intérêt national. Il ne prendra jamais ses responsabilités pour diriger le pays”, a-t-elle ajouté.Geert Wilders a vivement réagi sur X, accusant Yesilgöz de vouloir “détruire les Pays-Bas avec la gauche”. “Cela signifie encore plus de demandeurs d’asile et d’islam”, a-t-il affirmé.Les sondages placent le PVV au coude-à-coude avec l’alliance entre les Verts et les sociaux-démocrates de l’ancien vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, suivi de près par le parti libéral VVD.

Un Indien arrêté avec une centaine d’animaux sauvages à l’aéroport de Bombay

Les douaniers ont arrêté à Bombay un passager en provenance de Thaïlande qui transportait une centaine d’animaux, notamment des lézards, des oiseaux-mouches et des petits marsupiaux, ont annoncé lundi soir les autorités indiennes, qualifiant cette saisie de “considérable”.  A son arrivée à l’aéroport de la capitale financière de l’Inde, le trafiquant, qui transportait également deux araignées tarentules et des tortues, “montrait des signes de nervosité”, selon le communiqué des douanes.Parmi les animaux saisis, figuraient un kinkajou – un petit mammifère ressemblant à un raton laveur vivant en Amérique centrale -, et six opossums volants, des marsupiaux endémiques d’Australie. Les douanes de l’aéroport de Bombay ont publié des photographies des animaux saisis, notamment des opossums volants ainsi qu’une boîte remplie de lézards.”Les douaniers ont intercepté un ressortissant indien (…) conduisant à la saisie de plusieurs espèces animales vivantes et mortes, dont certaines sont protégées par les lois de protection de la faune”, a déclaré le ministère des Finances dans un communiqué lundi soir. Cette saisie intervient après l’arrestation d’un passager, également en provenance de Thaïlande, début juin dans ce même aéroport, en possession d’une quarantaine de serpents venimeux et de tortues. Selon Traffic, une ONG qui surveille le commerce de la faune et de la flore sauvages, plus de 7.000 animaux, morts et vivants, ont été saisis sur les lignes aériennes entre la Thaïlande et l’Inde depuis trois ans et demi. Les douanes l’aéroport de Bombay sont plus habituées à saisir de l’or, de l’argent liquide ou du cannabis mais les saisies d’animaux ont récemment augmenté. Traffic a indiqué que plus de 80% des interceptions des espèces animales transportées en contrebande depuis la Thaïlande, ont lieu en Inde. “Les découvertes presque hebdomadaires et la diversité de la faune en route vers l’Inde sont très inquiétantes”, a souligné Kanitha Krishnasamy, directrice de Traffic pour l’Asie du Sud-Est.Beaucoup des créatures saisies étaient vivantes, ce qui “montre que la demande pour les animaux exotiques alimente le commerce”, a-t-elle ajouté. En février, les douanes de Bombay avaient interpellé un passager en possession de cinq gibbons de Siamang, des petits singes originaires des forêts d’Indonésie, de Malaisie et de Thaïlande. Ces petites créatures, classées parmi les espèces menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), étaient “ingénieusement dissimulées” dans une caisse en plastique placée à l’intérieur du sac à roulettes de l’intéressé, avaient-elles précisé.Entre septembre et novembre, les douanes de Bombay ont saisi douze tortues vivantes, quatre calaos (des oiseaux colorés au long bec) et cinq caïmans juvéniles.

Mahmoud Abbas se dit favorable à la démilitarisation du Hamas, sans rôle dans la gouvernance de Gaza (lettre à Macron)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’est dit favorable à ce que le Hamas “dépose ses armes” et “ne dirige plus Gaza” dans le cadre d’un futur Etat palestinien, dans une série d’engagements écrits avant une conférence de l’ONU, a annoncé mardi l’Elysée.Dans une lettre adressée lundi au président français Emmanuel Macron et au prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, qui coprésideront cette conférence sur la solution dite à deux Etats du 17 au 21 juin à New York, Mahmoud Abbas se dit aussi “prêt à inviter des forces arabes et internationales à se déployer dans le cadre d’une mission de stabilisation/protection avec un mandat du Conseil de sécurité”.Un futur Etat palestinien “n’a aucune intention d’être un Etat militarisé et est prêt à travailler à des arrangements de sécurité au bénéfice de toutes les parties”, “dès lors qu’il bénéficie d’une protection internationale”, ajoute-t-il.”Ce qu’a fait le Hamas le 7 octobre” 2023, “en tuant et en prenant des civils en otage, est inacceptable et condamnable”, écrit par ailleurs le président de l’Autorité palestinienne, appelant le mouvement islamiste palestinien à “libérer immédiatement tous les otages et personnes retenues”.L’Elysée salue dans un communiqué des “engagements concrets et inédits, témoignant d’une volonté réelle d’avancer vers la mise en oeuvre de la solution à deux Etats”.La France veut faire de la conférence internationale prévue à l’ONU un moment-clé pour relancer cette solution, dont le gouvernement d’Israël ne veut toutefois pas. Emmanuel Macron, qui sera à New York le 18 juin, se dit “déterminé” à reconnaître un Etat palestinien, potentiellement à cette occasion, mais a aussi émis plusieurs conditions, dont la “démilitarisation” du Hamas et sa “non-participation” à la gouvernance de cet Etat.Dans sa lettre, Mahmoud Abbas s’engage aussi à nouveau à continuer de réformer l’Autorité palestinienne, et confirme vouloir organiser des “élections présidentielle et législatives d’ici un an”, sous “supervision” internationale.”Nous sommes prêts à prendre toute notre part pour promouvoir un chemin crédible et irréversible vers la fin de l’occupation, et aller vers la concrétisation d’un Etat indépendant et souverain de Palestine et la mise en oeuvre de la solution à deux Etats, dans le cadre d’un calendrier clair et avec des garanties internationales fortes”, insiste-t-il.