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Aux Etats-Unis, Donald Trump parade, ses opposants manifestent
Cinq mois après son retour au pouvoir, Donald Trump s’offre une rare parade militaire à Washington samedi, le jour même de ses 79 ans, quand ses opposants sont appelés à manifester en nombre à travers le pays contre son début de mandat “autoritariste”.La journée de samedi pourrait en dire long sur les divisions qui fracturent l’Amérique d’aujourd’hui.Dans les rues de la capitale américaine, dont le coeur monumental, Maison Blanche en tête, se barricade de kilomètres de hautes clôtures de sécurité, une démonstration de force et de faste comme Donald Trump les affectionne et dont il rêvait depuis des années. En prime, le jour de son anniversaire.A New York, Los Angeles, Chicago et à travers les 50 Etats du pays en parallèle, une journée de mobilisation nationale baptisée “No Kings”, pour protester contre son “autoritarisme” et “la militarisation de notre démocratie”, avec près de 2.000 rassemblements identifiés.A Washington, sous la vigie de son obélisque, c’est le long de monuments emblématiques, du Lincoln Memorial à la Maison Blanche, que défileront à partir de 18h30 (22h30 GMT) près de 7.000 soldats, certains à cheval, beaucoup en uniformes de différentes guerres, et quelque 150 véhicules militaires, survolés par une cinquantaine d’avions. Des parachutistes doivent eux remettre un drapeau américain à Donald Trump, le commandant en chef.- “Célébrer pour changer” -Un étalage de force inhabituel aux Etats-Unis – le dernier défilé militaire d’envergure y remonte à plus de 30 ans, en 1991, après la Guerre du Golfe -, particulièrement significatif au début d’un mandat où le milliardaire new-yorkais repousse au maximum les limites du pouvoir présidentiel.”Une affreuse idée”, déplore Scott Konopasek, qui a servi 15 ans dans l’armée américaine.”Nous allons célébrer notre pays pour changer”, plastronne Donald Trump.Même la météo, qui risque d’être orageuse, ne le préoccupe pas: “Ca n’a pas d’importance, ça ne dérange pas du tout les chars, ça ne dérange pas les soldats, ils ont l’habitude, ils sont costauds”.”Les conditions météo sont étroitement surveillées mais rien ne change à ce stade”, a indiqué l’armée vendredi.”Qui n’aime pas une grande fête d’anniversaire pour ses 250 ans ?”, lance à l’AFP le colonel Kamil Sztalkoper, en référence à l’anniversaire de l’armée de terre américaine célébré samedi, en anticipant un “accueil très chaleureux”.Si des centaines de milliers de spectateurs sont attendus à la parade militaire, au budget chiffré à 45 millions de dollars, le mouvement de constatation “No Kings” ambitionne d’être “le plus important depuis le retour au pouvoir de Donald Trump”.Le mot d’ordre avait été lancé avant que les manifestations contre les arrestations brutales d’immigrés naissent à Los Angeles et essaiment à travers le pays ces derniers jours. Celles-ci pourraient faire grossir les rangs samedi.- Trump en uniforme russe -Dans la mégapole californienne, les organisateurs espèrent rassembler plus de 25.000 personnes et prévoient de hisser dans les airs un ballon géant représentant Donald Trump habillé d’un uniforme militaire russe pour protester “contre ses méthodes paramilitaires et ses tendances dictatoriales”.A New York, une “parade revisitée” devant la Trump Tower, à Manhattan, en appelle à une “armée de l’activisme créatif”.De Philadelphie à Phoenix, des rassemblements sont prévus dans des centaines d’autres villes de toute taille.Aux manifestants, Donald Trump a promis de répondre “avec une très grande force”, en les qualifiant de “gens qui détestent notre pays”. “Le président est bien sûr favorable aux manifestations pacifiques”, a précisé la Maison Blanche.En première ligne de l’opposition au président républicain depuis que ce dernier a décidé de mobiliser des milliers de militaires à Los Angeles, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom a appelé les Américains à “résister” et à “ne pas s’incliner”, dans un discours offensif en début de semaine.De la parade militaire, “c’est le genre de choses que vous voyez avec Kim Jong Un, avec Poutine, avec des dictateurs du monde entier”, se désole-t-il. “L’honorer le jour de son anniversaire ? C’est mortifiant”.L’idée trottait de longue date dans la tête de Donald Trump, inspiré par le défilé parisien du 14 Juillet sur les Champs-Elysées auquel il avait assisté en 2017.
Aux Etats-Unis, Donald Trump parade, ses opposants manifestent
Cinq mois après son retour au pouvoir, Donald Trump s’offre une rare parade militaire à Washington samedi, le jour même de ses 79 ans, quand ses opposants sont appelés à manifester en nombre à travers le pays contre son début de mandat “autoritariste”.La journée de samedi pourrait en dire long sur les divisions qui fracturent l’Amérique d’aujourd’hui.Dans les rues de la capitale américaine, dont le coeur monumental, Maison Blanche en tête, se barricade de kilomètres de hautes clôtures de sécurité, une démonstration de force et de faste comme Donald Trump les affectionne et dont il rêvait depuis des années. En prime, le jour de son anniversaire.A New York, Los Angeles, Chicago et à travers les 50 Etats du pays en parallèle, une journée de mobilisation nationale baptisée “No Kings”, pour protester contre son “autoritarisme” et “la militarisation de notre démocratie”, avec près de 2.000 rassemblements identifiés.A Washington, sous la vigie de son obélisque, c’est le long de monuments emblématiques, du Lincoln Memorial à la Maison Blanche, que défileront à partir de 18h30 (22h30 GMT) près de 7.000 soldats, certains à cheval, beaucoup en uniformes de différentes guerres, et quelque 150 véhicules militaires, survolés par une cinquantaine d’avions. Des parachutistes doivent eux remettre un drapeau américain à Donald Trump, le commandant en chef.- “Célébrer pour changer” -Un étalage de force inhabituel aux Etats-Unis – le dernier défilé militaire d’envergure y remonte à plus de 30 ans, en 1991, après la Guerre du Golfe -, particulièrement significatif au début d’un mandat où le milliardaire new-yorkais repousse au maximum les limites du pouvoir présidentiel.”Une affreuse idée”, déplore Scott Konopasek, qui a servi 15 ans dans l’armée américaine.”Nous allons célébrer notre pays pour changer”, plastronne Donald Trump.Même la météo, qui risque d’être orageuse, ne le préoccupe pas: “Ca n’a pas d’importance, ça ne dérange pas du tout les chars, ça ne dérange pas les soldats, ils ont l’habitude, ils sont costauds”.”Les conditions météo sont étroitement surveillées mais rien ne change à ce stade”, a indiqué l’armée vendredi.”Qui n’aime pas une grande fête d’anniversaire pour ses 250 ans ?”, lance à l’AFP le colonel Kamil Sztalkoper, en référence à l’anniversaire de l’armée de terre américaine célébré samedi, en anticipant un “accueil très chaleureux”.Si des centaines de milliers de spectateurs sont attendus à la parade militaire, au budget chiffré à 45 millions de dollars, le mouvement de constatation “No Kings” ambitionne d’être “le plus important depuis le retour au pouvoir de Donald Trump”.Le mot d’ordre avait été lancé avant que les manifestations contre les arrestations brutales d’immigrés naissent à Los Angeles et essaiment à travers le pays ces derniers jours. Celles-ci pourraient faire grossir les rangs samedi.- Trump en uniforme russe -Dans la mégapole californienne, les organisateurs espèrent rassembler plus de 25.000 personnes et prévoient de hisser dans les airs un ballon géant représentant Donald Trump habillé d’un uniforme militaire russe pour protester “contre ses méthodes paramilitaires et ses tendances dictatoriales”.A New York, une “parade revisitée” devant la Trump Tower, à Manhattan, en appelle à une “armée de l’activisme créatif”.De Philadelphie à Phoenix, des rassemblements sont prévus dans des centaines d’autres villes de toute taille.Aux manifestants, Donald Trump a promis de répondre “avec une très grande force”, en les qualifiant de “gens qui détestent notre pays”. “Le président est bien sûr favorable aux manifestations pacifiques”, a précisé la Maison Blanche.En première ligne de l’opposition au président républicain depuis que ce dernier a décidé de mobiliser des milliers de militaires à Los Angeles, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom a appelé les Américains à “résister” et à “ne pas s’incliner”, dans un discours offensif en début de semaine.De la parade militaire, “c’est le genre de choses que vous voyez avec Kim Jong Un, avec Poutine, avec des dictateurs du monde entier”, se désole-t-il. “L’honorer le jour de son anniversaire ? C’est mortifiant”.L’idée trottait de longue date dans la tête de Donald Trump, inspiré par le défilé parisien du 14 Juillet sur les Champs-Elysées auquel il avait assisté en 2017.
Les Marines se déploient dans les rues de Los Angeles
Des Marines armés dépêchés par Donald Trump à Los Angeles ont commencé leurs opérations sur le terrain vendredi, à la veille d’une journée de manifestations à travers les Etats-Unis pour protester contre la politique du président républicain, jugée de plus en plus autoritaire par ses opposants.En treillis, fusil semi-automatique à la main, les membres de ces troupes d’élite d’ordinaire déployées à l’étranger ont pris position autour d’un immeuble fédéral qui héberge notamment le FBI.Les passants sont abasourdis car aucune manifestation ne s’est déroulée dans le quartier de Westwood, dans l’ouest de Los Angeles. “L’argent des contribuables pourrait servir à autre chose”, lance RonNell Weaver à l’AFP. “Est-ce vraiment nécessaire?”Ces unités font partie d’un groupe d’environ 700 Marines qui doivent rejoindre 4.000 réservistes de la Garde nationale dont le déploiement a été ordonné dans la deuxième ville des Etats-Unis par Donald Trump, contre l’avis des autorités démocrates locales.Ils sont chargés de protéger les bâtiment fédéraux. La police locale doit elle gérer les manifestations de protestation contre les raids anti-migrants de la police de l’immigration (ICE) survenus ces derniers jours dans la mégapole, où vit une importante population hispanique.Des Marines ont participé vendredi à l’interpellation près d’un immeuble d’une personne, selon une image prise par un photographe de l’AFP, sans qu’il soit immédiatement possible d’en connaître le motif.Le calme règne par ailleurs dans la ville, où aucune manifestation d’ampleur n’a été rapportée.Face au déploiement des militaires, le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, a dénoncé le “fantasme fou d’un président dictatorial” et saisi la justice.En première instance, un juge fédéral a estimé illégal jeudi l’ordre donné par le président de déployer la Garde nationale avant qu’un juge d’appel n’accorde un répit à Donald Trump, en lui laissant provisoirement le contrôle des soldats.Ce bras de fer judiciaire survient au moment où les opposants à l’administration Trump se réuniront samedi dans tout le pays sous le slogan “No Kings” (“Pas de rois”). Des manifestations sont prévues sur 2.000 sites, dont un défilé à Los Angeles où selon les organisateurs sera déployé “un ballon de six mètres à l’effigie d’un Donald Trump portant des couches”. – Grande parade militaire -Le même jour, qui est aussi celui de son 79e anniversaire, le président américain présidera à Washington une grande parade militaire destinée à célébrer les 250 ans de l’armée.”Si je n’avais pas envoyé les militaires à Los Angeles, la ville serait en train de brûler complètement en ce moment”, a réaffirmé vendredi le milliardaire républicain, qui a exagéré de manière répétée l’échelle de la violence dans la ville.Figure centrale de l’opposition démocrate, M. Newsom, 57 ans, est considéré comme un possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028.Les tensions à Los Angeles ont éclaté le 6 juin quand des manifestants ont commencé à protester contre des raids musclés menés contre des sans-papiers.”Pourquoi je suis ici? Pour les gens qui ont été arrêtés, ceux qui n’ont pas de voix”, a confié jeudi à l’AFP Jasmine, qui n’a pas donné son nom de famille.Largement pacifiques, les manifestations ont été marquées par des violences parfois spectaculaires, avec des voitures brûlées, des commerces pillés, des jets de feux d’artifices et une grande voie rapide bloquée.Les rassemblements se sont étendus ces derniers jours à d’autres villes américaines, dans des proportions limitées, comme à Las Vegas, Dallas, Austin, Chicago, Atlanta ou Boston.Les tensions sont montées d’un cran jeudi quand le sénateur démocrate de Californie Alex Padilla a été extirpé sans ménagement, menottes aux poignets, d’une conférence de presse donnée par la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.Donald Trump a promis pendant sa campagne de s’en prendre aux “criminels venus de l’étranger”. Mais ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine ont largement dépassé ce cadre et visé en particulier les immigrés latino-américains, indispensables à certains secteurs d’activité. Sur le plan économique, il a admis devoir “faire quelque chose” rapidement pour préserver les nombreux travailleurs immigrés qui font dans une large part tourner l’agriculture et l’hôtellerie.Au Mexique, d’où sont originaires nombre de sans-papiers présents au Etats-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué avoir dit à un haut responsable américain qu’elle n’était “pas d’accord sur le fait de recourir à des descentes de police pour arrêter des personnes qui travaillent honnêtement”.
Les Marines se déploient dans les rues de Los Angeles
Des Marines armés dépêchés par Donald Trump à Los Angeles ont commencé leurs opérations sur le terrain vendredi, à la veille d’une journée de manifestations à travers les Etats-Unis pour protester contre la politique du président républicain, jugée de plus en plus autoritaire par ses opposants.En treillis, fusil semi-automatique à la main, les membres de ces troupes d’élite d’ordinaire déployées à l’étranger ont pris position autour d’un immeuble fédéral qui héberge notamment le FBI.Les passants sont abasourdis car aucune manifestation ne s’est déroulée dans le quartier de Westwood, dans l’ouest de Los Angeles. “L’argent des contribuables pourrait servir à autre chose”, lance RonNell Weaver à l’AFP. “Est-ce vraiment nécessaire?”Ces unités font partie d’un groupe d’environ 700 Marines qui doivent rejoindre 4.000 réservistes de la Garde nationale dont le déploiement a été ordonné dans la deuxième ville des Etats-Unis par Donald Trump, contre l’avis des autorités démocrates locales.Ils sont chargés de protéger les bâtiment fédéraux. La police locale doit elle gérer les manifestations de protestation contre les raids anti-migrants de la police de l’immigration (ICE) survenus ces derniers jours dans la mégapole, où vit une importante population hispanique.Des Marines ont participé vendredi à l’interpellation près d’un immeuble d’une personne, selon une image prise par un photographe de l’AFP, sans qu’il soit immédiatement possible d’en connaître le motif.Le calme règne par ailleurs dans la ville, où aucune manifestation d’ampleur n’a été rapportée.Face au déploiement des militaires, le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom, a dénoncé le “fantasme fou d’un président dictatorial” et saisi la justice.En première instance, un juge fédéral a estimé illégal jeudi l’ordre donné par le président de déployer la Garde nationale avant qu’un juge d’appel n’accorde un répit à Donald Trump, en lui laissant provisoirement le contrôle des soldats.Ce bras de fer judiciaire survient au moment où les opposants à l’administration Trump se réuniront samedi dans tout le pays sous le slogan “No Kings” (“Pas de rois”). Des manifestations sont prévues sur 2.000 sites, dont un défilé à Los Angeles où selon les organisateurs sera déployé “un ballon de six mètres à l’effigie d’un Donald Trump portant des couches”. – Grande parade militaire -Le même jour, qui est aussi celui de son 79e anniversaire, le président américain présidera à Washington une grande parade militaire destinée à célébrer les 250 ans de l’armée.”Si je n’avais pas envoyé les militaires à Los Angeles, la ville serait en train de brûler complètement en ce moment”, a réaffirmé vendredi le milliardaire républicain, qui a exagéré de manière répétée l’échelle de la violence dans la ville.Figure centrale de l’opposition démocrate, M. Newsom, 57 ans, est considéré comme un possible candidat démocrate à la présidentielle de 2028.Les tensions à Los Angeles ont éclaté le 6 juin quand des manifestants ont commencé à protester contre des raids musclés menés contre des sans-papiers.”Pourquoi je suis ici? Pour les gens qui ont été arrêtés, ceux qui n’ont pas de voix”, a confié jeudi à l’AFP Jasmine, qui n’a pas donné son nom de famille.Largement pacifiques, les manifestations ont été marquées par des violences parfois spectaculaires, avec des voitures brûlées, des commerces pillés, des jets de feux d’artifices et une grande voie rapide bloquée.Les rassemblements se sont étendus ces derniers jours à d’autres villes américaines, dans des proportions limitées, comme à Las Vegas, Dallas, Austin, Chicago, Atlanta ou Boston.Les tensions sont montées d’un cran jeudi quand le sénateur démocrate de Californie Alex Padilla a été extirpé sans ménagement, menottes aux poignets, d’une conférence de presse donnée par la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem.Donald Trump a promis pendant sa campagne de s’en prendre aux “criminels venus de l’étranger”. Mais ses efforts pour lutter contre l’immigration clandestine ont largement dépassé ce cadre et visé en particulier les immigrés latino-américains, indispensables à certains secteurs d’activité. Sur le plan économique, il a admis devoir “faire quelque chose” rapidement pour préserver les nombreux travailleurs immigrés qui font dans une large part tourner l’agriculture et l’hôtellerie.Au Mexique, d’où sont originaires nombre de sans-papiers présents au Etats-Unis, la présidente Claudia Sheinbaum a expliqué avoir dit à un haut responsable américain qu’elle n’était “pas d’accord sur le fait de recourir à des descentes de police pour arrêter des personnes qui travaillent honnêtement”.



