AFP World

Nucléaire iranien: les Occidentaux déposent une résolution à l’AIEA

Les Européens et les Etats-Unis ont formellement soumis mardi au Conseil des gouverneurs de l’AIEA une résolution pour condamner “le non-respect” par l’Iran de ses obligations nucléaires et faire pression sur Téhéran, en pleins pourparlers avec Washington.”Le texte a été déposé”, ont indiqué à l’AFP trois sources diplomatiques, le vote étant prévu mercredi lors d’une …

Nucléaire iranien: les Occidentaux déposent une résolution à l’AIEA Read More »

Nucléaire iranien: les Occidentaux déposent une résolution à l’AIEA

Les Européens et les Etats-Unis ont formellement soumis mardi au Conseil des gouverneurs de l’AIEA une résolution pour condamner “le non-respect” par l’Iran de ses obligations nucléaires et faire pression sur Téhéran, en pleins pourparlers avec Washington.”Le texte a été déposé”, ont indiqué à l’AFP trois sources diplomatiques, le vote étant prévu mercredi lors d’une session nocturne. Les 35 pays membres du Conseil des gouverneurs sont réunis depuis lundi au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne alors que de nouveaux pourparlers irano-américains sont prévus en parallèle cette semaine.Cette résolution appelle Téhéran à “remédier d’urgence au non-respect” des engagements pris en vertu du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).”Malgré les appels répétés du Conseil” qui a adopté plusieurs résolutions ces dernières années, “l’Iran ne coopère pas pleinement avec l’agence”, écrivent les auteurs du document consulté par l’AFP. Dans ces conditions, l’instance onusienne “n’est pas en mesure de garantir que le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique”, a rappelé son directeur général Rafael Grossi à l’ouverture du Conseil lundi, même si Téhéran dément vouloir se doter de l’arme atomique.Cette situation “soulève des questions qui relèvent de la compétence du Conseil de sécurité des Nations unies”, organe habilité à prendre des sanctions, selon le texte de la résolution qui fait donc planer la menace d’un renvoi du dossier si Téhéran ne fait pas un geste dans les semaines à venir. L’initiative, préparée par Washington ainsi que Londres, Paris et Berlin (E3), s’appuie sur un “rapport complet” récemment divulgué par l’AIEA, qui pointe l’absence de réponses “crédibles” de l’Iran, “le nettoyage” de certains lieux suspects et le vol de documents confidentiels il y a quelques années.”Nous estimons qu’une telle action n’est pas compatible avec l’esprit de coopération”, a réagi M. Grossi en référence à ce vol.L’agence tente en vain d’obtenir des clarifications sur le sort inconnu de matières et d’équipement nucléaires résultant d’activités non déclarées menées jusqu’au début des années 2000.Téhéran a par ailleurs accéléré ces derniers mois sa production d’uranium enrichi à 60%, un seuil proche des 90% nécessaires à la fabrication d’une bombe, et a accumulé un stock suffisant pour en produire plusieurs.L’Iran a menacé de réduire sa coopération avec l’AIEA si une résolution était adoptée. Par le passé, il a réagi en débranchant des caméras de surveillance, en augmentant le nombre de centrifugeuses utilisées pour enrichir l’uranium ou encore en retirant l’accréditation d’inspecteurs expérimentés.Selon l’ambassadeur iranien auprès des organisations internationales, Reza Najafi, le rapport de l’agence “manque de fondements solides et concrets, de nombreux points du rapport faisant référence à des questions passées”.”Il ne saurait donc servir de base à une quelconque résolution”, a-t-il dit à l’AFP. “Nous considérons que le texte présenté par les pays de l’E3 et les États-Unis est motivé par des considérations politiques. Et bien sûr, l’Iran réagira fermement en cas d’adoption”, a-t-il prévenu.

Face aux juges, Bolsonaro nie toute tentative de coup d’Etat

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, a réfuté mardi les accusations qui pèsent contre lui lors de son procès historique devant la Cour suprême.L’ancien dirigeant d’extrême droite est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir quel que soit le résultat de l’élection présidentielle d’octobre 2022, finalement remportée par le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Selon le parquet, ce projet de coup d’Etat présumé, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.Quand le juge Alexandre de Moraes, le puissant magistrat chargé du dossier, lui a demandé si les faits qui lui sont reprochés étaient véridiques, il a répondu : “Non, l’accusation ne tient pas”.Sur la table à laquelle il s’est assis pour son interrogatoire, face aux magistrats, l’ex-président a posé un exemplaire de la Constitution brésilienne. Jair Bolsonaro et ses sept coaccusés, notamment d’anciens ministres et des militaires de haut rang, encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.”Il n’y a aucune raison de me condamner, j’ai la conscience tranquille”, avait déclaré l’ex-président lors d’une pause durant la première audience d’interrogatoires, lundi.Les interrogatoires sont menés par le juge Moraes, considéré comme l’ennemi numéro un des bolsonaristes. – Fautes d’orthographe -Mardi, ils ont repris avec celui de l’amiral Almir Garnier Santos, qui, selon l’accusation, aurait déclaré que ses troupes seraient “à la disposition du président” lors d’une réunion traitant des projets putchistes.Il a nié toutes les accusations, affirmant n’avoir “jamais utilisé cette expression”.L’amiral a également affirmé n’avoir “vu aucun document” prévoyant de décréter l’état de siège ou de convoquer de nouvelles élections, lors de réunions avec l’ex-président après l’élection de Lula, récusant ainsi la version de l’accusation.Entendu par la suite, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, Anderson Torres, comparaissait muni d’un bracelet électronique, qu’il porte depuis sa libération conditionnelle après quatre mois d’incarcération en 2023.La police a trouvé lors d’une perquisition au domicile de M. Torres une ébauche de décret pour annuler le résultat des élections, surnommée dans l’enquête “le brouillon du coup d’État”.Mardi, il a nié avoir participé à l’élaboration de ce document. “Je n’ai jamais pris part à cela. C’était mal écrit, plein de fautes d’orthographe, je ne sais pas qui a demandé à faire ça”, a-t-il argumenté au sujet de ce texte qu’il a qualifié de “brouillon de Google”.Le général Augusto Heleno Ribeiro, ex-ministre chargé de la Sécurité institutionnelle et un des plus proches conseillers de M. Bolsonaro, a préféré garder le silence face aux questions du juge Moraes, ne répondant qu’à celles posées par son avocat.- “Mémoire sélective” -Lundi, la série d’interrogatoires a débuté avec celui de Mauro Cid, ancien aide de camp de l’ex-président.Il est considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu” puis “retouché” un document pensé par de proches conseillers prévoyant l’instauration d’un “état de siège”, l'”arrestation d’autorités” et la création d’un “conseil électoral” pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle d’octobre 2022 remportée par Lula.Durant son interrogatoire, qui a duré environ quatre heures, il s’est montré souvent hésitant, répondant à maintes reprises “je ne me souviens pas” aux questions sur les dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l’ex-président et son entourage.L’avocat de Jair Bolsonaro, Celso Vilardi, a souligné des “contradictions” dans les propos de M. Cid, estimant qu’il avait la “mémoire sélective”. Inéligible jusqu’en 2030 et interdit de quitter le territoire brésilien, Jair Bolsonaro se dit victime de “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de l’an prochain.

Face aux juges, Bolsonaro nie toute tentative de coup d’Etat

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, a réfuté mardi les accusations qui pèsent contre lui lors de son procès historique devant la Cour suprême.L’ancien dirigeant d’extrême droite est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir quel que soit le résultat de l’élection présidentielle d’octobre 2022, finalement remportée par le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Selon le parquet, ce projet de coup d’Etat présumé, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.Quand le juge Alexandre de Moraes, le puissant magistrat chargé du dossier, lui a demandé si les faits qui lui sont reprochés étaient véridiques, il a répondu : “Non, l’accusation ne tient pas”.Sur la table à laquelle il s’est assis pour son interrogatoire, face aux magistrats, l’ex-président a posé un exemplaire de la Constitution brésilienne. Jair Bolsonaro et ses sept coaccusés, notamment d’anciens ministres et des militaires de haut rang, encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.”Il n’y a aucune raison de me condamner, j’ai la conscience tranquille”, avait déclaré l’ex-président lors d’une pause durant la première audience d’interrogatoires, lundi.Les interrogatoires sont menés par le juge Moraes, considéré comme l’ennemi numéro un des bolsonaristes. – Fautes d’orthographe -Mardi, ils ont repris avec celui de l’amiral Almir Garnier Santos, qui, selon l’accusation, aurait déclaré que ses troupes seraient “à la disposition du président” lors d’une réunion traitant des projets putchistes.Il a nié toutes les accusations, affirmant n’avoir “jamais utilisé cette expression”.L’amiral a également affirmé n’avoir “vu aucun document” prévoyant de décréter l’état de siège ou de convoquer de nouvelles élections, lors de réunions avec l’ex-président après l’élection de Lula, récusant ainsi la version de l’accusation.Entendu par la suite, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, Anderson Torres, comparaissait muni d’un bracelet électronique, qu’il porte depuis sa libération conditionnelle après quatre mois d’incarcération en 2023.La police a trouvé lors d’une perquisition au domicile de M. Torres une ébauche de décret pour annuler le résultat des élections, surnommée dans l’enquête “le brouillon du coup d’État”.Mardi, il a nié avoir participé à l’élaboration de ce document. “Je n’ai jamais pris part à cela. C’était mal écrit, plein de fautes d’orthographe, je ne sais pas qui a demandé à faire ça”, a-t-il argumenté au sujet de ce texte qu’il a qualifié de “brouillon de Google”.Le général Augusto Heleno Ribeiro, ex-ministre chargé de la Sécurité institutionnelle et un des plus proches conseillers de M. Bolsonaro, a préféré garder le silence face aux questions du juge Moraes, ne répondant qu’à celles posées par son avocat.- “Mémoire sélective” -Lundi, la série d’interrogatoires a débuté avec celui de Mauro Cid, ancien aide de camp de l’ex-président.Il est considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu” puis “retouché” un document pensé par de proches conseillers prévoyant l’instauration d’un “état de siège”, l'”arrestation d’autorités” et la création d’un “conseil électoral” pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle d’octobre 2022 remportée par Lula.Durant son interrogatoire, qui a duré environ quatre heures, il s’est montré souvent hésitant, répondant à maintes reprises “je ne me souviens pas” aux questions sur les dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l’ex-président et son entourage.L’avocat de Jair Bolsonaro, Celso Vilardi, a souligné des “contradictions” dans les propos de M. Cid, estimant qu’il avait la “mémoire sélective”. Inéligible jusqu’en 2030 et interdit de quitter le territoire brésilien, Jair Bolsonaro se dit victime de “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de l’an prochain.

Commerce: l’espoir grandit dans les discussions entre Washington et Pékin

Les négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis se poursuivaient mardi à Londres et devraient reprendre dans la soirée après une pause, l’objectif restant de consolider la trêve arrachée il y a un mois à Genève.Ce nouveau cycle de discussions est scruté attentivement par les marchés, qui espèrent des progrès aussi significatifs que lors des négociations suisses: Pékin et Washington s’étaient alors entendus sur une réduction substantielle de leurs taxes douanières respectives pendant 90 jours.”Nous avons discuté toute la journée d’hier et je m’attends à ce que ce soit encore le cas aujourd’hui. Tout se passe bien”, a déclaré sur Bloomberg TV le secrétaire d’Etat au Commerce américain, Howard Lutnick, à son arrivée mardi pour ce deuxième jour de négociations.Les discussions ont marqué une pause en fin de journée mais devraient reprendre à 20H00 heures locales (19H00 GMT), a confirmé auprès de l’AFP un porte-parole du représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR).Donald Trump avait affirmé lundi avoir “de bons échos”. “Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a-t-il dit. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur.- Marchés rassurés -Les terres rares chinoises constituent un enjeu clef des négociations, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, bien plus bas “que celui considéré comme optimal par les entreprises”, a souligné sur CNBC Kevin Hasset, principal conseiller économique de M. Trump.Or ces matières premières, dont les expéditions pâtissent de la guerre commerciale mondiale lancée début avril par le président américain, sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou encore les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).La Chine aimerait de son côté que les États-Unis reconsidèrent certains contrôles aux exportations sur ses produits. Interrogé sur cette possibilité, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Pour M. Hassett, l’objectif est “une franche et forte poignée de main” après laquelle “le contrôle des exportations par les Etats-Unis sera levé et les terres rares arriveront en quantité”.Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, les marchés ont été rassurés lundi par “des rumeurs” selon lesquelles “les États-Unis pourraient être disposés à faire des concessions”.”Les investisseurs sont prêts à s’accrocher à toute nouvelle positive concernant le commerce”, relève pour sa part Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, au point se satisfaire de la seule prolongation des discussions –qui se déroulent au prestigieux Lancaster House, au cœur de Londres.La Chine est représentée par son vice-Premier ministre, He Lifeng, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international, Li Chenggang.Côté américain, Howard Lutnick est entouré du secrétaire au Trésor, Scott Bessent et du USTR, Jamieson Greer.- Dégâts réels -Cette rencontre à Londres est organisé après un accès de tension, Donald Trump accusant il y a une dizaine de jours Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.Puis l’Américain et son homologue chinois Xi Jinping se sont entretenus jeudi dernier par téléphone, un échange jugé positif par le locataire de la Maison Blanche.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les conséquences de la guerre commerciale sont déjà réels, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis.Xi Jinping a d’ailleurs invité mardi son homologue sud-coréen récemment élu, Lee Jae-myung, à travailler avec lui pour “préserver conjointement le multilatéralisme et le libre-échange”, selon un média d’Etat.

Commerce: l’espoir grandit dans les discussions entre Washington et Pékin

Les négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis se poursuivaient mardi à Londres et devraient reprendre dans la soirée après une pause, l’objectif restant de consolider la trêve arrachée il y a un mois à Genève.Ce nouveau cycle de discussions est scruté attentivement par les marchés, qui espèrent des progrès aussi significatifs que lors des négociations suisses: Pékin et Washington s’étaient alors entendus sur une réduction substantielle de leurs taxes douanières respectives pendant 90 jours.”Nous avons discuté toute la journée d’hier et je m’attends à ce que ce soit encore le cas aujourd’hui. Tout se passe bien”, a déclaré sur Bloomberg TV le secrétaire d’Etat au Commerce américain, Howard Lutnick, à son arrivée mardi pour ce deuxième jour de négociations.Les discussions ont marqué une pause en fin de journée mais devraient reprendre à 20H00 heures locales (19H00 GMT), a confirmé auprès de l’AFP un porte-parole du représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR).Donald Trump avait affirmé lundi avoir “de bons échos”. “Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a-t-il dit. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur.- Marchés rassurés -Les terres rares chinoises constituent un enjeu clef des négociations, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, bien plus bas “que celui considéré comme optimal par les entreprises”, a souligné sur CNBC Kevin Hasset, principal conseiller économique de M. Trump.Or ces matières premières, dont les expéditions pâtissent de la guerre commerciale mondiale lancée début avril par le président américain, sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou encore les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).La Chine aimerait de son côté que les États-Unis reconsidèrent certains contrôles aux exportations sur ses produits. Interrogé sur cette possibilité, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Pour M. Hassett, l’objectif est “une franche et forte poignée de main” après laquelle “le contrôle des exportations par les Etats-Unis sera levé et les terres rares arriveront en quantité”.Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, les marchés ont été rassurés lundi par “des rumeurs” selon lesquelles “les États-Unis pourraient être disposés à faire des concessions”.”Les investisseurs sont prêts à s’accrocher à toute nouvelle positive concernant le commerce”, relève pour sa part Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, au point se satisfaire de la seule prolongation des discussions –qui se déroulent au prestigieux Lancaster House, au cœur de Londres.La Chine est représentée par son vice-Premier ministre, He Lifeng, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international, Li Chenggang.Côté américain, Howard Lutnick est entouré du secrétaire au Trésor, Scott Bessent et du USTR, Jamieson Greer.- Dégâts réels -Cette rencontre à Londres est organisé après un accès de tension, Donald Trump accusant il y a une dizaine de jours Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.Puis l’Américain et son homologue chinois Xi Jinping se sont entretenus jeudi dernier par téléphone, un échange jugé positif par le locataire de la Maison Blanche.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les conséquences de la guerre commerciale sont déjà réels, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis.Xi Jinping a d’ailleurs invité mardi son homologue sud-coréen récemment élu, Lee Jae-myung, à travailler avec lui pour “préserver conjointement le multilatéralisme et le libre-échange”, selon un média d’Etat.

Colombie: multiples attaques coordonnées dans le sud-ouest, quatre morts

Deux policiers et deux civils ont été tués mardi dans le sud-ouest de la Colombie visé par une série d’attentats à la bombe et d’attaques armées coordonnées, a indiqué la police.Au total, dix-neuf attaques armées, explosions de drones et de voitures et motos piégées ont visé des postes de police et des bâtiments municipaux à Cali, la troisième ville du pays, et plusieurs municipalités voisines, a déclaré le chef de la police locale, Carlos Fernando Triana, à la station de radio locale La FM.”Il y a deux policiers morts ainsi que des civils” a-t-il dit.La police a ensuite précisé qu’au moins deux civils faisaient partie des victimes, et que 12 personnes ont été blessées, dont trois policiers.Selon M. Triana, des combats sont en cours aux abords du village de Morales, dans le département de Cauca.Les départements de Cauca et de Valle del Cauca sont le théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée et des dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, qui ont signé un accord de paix en 2016).Selon le chef de la police, les guérilleros commémorent l’anniversaire de la mort en 2022 d’un ex-commandant, Leider Johani Noscue, alias “Mayimbu”. Il qualifie ces attaques de “démentielles”.Diverses explosions ont été enregistrées dans le département de Valle del Cauca, dont à Cali la capitale où un policier a été tué, à Jamundi, à Corinto et à Buenaventura, le port le plus important de la Colombie sur le Pacifique.D’autres explosions se sont produites à El Bordo et Villa Rica, situés dans le département voisin de Cauca.A Corinto, un photographe de l’AFP a constaté les dégâts dans la rue et bâtiments environnants après l’explosion d’une voiture piégée.Luz Amparo Hincapié, une habitante, était chez elle lorsque l’explosion a également ravagé sa boulangerie. “On a pensé à un tremblement de terre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. “Mon mari a dit +non, ça tire+”. Elle est allée ensuite constater les dégâts sur son commerce: “Tout est détruit”, s’est-elle lamenté.- Arrestation imminente ? -Dans ces deux départements et dans l’Amazonie colombienne, les dissidents des FARC de l’État-Major Central (EMC), commandés par Ivan Mordisco, occupent de vastes zones de culture de coca, le principal ingrédient de la cocaïne.Depuis plusieurs semaines, des spéculations ont émergé concernant l’état de santé d’Ivan Mordisco, qui aurait été blessé lors d’une opération militaire, et sa possible arrestation. Ces attaques coordonnées pourraient être liées. Le président colombien Gustavo Petro, qui avait ouvert des pourparlers de paix avec l’ensemble des guérillas et cartels qui opèrent dans le pays, premier producteur au monde de cocaïne, compare Ivan Mordisco au défunt baron de la cocaïne Pablo Escobar (1949-1993).Le dialogue de paix entamé avec son organisation a été rompu en avril 2024, Mordisco ayant abandonné les négociations.Ces attentats et attaques surviennent trois jours après la tentative d’assassinat à Bogota du sénateur de droite Miguel Uribe, 39 ans, prétendant à la présidence. Touché par deux balles à la tête, il est dans un état grave. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des grandes villes pour allumer des bougies, prier et exprimer leur colère. De nombreux Colombiens craignent un retour à la violence des années 1980 et 1990, lorsque les attentats des cartels, la violence des guérillas et les assassinats politiques étaient récurrents.