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Colombie: une femme arrêtée en lien avec la tentative d’homicide du candidat Uribe
Une femme soupçonnée d’être impliquée dans la tentative d’homicide du candidat d’opposition à la présidentielle en Colombie Miguel Uribe a été arrêtée samedi dans le sud du pays, a indiqué la police. Elle a été capturée dans la région amazonienne du Caquetá et devait être transférée à Bogota “dans les prochaines heures”, a précisé à l’AFP une source policière, sans fournir plus de détails sur son implication. Le sénateur conservateur de 39 ans a été atteint de trois balles, dont deux dans la tête, le 8 juin lors d’un rassemblement avec ses partisans à Bogota. Opéré en urgence, il reste en soins intensifs dans une clinique de la capitale dans un état critique.Le tireur présumé, un garçon de 15 ans qui nie les accusations, et un homme soupçonné d’avoir participé à l’organisation logistique de l’attaque ont déjà été inculpés pour tentative d’homicide.L’adolescent, étroitement surveillé dans un lieu sécurisé appartenant au parquet, est soupçonné de faire partie d’un réseau de tueurs à gage et d’avoir reçu de l’argent pour tirer sur Miguel Uribe.Selon le magazine Semana paru samedi, il aurait déclaré qu’on lui avait offert 20 millions de pesos (plus de 4.800 dollars) pour tuer le candidat du parti colombien d’opposition Centre démocratique.Le service d’enquête du journal El Tiempo a également affirmé que l’un des accusés avait désigné comme cerveau présumé un criminel résidant en Équateur et contrôlant une zone de trafic de drogue à Bogota.L’attaque ravive les craintes d’un retour aux pires périodes de violence en Colombie. Dans les années 1980 et 1990, à l’apogée du baron de la drogue Pablo Escobar, quatre candidats à la présidence avaient été assassinés. Le Centre démocratique de l’influent ex-président Alvaro Uribe (2002-2010), a temporairement suspendu vendredi ses activités pour les élections présidentielles de 2026. Le président de gauche Gustavo Petro a déclaré ce samedi que l’état de santé de Miguel Uribe, qui n’a aucun lien de parenté avec l’ex-président, ne pouvait pas “être expliquée par la science”. “Il devrait être mort (…) et ce qui se passe, c’est qu’il se rétablit”, a ajouté M. Petro, qui ne peut pas briguer un nouveau mandat.
Trump ravi de sa parade militaire à Washington, importantes manifestations d’opposants ailleurs
Donald Trump s’est montré ravi de la grande parade militaire dont il avait rêvé, samedi à Washington lors d’une journée marquée par d’importantes manifestations contre sa politique à travers les Etats-Unis.Dans une atmosphère alourdie par le meurtre d’une élue locale samedi matin et l’affrontement entre Israël et l’Iran, parade militaire d’un côté et défilés protestataires de l’autre ont souligné à quel point les Etats-Unis sont profondément divisés.A travers le pays, des centaines de milliers d’opposants à Donald Trump sont descendus dans les rues sous le mot d’ordre “No Kings” pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des dérives dictatoriales du président et “la militarisation de notre démocratie”, avec quelques incidents.A Salt Lake City (ouest), des tirs lors d’une manifestation rassemblant quelque 10.000 personnes ont fait un blessé grave, selon la police, qui a arrêté un suspect.A Los Angeles, la police a fait usage des gaz lacrymogènes pour disperser des milliers de manifestants qui ont défilé sous le regard des militaires envoyés par Donald Trump pour tenter de juguler les violences lors des protestations contre sa politique migratoire. Les membres de la Garde nationale, qui protègent certains bâtiments, ont été hués par le cortège.- “Fan du président” -Dans la capitale, le président américain, qui fêtait ses 79 ans, a assisté durant environ deux heures depuis une tribune au défilé rassemblant près de 7.000 soldats et quelque 150 véhicules militaires, survolés par des dizaines d’avions et d’hélicoptères.La Maison Blanche a avancé le chiffre de 250.000 spectateurs.Mais la foule faisait preuve d’un enthousiasme mesuré, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Je suis là parce que je suis un fan du président et aussi parce que je soutiens l’armée”, a déclaré à l’AFP Oscar Williamson, lycéen de 17 ans originaire de l’Etat de New York, sous sa casquette rouge “Make America Great Again”. Le jeune homme dit soutenir la politique migratoire du républicain: “On a accueilli trop de migrants, ce n’est pas bon pour l’économie et il y a des problèmes de sécurité”, assure-t-il.”Je ne soutiens pas Trump, je n’ai pas voté pour lui et je n’aime pas sa politique, j’ai toujours été démocrate mais j’aime une bonne parade militaire”, estimait de son côté son père, Paul Hagenloch, professeur d’histoire à l’Université de Syracuse.Donald Trump a souvent applaudi les militaires et s’est levé à plusieurs reprises pour faire le salut militaire au passage des troupes.Dans un discours inhabituellement bref à l’issue du défilé, le commandant en chef a rendu hommage à ses soldats, “des héros et des légendes”, rappelant les nombreuses batailles du passé.”Nous sommes actuellement le meilleur pays du monde, et notre pays sera bientôt plus grand et plus fort que jamais”, s’est félicité Donald Trump.La soirée s’est terminée avec un petit concert et des feux d’artifice tirés au pied du Washington monument. Le budget annoncé pour cette parade se montait à 45 millions de dollars.- “Violence politique” -Cette démonstration de force est inhabituelle aux Etats-Unis, où le dernier défilé militaire d’envergure remontait à 1991, après la Guerre du Golfe. Et si officiellement cette manifestation célébrait les 250 ans de l’Armée de Terre, le fait qu’elle se déroule le jour de l’anniversaire du président était particulièrement significatif, alors que le républicain ne cesse de repousser les limites de son pouvoir.La journée avait démarré sous de tristes auspices. L’élue démocrate du Minnesota Melissa Hortman, 55 ans, et son mari ont été tués à leur domicile au petit matin. Un “acte délibéré de violence politique”, a dénoncé Tim Walz, gouverneur de cet Etat du nord.Un autre élu démocrate et sa femme ont également été gravement blessés chez eux par des tirs.Le suspect, un homme blanc de 57 ans considéré “armé et dangereux”, est activement recherché.A part les incidents signalés à Los Angeles et Salt Lake City, les centaines de manifestations organisées dans la journée se sont dans l’ensemble tenues dans le calme.”Il est essentiel pour nous de montrer que la démocratie est encore forte dans ce pays,”, a déclaré à l’AFP Vikas Mehta, médecin de 45 ans présent parmi les dizaines de milliers de personnes qui ont défilé sous la pluie sur la 5e avenue à New York. “Nous voulons aussi montrer à nos enfants que, lorsque nous penserons à cette période de l’histoire où la démocratie était menacée, nous avons choisi de participer”,Certains manifestants se sont réunis près de la résidence de Donald Trump en Floride tandis que des rassemblements ont eu lieu à Paris et Mexico.
Nouvelles frappes israéliennes sur l’Iran qui riposte par des salves de missiles
Israël a mené dimanche de nouvelles frappes visant le programme nucléaire de l’Iran qui a riposté par des tirs de missiles faisant au moins huit morts sur le territoire israélien, au troisième jour d’une escalade militaire sans précédent entre les deux pays ennemis.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit vouloir frapper “tous les sites du régime” dans le cadre de son attaque contre la République islamique, déclenchée vendredi matin avec l’objectif de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.Dimanche matin, l’armée israélienne a indiqué avoir visé des cibles “liées au projet d’armes nucléaires du régime iranien”, citant notamment le ministère de la Défense et le siège de l’Organisation d’innovation et de recherche défensives, également connue sous son acronyme persan, SPND. Plusieurs détonations ont été entendues dans la capitale par les journalistes de l’AFP.Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, un des bâtiments du ministère a été “légèrement endommagé”.Deux dépôts de carburant ont également été frappés. “Le dépôt pétrolier de Shahran (dans le nord-ouest de Téhéran) ainsi qu’un autre réservoir au sud (de la ville) ont été pris pour cible par le régime sioniste”, a indiqué le ministère du Pétrole dans la nuit. Le dépôt de Shahran était la proie des flammes, selon un journaliste de l’AFP.”Téhéran brûle”, a commenté dimanche matin sur X le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.- “Liberté d’action” -En riposte, l’Iran a lancé deux séries de tirs de missiles sur le centre et le nord d’Israël, qui ont fait depuis samedi soir huit morts et plus de 130 blessés, selon Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge.Les frappes iraniennes, menées par des drones et des missiles, ont notamment visé des installations de ravitaillement des avions de combat, ont affirmé les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Allié d’Israël, Donald Trump avait appelé vendredi l’Iran à conclure un accord avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire alors qu’un nouveau cycle de pourparlers indirects était prévu dimanche à Oman. Mais Mascate a annoncé samedi que ces discussions n’auraient pas lieu, l’Iran accusant Israël de les avoir sapées.Depuis vendredi, Israël, affirmant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, a ciblé des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens et tué plusieurs responsables militaires ainsi que des scientifiques de son programme nucléaire.L’armée de l’air israélienne a frappé samedi plusieurs sites, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. L’armée assure qu’elle dispose désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”.La veille, les frappes aériennes avaient notamment visé le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre). L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), citant des informations des autorités iraniennes, a déclaré qu’il avait été détruit dans sa partie en surface. L’armée israélienne a également dit avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre).L’Iran a fustigé l’AIEA pour son “silence” sur les attaques israéliennes et dit qu’il ne “coopérera plus” avec elle “comme auparavant”. – “J’ai confiance” -Les frappes israéliennes ont également tué les plus haut gradés du pays dont le chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.Le représentant iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, avait fait état vendredi d’au moins 78 morts et plus de 320 blessés dont une “grande majorité de civils”. Une frappe de drone contre une ambulance dans le nord-ouest du pays a fait samedi deux morts, selon le Croissant rouge iranien.”Nous allons frapper tous les sites et les cibles du régime”, a déclaré M. Netanyahu, affirmant avoir le “soutien manifeste” du président américain Donald Trump. “Nous avons infligé un véritable coup à leur programme nucléaire”, a-t-il ajouté.M. Trump a cependant dit être d’accord avec son homologue russe Vladimir Poutine sur le fait que “la guerre Israël-Iran doit s’arrêter”.Alors que les appels à la retenue se multiplient au sein de la communauté internationale, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a accusé Israël de précipiter le Moyen-Orient dans un “dangereux cycle de violence”.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a promis une riposte “plus forte” contre Israël si son armée poursuivait ses frappes meurtrières.”C’est normal que la guerre provoque du stress, mais je ne quitterai pas ma ville (…) On a vécu des épisodes similaires dans le passé et j’ai confiance en mon pays”, confie Chokouh Razzazi, une femme au foyer de 31 ans, à Téhéran.L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle Irna. En Israël, l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, est aussi fermé.La Jordanie, voisine d’Israël, a également fermé son espace aérien pour la deuxième fois depuis vendredi.Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles des pays qui aideraient Israël à repousser les attaques iraniennes. Un responsable américain avait indiqué plus tôt que les Etats-Unis avaient aidé Israël à abattre des missiles iraniens. Le Royaume-Uni a dit de son côté envoyer des avions de chasse dans la région.
Nouvelles frappes israéliennes sur l’Iran qui riposte par des salves de missiles
Israël a mené dimanche de nouvelles frappes visant le programme nucléaire de l’Iran qui a riposté par des tirs de missiles faisant au moins huit morts sur le territoire israélien, au troisième jour d’une escalade militaire sans précédent entre les deux pays ennemis.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit vouloir frapper “tous les sites du régime” dans le cadre de son attaque contre la République islamique, déclenchée vendredi matin avec l’objectif de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.Dimanche matin, l’armée israélienne a indiqué avoir visé des cibles “liées au projet d’armes nucléaires du régime iranien”, citant notamment le ministère de la Défense et le siège de l’Organisation d’innovation et de recherche défensives, également connue sous son acronyme persan, SPND. Plusieurs détonations ont été entendues dans la capitale par les journalistes de l’AFP.Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, un des bâtiments du ministère a été “légèrement endommagé”.Deux dépôts de carburant ont également été frappés. “Le dépôt pétrolier de Shahran (dans le nord-ouest de Téhéran) ainsi qu’un autre réservoir au sud (de la ville) ont été pris pour cible par le régime sioniste”, a indiqué le ministère du Pétrole dans la nuit. Le dépôt de Shahran était la proie des flammes, selon un journaliste de l’AFP.”Téhéran brûle”, a commenté dimanche matin sur X le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.- “Liberté d’action” -En riposte, l’Iran a lancé deux séries de tirs de missiles sur le centre et le nord d’Israël, qui ont fait depuis samedi soir huit morts et plus de 130 blessés, selon Magen David Adom, équivalent israélien de la Croix-Rouge.Les frappes iraniennes, menées par des drones et des missiles, ont notamment visé des installations de ravitaillement des avions de combat, ont affirmé les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Allié d’Israël, Donald Trump avait appelé vendredi l’Iran à conclure un accord avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire alors qu’un nouveau cycle de pourparlers indirects était prévu dimanche à Oman. Mais Mascate a annoncé samedi que ces discussions n’auraient pas lieu, l’Iran accusant Israël de les avoir sapées.Depuis vendredi, Israël, affirmant que Téhéran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, a ciblé des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens et tué plusieurs responsables militaires ainsi que des scientifiques de son programme nucléaire.L’armée de l’air israélienne a frappé samedi plusieurs sites, ciblant notamment des systèmes de défense aériens dans la région de Téhéran et des dizaines de lanceurs de missiles. L’armée assure qu’elle dispose désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”.La veille, les frappes aériennes avaient notamment visé le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre). L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), citant des informations des autorités iraniennes, a déclaré qu’il avait été détruit dans sa partie en surface. L’armée israélienne a également dit avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre).L’Iran a fustigé l’AIEA pour son “silence” sur les attaques israéliennes et dit qu’il ne “coopérera plus” avec elle “comme auparavant”. – “J’ai confiance” -Les frappes israéliennes ont également tué les plus haut gradés du pays dont le chef des Gardiens de la Révolution, le général Hossein Salami, le commandant de la force aérospatiale des Gardiens, Amirali Hajizadeh, et le chef d’état-major, le général Mohammad Bagheri. Neuf scientifiques du programme nucléaire iranien ont aussi péri.Le représentant iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, avait fait état vendredi d’au moins 78 morts et plus de 320 blessés dont une “grande majorité de civils”. Une frappe de drone contre une ambulance dans le nord-ouest du pays a fait samedi deux morts, selon le Croissant rouge iranien.”Nous allons frapper tous les sites et les cibles du régime”, a déclaré M. Netanyahu, affirmant avoir le “soutien manifeste” du président américain Donald Trump. “Nous avons infligé un véritable coup à leur programme nucléaire”, a-t-il ajouté.M. Trump a cependant dit être d’accord avec son homologue russe Vladimir Poutine sur le fait que “la guerre Israël-Iran doit s’arrêter”.Alors que les appels à la retenue se multiplient au sein de la communauté internationale, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a accusé Israël de précipiter le Moyen-Orient dans un “dangereux cycle de violence”.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a promis une riposte “plus forte” contre Israël si son armée poursuivait ses frappes meurtrières.”C’est normal que la guerre provoque du stress, mais je ne quitterai pas ma ville (…) On a vécu des épisodes similaires dans le passé et j’ai confiance en mon pays”, confie Chokouh Razzazi, une femme au foyer de 31 ans, à Téhéran.L’espace aérien de l’Iran est fermé jusqu’à nouvel ordre, a annoncé l’agence officielle Irna. En Israël, l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel-Aviv, est aussi fermé.La Jordanie, voisine d’Israël, a également fermé son espace aérien pour la deuxième fois depuis vendredi.Selon l’agence de presse iranienne Mehr, l’Iran a averti qu’il attaquerait dans la région des cibles des pays qui aideraient Israël à repousser les attaques iraniennes. Un responsable américain avait indiqué plus tôt que les Etats-Unis avaient aidé Israël à abattre des missiles iraniens. Le Royaume-Uni a dit de son côté envoyer des avions de chasse dans la région.
Macron veut apporter un message de soutien au Groenland face aux visées de Trump
Le président français Emmanuel Macron se rend dimanche au Groenland porteur d’un message de “solidarité” pour ce territoire autonome du Danemark convoité par Donald Trump et en proie à une fonte des glaces accélérée.Il est le premier chef d’Etat étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Le président américain, invoquant des raisons de “sécurité internationale”, ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.”Le Groenland n’est pas à prendre”, non à la “prédation”, a d’ores et déjà répliqué Emmanuel Macron, même si l’Elysée réfute toute “dimension personnelle” dans ce déplacement.Attendu à 11H30 locales (12H30 GMT) à Nuuk, la capitale groenlandaise, il se rendra successivement sur un glacier, dans une centrale hydroélectrique et à bord d’une frégate danoise.Trois séquences pour trois messages: le soutien européen à “la souveraineté et l’intégrité territoriale” du Groenland, à son développement économique et la mobilisation contre la “fonte alarmante des glaciers”, indique l’Elysée.Le chef de l’Etat sera accompagné par la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui se félicite de ce “témoignage concret de l’unité européenne”, et par le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.Il s’y rend à “leur invitation” et sa venue constitue “un signal en soi”, “à leur demande”, insiste l’Elysée.- “Pas du bon travail” -Un accueil qui tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. Le Danemark martèle aussi que le Groenland “n’est pas à vendre”.JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terre rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.- Mont Nunatarsuaq -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron va également se rendre compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée. Les autorités groenlandaises ont récemment classé son refuge, le “camp de base des Expéditions polaires françaises” construit en 1950 dans la baie de Quervain (nord), comme bâtiment historique.A la centrale hydrolélectrique de Buksefjorden, située 600 mètres à l’intérieur d’une montagne et financée par l’Union européenne, les trois dirigeants aborderont les enjeux de décarbonation et de fourniture d’énergie pour le développement de l’île.Contrairement au Danemark, le Groenland ne fait pas partie de l’Union européenne mais est inscrit sur la liste des territoires d’Outre-mer associés à l’UE. “Ce sera l’occasion d’évoquer la meilleure architecture possible, la meilleure place possible ou le meilleur schéma de coopération possible entre l’Union européenne et le Groenland”, relève l’Elysée.
Macron veut apporter un message de soutien au Groenland face aux visées de Trump
Le président français Emmanuel Macron se rend dimanche au Groenland porteur d’un message de “solidarité” pour ce territoire autonome du Danemark convoité par Donald Trump et en proie à une fonte des glaces accélérée.Il est le premier chef d’Etat étranger à mettre le pied sur ce territoire, grand comme quatre fois la France et couvert à 80% de glace, depuis les menaces d’annexion de Donald Trump.Le président américain, invoquant des raisons de “sécurité internationale”, ambitionne de mettre la main sur cette île, la plus grande du monde, riche en métaux rares, par tous les moyens, y compris militaires s’il le faut.”Le Groenland n’est pas à prendre”, non à la “prédation”, a d’ores et déjà répliqué Emmanuel Macron, même si l’Elysée réfute toute “dimension personnelle” dans ce déplacement.Attendu à 11H30 locales (12H30 GMT) à Nuuk, la capitale groenlandaise, il se rendra successivement sur un glacier, dans une centrale hydroélectrique et à bord d’une frégate danoise.Trois séquences pour trois messages: le soutien européen à “la souveraineté et l’intégrité territoriale” du Groenland, à son développement économique et la mobilisation contre la “fonte alarmante des glaciers”, indique l’Elysée.Le chef de l’Etat sera accompagné par la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, qui se félicite de ce “témoignage concret de l’unité européenne”, et par le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen.Il s’y rend à “leur invitation” et sa venue constitue “un signal en soi”, “à leur demande”, insiste l’Elysée.- “Pas du bon travail” -Un accueil qui tranche avec celui réservé au vice-président américain JD Vance le 28 mars. Ce dernier avait dû se cantonner à la base militaire américaine de Pituffik, sur la côte nord-ouest du Groenland, face au tollé suscité par sa venue.La population – 57.000 habitants -, majoritairement inuite, rejette toute perspective de devenir américaine. Le Danemark martèle aussi que le Groenland “n’est pas à vendre”.JD Vance avait accusé lors de sa visite le Danemark de n’avoir “pas fait du bon travail pour le peuple du Groenland”, notamment en matière économique, et “pas bien assuré sa sécurité”.La base de Pituffik, qui se situe sur la trajectoire la plus courte des missiles entre la Russie et les États-Unis, constitue un maillon crucial de la défense antimissile américaine.L’Arctique devient aussi un enjeu de sécurité dans la course aux terre rares et aux nouvelles routes maritimes rendues possibles par le réchauffement climatique.Face aux visées de tous bords, le Danemark a annoncé qu’il allait consacrer deux milliards d’euros au renforcement de la sécurité dans l’Arctique.L’Otan va de son côté installer un Centre de commandement et de contrôle des opérations aériennes (Caoc) en Norvège, au-dessus du cercle polaire, alors que la Russie cherche à conforter sa puissance militaire dans la région.- Mont Nunatarsuaq -Quelques jours avant la visite présidentielle, deux bâtiments de la marine française ont longé le Groenland en direction du grand nord afin de se familiariser avec les opérations en zone arctique.Emmanuel Macron va également se rendre compte par lui-même de l’impact grandissant du réchauffement climatique sur un glacier du mont Nunatarsuaq, à une trentaine de kilomètres de Nuuk.La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne historique entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record.La France entend “réinvestir massivement dans les connaissances de ces écosystèmes”, dans la tradition de l’explorateur Paul-Emile Victor, qui effectua de multiples expéditions sur l’île, souligne l’Elysée. Les autorités groenlandaises ont récemment classé son refuge, le “camp de base des Expéditions polaires françaises” construit en 1950 dans la baie de Quervain (nord), comme bâtiment historique.A la centrale hydrolélectrique de Buksefjorden, située 600 mètres à l’intérieur d’une montagne et financée par l’Union européenne, les trois dirigeants aborderont les enjeux de décarbonation et de fourniture d’énergie pour le développement de l’île.Contrairement au Danemark, le Groenland ne fait pas partie de l’Union européenne mais est inscrit sur la liste des territoires d’Outre-mer associés à l’UE. “Ce sera l’occasion d’évoquer la meilleure architecture possible, la meilleure place possible ou le meilleur schéma de coopération possible entre l’Union européenne et le Groenland”, relève l’Elysée.






