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Chine: la croissance va atteindre “environ 5%” en 2025 comme prévu, affirme Xi Jinping

Le président chinois Xi Jinping a affirmé mercredi que la croissance économique de la Chine atteindrait “environ 5%” en 2025, comme prévu, malgré une année marquée par une “pression” qu’il a qualifiée de “très inhabituelle”, a rapporté l’agence de presse officielle Xinhua.”Nous avons pris les défis de front et œuvré avec diligence, atteignant ainsi les …

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Le Bangladesh a fait ses adieux à l’ex-Première ministre Khaleda Zia

Une foule immense a assisté mercredi à Dacca aux funérailles nationales de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia, personnalité qui a marqué la vie politique du Bangladesh pendant 40 ans.Les drapeaux ont été mis en berne au lendemain du décès à 80 ans de la première femme à avoir exercé les fonctions de Première ministre dans …

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Trente-sept ONG menacées par Israël d’interdiction d’accès à Gaza, l’ONU et l’UE protestent

Trente-sept organisations humanitaires sont menacées d’interdiction d’accès à Gaza dès jeudi, si elles ne transmettent pas d’ici là aux autorités israéliennes le nom de leurs employés palestiniens, une mesure dénoncée par l’ONU et l’Union européenne.Un porte-parole du ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme a donné ce chiffre à l’AFP mercredi et publié la liste des ONG visées. Parmi elles figurent Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council, Care, World Vision et Oxfam.”Ils ne veulent pas remettre la liste de leurs employés palestiniens parce qu’ils savent, comme nous le savons, que certains d’entre eux sont impliqués dans le terrorisme ou liés au Hamas”, a accusé Gilad Zwick, en référence au mouvement islamiste dont l’attaque le 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre à Gaza.Ces organisations “auraient pu régler cela” mais “n’ont rien fait depuis dix mois. Et ce n’est pas un hasard”. Les ONG peuvent encore s’exécuter d’ici minuit mercredi (22h00 GMT) pour échapper à l’interdiction. Mais “je doute fortement qu’elles fassent soudainement en moins de 12 heures ce qu’elles n’ont pas fait en dix mois, a-t-il ajouté. – “Pas de passe-droit” -“Elles devront satisfaire pleinement et clairement à tous les critères établis. Pas de passe-droit, pas de combine”.Peu auparavant, l’Union européenne a averti Israël que cette suspension empêcherait l’acheminement d’une aide vitale sur un territoire dévasté par deux ans de guerre.”Tous les obstacles à l’accès (de l’aide) humanitaire doivent être levés”, a écrit la commissaire européenne Hadja Lahbib sur X.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a de son côté appelé les Etats à exiger d’Israël un changement de cap, jugeant que “de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza”. Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre dans le territoire palestinien.Pour les autorités israéliennes, la nouvelle règlementation vise à empêcher des “acteurs hostiles ou des soutiens du terrorisme” d’opérer.Mardi, elles ont également précisé que “les actes de délégitimation d’Israël, les poursuites judiciaires contre des soldats de Tsahal (armée israélienne, NDLR), la négation de la Shoah ainsi que la négation des événements du 7 octobre (constituaient) des motifs de retrait de licence”.- “Précédent dangereux” -Le ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme accuse nommément MSF d’avoir employé des individus “entretenant des liens avec des organisations terroristes”. Contactée par l’AFP, l’ONG a répondu mardi qu’elle “n’emploierait jamais sciemment des personnes engagées dans des activités militaires” et assuré “poursuivre le dialogue” avec les autorités.Mardi, les ministres des Affaires étrangères de dix pays, dont la France et le Royaume-Uni, avaient déjà exhorté Israël à “garantir un accès” à l’aide dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire demeure “catastrophique”.Dans un territoire qui compte plus de deux millions d’habitants, “1,3 million de personnes ont toujours urgemment besoin d’un abri”, avaient-ils déploré. “Plus de la moitié des établissements de santé ne fonctionnent que partiellement” et la majorité de la population (1,6 million de personnes) est confrontée à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire aiguë”.Selon un message sur X de l’ambassadrice d’Israël en Belgique, Idit Rosenzweig-Abu, “104 organisations ont déposé une demande d’enregistrement (…). Seules 9 ont été rejetées. 37 n’ont pas achevé la procédure”.La question de l’aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre. En 2024, Israël avait déjà interdit à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d’opérer sur son sol, accusant certains de ses employés de participation à l’attaque du 7-Octobre.Le patron de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié mercredi la réglementation israélienne de “dangereux précédent”. Selon lui, “ces restrictions s’inscrivent dans un schéma préoccupant de mépris du droit international humanitaire et de multiplication des obstacles aux opérations d’aide”. Selon le Cogat, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d’aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l’accord de cessez-le-feu.Mais seuls 100 à 300 transportent de l’aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies. 

Incident “résolu” dans le Tunnel sous la Manche, le trafic reprend progressivement

L’incident qui a perturbé les circulations dans le Tunnel sous la Manche était “résolu” mercredi matin, mais à quelques heures du réveillon du Nouvel An, le trafic des Eurostar restait perturbé, et des passagers ont passé la nuit à bord à cause d’un incident distinct.La plupart des trajets de la matinée ont essuyé des retards allant de 30 minutes à 1H20, en provenance et à destination de Londres, un train ayant même été annulé, selon le site internet d’Eurostar.Alors que de nombreux passagers étaient à la recherche d’un autre moyen de transport depuis mardi, la compagnie maritime britannique P&O Ferries a annoncé mercredi sur X que “toutes [ses] traversées pour les passagers aujourd’hui [étaient] complètes” et invite les voyageurs à se reporter sur des trajets à partir du 1er janvier.Arrivée à la Gare du Nord à Paris à 10H35 mercredi, une passagère a raconté son périple à l’AFP: “Nous devions partir a 19H00 hier soir de Londres pour arriver a 22H30, et nous nous sentions chanceux de partir avec seulement 45 minutes de retard. Mais au final nous arrivons à Paris avec 12 heures de retard”.”Après l’embarquement, le train s’est d’abord arrêté une première fois une heure car il manquait du personnel, puis il s’est arrêté de nouveau juste avant le tunnel, car il y a eu un caténaire qui est tombé sur la voiture 4″, a ajouté cette passagère, Christelle Renouf, habitante de Caen (Calvados), avec son mari et ses deux fils, racontant leur nuit “dans le train, pas d’électricité, pas d’eau, pas de wifi”.La journée de mardi avait déjà été chaotique pour les voyageurs qui avaient prévu de prendre un train Eurostar, nombreux en cette veille de Nouvel An, en raison d’un autre problème électrique. Au total, 30 trains ont été annulés mardi, a précisé mercredi à l’AFP la compagnie ferroviaire.”Une partie du fret devant emprunter le tunnel a été redirigée vers le port sans problème d’engorgement”, a indiqué mercredi auprès de l’AFP la préfecture du Pas-de-Calais, ajoutant qu’une trentaine de passagers en déroute avaient été hébergés pour la nuit par la protection civile avant de reprendre la route vers la Grande-Bretagne “au petit matin”.Eurostar a cependant averti qu'”en raison des répercussions, il pourrait encore y avoir des retards et des annulations de dernière minute”.”L’incident lié à l’alimentation électrique dans le tunnel sous la Manche a été résolu dans la nuit; le tunnel a depuis retrouvé sa pleine capacité”, a indiqué Getlink dans un communiqué.”Le trafic dans le tunnel sous la Manche a repris cette nuit dans les deux sens”, précise l’exploitant.Le service Le Shuttle, des trains qui transportent des véhicules entre la France et le Royaume-Uni, n’affichait plus de perturbations mercredi en fin de matinée sur son site internet.- Indemnisations -Le deuxième incident qui a conduit des passagers à passer la nuit dans le train, arrivé juste après celui du tunnel, a rendu la nuit très compliquée pour Eurostar.La chute d’une caténaire sur ce train reliant Londres à Paris, s’est produite “vers 22h CET (heure de Paris, NDLR), à proximité de l’entrée du tunnel sous la Manche”, côté anglais, tandis que deux autres trains “ont également subi d’importants retards, mais ont pu poursuivre leur trajet vers Bruxelles”, a détaillé la compagnie.Eurostar précise dans son communiqué qu'”en raison de la position du train à proximité de la caténaire endommagée, des impératifs de sécurité et du manque d’alimentation électrique dans la zone, l’opération visant à déplacer le train et les clients s’est révélée très complexe”.”Les clients à bord sont restés en sécurité et ont reçu des rafraîchissements ainsi que des informations régulières”, assure Eurostar, ajoutant que les clients “bénéficieront d’une indemnisation renforcée”.Eurostar a transporté un nombre record de 19,5 millions de clients l’an dernier, soit 850.000 de plus qu’en 2023.Plusieurs sociétés ont annoncé ces derniers mois leur intention d’ouvrir des lignes concurrentes à celle de l’entreprise, qui est aujourd’hui seule à effectuer du transport de passagers sur la ligne sous la Manche.

Dans ses voeux pour 2026, Poutine dit croire en une “victoire” russe en Ukraine

Vladimir Poutine a déclaré mercredi croire en une “victoire” de la Russie contre l’Ukraine, au moment où Moscou accuse Kiev d’avoir mené une attaque contre une résidence du président russe, faisant craindre un blocage des pourparlers pour trouver une issue diplomatique à près de quatre ans de conflit.S’exprimant lors de sa traditionnelle allocution télévisée pour le nouvel an, M. Poutine s’est adressé aux soldats russes participant à “l’opération militaire spéciale” en Ukraine lancée en février 2022.”Je crois en vous et en notre victoire!”, a-t-il lancé, assurant que ses troupes combattaient “pour leur terre natale, la vérité et la justice”.Cette allocution marquait symboliquement les 26 ans de son arrivée au pouvoir : le 31 décembre 1999, son prédécesseur, Boris Elstine, avait annoncé sa démission et la nomination de Vladimir Poutine comme président par intérim.L’année 2026 va débuter alors qu’une issue diplomatique au conflit en Ukraine, le plus meurtrier en Europe depuis le Deuxième Guerre mondiale, semble toujours très incertaine, du moins à court terme.Sur le front, les troupes du Kremlin, plus nombreuses, continuent d’attaquer et de grignoter du terrain, tandis que les négociations patinent.- “Dérailler” -Mercredi, l’armée russe a réitéré ses accusations affirmant que l’Ukraine avait attaqué avec des drones une résidence du président Vladimir Poutine, publiant une vidéo montrant un appareil qui aurait été abattu lors de cette attaque, que Kiev dénonce comme mensongère.Moscou a accusé Kiev d’avoir visé avec 91 drones, dans la nuit de dimanche à lundi, une résidence de Vladimir Poutine située à Valdaï, entre Moscou et Saint-Pétersbourg, et hautement sécurisée.L’Ukraine a aussitôt démenti, pointé une absence de preuve et soutenu que Moscou cherchait par ce biais à justifier un blocage des négociations pour trouver résoudre le conflit.La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a accusé mercredi la Russie de chercher à faire “dérailler” les efforts de paix avec l’Ukraine en avançant des accusations “infondées”.Ces accusations jettent en effet le doute sur la poursuite des tractations diplomatiques engagées depuis novembre pour tenter de mettre fin à la guerre.Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a prévenu mardi que “les conséquences (de cette attaque) se traduir(aie)nt par un durcissement de la position de négociation de la Fédération de Russie”. L’armée russe a publié mercredi une carte montrant la trajectoire des engins lancés lors de cette attaque présumée, ainsi que le témoignage d’un homme présenté comme un habitant d’un village situé près de cette résidence du président russe.Pour sa part, l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), qui documente les combats entre la Russie et l’Ukraine, a également mis en doute la véracité de cette attaque. Il a indiqué mardi n’avoir pas vu d’images amateurs ou de médias russes qui sont “d’habitude” publiées après “des frappes ukrainiennes en profondeur” en Russie, comme celle qui aurait visé l’une des résidences de Vladimir Poutine.En riposte aux bombardements russes, Kiev mène régulièrement des attaques de drones en Russie, parfois très loin de ses frontières, et ces attaques sont habituellement corroborées sur place par des médias locaux ou des chaînes Telegram.- “De la lumière” – Cet automne, les frappes russes ont à nouveau dévasté le réseau énergétique ukrainien, déjà endommagé lors de précédentes vagues de bombardements depuis 2022.Des centaines de milliers de personnes subissent régulièrement des coupures de courant et de chauffage, parfois sur de longues périodes.A Vychgorod, près de Kiev, Daria Louchtchyk, a raconté mercredi à l’AFP avoir été privée d’électricité, d’eau et de chauffage pendant cinq jours, par des températures allant jusqu’à -13C°.Elle tient un salon de beauté où elle a continué à accueillir des femmes souhaitant se faire belles pour le réveillon, utilisant le mode “torche” de téléphone et des bougies comme source d’éclairage.”Tout le monde s’est adapté et comprend que s’arrêter n’est pas une option”, dit-elle. Récemment, un drone russe a survolé son commerce, suscitant une brève “crise de panique” parmi ses clientes.Neolina, une retraitée ukrainienne vivant à Vychgorod, dit, pour sa part, n’avoir qu’un seul souhait pour 2026: “Qu’il ait de la lumière. Puis tout le reste suivra”.

La Chine affirme avoir achevé “avec succès” ses manœuvres militaires autour de Taïwan

La Chine a affirmé mercredi avoir achevé “avec succès” ses manœuvres militaires entamées lundi autour de Taïwan, qui comprenaient des tirs réels visant à simuler un blocus de ports clés de l’île et des attaques contre des cibles maritimes.Le président chinois, Xi Jinping, a déclaré que la réunification du pays ne pourrait pas être empêchée, lors d’un discours à la Nation peu après l’annonce de la fin des manoeuvres.”La réunification de notre patrie ne pourra pas être empêchée”, a affirmé M. Xi en présentant son message du nouvel an à Pékin.Un porte-parole du Commandement du théâtre oriental de l’APL (Armée populaire de libération) a indiqué qu’il avait achevé avec succès les exercices “Mission justice 2025”.Les soldats poursuivront leur entraînement pour “contrecarrer résolument les tentatives des séparatistes en faveur de +l’indépendance de Taïwan+ et l’ingérence extérieure”, a averti le porte-parole et capitaine de frégate Li Xi, dans un communiqué. Les navires chinois mobilisés cette semaine autour de Taïwan lors d’exercices de grande ampleur se retirent du voisinage de l’île, avaient annoncé peu avant les garde-côtes taïwanais.Le ministère taïwanais de la Défense a indiqué plus tard qu’il ajustait ses plans afin de maintenir “un mécanisme de réponse approprié”.Pékin a lancé des missiles et déployé des dizaines d’avions de chasse, navires de guerre et bateaux de garde-côtes pour encercler l’île lundi et mardi, dans le cadre de manœuvres simulant le blocus de ports taïwanais stratégiques mais aussi l’attaque de cibles maritimes.- Condamnations internationales -Taipei a condamné ces deux journées d’exercices, parlant d'”une provocation flagrante contre la sécurité régionale et l’ordre international”. La Chine communiste n’a jamais gouverné Taïwan mais considère que l’île fait partie de son territoire et menace de recourir à la force pour en prendre le contrôle.”Les navires de guerre et bateaux des garde-côtes se retirent, mais quelques-uns restent encore à l’extérieur de la ligne des 24 milles marins” (44,5 km) a déclaré à l’AFP Hsieh Ching-chin, directeur général adjoint des garde-côtes taïwanais, ajoutant que les manœuvres “(devaient) être terminées”.Les garde-côtes taïwanais maintiennent 11 de leurs navires en mer car les bateaux des garde-côtes chinois “n’ont pas encore complètement quitté la zone”, a précisé M. Hsieh, avant que Pékin n’annonce la fin de ses manœuvres. Il avait ajouté: “Nous ne pouvons pas baisser la garde”.Ces exercices aux alentours de Taïwan ont suscité une vague de condamnations.Le Japon a jugé mercredi que les manœuvres de Pékin “(exacerbaient) les tensions” dans la région, et a exprimé “ses préoccupations”, quand l’Australie a condamné des exercices militaires “déstabilisants”.L’Union européenne, l’Allemagne et la France ont aussi exprimé leur inquiétude et se sont déclarées attachées à la “stabilité” internationale.De leur côté, les Philippines ont fait part mercredi de leur “profonde préoccupation”, estimant que les exercices chinois autour de Taïwan menaçaient de “saper la paix et la stabilité régionales”.- “Le blocus n’a pas eu lieu” -Pékin a fustigé mercredi les “critiques irresponsables” de certains pays “envers les actions nécessaires et justifiées prises par la Chine pour défendre sa souveraineté nationale”.”Ces pays (…) ferment les yeux sur les forces séparatistes qui, à Taïwan, cherchent à obtenir l’indépendance par des moyens militaires”, a encore déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Le président taïwanais, Lai Ching-te, avait averti que les exercices militaires chinois ne constituaient “pas un fait isolé” et présentaient d'”importants risques” pour la région.”La montée en puissance autoritaire de la Chine et l’escalade de ses mesures coercitives représentent un risque important pour la stabilité régionale et ont également des conséquences sur le transport maritime, le commerce et la paix”, a déclaré le dirigeant taïwanais.Dans un communiqué, le commandement du théâtre d’opérations Est de l’armée chinoise a souligné que ces manœuvres dans les eaux au nord et au sud de Taïwan avaient permis de “tester les capacités de coordination air-mer, de blocus et de contrôle intégrés”.Mais Hsieh Jih-sheng, un haut responsable chargé du renseignement au ministère taïwanais de la Défense, a lui jugé que les manœuvres avaient échoué: “En ce qui concerne leur intention d’imposer un blocus, je crois que nos garde-côtes ont déjà précisé que ce blocus n’avait en réalité pas eu lieu”, a-t-il déclaré à des journalistes.Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d’armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars, montant le plus important depuis 2001. burs-aw/amj/jnd/mr/thm

La Thaïlande libère 18 soldats cambodgiens détenus depuis juillet

La Thaïlande a libéré 18 soldats de l’armée cambodgienne capturés en juillet, ont annoncé les deux gouvernements mercredi, quelques jours après la conclusion d’une nouvelle trêve dans le conflit frontalier meurtrier entre les deux pays.”Je peux confirmer que nos 18 héroïques soldats sont arrivés sains et saufs sur le sol cambodgien vers 10H00″ (03H00 GMT), a déclaré à l’AFP le ministre cambodgien de l’Information, Neth Pheaktra.Selon le Cambodge, ces soldats avaient été capturés le 29 juillet, soit plusieurs heures après un premier cessez-le-feu conclu sous l’égide des Etats-Unis, de la Chine et de la Malaisie à l’issue de cinq jours d’affrontements meurtriers.Quelques-uns des hommes libérés sont apparus à la fenêtre de leur bus, souriants et faisant des signes de la main à la foule qui les saluait à la frontière de la province de Pailin, et ensuite à Phnom Penh.La télévision nationale a également montré les visages de proches, les larmes aux yeux, tandis que les soldats devaient être reçus par le Premier ministre cambodgien Hun Manet.”Je suis si heureux. J’ai hâte de le voir. Il me manque tellement”, a réagi auprès de l’AFP Voeung Vy, le père âgé de 51 ans d’un des soldats rapatriés, qui attendait son retour à Phnom Penh.- “Cadeau de Nouvel An” -Une femme dans la foule, Im Sivorn, âgée de 53 ans, se réjouissait de ce “cadeau de Nouvel An”. “Comme Cambodgienne, je suis très heureuse d’accueillir ces 18 soldats héroïques de retour au pays”, a-t-elle dit à l’AFP.La diplomatie thaïlandaise a elle aussi confirmé cette libération, évoquant dans un communiqué une “démonstration de bonne volonté et d’instauration de confiance”.Les deux pays ont annoncé samedi un cessez-le-feu immédiat dans leur conflit frontalier, qui a fait ces dernières semaines au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d’un million de personnes de part et d’autre.Ils se sont notamment engagés dans une déclaration commune à geler leurs positions militaires et coopérer dans les opérations de déminage des régions frontalières et la lutte contre la cybercriminalité.Signé par leurs ministres de la Défense, le texte évoquait la libération par la Thaïlande de 18 soldats cambodgiens après 72 heures de cessez-le-feu effectif. L’accord prévoit également le retour des civils chassés par trois semaines de combats qui avaient ensanglanté la zone contestée en dépit d’un cessez-le-feu signé en octobre en Malaisie en présence du président américain Donald Trump.La pause dans les combats avait menacé de voler en éclats en début de semaine, après que Bangkok a accusé Phnom Penh d’avoir violé la trêve avec le survol du territoire thaïlandais par plus de 250 drones.Le Cambodge avait tenu à minimiser la portée de cet incident, qualifié de “petit problème” par son ministère des Affaires étrangères.Le ministère de la Défense cambodgien avait ensuite nié tout survol.Les deux royaumes asiatiques s’opposent de longue date sur le tracé de leur frontière de 800 kilomètres, décidé pendant la période coloniale française. Cambodge et Thaïlande s’accusent mutuellement d’avoir déclenché la dernière escalade meurtrière pour le contrôle de temples centenaires dans la zone frontalière.Un premier épisode d’affrontements en juillet avait déjà fait 43 morts en cinq jours avant qu’une trêve ne soit conclue, grâce notamment à l’intervention du président américain Donald Trump.Le conflit frontalier reste cependant en suspens. Le Cambodge a déclaré lundi avoir demandé à la Thaïlande une réunion en janvier mais Bangkok a répondu mardi vouloir attendre l’installation du prochain gouvernement, après les élections législatives prévues en février.

Foot: Mbappé, touché à un genou, absent au moins trois semaines

La star française du Real Madrid, Kylian Mbappé, victime d’une entorse du genou gauche, sera absent au moins trois semaines, ont indiqué mercredi à l’AFP une source proche du joueur et le club espagnol dans un communiqué. L’attaquant souffre d’une entorse du genou gauche, a précisé le Real Madrid dans son communiqué, ajoutant que son état serait réévalué prochainement. Il souffre du ligament externe du genou, selon une source proche du joueur.Le capitaine des Bleus, qui a passé une IRM mercredi, devrait rater plusieurs matches de championnat, mais aussi la Supercoupe d’Espagne du 7 au 11 janvier en Arabie saoudite et probablement la rencontre contre son ancien club, Monaco, en Ligue des champions le 20 janvier.Depuis le début de la saison, le N.10 a enchainé les matches avec le Real Madrid, qui se repose sur lui offensivement ces dernières semaines. Le 20 décembre, il a égalé le record de Cristiano Ronaldo (2013) avec un 59e but inscrit en 2025.

La Bulgarie s’apprête à adopter l’euro

La Bulgarie s’apprête à passer à l’euro dans la nuit de mercredi à jeudi, et à devenir ainsi le 21e pays à adopter la monnaie unique européenne, une intégration dont certains redoutent qu’elle n’alimente l’inflation et n’accentue l’instabilité politique.A minuit (22H00 GMT mercredi), le petit Etat des Balkans de 6,4 millions d’habitants dira adieu à 2025 mais aussi à sa monnaie, le lev, en circulation depuis la fin du XIXe siècle.Mais mercredi matin déjà, la majorité des étals sur “le marché des femmes”, le plus grand et le plus ancien de la capitale Sofia, affichent les prix en leva et en euros.”Toute l’Europe s’est débrouillée avec l’euro, nous aussi on s’en sortira”, commente Vlad, un retraité de 66 ans venu acheter des cierges magiques et des fruits pour le repas du Nouvel An. “L’important, c’est que la Bulgarie reste dans l’Europe et s’éloigne de Moscou”, ajoute-t-il.Devant un stand de légumes en conserve, une longue file d’attente s’est formée. Lucy, la vendeuse, affirme à l’AFP accepter déjà les paiements en euros, et estime que la population va vite s’habituer à la nouvelle monnaie.En revanche, “les gens ont peur que les prix augmentent. Aujourd’hui, c’est 4 leva et ça va devenir 4 euros, tandis que les salaires resteront les mêmes”, dit à l’AFP une femme d’une quarantaine d’années qui refuse de donner son nom.Nombre de Bulgares redoutent en effet que l’introduction de l’euro ne conduise à une spirale inflationniste, alors que par exemple les prix des denrées alimentaires ont déjà augmenté de 5% sur un an en novembre, selon l’Institut national de statistique.- “Avantages concrets” -Les dirigeants bulgares ont tenté de rassurer, et promis que cette entrée dans la zone euro permettra de dynamiser l’économie du pays, l’un des plus pauvres de l’Union européenne, qu’il a rejoint en 2007, et de l’ancrer davantage à l’Ouest pour le protéger de l’influence russe.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a elle assuré mercredi que “l’euro apportera des avantages concrets aux citoyens et aux entreprises bulgares”. “Il facilitera les voyages et la vie à l’étranger, renforcera la transparence et la compétitivité des marchés, et facilitera les échanges”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Cependant, la Bulgarie fait face à des défis importants, après les manifestations anticorruption qui ont récemment renversé le gouvernement de coalition conservateur en place depuis moins d’un an, et avec la perspective de nouvelles élections législatives, les huitièmes en cinq ans.Dans ce contexte, et alors que selon le dernier Eurobaromètre de la Commission européenne, 49% des Bulgares sont opposés à la monnaie unique, tout problème lié à l’introduction de l’euro sera exploité par les responsables politiques anti-UE, estime Boryana Dimitrova, de l’institut de sondage Alpha Research.”Il y aura des défis, mais nous comptons sur la tolérance et la compréhension des citoyens comme des entreprises”, a appelé mardi Premier ministre démissionnaire Rossen Jeliazkov, soutenant que “l’introduction de l’euro aura un effet positif à long terme sur l’économie bulgare et sur l’environnement dans lequel le pays se développe”.Mardi, sous un beau soleil d’hiver, des files d’attente se sont formées devant la Banque nationale de Bulgarie et les bureaux de change de la capitale Sofia, pour se procurer des euros, a constaté un journaliste de l’AFP.Des habitants se sont plaints de la difficulté à mettre la main sur les nouvelles pièces et billets alors que les banques ont conseillé à la population de se munir de liquide, mettant en garde contre d’éventuelles perturbations des paiements par carte et des retraits aux distributeurs dans la nuit du Nouvel An.Les paiements en lev continueront cependant d’être acceptés tout le mois de janvier, un défi pour les commerçants qui devront rendre la monnaie en euros.Elena Shemtova, 37 ans, propriétaire d’une petite galerie et d’une boutique de bijoux dans le centre-ville, se voulait toutefois optimiste. “Nous ressentirons les difficultés au début, il y aura des problèmes pour rendre la monnaie, mais d’ici un mois nous nous y serons habitués”.Avant la Bulgarie, la Croatie, en janvier 2023, était le dernier pays à avoir adopté la monnaie unique, introduite initialement le 1er janvier 2002 dans douze pays de l’UE. Cela portera à plus de 357 millions le nombre d’Européens utilisant l’euro, selon les chiffres de la Commission européenne.

Le Bangladesh a fait ses adieux à l’ex-Première ministre Khaleda Zia

Une foule immense a assisté mercredi à Dacca aux funérailles nationales de l’ancienne Première ministre Khaleda Zia, personnalité qui a marqué la vie politique du Bangladesh pendant 40 ans.Les drapeaux ont été mis en berne au lendemain du décès à 80 ans de la première femme à avoir exercé les fonctions de Première ministre dans cette nation d’Asie du Sud de 170 millions d’habitants.Des milliers d’agents des forces de l’ordre ont été déployés le long des artères de la capitale empruntées par le convoi funéraire pavoisé aux couleurs du drapeau national. Des prières ont été dites autour de son cercueil et, pour ces funérailles nationales, une marée humaine portant le deuil s’est rassemblée devant le Parlement. Dans la foule, beaucoup brandissaient le drapeau national ou celui du Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) de l’ex-dirigeante.Minhaz Uddin, 70 ans, un haut fonctionnaire retraité, explique n’avoir jamais voté pour elle mais avoir tenu à rendre hommage à celle qui fut trois fois Première ministre. “Je suis venu avec mon petit-fils pour dire adieu à une grande figure de la vie politique, dont les contributions resteront à jamais dans les mémoires”, a-t-il confié, derrière une barrière surmontée de fil de fer barbelé.Malgré sa santé défaillante, Mme Zia avait annoncé son intention de mener la campagne du BNP pour les premières législatives depuis le soulèvement populaire de l’été 2024 et de briguer un siège au Parlement.Elle avait été propulsée à la tête du BNP après l’assassinat de son mari Ziaur Rahman pendant le coup d’Etat militaire de 1981. “Elle n’est plus là, mais son héritage demeure — et le BNP aussi”, a confié Jenny Parvez, 37 ans, qui a fait plusieurs heures de route pour assister au passage du cortège funéraire.Tarique Rahman, fils de Mme Zia et président par intérim du BNP, est rentré au Bangladesh le 25 décembre pour conduire la campagne électorale, après 17 ans d’un exil volontaire au Royaume‑Uni. A 60 ans, il est pressenti pour prendre la tête du gouvernement en cas de victoire de son parti, donné favori pour le scrutin du 12 février 2026.Le chef du gouvernement provisoire et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus a décrété trois jours de deuil national. - “Une grande protectrice” -Les funérailles se sont tenues mercredi après-midi devant le Parlement et l’ex-cheffe du gouvernement a ensuite été inhumée aux côtés de son mari. Des dirigeants ainsi que des  officiers de l’armée ont déposé des gerbes, et un clairon a retenti.Le pays “a perdu une grande protectrice”, a déclaré dans un communiqué M. Yunus, saluant “son leadership inflexible”.”Le pays pleure la perte d’une figure tutélaire qui a façonné ses aspirations démocratiques”, a déclaré son fils dans un communiqué. Elle “a enduré des arrestations à répétition, le refus de soins médicaux et une persécution incessante”, a-t-il ajouté, mais “sa résilience (…) était inébranlable”. Gravement malade, Khaleda Zia avait été admise fin novembre dans le service de soins intensifs d’un établissement privé de Dacca pour une infection pulmonaire.- “Une source d’inspiration” -Sa santé était fragile depuis son incarcération pour corruption en 2018, sous le règne de sa grande rivale Sheikh Hasina qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 15 ans jusqu’à la chute de son régime en août 2024. Mme Zia avait été libérée quelques mois après.Le Premier ministre indien Narendra Modi a dit espérer que “sa vision et son héritage continuer(aient) de guider notre relation”. Des déclarations inattendues dans le contexte des relations très tendues entre les deux pays voisins. L’Inde était l’un des principaux soutiens de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina qui vit, depuis sa chute, en exil sur son territoire .Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, s’est rendu à Dacca pour assister aux funérailles, a indiqué New Delhi. C’est la visite du plus haut responsable du gouvernement indien depuis le renversement de l’ex-Première ministre.  Il a indiqué avoir rencontré M. Rahman et lui avoir présenté les “plus profondes condoléances” de l’Inde.”Je prie pour la paix éternelle et le pardon de l’âme de Begum Khaleda Zia”, a réagi Mme Hasina, 78 ans, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux par son parti, la Ligue Awami, désormais illégal.En novembre dernier, elle a été condamnée à mort par contumace pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations de l’été 2024.