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Quelques arrestations à Los Angeles sous couvre-feu
La nuit de mardi à mercredi est restée plutôt calme dans le centre-ville de Los Angeles, même si la police a interpellé plusieurs personnes qui violaient le couvre feu instauré au cinquième jour de manifestations parfois violentes contre la politique migratoire du gouvernement Trump De nombreux policiers, à pied, en voiture ou à cheval, quadrillent la ville survolée par des hélicoptères, a constaté l’AFP, tandis que des ouvriers posent des panneaux de bois pour protéger des vitrines. Des centaines de Marines, envoyés en renfort par de Donald Trump, devraient se déployer mercredi.”Des groupes multiples continuent de se rassembler… et des arrestations massives sont en cours. Le couvre-feu est en vigueur”, a indiqué mardi soir la police de la mégapole californienne, deuxième plus grande ville américaine. Vingt-cinq personnes ont été arrêtées, selon le Los Angeles Times, qui affirme que la ville a connu “sa nuit la plus calme depuis une semaine”.Quelques heures plus tôt, la maire démocrate de cette ville à forte population d’origine hispanique, Karen Bass, avait annoncé instaurer “un couvre-feu dans le centre de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage” de 20H00 locales (03H00 GMT mercredi) à 06H00 du matin.Depuis vendredi, des heurts sporadiques opposent des protestataires dénonçant des raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les clandestins aux forces de l’ordre en tenue anti-émeute. – “Anarchie” -Dans cet épisode devenu un enjeu de rivalité politique intense entre l’administration Trump et les dirigeants démocrates, le poids lourd républicain Greg Abbott, gouverneur du Texas, grand état du Sud, frontalier du Mexique, où vit une forte population latino-américaine, a annoncé mardi soir qu’il ordonnait le déploiement de la Garde nationale. “Manifester dans le calme est légal. S’en prendre aux personnes ou aux biens est illégal et déclenchera des arrestations”, a-t-il dit, alors qu’au fil des jours, des manifestations et heurts ont éclaté dans d’autres points des Etats-Unis, comme à Chicago ou San Francisco.Mardi en début de soirée, quelques milliers de personnes ont marché dans le sud de Manhattan à New York. “Je suis ici pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, a expliqué à l’AFP une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine clandestine.Dans la banlieue d’Atlanta, en Géorgie, plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés également mardi en brandissant des pancartes dénonçant la police fédérale de l’immigration (ICE). “La contribution des latinos à ce pays est tellement significative que nous ne devrions pas être traités de cette manière”, confiait Victoria Hernandez, 48 ans, qui travaille dans le milieu associatif. En Californie, le gouverneur démocrate Gavin Newsom, devenu la figure de proue de l’opposition et considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, tire à boulet rouge contre Donald Trump et veut contester dans les prétoires sa décision de déployer l’armée dans son Etat, bastion démocrate.Dans une allocution télévisée mardi soir, il a dénoncé un “abus de pouvoir éhonté”.”Déployer dans la rue des combattants entraînés pour la guerre est sans précédent et menace le fondement même de notre démocratie”, a-t-il dénoncé dans un communiqué, ajoutant : “Donald Trump se comporte comme un tyran, pas comme un président.”Le président républicain, qui agonit régulièrement d’injures et de quolibets M. Newsom, a déjà déployé en Californie la Garde nationale, force de réserve, contre la volonté des autorités locales.”Cette anarchie ne se poursuivra pas. Nous ne permettrons pas que des agents fédéraux soient attaqués et ne laisserons pas une ville américaine être envahie et conquise par des ennemis étrangers”, a lancé mardi Donald Trump lors d’un discours sur une base militaire.Il a menacé de recourir à l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.Quelque 700 Marines, un corps d’élite normalement utilisé comme force de projection extérieure, doivent rejoindre 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par Donald Trump.Jusqu’à quand ce déploiement de militaires, d’un coût estimé à 134 millions de dollars par le Pentagone, durera-t-il ? “Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de danger”, a répondu Donald Trump.
Au Groenland, la glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne en mai (réseau WWA)
La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record qui a aussi touché l’Islande, a alerté mercredi le réseau scientifique World Weather Attribution (WWA).Les données de 2025 ont été comparées à la moyenne de fonte sur la période allant de 1980 et 2010, a-t-il précisé.”La contribution de la fonte de l’inlandsis du Groenland à l’élévation du niveau de la mer est plus importante qu’elle ne l’aurait été sans cette vague de chaleur”, a souligné lors d’une présentation à la presse l’une des autrices du rapport, Friederike Otto, maîtresse de conférence en sciences du climat à l’Imperial College à Londres.En Islande, la température a dépassé les 26°C le 15 mai, du jamais-vu dans l’île aux confins de l’Arctique. “Les températures observées en Islande en mai battent tous les records, dépassant de plus de 13°C la moyenne des températures maximales journalières de mai pour la période 1991-2020″, a relevé le WWA dans un communiqué. En mai, 94% des stations ont enregistré de nouveaux records de température, selon l’institut météorologique local.”Sans changement climatique, cela aurait été impossible”, a dit Mme Otto.Dans l’est du Groenland, la journée la plus chaude a affiché une température plus élevée d’environ 3,9°C par rapport au climat préindustriel, a souligné le WWA.”Une vague de chaleur autour de 20°C ne semble pas être un événement extrême pour la plupart des gens à travers le monde, mais c’est un problème vraiment important pour cette région (…) et cela affecte massivement le monde entier”, a insisté la chercheuse.L’Arctique se réchauffe quatre fois plus vite que le reste du monde, d’après la revue scientifique “Nature”. Pour les communautés autochtones du Groenland, la hausse des températures et la fonte des glaces impliquent un changement des conditions de chasse traditionnelles.Elles ont aussi des répercussions sur les infrastructures.”Au Groenland et en Islande, les infrastructures sont conçues pour résister au froid, ce qui signifie qu’en période de chaleur, la fonte des glaces peut provoquer des inondations et endommager les routes et les infrastructures”, a souligné le réseau.Au Groenland, la chaleur couplée à des précipitations importantes peut affecter la nature environnante. En 2022, elle avait ainsi entraîné le dégel du permafrost (pergélisol) qui avait laissé échapper du fer et d’autres métaux dans de nombreux lacs arctiques, a-t-il indiqué.Les préoccupations ne se limitent pas à l’environnement mais touchent aussi la santé et l’hygiène, les foyers ruraux groenlandais ne disposant souvent pas de système de canalisation.
Frappes meurtrières russes sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats
Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.L’Ukraine a par ailleurs annoncé mercredi avoir récupéré 1.212 corps de ses soldats tués sur le front, une des plus importantes opérations du genre depuis l’invasion lancée par Moscou il y a plus de trois ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à “ne pas avoir peur” d'”agir” après les nouvelles frappes. Cela doit, selon lui, forcer Moscou à “s’engager dans la véritable diplomatie” pour mettre fin à la guerre. “Cela dépend principalement des Etats-Unis”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Le président américain Donald Trump a maintes fois exhorté Moscou et Kiev à négocier pour arrêter ce conflit, le pire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, mais s’est montré très réticent à imposer de nouvelles sanctions à la Russie, malgré des appels en ce sens de l’Ukraine et des Européens. La Russie a tiré un nombre record de drones et missiles sur les zones civiles en Ukraine ces dernières semaines, après avoir avancé des conditions radicales pour mettre fin aux combats, que Kiev a rejetées.Une nouvelle attaque russe contre Kharkiv a tué trois personnes et blessé une soixantaine d’autres, dont neuf enfants, selon les autorités régionales.”Dix-sept frappes de drones ont touché deux quartiers”, a précisé son maire Igor Terekhov.- “Jamais eu aussi peur” -Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des immeubles endommagés et des voitures calcinées.”Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, a glissé à l’AFP une dame âgée au regard perdu, tandis qu’un homme maudissait les Russes en nettoyant des débris.Une autre habitant, Olena Khoroujeva, a dit s’être précipitée dans le couloir, loin des fenêtres, avec ses deux enfants lorsqu’elle a entendu les drones approcher en pleine nuit. “Le plus jeune était allongé sur le sol, les mains sur la tête. Je me suis allongée sur lui” pour le protéger, a raconté à l’AFP cette pharmacienne de 41 ans. “Nous les avons entendus approcher. Il y a eu un silence, puis nous avons été projetés contre le mur… Il y a eu d’autres explosions, puis nous avons entendu des gens crier +Au secours ! Au secours !+”, a continué Olena, dont un voisin a été tué. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.Elle avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son “attaque la plus puissante depuis le début de la guerre” en 2022, avec une cinquantaine de frappes.La nuit précédente, Kiev, la capitale, avait essuyé l’une de ses pires attaques de drones et missiles, et une personne avait été tuée.- Impasse -L’Ukraine, en parallèle, multiplie les attaques de drones sur des sites militaires et stratégiques en Russie. Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.L’Ukraine est en revanche en difficulté sur le champ de bataille. L’armée russe, qui avait annoncé dimanche attaquer une nouvelle région ukrainienne, celle de Dnipropetrovsk, a dit mercredi y avoir envoyé davantage de troupes.Cette région centrale borde celle de Donetsk, épicentre des combats, mais les soldats russes n’y avaient encore jamais pénétré en plus de trois ans de guerre.Malgré les attaques, Kiev et Moscou ont tout de même procédé lundi et mardi à un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seul résultat concret des pourparlers directs à Istanbul début juin.Contrairement à l’habitude, aucun camp n’a communiqué le nombre de soldats rapatriés. La poursuite de l’échange est attendue ces prochains jours.Après avoir promis en vain de régler le conflit “en 24 heures” et renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”.Les Européens ont de leur côté menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si elle refuse un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours mais ils peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.
Frappes meurtrières russes sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats
Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.L’Ukraine a par ailleurs annoncé mercredi avoir récupéré 1.212 corps de ses soldats tués sur le front, une des plus importantes opérations du genre depuis l’invasion lancée par Moscou il y a plus de trois ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à “ne pas avoir peur” d'”agir” après les nouvelles frappes. Cela doit, selon lui, forcer Moscou à “s’engager dans la véritable diplomatie” pour mettre fin à la guerre. “Cela dépend principalement des Etats-Unis”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Le président américain Donald Trump a maintes fois exhorté Moscou et Kiev à négocier pour arrêter ce conflit, le pire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, mais s’est montré très réticent à imposer de nouvelles sanctions à la Russie, malgré des appels en ce sens de l’Ukraine et des Européens. La Russie a tiré un nombre record de drones et missiles sur les zones civiles en Ukraine ces dernières semaines, après avoir avancé des conditions radicales pour mettre fin aux combats, que Kiev a rejetées.Une nouvelle attaque russe contre Kharkiv a tué trois personnes et blessé une soixantaine d’autres, dont neuf enfants, selon les autorités régionales.”Dix-sept frappes de drones ont touché deux quartiers”, a précisé son maire Igor Terekhov.- “Jamais eu aussi peur” -Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des immeubles endommagés et des voitures calcinées.”Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, a glissé à l’AFP une dame âgée au regard perdu, tandis qu’un homme maudissait les Russes en nettoyant des débris.Une autre habitant, Olena Khoroujeva, a dit s’être précipitée dans le couloir, loin des fenêtres, avec ses deux enfants lorsqu’elle a entendu les drones approcher en pleine nuit. “Le plus jeune était allongé sur le sol, les mains sur la tête. Je me suis allongée sur lui” pour le protéger, a raconté à l’AFP cette pharmacienne de 41 ans. “Nous les avons entendus approcher. Il y a eu un silence, puis nous avons été projetés contre le mur… Il y a eu d’autres explosions, puis nous avons entendu des gens crier +Au secours ! Au secours !+”, a continué Olena, dont un voisin a été tué. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.Elle avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son “attaque la plus puissante depuis le début de la guerre” en 2022, avec une cinquantaine de frappes.La nuit précédente, Kiev, la capitale, avait essuyé l’une de ses pires attaques de drones et missiles, et une personne avait été tuée.- Impasse -L’Ukraine, en parallèle, multiplie les attaques de drones sur des sites militaires et stratégiques en Russie. Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.L’Ukraine est en revanche en difficulté sur le champ de bataille. L’armée russe, qui avait annoncé dimanche attaquer une nouvelle région ukrainienne, celle de Dnipropetrovsk, a dit mercredi y avoir envoyé davantage de troupes.Cette région centrale borde celle de Donetsk, épicentre des combats, mais les soldats russes n’y avaient encore jamais pénétré en plus de trois ans de guerre.Malgré les attaques, Kiev et Moscou ont tout de même procédé lundi et mardi à un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seul résultat concret des pourparlers directs à Istanbul début juin.Contrairement à l’habitude, aucun camp n’a communiqué le nombre de soldats rapatriés. La poursuite de l’échange est attendue ces prochains jours.Après avoir promis en vain de régler le conflit “en 24 heures” et renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”.Les Européens ont de leur côté menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si elle refuse un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours mais ils peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.
La Corée du Sud cesse de diffuser de la propagande à la frontière avec le Nord
La Corée du Sud a annoncé mercredi avoir cessé de diffuser de la propagande contre son voisin du Nord dans les zones frontalières, après que son nouveau président s’est engagé à tenter de “rétablir la confiance” entre les deux pays ennemis.La décision vise “à tenir la promesse de restaurer la confiance dans les relations entre la Corée du Sud et la Corée du Nord et de rechercher la paix dans la péninsule coréenne,” a déclaré le ministère sud-coréen de la Défense dans un bref communiqué.”Les diffusions ont cessé mercredi après-midi”, a déclaré un porte-parole du ministère à l’AFP.Après avoir remporté les élections anticipées de la semaine dernière, le nouveau président sud-coréen Lee Jae-myung, avait promis d’améliorer les rapports avec Pyongyang par le dialogue.”La paix vaut mieux que la guerre, quel qu’en soit le prix” a-t-il déclaré.Les relations entre les deux Corées sont à leur point le plus bas depuis des années, en partie en raison de la ligne dure envers Pyongyang de l’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol, destitué en avril pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale.Pendant sa campagne en 2022, M. Yoon avait traité le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un de “garçon grossier” et avait juré de “lui apprendre les bonnes manières”. Une fois au pouvoir, il avait menacé Pyongyang de frappes préventives et renforcé les liens militaires avec l’allié américain.La Corée du Nord a elle aussi considérablement durci sa position. Elle a officiellement renoncé à tout espoir de réunification, déclaré le Sud “Etat ennemi”, et dynamité les routes et voies ferrées transfrontalières remises en service des années plus tôt, quand les relations étaient meilleures.-Propagande contre propagande-Les diffusions de propagande anti-Corée du Nord provoquent l’ire de Pyongyang, qui a menacé par le passé de lancer des missiles contre les hauts-parleurs sud-coréens Les haut-parleurs avaient été allumés pour la première fois depuis six ans dans la zone démilitarisée qui divise les deux Corées en juin 2024 en réponse à un barrage de ballons remplis d’ordures que Pyongyang avait fait voler vers le sud.Ils diffusent généralement de la K-pop et des informations vers le Nord.En réponse, la Corée du Nord diffuse ses propres émissions de propagande, envoyant des bruits étranges et inquiétants vers le Sud à toute heure, ce qui a suscité des plaintes de la part des habitants de la frontière.Sur l’île de Ganghwa, toute proche de la frontière, Ahn Hyo-cheol, un villageois a déclaré à l’AFP que les bruits en provenance du Nord n’avaient “pas du tout diminué” mercredi après-midi.”Je n’ai pas de grands espoirs sur la façon dont la Corée du Nord pourrait changer, mais je pense que la décision du gouvernement d’arrêter les émissions par haut-parleur en direction du Nord est une bonne décision”, a-t-il déclaré.Pour le conseiller du comté de Ganghwa, Park Heung-yeol, la décision de Séoul était “attendue depuis longtemps”.”L’arrêt des hauts-parleurs ne doit pas être une fin en soi: nous devons également oeuvrer au rétablissement des canaux de communication intercoréens et entamer un dialogue pour mettre fin aux émissions du Nord ciblant le Sud”, a ajouté M. Park.-‘Un signal clair’-Pyongyang n’a pas commenté la victoire de Lee Jae-myung, à l’exception d’un bref communiqué de presse informant la population de sa victoire.Mais le nouveau président sud-coréen détient la majorité parlementaire – assurée pour les trois prochaines années, ce qui lui donne plus de marge de manoeuvre pour mettre en oeuvre son programme.L’arrêt des haut-parleurs “est un signal clair (…) qu’il a l’intention de tenir sa promesse de campagne d’améliorer les liens avec le Nord et qu’il n’a aucune intention hostile à son égard”, a déclaré Hong Min, analyste principal à l’Institut coréen pour l’unification nationale.”On peut s’attendre à ce que M. Lee prenne d’autres mesures pour renforcer cette position, notamment en tentant de relancer un accord militaire avec le Nord qui a été abandonné l’année dernière”, a déclaré M. Hong. “Le Nord pourrait rendre la pareille en arrêtant sa propre campagne de bruit visant les Sud-Coréens vivant sur les îles de la zone frontalière.”Les deux Corées sont toujours officiellement en guerre, le conflit de 1950-53 s’étant terminé par un armistice et non par un traité de paix.
Violences en Irlande du Nord: six arrestations, 17 policiers blessés
Six personnes ont été arrêtées et 17 policiers ont été blessés en Irlande du Nord lors d’une deuxième nuit de violences anti-immigrés, déclenchées après l’inculpation de deux adolescents pour la tentative de viol d’une jeune fille.Des individus se sont à nouveau affrontés avec les forces de l’ordre et ont attaqué des habitations et commerces, principalement dans la ville de Ballymena, a indiqué la police mercredi, ajoutant que de “troubles sporadiques” avaient eu lieu ailleurs dans cette province britannique, notamment à Belfast. La police, qui évoque des violences “motivées par des considérations raciales”, ne souhaite pas communiquer sur l’origine des deux jeunes de 14 ans inculpés pour une tentative de viol à Ballymena. Selon les médias britanniques ils se sont exprimés par l’intermédiaire d’un interprète roumain lors de leur comparution lundi au tribunal.”La violence insensée observée ces deux dernières nuits à Ballymena est profondément préoccupante et totalement inacceptable”, a déclaré mercredi le commissaire Jon Boutcher dans un communiqué.”Au cours d’une deuxième nuit d’émeutes et de troubles, principalement dans le quartier de Clonavon Terrace à Ballymena, les policiers ont été la cible d’attaques soutenues pendant plusieurs heures, avec de multiples cocktails Molotov, des briques et des feux d’artifice”, indique la police.Les violences ont notamment visé des zones où vivent des immigrés roumains dans cette ville de 31.000 habitants située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Belfast. Cinq personnes ont été arrêtées pour troubles à l’ordre public et placées en garde à vue. Des incidents ont également été rapportés à Belfast ainsi que dans deux villes à proximité, Carrickfergus et Newtownabbey, où un homme a été interpellé.A Ballymena, des commerces et des habitations ont été pris pour cible mardi par des centaines de manifestants, et des véhicules ont été incendiés. La police a utilisé des canons à eau pour disperser les émeutiers.Les premières violences avaient éclaté lundi soir à l’issue d’un rassemblement en soutien à la jeune victime de la tentative de viol présumée et à sa famille.”À ceux qui ont été menacés ou touchés par ces violences, je dis: nous sommes avec vous (…) Les actes haineux et la répression populaire ne font que déchirer le tissu social : ils ne résolvent rien et ne servent à personne”, a affirmé le commissaire Jon Boutcher.”Ces actes criminels mettent non seulement des vies en danger, mais risquent également de compromettre la procédure pénale en cours”, a-t-il dit.






