AFP World

Face aux juges, Bolsonaro nie toute tentative de coup d’Etat

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative présumée de coup d’Etat, a réfuté mardi les accusations qui pèsent contre lui lors de son procès historique devant la Cour suprême.L’ancien dirigeant d’extrême droite est accusé d’être le “leader d’une organisation criminelle” ayant conspiré pour son maintien au pouvoir quel que soit le résultat de l’élection présidentielle d’octobre 2022, finalement remportée par le président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.Selon le parquet, ce projet de coup d’Etat présumé, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire.Quand le juge Alexandre de Moraes, le puissant magistrat chargé du dossier, lui a demandé si les faits qui lui sont reprochés étaient véridiques, il a répondu : “Non, l’accusation ne tient pas”.Sur la table à laquelle il s’est assis pour son interrogatoire, face aux magistrats, l’ex-président a posé un exemplaire de la Constitution brésilienne. Jair Bolsonaro et ses sept coaccusés, notamment d’anciens ministres et des militaires de haut rang, encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.”Il n’y a aucune raison de me condamner, j’ai la conscience tranquille”, avait déclaré l’ex-président lors d’une pause durant la première audience d’interrogatoires, lundi.Les interrogatoires sont menés par le juge Moraes, considéré comme l’ennemi numéro un des bolsonaristes. – Fautes d’orthographe -Mardi, ils ont repris avec celui de l’amiral Almir Garnier Santos, qui, selon l’accusation, aurait déclaré que ses troupes seraient “à la disposition du président” lors d’une réunion traitant des projets putchistes.Il a nié toutes les accusations, affirmant n’avoir “jamais utilisé cette expression”.L’amiral a également affirmé n’avoir “vu aucun document” prévoyant de décréter l’état de siège ou de convoquer de nouvelles élections, lors de réunions avec l’ex-président après l’élection de Lula, récusant ainsi la version de l’accusation.Entendu par la suite, l’ancien ministre de la Justice du gouvernement Bolsonaro, Anderson Torres, comparaissait muni d’un bracelet électronique, qu’il porte depuis sa libération conditionnelle après quatre mois d’incarcération en 2023.La police a trouvé lors d’une perquisition au domicile de M. Torres une ébauche de décret pour annuler le résultat des élections, surnommée dans l’enquête “le brouillon du coup d’État”.Mardi, il a nié avoir participé à l’élaboration de ce document. “Je n’ai jamais pris part à cela. C’était mal écrit, plein de fautes d’orthographe, je ne sais pas qui a demandé à faire ça”, a-t-il argumenté au sujet de ce texte qu’il a qualifié de “brouillon de Google”.Le général Augusto Heleno Ribeiro, ex-ministre chargé de la Sécurité institutionnelle et un des plus proches conseillers de M. Bolsonaro, a préféré garder le silence face aux questions du juge Moraes, ne répondant qu’à celles posées par son avocat.- “Mémoire sélective” -Lundi, la série d’interrogatoires a débuté avec celui de Mauro Cid, ancien aide de camp de l’ex-président.Il est considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu” puis “retouché” un document pensé par de proches conseillers prévoyant l’instauration d’un “état de siège”, l'”arrestation d’autorités” et la création d’un “conseil électoral” pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle d’octobre 2022 remportée par Lula.Durant son interrogatoire, qui a duré environ quatre heures, il s’est montré souvent hésitant, répondant à maintes reprises “je ne me souviens pas” aux questions sur les dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l’ex-président et son entourage.L’avocat de Jair Bolsonaro, Celso Vilardi, a souligné des “contradictions” dans les propos de M. Cid, estimant qu’il avait la “mémoire sélective”. Inéligible jusqu’en 2030 et interdit de quitter le territoire brésilien, Jair Bolsonaro se dit victime de “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de l’an prochain.

Commerce: l’espoir grandit dans les discussions entre Washington et Pékin

Les négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis se poursuivaient mardi à Londres et devraient reprendre dans la soirée après une pause, l’objectif restant de consolider la trêve arrachée il y a un mois à Genève.Ce nouveau cycle de discussions est scruté attentivement par les marchés, qui espèrent des progrès aussi significatifs que lors des négociations suisses: Pékin et Washington s’étaient alors entendus sur une réduction substantielle de leurs taxes douanières respectives pendant 90 jours.”Nous avons discuté toute la journée d’hier et je m’attends à ce que ce soit encore le cas aujourd’hui. Tout se passe bien”, a déclaré sur Bloomberg TV le secrétaire d’Etat au Commerce américain, Howard Lutnick, à son arrivée mardi pour ce deuxième jour de négociations.Les discussions ont marqué une pause en fin de journée mais devraient reprendre à 20H00 heures locales (19H00 GMT), a confirmé auprès de l’AFP un porte-parole du représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR).Donald Trump avait affirmé lundi avoir “de bons échos”. “Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a-t-il dit. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur.- Marchés rassurés -Les terres rares chinoises constituent un enjeu clef des négociations, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, bien plus bas “que celui considéré comme optimal par les entreprises”, a souligné sur CNBC Kevin Hasset, principal conseiller économique de M. Trump.Or ces matières premières, dont les expéditions pâtissent de la guerre commerciale mondiale lancée début avril par le président américain, sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou encore les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).La Chine aimerait de son côté que les États-Unis reconsidèrent certains contrôles aux exportations sur ses produits. Interrogé sur cette possibilité, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Pour M. Hassett, l’objectif est “une franche et forte poignée de main” après laquelle “le contrôle des exportations par les Etats-Unis sera levé et les terres rares arriveront en quantité”.Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, les marchés ont été rassurés lundi par “des rumeurs” selon lesquelles “les États-Unis pourraient être disposés à faire des concessions”.”Les investisseurs sont prêts à s’accrocher à toute nouvelle positive concernant le commerce”, relève pour sa part Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, au point se satisfaire de la seule prolongation des discussions –qui se déroulent au prestigieux Lancaster House, au cœur de Londres.La Chine est représentée par son vice-Premier ministre, He Lifeng, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international, Li Chenggang.Côté américain, Howard Lutnick est entouré du secrétaire au Trésor, Scott Bessent et du USTR, Jamieson Greer.- Dégâts réels -Cette rencontre à Londres est organisé après un accès de tension, Donald Trump accusant il y a une dizaine de jours Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.Puis l’Américain et son homologue chinois Xi Jinping se sont entretenus jeudi dernier par téléphone, un échange jugé positif par le locataire de la Maison Blanche.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les conséquences de la guerre commerciale sont déjà réels, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis.Xi Jinping a d’ailleurs invité mardi son homologue sud-coréen récemment élu, Lee Jae-myung, à travailler avec lui pour “préserver conjointement le multilatéralisme et le libre-échange”, selon un média d’Etat.

Commerce: l’espoir grandit dans les discussions entre Washington et Pékin

Les négociations commerciales entre Chine et Etats-Unis se poursuivaient mardi à Londres et devraient reprendre dans la soirée après une pause, l’objectif restant de consolider la trêve arrachée il y a un mois à Genève.Ce nouveau cycle de discussions est scruté attentivement par les marchés, qui espèrent des progrès aussi significatifs que lors des négociations suisses: Pékin et Washington s’étaient alors entendus sur une réduction substantielle de leurs taxes douanières respectives pendant 90 jours.”Nous avons discuté toute la journée d’hier et je m’attends à ce que ce soit encore le cas aujourd’hui. Tout se passe bien”, a déclaré sur Bloomberg TV le secrétaire d’Etat au Commerce américain, Howard Lutnick, à son arrivée mardi pour ce deuxième jour de négociations.Les discussions ont marqué une pause en fin de journée mais devraient reprendre à 20H00 heures locales (19H00 GMT), a confirmé auprès de l’AFP un porte-parole du représentant au Commerce de la Maison Blanche (USTR).Donald Trump avait affirmé lundi avoir “de bons échos”. “Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a-t-il dit. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur.- Marchés rassurés -Les terres rares chinoises constituent un enjeu clef des négociations, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, bien plus bas “que celui considéré comme optimal par les entreprises”, a souligné sur CNBC Kevin Hasset, principal conseiller économique de M. Trump.Or ces matières premières, dont les expéditions pâtissent de la guerre commerciale mondiale lancée début avril par le président américain, sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou encore les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).La Chine aimerait de son côté que les États-Unis reconsidèrent certains contrôles aux exportations sur ses produits. Interrogé sur cette possibilité, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Pour M. Hassett, l’objectif est “une franche et forte poignée de main” après laquelle “le contrôle des exportations par les Etats-Unis sera levé et les terres rares arriveront en quantité”.Selon Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank, les marchés ont été rassurés lundi par “des rumeurs” selon lesquelles “les États-Unis pourraient être disposés à faire des concessions”.”Les investisseurs sont prêts à s’accrocher à toute nouvelle positive concernant le commerce”, relève pour sa part Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, au point se satisfaire de la seule prolongation des discussions –qui se déroulent au prestigieux Lancaster House, au cœur de Londres.La Chine est représentée par son vice-Premier ministre, He Lifeng, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international, Li Chenggang.Côté américain, Howard Lutnick est entouré du secrétaire au Trésor, Scott Bessent et du USTR, Jamieson Greer.- Dégâts réels -Cette rencontre à Londres est organisé après un accès de tension, Donald Trump accusant il y a une dizaine de jours Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.Puis l’Américain et son homologue chinois Xi Jinping se sont entretenus jeudi dernier par téléphone, un échange jugé positif par le locataire de la Maison Blanche.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les conséquences de la guerre commerciale sont déjà réels, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis.Xi Jinping a d’ailleurs invité mardi son homologue sud-coréen récemment élu, Lee Jae-myung, à travailler avec lui pour “préserver conjointement le multilatéralisme et le libre-échange”, selon un média d’Etat.

Colombie: multiples attaques coordonnées dans le sud-ouest, quatre morts

Deux policiers et deux civils ont été tués mardi dans le sud-ouest de la Colombie visé par une série d’attentats à la bombe et d’attaques armées coordonnées, a indiqué la police.Au total, dix-neuf attaques armées, explosions de drones et de voitures et motos piégées ont visé des postes de police et des bâtiments municipaux à Cali, la troisième ville du pays, et plusieurs municipalités voisines, a déclaré le chef de la police locale, Carlos Fernando Triana, à la station de radio locale La FM.”Il y a deux policiers morts ainsi que des civils” a-t-il dit.La police a ensuite précisé qu’au moins deux civils faisaient partie des victimes, et que 12 personnes ont été blessées, dont trois policiers.Selon M. Triana, des combats sont en cours aux abords du village de Morales, dans le département de Cauca.Les départements de Cauca et de Valle del Cauca sont le théâtre d’affrontements réguliers entre l’armée et des dissidents de l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, qui ont signé un accord de paix en 2016).Selon le chef de la police, les guérilleros commémorent l’anniversaire de la mort en 2022 d’un ex-commandant, Leider Johani Noscue, alias “Mayimbu”. Il qualifie ces attaques de “démentielles”.Diverses explosions ont été enregistrées dans le département de Valle del Cauca, dont à Cali la capitale où un policier a été tué, à Jamundi, à Corinto et à Buenaventura, le port le plus important de la Colombie sur le Pacifique.D’autres explosions se sont produites à El Bordo et Villa Rica, situés dans le département voisin de Cauca.A Corinto, un photographe de l’AFP a constaté les dégâts dans la rue et bâtiments environnants après l’explosion d’une voiture piégée.Luz Amparo Hincapié, une habitante, était chez elle lorsque l’explosion a également ravagé sa boulangerie. “On a pensé à un tremblement de terre,” a-t-elle déclaré à l’AFP. “Mon mari a dit +non, ça tire+”. Elle est allée ensuite constater les dégâts sur son commerce: “Tout est détruit”, s’est-elle lamenté.- Arrestation imminente ? -Dans ces deux départements et dans l’Amazonie colombienne, les dissidents des FARC de l’État-Major Central (EMC), commandés par Ivan Mordisco, occupent de vastes zones de culture de coca, le principal ingrédient de la cocaïne.Depuis plusieurs semaines, des spéculations ont émergé concernant l’état de santé d’Ivan Mordisco, qui aurait été blessé lors d’une opération militaire, et sa possible arrestation. Ces attaques coordonnées pourraient être liées. Le président colombien Gustavo Petro, qui avait ouvert des pourparlers de paix avec l’ensemble des guérillas et cartels qui opèrent dans le pays, premier producteur au monde de cocaïne, compare Ivan Mordisco au défunt baron de la cocaïne Pablo Escobar (1949-1993).Le dialogue de paix entamé avec son organisation a été rompu en avril 2024, Mordisco ayant abandonné les négociations.Ces attentats et attaques surviennent trois jours après la tentative d’assassinat à Bogota du sénateur de droite Miguel Uribe, 39 ans, prétendant à la présidence. Touché par deux balles à la tête, il est dans un état grave. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues des grandes villes pour allumer des bougies, prier et exprimer leur colère. De nombreux Colombiens craignent un retour à la violence des années 1980 et 1990, lorsque les attentats des cartels, la violence des guérillas et les assassinats politiques étaient récurrents.

Ukraine: deuxième phase d’un échange de prisonniers après des frappes nocturnes

La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète des récents pourparlers de paix à Istanbul, désormais dans l’impasse. Ce nouvel échange est intervenu quelques heures après des frappes nocturnes russes qui ont fait au moins 3 morts en Ukraine. “Un deuxième groupe de militaires russes a été rapatrié depuis le territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre des forces armées ukrainiennes a été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes TASS et Ria Novosti.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a précisé de son côté que l’échange de mardi concernait des “soldats grièvement blessés” lors des combats.Lors des récents pourparlers de paix entre Kiev et Moscou, le 2 juin à Istanbul, Russes et Ukrainiens avaient convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi. – “Contraindre la Russie” -Parallèlement à ces échanges, de nouvelles frappes nocturnes russes impliquant des centaines de drones ont fait mardi trois morts et plusieurs blessés à Kiev et Odessa.Dans la nuit, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs, dont 213 ont été abattus par la défense antiaérienne, et sept missiles, tous neutralisés, selon l’armée de l’air ukrainienne.Plusieurs régions du pays ont été touchées par ces frappes ou par la chute de débris de drones abattus, dont la ville portuaire d’Odessa, où deux personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.A Kiev, des immeubles résidentiels et entrepôts ont été touchés et une femme a été tuée et quatre personnes blessées. Une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.L’armée russe a affirmé avoir ciblé l’industrie militaire ukrainienne et avoir notamment touché des usines fabriquant des missiles, des chars et des navires, ainsi que des aérodromes et dépôts de munitions et de carburant.En Russie, dans la région frontalière de Belgorod, une personne a été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ukrainienne ayant détruit une supérette, a annoncé le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Après les frappes nocturnes russes, M. Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Le président américain Donald Trump s’est pourtant mis en retrait du conflit ces dernières semaines, ayant notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine lancée en 2022 à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si celle-ci refusait un cessez-le-feu – ce que Moscou a fait – peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.- Echange de corps de soldats- L’incertitude demeure concernant l’échange entre Moscou et Kiev de milliers de corps de soldats tués, également décidé début juin à Istanbul. La Russie, qui a accepté de remettre 6.000 dépouilles à l’Ukraine, a indiqué attendre une confirmation de Kiev.Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mardi que des camions frigorifiques avec une partie des corps de soldats ukrainiens devant être remis attendaient “depuis plusieurs jours à la frontière” qu’un “accord définitif” soit trouvé.Sur le terrain, les combats se poursuivent. Dimanche, l’armée russe a affirmé être entrée dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.Les forces de Moscou, qui occupent près de 20% du territoire ukrainien, sont aussi à l’offensive dans la région de Soumy (nord), où elles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale.Les négociations de paix sont, elles, bloquées, alors que les deux camps campent sur leurs positions. Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.

Ukraine: deuxième phase d’un échange de prisonniers après des frappes nocturnes

La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète des récents pourparlers de paix à Istanbul, désormais dans l’impasse. Ce nouvel échange est intervenu quelques heures après des frappes nocturnes russes qui ont fait au moins 3 morts en Ukraine. “Un deuxième groupe de militaires russes a été rapatrié depuis le territoire contrôlé par le régime de Kiev. En échange, un groupe de prisonniers de guerre des forces armées ukrainiennes a été remis”, a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes TASS et Ria Novosti.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a précisé de son côté que l’échange de mardi concernait des “soldats grièvement blessés” lors des combats.Lors des récents pourparlers de paix entre Kiev et Moscou, le 2 juin à Istanbul, Russes et Ukrainiens avaient convenus de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.Les deux capitales n’ont pas précisé à ce stade le nombre de soldats impliqués dans cet échange, dont la première phase avait eu lieu lundi. – “Contraindre la Russie” -Parallèlement à ces échanges, de nouvelles frappes nocturnes russes impliquant des centaines de drones ont fait mardi trois morts et plusieurs blessés à Kiev et Odessa.Dans la nuit, la Russie a lancé sur l’Ukraine 315 drones explosifs, dont 213 ont été abattus par la défense antiaérienne, et sept missiles, tous neutralisés, selon l’armée de l’air ukrainienne.Plusieurs régions du pays ont été touchées par ces frappes ou par la chute de débris de drones abattus, dont la ville portuaire d’Odessa, où deux personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional Oleg Kiper.A Kiev, des immeubles résidentiels et entrepôts ont été touchés et une femme a été tuée et quatre personnes blessées. Une journaliste de l’AFP a entendu au moins 12 explosions et des tirs de la défense anti-aérienne, ainsi que le bourdonnement d’une dizaine de drones.L’armée russe a affirmé avoir ciblé l’industrie militaire ukrainienne et avoir notamment touché des usines fabriquant des missiles, des chars et des navires, ainsi que des aérodromes et dépôts de munitions et de carburant.En Russie, dans la région frontalière de Belgorod, une personne a été tuée et quatre autres blessées dans une attaque de drone ukrainienne ayant détruit une supérette, a annoncé le gouverneur Viatcheslav Gladkov.Après les frappes nocturnes russes, M. Zelensky a jugé “vital” que la réponse “ne soit pas le silence du monde, mais une action concrète”.Il a appelé à “une action de l’Amérique, qui a le pouvoir de contraindre la Russie à la paix” et à “une action de l’Europe, qui n’a pas d’autre choix que d’être forte”.Le président américain Donald Trump s’est pourtant mis en retrait du conflit ces dernières semaines, ayant notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine lancée en 2022 à “des jeunes enfants qui se battent”, sous-entendant qu’il pourrait laisser la guerre se poursuivre.Les Européens de leur côté, après avoir menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si celle-ci refusait un cessez-le-feu – ce que Moscou a fait – peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.- Echange de corps de soldats- L’incertitude demeure concernant l’échange entre Moscou et Kiev de milliers de corps de soldats tués, également décidé début juin à Istanbul. La Russie, qui a accepté de remettre 6.000 dépouilles à l’Ukraine, a indiqué attendre une confirmation de Kiev.Interrogé à ce sujet, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué mardi que des camions frigorifiques avec une partie des corps de soldats ukrainiens devant être remis attendaient “depuis plusieurs jours à la frontière” qu’un “accord définitif” soit trouvé.Sur le terrain, les combats se poursuivent. Dimanche, l’armée russe a affirmé être entrée dans la région ukrainienne de Dnipropetrovsk (centre-est), qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous son contrôle, une première en plus de trois ans de conflit.Les forces de Moscou, qui occupent près de 20% du territoire ukrainien, sont aussi à l’offensive dans la région de Soumy (nord), où elles se trouvent à une vingtaine de kilomètres de la capitale régionale.Les négociations de paix sont, elles, bloquées, alors que les deux camps campent sur leurs positions. Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.

Ukraine: deuxième phase d’un échange de prisonniers après des frappes nocturnes

La Russie et l’Ukraine ont procédé mardi à la deuxième phase d’un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seule avancée concrète des récents pourparlers de paix à Istanbul, désormais dans l’impasse. Ce nouvel échange est intervenu quelques heures après des frappes nocturnes russes qui ont fait au moins 3 morts en Ukraine. “Un deuxième groupe de militaires …

Ukraine: deuxième phase d’un échange de prisonniers après des frappes nocturnes Read More »

Trump dépêche plus de soldats face aux manifestants de Los Angeles

Des centaines de militaires du corps des Marines, mobilisés par Donald Trump contre l’avis des autorités californiennes, arrivent en renfort mardi à Los Angeles, déjà quadrillé par des milliers de soldats et policiers chargés de réprimer les manifestations contre les expulsions de migrants.Depuis vendredi, la mégapole à la forte population d’origine hispanique est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et les forces de l’ordre en tenue anti-émeutes.La nuit a ramené un calme précaire dans le centre de Los Angeles, dont certaines rues chargées de gaz lacrymogènes témoignent des affrontements des derniers jours.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale dont le déploiement a été annoncé en deux fois par Donald Trump, qui se voit reprocher d’avoir pris des mesures disproportionnées. “Ils sont censés nous protéger mais, à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer”, confie à l’AFP Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans. Elle juge que les Etats-Unis “ne sont plus une démocratie”.Le président américain campe sur ses positions. “Si je n’avais pas envoyé l’armée à Los Angeles ces trois dernières nuits, cette ville qui était par le passé grande et belle serait en train de brûler en ce moment même”, a-t-il écrit mardi sur son réseau Truth Social.L’affrontement est double: celui, sur le terrain, opposant les forces de l’ordre à des manifestants protestant contre la politique répressive de Donald Trump visant les migrants entrés illégalement sur le sol américain; et celui, très politique, entre l’administration du président républicain et la Californie, à l’avant-garde des Etats démocrates.Son gouverneur démocrate Gavin Newsom, considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait “le fantasme fou d’un président dictatorial”.-“Plumes et goudron”-Mais la garde rapprochée du président en a rajouté dans la défiance envers les autorités locales. Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.L’Etat de Californie a annoncé qu’il allait poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser la Garde nationale sans l’aval du gouverneur “violait” la Constitution.Sans faire tache d’huile, le mouvement a gagné par contagion d’autres métropoles américaines. A Santa Ana, proche de Los Angeles, les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes en direction de manifestants criant des slogans contre ICE, rapportent des journalistes de l’AFP.Des accrochages ont été également été signalés à New York et au Texas. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d’une manifestation à Manhattan, selon un journaliste de l’AFP, et à Austin, des gaz lacrymogènes ont été tirés, selon la chaine KXAN, filiale de NBC. “Ce genre de spectacle alimente l’idée qu’il y a un véritable soulèvement contre les autorités et une vraie urgence, ce qui permet (à Donald Trump) d’avoir recours à encore plus de force. On peut a minima supposer que c’est exactement ce qu’il cherche : militariser ce type de conflits, en particulier sur l’immigration, parce que ça lui permet de s’orienter de plus en plus vers un pouvoir  dictatorial, autoritaire”, estime auprès de l’AFP Frank Bowman, professeur de droit à l’université du Missouri.Le discours de Donald Trump, en difficulté sur sa loi budgétaire et fragilisé par sa récente dispute avec Elon Musk, fait mouche auprès de certains Californiens inquiets. Une propriétaire d’un petit commerce, qui préfère garder l’anonymat, se dit ainsi en faveur de la répression musclée des autorités fédérales.”C’est nécessaire pour arrêter le vandalisme”, déclare-t-elle à l’AFP alors que la devanture de son commerce a été taguée de graffitis. Depuis vendredi, plusieurs voitures ont été incendiées.

Trump dépêche plus de soldats face aux manifestants de Los Angeles

Des centaines de militaires du corps des Marines, mobilisés par Donald Trump contre l’avis des autorités californiennes, arrivent en renfort mardi à Los Angeles, déjà quadrillé par des milliers de soldats et policiers chargés de réprimer les manifestations contre les expulsions de migrants.Depuis vendredi, la mégapole à la forte population d’origine hispanique est le théâtre de heurts entre protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les sans-papiers et les forces de l’ordre en tenue anti-émeutes.La nuit a ramené un calme précaire dans le centre de Los Angeles, dont certaines rues chargées de gaz lacrymogènes témoignent des affrontements des derniers jours.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale dont le déploiement a été annoncé en deux fois par Donald Trump, qui se voit reprocher d’avoir pris des mesures disproportionnées. “Ils sont censés nous protéger mais, à la place, ils sont envoyés pour nous attaquer”, confie à l’AFP Kelly Diemer, une manifestante de 47 ans. Elle juge que les Etats-Unis “ne sont plus une démocratie”.Le président américain campe sur ses positions. “Si je n’avais pas envoyé l’armée à Los Angeles ces trois dernières nuits, cette ville qui était par le passé grande et belle serait en train de brûler en ce moment même”, a-t-il écrit mardi sur son réseau Truth Social.L’affrontement est double: celui, sur le terrain, opposant les forces de l’ordre à des manifestants protestant contre la politique répressive de Donald Trump visant les migrants entrés illégalement sur le sol américain; et celui, très politique, entre l’administration du président républicain et la Californie, à l’avant-garde des Etats démocrates.Son gouverneur démocrate Gavin Newsom, considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait “le fantasme fou d’un président dictatorial”.-“Plumes et goudron”-Mais la garde rapprochée du président en a rajouté dans la défiance envers les autorités locales. Gavin Newsom “mérite le goudron et les plumes”, a affirmé le patron républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson.L’Etat de Californie a annoncé qu’il allait poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser la Garde nationale sans l’aval du gouverneur “violait” la Constitution.Sans faire tache d’huile, le mouvement a gagné par contagion d’autres métropoles américaines. A Santa Ana, proche de Los Angeles, les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes en direction de manifestants criant des slogans contre ICE, rapportent des journalistes de l’AFP.Des accrochages ont été également été signalés à New York et au Texas. A New York, la police a procédé à des arrestations lors d’une manifestation à Manhattan, selon un journaliste de l’AFP, et à Austin, des gaz lacrymogènes ont été tirés, selon la chaine KXAN, filiale de NBC. “Ce genre de spectacle alimente l’idée qu’il y a un véritable soulèvement contre les autorités et une vraie urgence, ce qui permet (à Donald Trump) d’avoir recours à encore plus de force. On peut a minima supposer que c’est exactement ce qu’il cherche : militariser ce type de conflits, en particulier sur l’immigration, parce que ça lui permet de s’orienter de plus en plus vers un pouvoir  dictatorial, autoritaire”, estime auprès de l’AFP Frank Bowman, professeur de droit à l’université du Missouri.Le discours de Donald Trump, en difficulté sur sa loi budgétaire et fragilisé par sa récente dispute avec Elon Musk, fait mouche auprès de certains Californiens inquiets. Une propriétaire d’un petit commerce, qui préfère garder l’anonymat, se dit ainsi en faveur de la répression musclée des autorités fédérales.”C’est nécessaire pour arrêter le vandalisme”, déclare-t-elle à l’AFP alors que la devanture de son commerce a été taguée de graffitis. Depuis vendredi, plusieurs voitures ont été incendiées.

Foot: Massy et Poissy derniers candidats pour le grand stade du PSG

Massy et Poissy, seuls en course: le PSG a retenu mardi les candidatures des deux villes franciliennes pour la construction de son grand stade, effectuant un pas de plus en dehors du Parc des Princes, son enceinte historique.Avec la constitution de cette “short-list”, le PSG franchit une étape supplémentaire dans sa volonté de quitter son stade fétiche depuis 1974, dont la capacité (48.000 places) est jugée insuffisante par ses dirigeants mais que la Mairie de Paris refuse de lui vendre pour y mener des travaux d’agrandissement.Le club est “désormais prêt à approfondir ses études sur les communes de Massy (Essonne) et de Poissy (Yvelines), en lien étroit avec les partenaires locaux”, a ainsi indiqué le PSG dans un communiqué.Le président du conseil départemental de l’Essonne, François Durovray, a souligné la “formidable opportunité” pour le département si le choix se porte sur Massy.Poissy a pour lui “sa proximité immédiate avec le Campus Paris Saint-Germain (le centre d’entraînement du PSG, ndlr), l’ancrage local du club et la qualité d’un partenariat de longue date”.”Cette sélection est le fruit d’un travail collectif exemplaire, comme celui qui nous avait permis d’accueillir le centre d’entraînement en 2016″, a également réagi Karl Olive, député des Yvelines et ancien maire de Poissy.- Positions irréconciliables -Le club, qui vise la construction d’une enceinte de “60.000 à 90.000 places”, prévoit de trancher définitivement “fin 2026”, a-t-on appris auprès d’une source proche du club.  D’ici là, le PSG, détenu par le fonds qatari QSI (Qatar Sports Investments), va opérer des études poussées sur les deux sites, selon la même source. Le club accroit ainsi la fracture, déjà béante, avec la mairie de Paris avec qui les relations sont glaciales depuis plus de deux ans en raison de l’opposition farouche d’Anne Hidalgo à la vente du Parc des Princes. Signe des tensions, l’édile n’a pas été invitée à assister à la finale de la Ligue des champions remportée contre l’Inter Milan (5-0) à Munich, le 31 mai, ni aux festivités du lendemain dans la capitale.  Le PSG a longtemps caressé l’espoir de devenir acquéreur du Parc des Princes, où il dispose d’un bail emphytéotique jusqu’en 2044, et d’augmenter sa jauge. Un montant de 38 millions d’euros avait été évoqué dans les discussions “avant qu’elles ne soient rompues par les dirigeants du club”, selon Pierre Rabadan, adjoint d’Anne Hidalgo en charge des sports. Un montant jugé “largement insuffisant si le Parc était à vendre”.- “Pas près de partir” -Face au refus de la Mairie de Paris, le club a fait part l’an dernier de son intention de déménager sur un site dont il serait le propriétaire.Les positions semblent pour l’heure irréconciliables puisque Anne Hidalgo a réitéré le 2 juin son veto à toute cession du Parc des Princes mais s’est dite “ouverte” à des discussions avec le PSG pour l’agrandir.”Tout le monde veut” que les joueurs du PSG “restent au Parc des Princes et nous les premiers”, a pourtant commenté Pierre Rabadan après l’annonce des deux sites choisis par le PSG.Le club a lui martelé que la construction d’un grand stade dont il serait propriétaire était “une condition essentielle pour accompagner durablement sa croissance”.”Pour rester compétitif, nous devons disposer d’un stade à la hauteur de nos ambitions, capable d’accueillir un plus grand nombre de supporters dans les meilleures conditions”, a déclaré, le directeur général du PSG. Les supporteurs, angoissés à l’idée de voir leur équipe quitter le cœur de la capitale pour des communes situées à 30 (Poissy) ou 25 km (Massy), peuvent toutefois se rassurer: ce projet mettra de nombreuses années avant de voir éventuellement le jour. “Le club est toujours très attaché au Parc des Princes et il n’est pas près d’en partir. Et si jamais il redevient vendable, il pourra être une option qui sera réétudiée”, a expliqué à l’AFP une source proche du PSG.