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Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs en saluant la mémoire de sa sœur Hanna, tombée sous les balles du tireur, devant une foule réunie au cœur de la ville pour une émouvante cérémonie.Six jeunes filles et trois garçons, dont un Franco-Autrichien et un Polonais, âgés de 14 à 17 ans, ainsi qu’une enseignante ont succombé aux tirs de l’assaillant. Onze personnes ont été blessées, dont neuf se trouvent en soins intensifs mais sont désormais “hors de danger”, selon la police. Parmi eux, deux Roumains et un Iranien.- “Panique, larmes, peur” -Leur destin a basculé mardi vers 10H00 (08H00 GMT) quand un Autrichien de 21 ans a ouvert le feu sur des élèves en pleine classe.Paul Nitsche, professeur de religion, se trouvait seul dans une salle. Il raconte avoir entendu une détonation puis le bruit des douilles tombant sur le sol dans le couloir. “Quelque chose a basculé en moi, je me suis levé d’un bond et j’ai décidé de courir”, dit-il. Dans sa fuite, il aperçoit le tireur qui “essaie d’enfoncer la porte d’une classe avec un fusil”.”En dévalant les escaliers, je me dis que ce n’est pas vrai, que c’est un film”, poursuit ce pasteur. Mais la réalité le rattrape quand il voit les corps allongés à terre et le silence glaçant s’installer dans ce lieu d’ordinaire plein de vie.Lors de la cérémonie, une élève a raconté d’abord “l’incrédulité” quand les coups de feu ont retenti. Mais “nous avons soudain compris que nous devions sortir de là, le plus vite possible. Sortir de la cour de récréation. Sauter par-dessus la clôture”, a-t-elle décrit. “Nous avons essayé de protéger les plus jeunes”.La jeune fille a évoqué “la panique, les larmes, la peur, mais aussi la solidarité”.Les forces de l’ordre sont intervenues en quelques minutes mais l’auteur avait déjà semé la mort. Il s’est suicidé dans les toilettes après son crime, d’après la police qui a commencé à mener une reconstitution des faits pour tenter d’y voir plus clair.Les enquêteurs ont découvert lors d’une perquisition à son domicile “une bombe artisanale” non utilisable et des messages d’adieu adressés à sa mère, mais ils n’offrent aucun indice sur son mobile.Pour commettre l’attaque, le tireur a utilisé un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement accueillant environ 400 jeunes mais n’avait pas terminé son cursus.Certains médias affirment qu’il avait été harcelé. Sur les plateaux des télévisions, on s’interroge aussi sur la facilité de se procurer des armes à feu en Autriche et sur leur nombre important en circulation. Sécurité privée, chasse et tir sportif: 1,5 million sont recensées pour 9,2 millions d’habitants.- “Surréaliste” -Le président Alexander Van der Bellen, venu mercredi à Graz apporter son soutien, a appelé “à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter à l’avenir une telle souffrance”. “Et si nous arrivons à la conclusion que la législation autrichienne sur les armes doit être modifiée, alors nous le ferons”, a-t-il promis.L’Autriche n’avait jamais été confrontée à une telle violence scolaire et la tragédie a plongé le pays dans la stupeur.”C’est surréaliste. On ne peut ni mettre des mots ni saisir le sens” de ce qui s’est passé, témoigne Ennio, un lycéen venu se recueillir aux côtés de ses camarades. “Laissez-nous pleurer en paix”, souffle-t-il.Bougies et fleurs, programmes radio et télé interrompus, sonneries des cloches des églises et messages de solidarité dans les transports viennois: l’heure est à l’unité face à l’impensable. Les drapeaux noirs ont été hissés sur les bâtiments publics et le silence s’est fait dans le pays un jour exactement après la tuerie.”C’est l’horreur”, “Pourquoi?”: le choc fait la une des journaux et l’incompréhension reste très partagée, le quotidien “Kurier” faisant le choix d’une couverture en noir. De la France à l’Ukraine, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion tout comme le pape Léon XIV qui a adressé ses “prières aux victimes”, alors que le continent a été secoué par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ces dernières années.

Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs …

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Meurtre à Nogent: l’adolescent visait une surveillante, “n’importe laquelle”

L’élève de 14 ans en garde à vue pour le meurtre mardi d’une surveillante de son collège à Nogent (Haute-Marne) a dit vouloir tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, a rapporté  mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait glaçant d’un adolescent “en perte de repère”. Lors de sa garde à vue, le garçon ne manifeste “aucun signe évoquant un possible trouble mental” mais “n’exprime pas de regrets, ni aucune compassion pour les victimes”, a déclaré le procureur lors d’une conférence de presse.Il fait part “d’une certaine fascination pour la violence et la mort”, et “apparaît en perte de repère quant à la valeur de la vie humaine, à laquelle il ne semble pas attacher d’importance particulière”, a précisé le procureur.Il a indiqué aux enquêteurs “avoir voulu s’en prendre à une surveillante”, car “il ne supportait plus le comportement des surveillantes en général, qui auraient eu, selon lui, une attitude différente selon les élèves”, rapporte le magistrat.”Il n’avait pas de grief particulier” envers la victime qui était chargée de “vérifier les carnets de correspondance des élèves” à l’entrée de l’établissement. Son projet aurait été mûri dès samedi, après un incident survenu la veille: une autre surveillante l’aurait “sermonné” alors qu’il embrassait sa petite amie au sein du collège, a relaté le procureur. L’intéressé, qui a utilisé “un couteau de cuisine de 34 cm avec une lame d’une longueur de 20 cm”, a immédiatement été maîtrisé par un gendarme présent pour un contrôle de sacs prévu de longue date. Blessé à la main, ce gendarme “présente une incapacité totale de travail de 10 jours”.Il avait déjà fait l’objet de deux sanctions disciplinaires en novembre et décembre 2024, “une pour avoir porté des coups de poing à un camarade de classe, une autre pour avoir frappé un élève de 6e”.La ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à l’assistante d’éducation, ancienne coiffeuse qui s’était reconvertie et travaillait au collège depuis septembre. – enseignants “sidérés” -Sur les réseaux sociaux, les proches de la victime de 31 ans la décrivent comme “solaire”, “douce et gentille”. Maman d’un petit garçon de quatre ans, elle était conseillère municipale dans son village de Sarcey, voisin de Nogent.Devant le collège Françoise-Dolto, où les cours reprendront jeudi matin, des familles, passants ou proches, ont déposé des roses blanches, des bouquets et parfois un message sous l’oeil des journalistes et de gendarmes déployés sur les lieux. “On est stupéfaits”, souligne Laurence Raclot, qui a côtoyé Mélanie dans le salon de coiffure: “C’était une personne tellement gentille”. “Dans une petite ville tranquille, jamais on n’aurait pensé ça.”Le syndicat FSU a organisé des rassemblements mercredi dans plusieurs villes de France. A Chaumont (Haute-Marne), une centaine de personnes se sont réunies. “Les enseignants étaient sidérés. Toute la communauté éducative est choquée”, témoigne Jean-Luc Cornesse, du Snes-FSU.A Lille, Sonia Berramdane, enseignante d’histoire-géographie, dénonce l’absence de psychologues dans les établissements scolaires. “Notre gouvernement a mis en avant la santé mentale grande cause nationale, mais les élèves vont mal, parfois les enseignants vont mal et il n’y a pas de psychologue”, regrette-t-elle.Une marche blanche est prévue vendredi à 18H00 au départ du collège de Nogent, à l’appel de la famille de la victime.Le meurtre a déclenché de nombreuses réactions politiques et des débats sur les mesures à prendre pour empêcher ce type d’agressions.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle insiste sur “la sanction”.Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux était porteur d'”épidémies de violences” qu’il faut “absolument réguler”. Mardi, le chef de l’Etat s’est engagé à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France si, “d’ici quelques mois”, cela ne se faisait pas au niveau européen.bur-lv-kau-lg-zl/cnp/as

Argentine: Kirchner sollicite la détention à domicile après sa condamnation

L’ex-présidente argentine Cristina Kirchner, qui a vu sa condamnation à six ans de prison confirmée mardi par la justice, a formellement sollicité de pouvoir exécuter sa peine en assignation à domicile, mais saisira la justice internationale, ont indiqué mercredi ses avocats.”Nous avons demandé l’assignation à résidence, qui est accordée aux personnes de plus de 70 …

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Argentine: Kirchner sollicite la détention à domicile après sa condamnation

L’ex-présidente argentine Cristina Kirchner, qui a vu sa condamnation à six ans de prison confirmée mardi par la justice, a formellement sollicité de pouvoir exécuter sa peine en assignation à domicile, mais saisira la justice internationale, ont indiqué mercredi ses avocats.”Nous avons demandé l’assignation à résidence, qui est accordée aux personnes de plus de 70 ans”, a déclaré son avocat Carlos Belardi à des journalistes devant le domicile de Mme Kirchner à Buenos Aires, précisant que la demande avait été formellement déposée dès mardi soir.”Son âge, 72 ans, sa qualité d’ex-présidente, le fait qu’elle ait une protection policière permanente” justifient une détention à domicile, a argumenté l’avocat. Et un bracelet électronique pour la surveiller du coup “n’aurait aucun sens”, a-t-il ajouté.En parallèle, un autre avocat de Mme Kirchner, Gregorio Dalbon, a annoncé sa présence à la Haye pour dénoncer devant la Cour pénale internationale (CPI) la “persécution politique” de sa cliente, principale opposante au président ultralibéral Javier Milei.”Cette condamnation est le fruit d’un processus vicié, visant d’emblée un objectif politique : bannir la femme qui a remporté le plus de victoires électorales depuis le retour de la démocratie”, a justifié M. Dalbon sur son compte X. “C’est un cas emblématique de détention sélective et de criminalisation”.Carlos Belardi a pour sa part indiqué que la Commission interaméricaine des droits de l’Homme serait également saisie du jugement contre Mme Kirchner. Une saisine pour laquelle il n’a pas donné d’échéance, mais sans effet suspensif sur la sentence, a-t-il précisé.Mardi, la Cour suprême a confirmé la condamnation de l’ex-présidente (2007-2015) à une peine de six ans de prison et d’inéligibilité à vie pour fraude pendant sa présidence, un jugement retentissant contre une figure dominante de la politique argentine depuis vingt ans.La Cour examinait son recours après une condamnation fin 2022 pour “fraude au préjudice de l’administration publique” durant sa présidence, un jugement confirmé en deuxième instance en 2024.Cristina Kirchner a un délai de cinq jours (ouvrables) pour se présenter au tribunal, qui dans cet intervalle doit statuer sur les modalités et le lieu de détention sur la base de la demande des avocats, a précisé Me Belardi.

Bateau pour Gaza: Rima Hassan et les autres militants français retenus en Israël vont être expulsés

Les quatre militants français pro-palestiniens encore retenus en Israël, dont l’eurodéputée  La France insoumise (LFI) Rima Hassan – qui a été brièvement placée à l’isolement selon une ONG – seront expulsés jeudi et vendredi, a annoncé la diplomatie française.”Merci à nos agents pour leur mobilisation admirable qui a permis cette issue rapide, en dépit du harcèlement et de la diffamation dont ils ont été l’objet”, a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, alors que LFI accuse les autorités françaises “d’inaction insupportable” depuis l’arraisonnement “illégal” lundi par Israël d’un voilier vers Gaza avec 12 militants pro-palestiniens à bord.Le retour en France de Rima Hassan et d’un autre ressortissant français est prévu jeudi soir à Roissy-Charles-De-Gaulle, aéroport où arriveront vendredi soir deux autres militants qui naviguaient sur le bateau, a appris l’AFP de source aéroportuaire. Mais la nouvelle a été accueillie avec prudence et méfiance par le mouvement de gauche radicale La France insoumise, qui a fait de la défense de la cause palestinienne un de ses combats principaux et dénonce un “génocide” à Gaza. “Il se dit que Rima Hassan et ses coéquipiers prisonniers seraient expulsés demain. (…) Pour l’instant Rima Hassan est à l’isolement pour avoir écrit +Free Palestine+ sur le mur de sa cellule. On l’a croira libérée quand on la verra à Paris. D’ici-là on se mobilise et on méprise ses geôliers et leurs complices ici”, a écrit sur X le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.Au total, 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, dont la Suédoise Greta Thunberg, étaient partis d’Italie le 1er juin à bord d’un voilier pour “briser le blocus israélien” de Gaza, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus de 20 mois d’une guerre déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur Israël.La marine israélienne a arraisonné le bateau lundi matin à environ 185 kilomètres à l’ouest de la côte de Gaza.Greta Thunberg a déjà été expulsée vers la Suède.- Passage à l’isolement – Parallèlement, l’ONG israélienne de défense des droits humains Adalah a indiqué mercredi que deux des militants pro-palestiniens arrêtés sur le voilier, dont Rima Hassan, avaient été placés à l’isolement.Contacté par l’AFP, le ministère des Affaires étrangères israélien n’a pas commenté ces informations. Sur son compte X, l’équipe de l’eurodéputée franco-palestinienne a indiqué qu’elle avait été placée en cellule d’isolement “après avoir écrit +Free Palestine+ sur les murs de sa cellule”. “Elle a entamé une grève de la faim en protestation”, a indiqué la même source. L’ONG Adalah a par la suite précisé que Rima Hassan avait été sortie de son isolement. Les militants de “la Flottille pour la liberté”, qui voulait notamment apporter un peu d’aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza, “sont rentrés illégalement en Israël” et “leur statut est un statut d’immigré illégal”, avait affirmé mercredi matin l’ambassadeur israélien à Paris Joshua Zarka.”Le but est de les mettre dans un avion vers la France le plus rapidement possible”, a-t-il encore dit.Jean-Luc Mélenchon, candidat putatif à la prochaine élection présidentielle, a demandé sa convocation par le Quai d’Orsay.Il en a également appelé à Emmanuel Macron, demandant au président d’intervenir pour la libération de Rima Hassan.Parallèlement, les trois dirigeants insoumis Mathilde Panot (cheffe de file des députés LFI), Manuel Bompard (coordinateur du mouvement) et Manon Aubry (co-présidente du groupe The Left au Parlement européen) ont envoyé un courrier pour réclamer “de toute urgence une audience auprès du Président de la République”. Interpellé par Mme Panot à l’Assemblée nationale, le Premier ministre François Bayrou a de son côté dénoncé “une instrumentalisation” de la situation à Gaza par LFI.”Et je crois, pour vous dire le fond de ce que je pense, que ceux qui ont lancé l’assaut du 7 octobre voulaient obtenir la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui”, a-t-il insisté, en faisant référence au Hamas.Deux des six Français qui avaient été arrêtés lundi ont déjà été expulsés. L’un d’entre eux, le médecin Baptiste André, a dénoncé lors de son arrivée mardi soir à Paris des “actes de maltraitance” de la part des services de l’immigration israéliens, notamment de la “privation de sommeil.  burs-leo/jmt/vk

Deux membres de BTS accueillis entre cris et larmes par leurs fans à leur départ de l’armée

Entre cris et larmes, plus d’un millier de fans ont accueilli mercredi matin en Corée du Sud Jimin et Jungkook, deux des membres du septuor vedette de la K-pop BTS, pour la fin de leur service militaire obligatoire.L’agence du boys band, HYBE, avait pourtant demandé à rester à l’écart de la zone où les deux artistes avaient été appelés sous les drapeaux, dans le comté de Yeoncheon adossé à la frontière lourdement armée avec la Corée du Nord.Maquillage, vêtements violets et tatouages évoquant leur groupe favori: des fans venus pour certains du Brésil ou d’Indonésie se sont rassemblés dès 03H00 (18H00 GMT mardi) pour espérer apercevoir Jimin et Jungkook à leur départ de la brigade d’artillerie de la 5e division d’infanterie sud-coréenne.Lorsque les deux hommes sont apparus, cris et larmes ont fusé et des fans se sont enlacés, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pour Wu Ruohan, 18 ans, une admiratrice chinoise de BTS, c’était un “rêve devenu réalité”.Lorsque les deux artistes en tenue de camouflage se sont adressés à l’assemblée, nombre de fans avaient le bras levé, téléphone à la main, pour conserver des images de l’événement.”Ca fait longtemps que je n’ai pas été face à une caméra et je suis un peu gêné parce que je ne me suis même pas maquillé”, a déclaré Jungkook.Jimin a dévoilé que les deux artistes étaient partis courir un peu plus tôt, à 05H00, pour tenter d’apparaître sous leur meilleur jour.Les icônes de la K-pop, qui ont passé 18 mois le long de la frontière intercoréenne, ont remercié la foule, se sont inclinés face aux médias et aux fans, avant d’embarquer dans un minivan.Six des sept membres de BTS ont maintenant terminé leur service militaire, rapprochant la formation d’un retour sur la scène musicale au complet. Seul SUGA se trouve encore dans l’armée, jusqu’au 21 juin.- “Renouveau” -L’agence de BTS, HYBE, et le boys band avaient demandé aux fans de ne pas se rendre au niveau des bases militaires où les membres effectuaient leur service militaire, pour des raisons de sécurité.Avant leur entrée à l’armée, BTS s’était même agenouillé lors d’un direct pour demander à ses admirateurs de ne pas approcher des casernes des membres.”Ce ne sont pas de vrais fans, les garçons se sont même agenouillés pour les supplier de ne pas venir”, a argué un internaute en partageant des images de la foule matinale, alors que la polémique enflait sur internet.D’après des experts, le septuor va probablement entamer une “période d’ajustement visuel” de quelques mois, le temps que les cheveux repoussent et que chacun retrouve son apparence d’icône de la K-pop.En attendant, les passionnés de mode ont tenté de trouver leur compte en scrutant les membres de BTS, notamment le poignet de V, sorti avec son partenaire RM mardi de l’armée, qui arborait une montre de la marque Cartier estimée à quelque 20 millions de wons (12.700 euros).A l’inverse, RM portait une montre Casio à un prix plus abordable, quand ni Jimin ni Jungkook n’en exhibaient mercredi.Le septuor célèbre vendredi son 12e anniversaire, un événement appelé “FESTA”. Des fans du monde entier se rendent en Corée du Sud pour l’occasion.Mercredi, des milliers de personnes se trouvaient aux abords du siège de HYBE dans le centre-ville de Séoul. Les fans entonnaient des chansons de BTS et criaient “Jimin, Jungkook”, sous les caméras des médias locaux, qui voient un “renouveau de l’industrie de la K-pop” dans le retour du septuor à la vie civile.