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Inde: un Boeing d’Air India s’écrase sur une zone résidentielle, au moins 265 morts

Un Boeing 787 d’Air India s’est écrasé jeudi à Ahmedabad dans le nord-ouest de l’Inde peu après son décollage à destination de Londres, faisant au moins 265 morts dont une vingtaine dans les bâtiments qu’il a percutés avant de s’embraser.Il n’y a qu’un survivant identifié parmi les 242 personnes qui se trouvaient à bord du Boeing 787-8 Dreamliner, fleuron du constructeur américainUn journaliste de l’AFP à Ahmedabad a vu les équipes de secours accompagnées de chiens qui fouillaient les débris fumants dans la nuit à la recherche de corps.Auparavant, les pompiers avaient dû éteindre l’épave en flammes après que le Boeing a percuté des bâtiments à l’heure du déjeuner, entre l’hôpital public de la ville et le quartier Ghoda Camp.Un responsable de la police locale, Kanan Desai, a déclaré à la presse que “265 corps ont été amenés à l’hôpital”, ce qui signifie que 24 personnes ont été tuées au sol quand l’appareil s’est écrasé sur un centre d’hébergement pour le personnel médical.Le département de la Santé de l’Etat du Gujarat, dont Ahmedabad est la plus grande ville, avait auparavant indiqué qu’un passager de l’avion avait survécu.”L’unique survivant a été admis à l’hôpital”, a confirmé dans un communiqué Air India, précisant que l’homme était “un citoyen britannique d’origine indienne”.- Siège 11A -Les médias indiens ont largement relayé que le rescapé occupait le siège 11A, après que des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un homme en t-shirt ensanglanté, boitant mais capable de marcher jusqu’à une ambulance.Il a présenté une carte d’embarquement au nom de Vishwash Kumar Ramesh, 40 ans. L’AFP n’a pu confirmer ces informations, mais la BBC s’est entretenue avec son cousin dans la ville de Leicester, Ajay Valgi, qui a rapporté que Ramesh avait contacté sa famille pour dire qu’il allait “bien”.L’agence de presse britannique Press Association a également interrogé son frère, Nayan Kumar Ramesh, 27 ans.”Il m’a dit: +Je n’ai aucune idée de la façon dont je suis sorti de cet avion+”, a-t-il assuré. Quelques heures auparavant, la police locale avait notamment fait état de 41 personnes hospitalisées.Selon l’aviation civile, le vol 171 d’Air India avait embarqué 230 passagers – 169 Indiens, 53 Britanniques, 7 Portugais et un Canadien – et douze membres d’équipage.- “Tragédie” -“Une moitié de l’appareil s’est écrasée sur une résidence où vivaient des médecins avec leurs familles”, a rapporté à l’AFP le Dr Krishna, qui est intervenu auprès des blessés. “Le nez de l’avion et la roue avant ont atterri sur la cantine où les étudiants déjeunaient”, a précisé le médecin qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.Il a ajouté avoir “vu environ 15 à 20 corps brûlés dans les débris de l’avion”.Un habitant, qui n’a pas voulu donner son nom et dont les bureaux sont situés à côté du lieu de l’accident, a pour sa part raconté à l’AFP avoir vu “des personnes sauter des deuxième et troisième étages”.L’appareil avait décollé à 13h39 locales (08h09 GMT) pour l’aéroport de Gatwick, au Royaume-Uni, selon la direction générale de l’aviation civile indienne.Il a presqu’aussitôt émis un appel de détresse avant de s’écraser, a indiqué la même source.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent l’avion qui peine à prendre de l’altitude juste après son décollage, semblant manquer de puissance, avant de descendre progressivement puis de heurter des immeubles et d’exploser en une boule de feu.”La tragédie d’Ahmedabad nous a tous abasourdis et attristés. Cela nous brise le cœur au-delà des mots”, a déclaré le Premier ministre indien Narendra Modi sur son compte X.Le président américain Donald Trump a déploré le “terrible” crash, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à fournir “immédiatement” toute aide qui serait nécessaire. Il a affirmé que “personne” n’avait “la moindre idée” des causes de l’accident.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a pour sa part exprimé ses “pensées” pour les “passagers et leurs familles”. Le roi Charles III, s’est dit “extrêmement choqué”.Un centre d’accueil pour les proches des victimes a été installé à l’aéroport Gatwick.Selon une source proche du dossier, ce crash est le premier d’un B-787 Dreamliner, un long-courrier entré en service en 2011. Le titre Boeing a perdu 5,02% à Wall Street après le crash.Les bureaux d’enquête britannique et américain ont annoncé qu’ils dépêchaient chacun des équipes pour soutenir leurs homologues indiens du Bureau d’enquêtes des accidents aéronautiques (AAIB), selon un communiqué gouvernemental.Le président d’Air India, Natarajan Chandrasekaran, a déclaré qu’une cellule d’urgence avait été mise en place pour soutenir les familles à la recherche d’informations. Le gouvernement du Gujarat a de son côté appelé les familles de victimes à fournir des échantillons d’ADN pour aider à identifier les corps.Le groupe Tata, propriétaire d’Air India, a indiqué prévoir 110 millions d’euros pour les proches des victimes, s’engageant par ailleurs à couvrir les frais médicaux des blessés.- “Corps calcinés” -Un témoin, Poonam Patni, a déclaré que trois immeubles avaient été endommagés.”Lorsque nous sommes arrivés sur place, il y avait des corps éparpillés et les pompiers tentaient d’éteindre le feu”, a-t-il rapporté, “beaucoup étaient calcinés”.  Une photo diffusée par la police indienne sur X montre l’empennage de l’appareil comme posé sur le toit d’un bâtiment.Des experts interrogés ont estimé qu’il était encore trop tôt pour déterminer les causes de l’accident.Pour Jason Knight, spécialiste de la mécanique des fluides à l’université de Portsmouth, le Dreamliner “peut voler avec un seul moteur, donc la cause la plus probable est une panne des deux moteurs, le plus probablement causée par des oiseaux”.Ahmedabad, la principale ville du Gujarat, frontalier du Pakistan, compte environ 8 millions d’habitants. Son aéroport international, le septième le plus fréquenté du pays, est situé au milieu d’un quartier résidentiel densément peuplé. Le trafic y a été suspendu après l’accident.Cette catastrophe aérienne intervient trois jours avant l’ouverture en France du salon du Bourget, le grand rassemblement bisannuel du secteur de l’aéronautique, près de Paris, où était attendu le nouveau patron du constructeur américain, Kelly Ortberg.La dernière catastrophe aérienne en Inde remonte à 2010. Un avion d’Air India en provenance de Dubaï s’était écrasé à l’atterrissage à Bangalore (sud), faisant 158 morts.En 1996, un avion de la Saudi Arabian Airlines était entré en collision en plein vol près de New Delhi avec un appareil de Kazakhstan Airlines, causant la mort de 349 personnes.

La tension monte entre les démocrates de Californie et le camp Trump

Un sénateur américain qui tentait jeudi d’interpeller une ministre de Donald Trump a été évacué de force et menotté, nouvel accès de tension entre les démocrates et l’administration sur sa politique anti-immigration, au coeur des récentes manifestations à Los Angeles.Cette ville à l’importante population hispanique est depuis des jours le théâtre de manifestations contre l’interpellation musclée d’étrangers en situation irrégulière, dans l’ensemble pacifiques mais également marquées des dégradations et des violences.Donald Trump a attribué jeudi le relatif retour au calme à Los Angeles depuis deux jours au déploiement d’environ 4.000 réservistes des Gardes nationaux et 700 Marines qu’il a ordonné. Mais le couvre-feu décrété par la maire démocrate de la ville a aussi pu y contribuer.La justice doit se pencher jeudi sur le recours du gouverneur de Californie Gavin Newsom contre l’envoi exceptionnel de militaires sans l’assentiment des autorités locales, qui dénoncent un virage autoritaire.Gavin Newsom “avait totalement perdu le contrôle de la situation. Il devrait me dire MERCI de lui avoir sauvé les fesses, au lieu d’essayer de justifier ses erreurs et son incompétence!!!”, a asséné le président jeudi.Figure centrale de l’opposition démocrate, M. Newsom, 57 ans, est considéré comme un possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028.- Sénateur à terre -Si le gouverneur de Californie a dénoncé “le fantasme fou d’un président dictatorial”,  c’est un autre démocrate de l’Etat qui s’est retrouvé sous les projecteurs jeudi.Le sénateur Alex Padilla a été évacué  manu militari pour avoir interrompu une conférence de presse à Los Angeles de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, selon un photographe de l’AFP.Dans une vidéo virale, on l’entend s’identifier et interpeller la ministre avant d’être forcé à terre et menotté par les agents.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé sur X que “le sénateur Padilla devrait avoir honte de son comportement puéril”. Le sénateur et la ministre ont ensuite échangé pendant un quart d’heure, d’après la porte-parole de cette dernière, Tricia McLaughlin.Mais le sort réservé au sénateur, poste particulièrement prestigieux aux Etats-Unis, a indigné les démocrates, leur chef de file au Sénat Chuck Schumer évoquant des “relents de totalitarisme”.Au Congrès, une dizaine de parlementaires  d’origine hispanique sont allés dans les bureaux du chef de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, pour lui demander de défendre leur collègue et “l’institution du Congrès, contre-pouvoir démocratique” .”Il y a une campagne d’intimidation pour essayer de réduire au silence l’opposition”, a affirmé l’élu démocrate Adriano Espaillat.- “Ils ont peur” -Dans la deuxième métropole du pays, la situation semblait revenue à un certain calme.”En général, tout est sous contrôle ici à Ground Zero”, a déclaré à l’AFP Lynn Sturgis, enseignante à la retraite de 66 ans, devant les bureaux du gouvernement fédéral, épicentre des manifestations dans le centre-ville.Les manifestations se sont étendues ces derniers jours à d’autres villes américaines, toujours dans des proportions limitées, comme à Las Vegas, Dallas, Austin, Chicago, Atlanta ou Boston.Les migrants “ont autant le droit que nous d’être ici, peu importe s’ils sont arrivés légalement ou illégalement”, a déclaré une manifestante prénommée Apples au Las Vegas Review Journal. “Cela me rend malade pour mon petit ami et sa famille. Ce sont des réfugiés cubains, ils ont peur d’aller faire les courses, d’aller travailler”.Au Mexique, d’où sont originaires nombre de sans-papiers présents au Etats-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué avoir dit à un haut responsable américain qu’elle n’était “pas d’accord sur le fait de recourir à des descentes de police pour arrêter des personnes qui travaillent honnêtement”.Donald Trump avait promis pendant sa campagne de s’en prendre aux “criminels venus de l’étranger”.Mais ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine ont largement dépassé ce cadre et visé en particulier les immigrés latino-américains, indispensables à certains secteurs d’activité.Sur le plan économique, il a admis devoir “faire quelque chose” rapidement pour préserver les nombreux travailleurs immigrés de l’agriculture et de l’hôtellerie.

La tension monte entre les démocrates de Californie et le camp Trump

Un sénateur américain qui tentait jeudi d’interpeller une ministre de Donald Trump a été évacué de force et menotté, nouvel accès de tension entre les démocrates et l’administration sur sa politique anti-immigration, au coeur des récentes manifestations à Los Angeles.Cette ville à l’importante population hispanique est depuis des jours le théâtre de manifestations contre l’interpellation musclée d’étrangers en situation irrégulière, dans l’ensemble pacifiques mais également marquées des dégradations et des violences.Donald Trump a attribué jeudi le relatif retour au calme à Los Angeles depuis deux jours au déploiement d’environ 4.000 réservistes des Gardes nationaux et 700 Marines qu’il a ordonné. Mais le couvre-feu décrété par la maire démocrate de la ville a aussi pu y contribuer.La justice doit se pencher jeudi sur le recours du gouverneur de Californie Gavin Newsom contre l’envoi exceptionnel de militaires sans l’assentiment des autorités locales, qui dénoncent un virage autoritaire.Gavin Newsom “avait totalement perdu le contrôle de la situation. Il devrait me dire MERCI de lui avoir sauvé les fesses, au lieu d’essayer de justifier ses erreurs et son incompétence!!!”, a asséné le président jeudi.Figure centrale de l’opposition démocrate, M. Newsom, 57 ans, est considéré comme un possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028.- Sénateur à terre -Si le gouverneur de Californie a dénoncé “le fantasme fou d’un président dictatorial”,  c’est un autre démocrate de l’Etat qui s’est retrouvé sous les projecteurs jeudi.Le sénateur Alex Padilla a été évacué  manu militari pour avoir interrompu une conférence de presse à Los Angeles de la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem, selon un photographe de l’AFP.Dans une vidéo virale, on l’entend s’identifier et interpeller la ministre avant d’être forcé à terre et menotté par les agents.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé sur X que “le sénateur Padilla devrait avoir honte de son comportement puéril”. Le sénateur et la ministre ont ensuite échangé pendant un quart d’heure, d’après la porte-parole de cette dernière, Tricia McLaughlin.Mais le sort réservé au sénateur, poste particulièrement prestigieux aux Etats-Unis, a indigné les démocrates, leur chef de file au Sénat Chuck Schumer évoquant des “relents de totalitarisme”.Au Congrès, une dizaine de parlementaires  d’origine hispanique sont allés dans les bureaux du chef de la Chambre des représentants, le républicain Mike Johnson, pour lui demander de défendre leur collègue et “l’institution du Congrès, contre-pouvoir démocratique” .”Il y a une campagne d’intimidation pour essayer de réduire au silence l’opposition”, a affirmé l’élu démocrate Adriano Espaillat.- “Ils ont peur” -Dans la deuxième métropole du pays, la situation semblait revenue à un certain calme.”En général, tout est sous contrôle ici à Ground Zero”, a déclaré à l’AFP Lynn Sturgis, enseignante à la retraite de 66 ans, devant les bureaux du gouvernement fédéral, épicentre des manifestations dans le centre-ville.Les manifestations se sont étendues ces derniers jours à d’autres villes américaines, toujours dans des proportions limitées, comme à Las Vegas, Dallas, Austin, Chicago, Atlanta ou Boston.Les migrants “ont autant le droit que nous d’être ici, peu importe s’ils sont arrivés légalement ou illégalement”, a déclaré une manifestante prénommée Apples au Las Vegas Review Journal. “Cela me rend malade pour mon petit ami et sa famille. Ce sont des réfugiés cubains, ils ont peur d’aller faire les courses, d’aller travailler”.Au Mexique, d’où sont originaires nombre de sans-papiers présents au Etats-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué avoir dit à un haut responsable américain qu’elle n’était “pas d’accord sur le fait de recourir à des descentes de police pour arrêter des personnes qui travaillent honnêtement”.Donald Trump avait promis pendant sa campagne de s’en prendre aux “criminels venus de l’étranger”.Mais ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine ont largement dépassé ce cadre et visé en particulier les immigrés latino-américains, indispensables à certains secteurs d’activité.Sur le plan économique, il a admis devoir “faire quelque chose” rapidement pour préserver les nombreux travailleurs immigrés de l’agriculture et de l’hôtellerie.

La tension monte entre les démocrates de Californie et le camp Trump

Un sénateur américain qui tentait jeudi d’interpeller une ministre de Donald Trump a été évacué de force et menotté, nouvel accès de tension entre les démocrates et l’administration sur sa politique anti-immigration, au coeur des récentes manifestations à Los Angeles.Cette ville à l’importante population hispanique est depuis des jours le théâtre de manifestations contre l’interpellation …

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Bolivie: cinq morts dans les heurts entre police et partisans d’Evo Morales

Les heurts entre forces de l’ordre et partisans de l’ex-président bolivien Evo Morales, qui bloquent depuis onze jours des routes du pays pour réclamer la démission du président Luis Arce, ont fait au moins cinq morts, dont quatre policiers, a annoncé jeudi le gouvernement.Les soutiens de l’ancien chef d’État rendent le président Arce responsable de la crise économique dans le pays et l’accusent d’avoir écarté leur leader de la présidentielle du 17 août.Mercredi, de violents affrontements ont éclaté dans la ville minière de Llallagua, dans la région de Potosi, au sud-ouest de la Bolivie, où la police s’était rendue pour tenter de lever, sans succès, un blocage.Le gouvernement avait initialement annoncé la mort de trois policiers par arme à feu. Jeudi, le ministre de la Justice, César Siles, a indiqué que le bilan s’élevait désormais à quatre membres des forces de l’ordre tués.- Explosifs -L’un des policiers, un lieutenant, “a été enlevé” puis tué par un engin explosif introduit dans son corps avant qu’il n’explose, a annoncé le vice-ministre de l’Intérieur, Jhonny Aguilera. Le ministre de l’Intérieur, Roberto Rios, a précisé que le bilan incluait un manifestant décédé, selon un rapport préliminaire, alors qu’il manipulait un engin explosif non loin de la ville de Cochabamba, dans le centre du pays.  Au total, 54 blessés parmi la police, les manifestants et des habitants excédés qui ont tenté mardi de débloquer la route à Llallagua, ont été rencensés, a indiqué le ministère de la Santé. Nelson Cox, avocat d’Evo Morales, a assuré à l’AFP qu’il y avait eu “trois morts” parmi les manifestants. Il a également fait état de 15 manifestants blessés et plus de 30 détenus.”L’armée va entrer à Llallagua, car ce que nous voulons c’est garantir un état de calme et de paix”, a assuré le vice-ministre Aguilera. “Des niveaux de violence inacceptables ont été atteints”, a dénoncé M. Rios. Les blocages routiers se poursuivent depuis le 2 juin dans le pays bien qu’ils tendent à se réduire. Selon l’autorité nationale des routes, il y avait jeudi 19 points de blocage dans le pays, contre 21 mercredi et 29 mardi.Pour le gouvernement, ces barrages visent à empêcher le scrutin présidentiel et forcer une candidature de M. Morales, qui a gouverné à trois reprises entre 2006 et 2019 et que la justice a déclaré inéligible pour avoir dépassé le nombre autorisé de réélections.Le parquet a ouvert lundi une enquête contre Evo Morales pour “terrorisme”, “incitation à commettre des délits” et “atteinte à la sécurité des services publics” entre autres infractions pénales, après une plainte du gouvernement l’accusant d’encourager les protestations.L’ex-président vit retranché sous la protection de ses partisans dans son fief du centre du pays, dont il n’a pas pu sortir depuis octobre dernier, étant visé par un mandat d’arrêt pour une affaire de traite de mineure qu’il nie.

Bolivie: cinq morts dans les heurts entre police et partisans d’Evo Morales

Les heurts entre forces de l’ordre et partisans de l’ex-président bolivien Evo Morales, qui bloquent depuis onze jours des routes du pays pour réclamer la démission du président Luis Arce, ont fait au moins cinq morts, dont quatre policiers, a annoncé jeudi le gouvernement.Les soutiens de l’ancien chef d’État rendent le président Arce responsable de …

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Nucléaire: Trump veut croire en une solution diplomatique avec l’Iran

Donald Trump a assuré jeudi rester pleinement “engagé” en faveur d’une solution diplomatique sur le nucléaire iranien, au moment où la tension monte au Moyen-Orient par crainte d’une possible attaque israélienne imminente.Dans le même temps, l’Iran s’est dit déterminé à augmenter de manière “significative” sa production d’uranium enrichi, annonçant la prochaine construction d’un nouveau site d’enrichissement.Téhéran réagit ainsi à l’adoption jeudi par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’une résolution le condamnant pour “non-respect” de ses obligations en matière nucléaire.”Tout mon gouvernement a reçu pour instruction de négocier avec l’Iran. Ils pourraient être un grand pays, mais d’abord ils doivent complètement abandonner l’espoir d’avoir l’arme nucléaire”, a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, en disant rester “engagé à régler de manière diplomatique la question du nucléaire iranien”.Auparavant, il a reconnu qu’une frappe israélienne contre l’Iran “pourrait très bien se produire”, et indiqué que le risque d’un “conflit massif” au Moyen-Orient avait conduit les Etats-Unis à réduire leur personnel diplomatique dans la région, en Irak notamment.Malgré tout, “nous sommes assez proches d’un bon accord” sur le nucléaire iranien.Interrogé sur ses discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Trump a répondu: “Je ne veux pas qu’ils interviennent, parce que je pense que cela ferait tout capoter”.Selon des médias américains, dont le New York Times et NBC News, Israël semble préparer une attaque imminente contre l’Iran.”J’aimerais éviter le conflit. L’Iran va devoir négocier un peu plus durement, c’est-à-dire qu’il va devoir nous donner certaines choses qu’il n’est pas prêt à nous donner pour l’instant”, a encore affirmé Donald Trump.Un sixième cycle de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis est prévu dimanche à Mascate sous médiation omanaise.- Escalade -Les Occidentaux et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que Téhéran dément.Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations.”Si les pourparlers échouent, le risque d’une escalade militaire devient beaucoup plus immédiat”, estime Hamidreza Azizi, chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité.L’enrichissement de l’uranium est la principale pierre d’achoppement dans ces discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des lourdes sanctions imposées à l’Iran.Washington exige que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, y voyant un droit “non négociable”.Selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, la résolution de l’AIEA “ajoute à la complexité des discussions” avec Washington.L’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium au niveau de 60%, selon l’AIEA, proche du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique.Jeudi, les Affaires étrangères iraniennes et l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) ont annoncé que “les ordres nécessaires” avaient été donnés “pour lancer un nouveau centre d’enrichissement dans un endroit sécurisé”. Le chef de l’OIEA, Mohammad Eslami, a jugé “illégale” la résolution de l’AIEA, et souligné que son pays avait respecté ses engagements.Il a reconnu que l’Iran s’était affranchi de certaines obligations fixées par l’accord de 2015, après le retrait unilatéral américain en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump.Israël a aussitôt appelé la communauté internationale à “une réponse décisive” contre l’Iran, dont les actes constituent selon lui “une menace imminente pour la sécurité et la stabilité” internationales.Israël a maintes fois menacé d’attaquer les sites nucléaires iraniens.L’Iran a averti qu’il répondrait à toute frappe israélienne en ciblant les “installations nucléaires secrètes” d’Israël.En octobre, l’Iran a lancé des centaines de missiles contre Israël, qui avait riposté.- “Retarder une confrontation” -L’Union européenne a appelé l’Iran à “éviter toute mesure qui contribuerait à une escalade”.La France a dénoncé “la poursuite assumée de l’escalade nucléaire de l’Iran” et l’Allemagne a appelé Téhéran à renoncer “de manière crédible” à tout projet d’armement nucléaire.”Bien qu’il soit possible que la démonstration de force des Etats-Unis et d’Israël soit destinée à créer une pression menant à une percée diplomatique, les enjeux sont très élevés et les deux parties semblent camper sur leurs positions”, a souligné Hamidreza Azizi.”Sans progrès sur les demandes essentielles, la diplomatie pourrait seulement retarder, et non prévenir, une confrontation”, a-t-il ajouté.

Nucléaire: Trump veut croire en une solution diplomatique avec l’Iran

Donald Trump a assuré jeudi rester pleinement “engagé” en faveur d’une solution diplomatique sur le nucléaire iranien, au moment où la tension monte au Moyen-Orient par crainte d’une possible attaque israélienne imminente.Dans le même temps, l’Iran s’est dit déterminé à augmenter de manière “significative” sa production d’uranium enrichi, annonçant la prochaine construction d’un nouveau site d’enrichissement.Téhéran réagit ainsi à l’adoption jeudi par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’une résolution le condamnant pour “non-respect” de ses obligations en matière nucléaire.”Tout mon gouvernement a reçu pour instruction de négocier avec l’Iran. Ils pourraient être un grand pays, mais d’abord ils doivent complètement abandonner l’espoir d’avoir l’arme nucléaire”, a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social, en disant rester “engagé à régler de manière diplomatique la question du nucléaire iranien”.Auparavant, il a reconnu qu’une frappe israélienne contre l’Iran “pourrait très bien se produire”, et indiqué que le risque d’un “conflit massif” au Moyen-Orient avait conduit les Etats-Unis à réduire leur personnel diplomatique dans la région, en Irak notamment.Malgré tout, “nous sommes assez proches d’un bon accord” sur le nucléaire iranien.Interrogé sur ses discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Trump a répondu: “Je ne veux pas qu’ils interviennent, parce que je pense que cela ferait tout capoter”.Selon des médias américains, dont le New York Times et NBC News, Israël semble préparer une attaque imminente contre l’Iran.”J’aimerais éviter le conflit. L’Iran va devoir négocier un peu plus durement, c’est-à-dire qu’il va devoir nous donner certaines choses qu’il n’est pas prêt à nous donner pour l’instant”, a encore affirmé Donald Trump.Un sixième cycle de négociations entre l’Iran et les Etats-Unis est prévu dimanche à Mascate sous médiation omanaise.- Escalade -Les Occidentaux et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que Téhéran dément.Téhéran avait menacé mercredi de frapper les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit après un éventuel échec des négociations.”Si les pourparlers échouent, le risque d’une escalade militaire devient beaucoup plus immédiat”, estime Hamidreza Azizi, chercheur à l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité.L’enrichissement de l’uranium est la principale pierre d’achoppement dans ces discussions visant à encadrer le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des lourdes sanctions imposées à l’Iran.Washington exige que l’Iran y renonce totalement, ce que Téhéran refuse, y voyant un droit “non négociable”.Selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, la résolution de l’AIEA “ajoute à la complexité des discussions” avec Washington.L’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium au niveau de 60%, selon l’AIEA, proche du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique.Jeudi, les Affaires étrangères iraniennes et l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA) ont annoncé que “les ordres nécessaires” avaient été donnés “pour lancer un nouveau centre d’enrichissement dans un endroit sécurisé”. Le chef de l’OIEA, Mohammad Eslami, a jugé “illégale” la résolution de l’AIEA, et souligné que son pays avait respecté ses engagements.Il a reconnu que l’Iran s’était affranchi de certaines obligations fixées par l’accord de 2015, après le retrait unilatéral américain en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump.Israël a aussitôt appelé la communauté internationale à “une réponse décisive” contre l’Iran, dont les actes constituent selon lui “une menace imminente pour la sécurité et la stabilité” internationales.Israël a maintes fois menacé d’attaquer les sites nucléaires iraniens.L’Iran a averti qu’il répondrait à toute frappe israélienne en ciblant les “installations nucléaires secrètes” d’Israël.En octobre, l’Iran a lancé des centaines de missiles contre Israël, qui avait riposté.- “Retarder une confrontation” -L’Union européenne a appelé l’Iran à “éviter toute mesure qui contribuerait à une escalade”.La France a dénoncé “la poursuite assumée de l’escalade nucléaire de l’Iran” et l’Allemagne a appelé Téhéran à renoncer “de manière crédible” à tout projet d’armement nucléaire.”Bien qu’il soit possible que la démonstration de force des Etats-Unis et d’Israël soit destinée à créer une pression menant à une percée diplomatique, les enjeux sont très élevés et les deux parties semblent camper sur leurs positions”, a souligné Hamidreza Azizi.”Sans progrès sur les demandes essentielles, la diplomatie pourrait seulement retarder, et non prévenir, une confrontation”, a-t-il ajouté.

Nucléaire: Trump veut croire en une solution diplomatique avec l’Iran

Donald Trump a assuré jeudi rester pleinement “engagé” en faveur d’une solution diplomatique sur le nucléaire iranien, au moment où la tension monte au Moyen-Orient par crainte d’une possible attaque israélienne imminente.Dans le même temps, l’Iran s’est dit déterminé à augmenter de manière “significative” sa production d’uranium enrichi, annonçant la prochaine construction d’un nouveau site …

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