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Trump se félicite du “cadre général” signé à Londres avec la Chine

Le président américain Donald Trump s’est félicité mercredi de l’accord de principe trouvé entre Washington et Pékin dans la nuit à Londres et qui devrait, assure-t-il, permettre la fourniture de terres rares chinoises aux Etats-Unis, louant une relation “excellente” entre son pays et la Chine.”Un accord avec la Chine a été trouvé, soumis à une approbation finale du président Xi et moi-même”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. “Les terres rares nécessaires seront fournies”, a-t-il ajouté.”Le président Xi et moi-même allons travailler étroitement pour ouvrir la Chine au commerce américain. Ce sera une grande victoire pour nos deux pays!” a-t-il affirmé.Cet accord a également été salué par le chancelier allemand Friedrich Merz qui a espéré, lors d’un point presse, que l’Union européenne “parviendra à réduire si possible de la même manière les conflits commerciaux avec les Américains”.Les négociateurs américains et chinois ont annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, après deux jours de discussions, s’être accordés sur un “cadre général” pour lisser leurs différends commerciaux, laissant le soin à leurs présidents respectifs de le valider.”Si la Chine respecte sa part de l’accord, alors un grand et magnifique rééquilibrage des deux premières économies mondiales est possible”, a jugé mercredi devant des élus le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent.Interrogé sur la possibilité d’un véritable accord commercial, M. Bessent a répondu: “Nous sommes en train de le construire. L’accord de Londres avait un objectif spécifique. Un accord plus global prendra du temps.”- “Réduire les malentendus” -De son côté, He Lifeng, vice-Premier ministre chinois et principal négociateur commercial de son pays avec les Etats-Unis, a appelé à “renforcer la coopération” bilatérale, a indiqué un média d’Etat chinois.Les terres rares chinoises constituaient un enjeu clef des négociations menées dans la capitale britannique, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, jugé actuellement trop bas par la Maison-Blanche.Ces matières premières sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).Pékin attend pour sa part que Washington reconsidère certains contrôles aux exportations sur les produits américains, notamment technologiques, à destination de la Chine.Dans un communiqué publié mercredi par un média d’Etat chinois, He Lifeng, qui dirigeait la délégation chinoise à Londres, a souligné la nécessité pour les deux pays d’élever encore leur niveau de collaboration.”Les deux parties doivent désormais (…) continuer à élargir leurs consensus, réduire les malentendus et renforcer la coopération”, a-t-il déclaré, cité par la télévision publique chinoise CCTV.- Commerce perturbé -Les deux pays ont obtenu dans la capitale britannique “de nouvelles avancées dans la résolution des préoccupations économiques et commerciales de chacun”, a salué CCTV.Le cycle de discussions de Londres visait à prolonger – et préserver – la trêve arrachée un mois plus tôt à Genève. Courant jusqu’en août, celle-ci avait amené les deux premières puissances économiques mondiales à réduire substantiellement leurs droits de douane respectifs pendant 90 jours. En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pendant 90 jours.Au total, les droits de douane américains sur les produits chinois atteignent en moyenne 55%, a affirmé mercredi M. Trump, ce qui prend en compte les 30% de l’accord de Genève et environ 25% en moyenne de surtaxes appliqués à différents produits chinois avant le retour du républicain à la Maison-Blanche.Selon le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.Les conséquences de la guerre commerciale sont déjà tangibles, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.

Trump se félicite du “cadre général” signé à Londres avec la Chine

Le président américain Donald Trump s’est félicité mercredi de l’accord de principe trouvé entre Washington et Pékin dans la nuit à Londres et qui devrait, assure-t-il, permettre la fourniture de terres rares chinoises aux Etats-Unis, louant une relation “excellente” entre son pays et la Chine.”Un accord avec la Chine a été trouvé, soumis à une approbation finale du président Xi et moi-même”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. “Les terres rares nécessaires seront fournies”, a-t-il ajouté.”Le président Xi et moi-même allons travailler étroitement pour ouvrir la Chine au commerce américain. Ce sera une grande victoire pour nos deux pays!” a-t-il affirmé.Cet accord a également été salué par le chancelier allemand Friedrich Merz qui a espéré, lors d’un point presse, que l’Union européenne “parviendra à réduire si possible de la même manière les conflits commerciaux avec les Américains”.Les négociateurs américains et chinois ont annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, après deux jours de discussions, s’être accordés sur un “cadre général” pour lisser leurs différends commerciaux, laissant le soin à leurs présidents respectifs de le valider.”Si la Chine respecte sa part de l’accord, alors un grand et magnifique rééquilibrage des deux premières économies mondiales est possible”, a jugé mercredi devant des élus le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent.Interrogé sur la possibilité d’un véritable accord commercial, M. Bessent a répondu: “Nous sommes en train de le construire. L’accord de Londres avait un objectif spécifique. Un accord plus global prendra du temps.”- “Réduire les malentendus” -De son côté, He Lifeng, vice-Premier ministre chinois et principal négociateur commercial de son pays avec les Etats-Unis, a appelé à “renforcer la coopération” bilatérale, a indiqué un média d’Etat chinois.Les terres rares chinoises constituaient un enjeu clef des négociations menées dans la capitale britannique, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, jugé actuellement trop bas par la Maison-Blanche.Ces matières premières sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).Pékin attend pour sa part que Washington reconsidère certains contrôles aux exportations sur les produits américains, notamment technologiques, à destination de la Chine.Dans un communiqué publié mercredi par un média d’Etat chinois, He Lifeng, qui dirigeait la délégation chinoise à Londres, a souligné la nécessité pour les deux pays d’élever encore leur niveau de collaboration.”Les deux parties doivent désormais (…) continuer à élargir leurs consensus, réduire les malentendus et renforcer la coopération”, a-t-il déclaré, cité par la télévision publique chinoise CCTV.- Commerce perturbé -Les deux pays ont obtenu dans la capitale britannique “de nouvelles avancées dans la résolution des préoccupations économiques et commerciales de chacun”, a salué CCTV.Le cycle de discussions de Londres visait à prolonger – et préserver – la trêve arrachée un mois plus tôt à Genève. Courant jusqu’en août, celle-ci avait amené les deux premières puissances économiques mondiales à réduire substantiellement leurs droits de douane respectifs pendant 90 jours. En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pendant 90 jours.Au total, les droits de douane américains sur les produits chinois atteignent en moyenne 55%, a affirmé mercredi M. Trump, ce qui prend en compte les 30% de l’accord de Genève et environ 25% en moyenne de surtaxes appliqués à différents produits chinois avant le retour du républicain à la Maison-Blanche.Selon le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.Les conséquences de la guerre commerciale sont déjà tangibles, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.

VivaTech: Nvidia passe à l’offensive en Europe

Habitué du salon parisien, Emmanuel Macron est arrivé mercredi après-midi à VivaTech, au premier jour du plus grand événement européen dédié à la tech, marqué par l’offensive du géant américain des semi-conducteurs Nvidia sur le Vieux continent.”On veut une IA (…) soutenable, humaniste et sécurisée et il faut qu’on se dote des capacités pour être au coeur de ce combat”, a déclaré le président depuis les allées animées du salon, où il a entamé une déambulation pour rencontrer plusieurs start-up européennes.Il doit ensuite échanger avec les dirigeants de Nvidia, Jensen Huang, et de Mistral AI, Arthur Mensch, qui ont officialisé plus tôt dans la journée un partenariat.”En deux ans, nous allons multiplier la capacité de calcul dédiée à l’intelligence artificielle en Europe par dix”, a promis dans la matinée Jensen Huang devant une salle comble. Il a également indiqué au cours d’un échange avec la presse que son entreprise investirait “des milliards” de dollars sur ce continent dans les années à venir. – Partenariats -Les annonces à destination de l’Europe se sont multipliées lors de la première conférence de Nvidia à Paris. Le plus gros producteur de puces dites GPU (Graphics Processing Unit), considérées comme indispensables au développement de l’IA générative, concevra ainsi avec Mistral AI une plateforme cloud (informatique à distance). Baptisée “Mistral Compute”, elle sera dotée de “18.000 superpuces Blackwell”, parmi les plus avancées de groupe.  Cette plateforme, hébergée et gérée en Europe, offrira de la capacité de calcul aux entreprises et doit leur garantir “une autonomie stratégique” pour renforcer “le leadership technologique européen”, a indiqué Arthur Mensch à l’AFP. D’autres partenariats avec des entreprises européennes, telles que le géant français des équipements électriques Schneider Electric et l’industriel allemand Siemens, seront quant à eux renforcés, à annoncé Jensen Huang.  Son entreprise prévoit par ailleurs d’aider au développement de centres technologiques dans plusieurs pays d’Europe.Le continent accuse un retard important dans le domaine de la puissance de calcul, avec “moins de 5%” des capacités mondiales et “20% de la consommation”, a pointé l’Elysée lors d’un échange avec la presse en amont de VivaTech.  – Souveraineté technologique -Tandis que le président américain Donald Trump souffle le chaud et le froid sur l’économie mondiale au rythme de ses mesures sur les droits de douane, le secteur européen de la tech est secoué par des interrogations sur la souveraineté technologique. Le développement de l’IA est dans tous les esprits et “cette technologie n’a jamais été aussi politique qu’aujourd’hui”, a assuré la ministre chargée du numérique et de l’intelligence artificielle, Clara Chappaz, en ouverture du salon. “La France et l’Europe doivent (…) aujourd’hui investir, innover. C’est très important, on doit regagner en compétitivité”, a martelé Véronique Torner, présidente du syndicat professionnel des entreprises du numérique Numeum, sur Radio Classique mercredi matin.La question de la dépendance aux outils numériques américains est renforcée par un écart massif de financements entre le Vieux-Continent et les États-Unis, qui se maintient depuis les mesures protectionnistes de Donald Trump. “Le sujet de la souveraineté, qui n’était pas aussi important dans les discussions il y a encore un an ou deux ans, est devenu une priorité absolument stratégique”, selon François Bitouzet, directeur général de VivaTech interrogé par l’AFP.Avec 14.000 start-up, dont plus de la moitié sont françaises, et plus de 3.000 investisseurs venus du monde entier, les organisateurs du salon attendent une affluence d’au moins 165.000 visiteurs pour cette neuvième édition. 

Frappes russes meurtrières sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats

Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.Parallèlement aux attaques, un nouvel échange de militaires grièvement blessés doit avoir lieu jeudi, a annoncé Moscou. Kiev a de son côté annoncé avoir récupéré 1.212 corps de ses soldats tués sur le front, une des plus importantes opérations du genre depuis l’invasion lancée par Moscou il y a plus de trois ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à “ne pas avoir peur” d'”agir” après les nouvelles frappes. Cela doit, selon lui, forcer Moscou à “s’engager dans la véritable diplomatie” pour mettre fin à la guerre. “Cela dépend principalement des Etats-Unis”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Le président américain Donald Trump a maintes fois exhorté Moscou et Kiev à négocier pour arrêter ce conflit, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, mais s’est montré très réticent à imposer de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, malgré des appels en ce sens de l’Ukraine et des Européens. La Russie a tiré un nombre record de drones et missiles sur les zones civiles en Ukraine ces dernières semaines, après avoir avancé des conditions maximalistes pour faire cesser les combats, que Kiev a rejetées.Une nouvelle attaque de drones russes contre Kharkiv a tué trois personnes et blessé une soixantaine d’autres, dont neuf enfants, selon les autorités.- “Jamais eu aussi peur” -Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des immeubles endommagés et des voitures calcinées.”Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, a glissé à l’AFP une dame âgée au regard perdu, tandis qu’un homme maudissait les Russes en nettoyant des débris.Une autre habitante, Olena Khoroujeva, a dit s’être précipitée dans le couloir, loin des fenêtres, avec ses deux enfants lorsqu’elle a entendu les drones approcher en pleine nuit. “Le plus jeune était allongé sur le sol, les mains sur la tête. Je me suis allongée sur lui” pour le protéger, a raconté à l’AFP cette pharmacienne de 41 ans. “Il y a eu un silence, puis nous avons été projetés contre le mur… Il y a eu d’autres explosions, puis nous avons entendu des gens crier +Au secours ! Au secours !+”. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.La ville avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son attaque la plus puissante depuis le début de la guerre en 2022, avec une cinquantaine de frappes.- Impasse -Kiev, en parallèle, multiplie les attaques de drones sur des sites militaires et stratégiques en Russie. Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.L’Ukraine reste en difficulté sur le front. L’armée russe, qui avait annoncé dimanche attaquer une nouvelle région ukrainienne, celle de Dnipropetrovsk, a dit mercredi y avoir envoyé davantage de troupes.Cette région centrale borde celle de Donetsk, épicentre des combats, mais les soldats russes n’y avaient encore jamais pénétré en plus de trois ans de guerre.Malgré les attaques, Kiev et Moscou ont tout de même procédé lundi et mardi à un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seul résultat concret des pourparlers directs à Istanbul début juin.Contrairement à l’habitude, aucun camp n’a communiqué le nombre de soldats rapatriés. Après avoir promis en vain de régler le conflit “en 24 heures” et renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”.Les Européens ont, eux, menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si elle refusait une trêve inconditionnelle de 30 jours, mais ils peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.De son côté, Kiev poursuit ses efforts diplomatiques pour engranger des soutiens et accueille mercredi dans le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, plusieurs dirigeants d’Europe du Sud-Est.Le président serbe Aleksandar Vucic doit notamment participer à ce sommet, selon ses services. Il s’agirait de sa première visite en Ukraine depuis le début de l’invasion en 2022, alors que Belgrade a gardé de bonnes relations avec Moscou malgré le conflit.

Frappes russes meurtrières sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats

Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.Parallèlement aux attaques, un nouvel échange de militaires grièvement blessés doit avoir lieu jeudi, a annoncé Moscou. Kiev a de son côté annoncé avoir récupéré 1.212 corps de ses soldats tués sur le front, une des plus importantes opérations du genre depuis l’invasion lancée par Moscou il y a plus de trois ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à “ne pas avoir peur” d'”agir” après les nouvelles frappes. Cela doit, selon lui, forcer Moscou à “s’engager dans la véritable diplomatie” pour mettre fin à la guerre. “Cela dépend principalement des Etats-Unis”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Le président américain Donald Trump a maintes fois exhorté Moscou et Kiev à négocier pour arrêter ce conflit, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, mais s’est montré très réticent à imposer de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, malgré des appels en ce sens de l’Ukraine et des Européens. La Russie a tiré un nombre record de drones et missiles sur les zones civiles en Ukraine ces dernières semaines, après avoir avancé des conditions maximalistes pour faire cesser les combats, que Kiev a rejetées.Une nouvelle attaque de drones russes contre Kharkiv a tué trois personnes et blessé une soixantaine d’autres, dont neuf enfants, selon les autorités.- “Jamais eu aussi peur” -Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des immeubles endommagés et des voitures calcinées.”Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, a glissé à l’AFP une dame âgée au regard perdu, tandis qu’un homme maudissait les Russes en nettoyant des débris.Une autre habitante, Olena Khoroujeva, a dit s’être précipitée dans le couloir, loin des fenêtres, avec ses deux enfants lorsqu’elle a entendu les drones approcher en pleine nuit. “Le plus jeune était allongé sur le sol, les mains sur la tête. Je me suis allongée sur lui” pour le protéger, a raconté à l’AFP cette pharmacienne de 41 ans. “Il y a eu un silence, puis nous avons été projetés contre le mur… Il y a eu d’autres explosions, puis nous avons entendu des gens crier +Au secours ! Au secours !+”. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.La ville avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son attaque la plus puissante depuis le début de la guerre en 2022, avec une cinquantaine de frappes.- Impasse -Kiev, en parallèle, multiplie les attaques de drones sur des sites militaires et stratégiques en Russie. Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.L’Ukraine reste en difficulté sur le front. L’armée russe, qui avait annoncé dimanche attaquer une nouvelle région ukrainienne, celle de Dnipropetrovsk, a dit mercredi y avoir envoyé davantage de troupes.Cette région centrale borde celle de Donetsk, épicentre des combats, mais les soldats russes n’y avaient encore jamais pénétré en plus de trois ans de guerre.Malgré les attaques, Kiev et Moscou ont tout de même procédé lundi et mardi à un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seul résultat concret des pourparlers directs à Istanbul début juin.Contrairement à l’habitude, aucun camp n’a communiqué le nombre de soldats rapatriés. Après avoir promis en vain de régler le conflit “en 24 heures” et renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”.Les Européens ont, eux, menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si elle refusait une trêve inconditionnelle de 30 jours, mais ils peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.De son côté, Kiev poursuit ses efforts diplomatiques pour engranger des soutiens et accueille mercredi dans le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, plusieurs dirigeants d’Europe du Sud-Est.Le président serbe Aleksandar Vucic doit notamment participer à ce sommet, selon ses services. Il s’agirait de sa première visite en Ukraine depuis le début de l’invasion en 2022, alors que Belgrade a gardé de bonnes relations avec Moscou malgré le conflit.

Frappes russes meurtrières sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats

Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.Parallèlement aux attaques, un nouvel échange de militaires grièvement blessés doit …

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