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Pays-Bas : une marée rouge à La Haye pour demander au gouvernement de lutter contre le “génocide” à Gaza
Vêtus de rouge, un gros cortège de manifestants a défilé dimanche dans les rues de La Haye pour demander au gouvernement néerlandais de prendre davantage de mesures contre ce qu’elles ont qualifié de “génocide” à Gaza. Des groupes de défense des droits, tels qu’Amnesty International et Oxfam, ont organisé la manifestation à travers la ville jusqu’à la Cour internationale de justice, créant ce qu’ils ont appelé une “ligne rouge”. En agitant de nombreux drapeaux palestiniens, tandis que certains scandaient “Stop au génocide”, les manifestants ont transformé un parc du centre-ville en une mer rouge. Les manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : “Ne détournez pas le regard, faites quelque chose”, “Arrêtez la complicité néerlandaise” et “Silence quand les enfants dorment, pas quand ils meurent”. Les organisateurs ont exhorté le gouvernement néerlandais – qui s’est effondré le 3 juin après le retrait d’un parti d’extrême droite d’une coalition fragile – à faire davantage pour maîtriser Israël. “Les habitants de Gaza ne peuvent pas attendre, et les Pays-Bas ont le devoir de faire tout leur possible pour arrêter le génocide”, ont-ils déclaré dans leur appel à l’action. “Ça doit s’arrêter. Ça suffit. Je n’en peux plus.” “Je suis ici parce que je pense que c’est peut-être la seule chose qu’on peut faire maintenant en tant que citoyen néerlandais, mais c’est quelque chose qu’on doit faire”, a déclaré à l’AFP Dodo Van Der Sluis, une retraitée de 67 ans.Une précédente manifestation à La Haye, le 18 mai, avait attiré plus de 100.000 personnes, d’après les organisateurs, selon lesquels il s’agissait de la plus grande manifestation dans le pays en 20 ans. La police n’avait de son côté pas donné d’estimation pour cette manifestation. Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris son offensive à la mi-mars sur la bande de Gaza, et a intensifié ses opérations militaires le 17 mai, dans le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, libérer les derniers otages restants et prendre le contrôle du territoire.L’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En retour, Israël a lancé une campagne militaire de représailles qui a tué plus de 54.600 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a appelé Israël à prévenir tout acte de génocide. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU a aussi a exhorté mi-mai les dirigeants mondiaux à “agir pour empêcher un génocide”.
Raids israéliens intenses en Iran, mosquées et stations de métro serviront d’abris
Israël a bombardé dimanche des sites militaires et des dépôts de carburant en Iran, où le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris à la population, au 3e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.En Israël, les salves de missiles tirés par l’Iran samedi soir et dimanche avant l’aube ont fait 10 morts et plus de 200 blessés selon les secours et la police, et provoqué dégâts et destructions. “L’Iran paiera un prix très lourd”, a dit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. En Iran, au moins 128 personnes dont des femmes et des enfants ont été tuées et environ 900 blessées vendredi et samedi dans les frappes israéliennes, a indiqué le quotidien Etemad, citant le ministère de la Santé.Samedi, M. Netanyahu a annoncé vouloir frapper “tous les sites et les cibles du régime” en Iran, après que son armée a lancé vendredi une attaque sans précédent contre ce pays avec l’objectif affiché de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a prévenu l’Iran que son armée répliquerait avec “toute sa force” s’il attaquait les Etats-Unis, réaffirmant que son pays “n’avait rien à voir” avec les attaques israéliennes.Mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que l’Iran disposait de “preuves solides sur un soutien des forces et bases américaines dans la région aux attaques” d’Israël.L’armée israélienne a indiqué avoir frappé 80 objectifs à Téhéran lors de raids nocturnes ayant mobilisé “une cinquantaine d’avions de combat”.Parmi les cibles, des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant. Un épais nuage de fumée s’élève encore d’un des dépôts.Dimanche après-midi, de nouvelles explosions ont été entendues à Téhéran. Selon des médias iraniens, les systèmes de défense aérienne ont été activés.- Trafic à la sortie de Téhéran -Dans la capitale, cafés, magasins et boutiques ont ouvert et la circulation a repris. De longues files d’attente se sont formées aux stations-service, ont constaté des journalistes de l’AFP.Mais le chef de la police routière, Ahmad Karami, a signalé à l’agence de presse IRNA un “trafic intense aux points de sortie de la capitale” et “l’augmentation” du nombre de véhicules quittant Téhéran “par rapport aux jours normaux”.Le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris dès dimanche soir à la population, sans préciser si cette annonce concernait Téhéran seulement. L’armée israélienne a appelé les Iraniens à évacuer les zones “à proximité d’installations militaires” après avoir ciblé notamment “le ministère de la Défense” et ce qu’Israël présente comme “le siège du projet nucléaire (militaire) iranien (l’Organisation d’innovation et de recherche défensives), ainsi que des sites où le régime cachait les archives nucléaires” à Téhéran.- “Il ne reste plus rien” -A plus de 1.500 km de là, les sirènes d’alerte ont retenti dans la nuit dans plusieurs villes d’Israël, après les salves de missiles iraniens qui ont provoqué dégâts et destructions à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra (nord).A Bat Yam, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent parpaings, tiges métalliques et morceaux de fenêtres.”Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka, dont l’appartement est totalement retourné à Bat Yam. “L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Depuis le début du conflit, 13 personnes ont péri et 380 ont été blessées en Israël, selon les autorités. “L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants”, a déclaré M. Netanyahu à l’occasion d’une visite à Bat Yam.Une grande partie des missiles et des drones iraniens a été interceptée selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé Israël à les abattre, avait indiqué vendredi un responsable américain.- “Collecte de renseignements” -Affirmant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi sa campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.Il a aussi tué les plus hauts gradés d’Iran dont le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, le chef d’état-major, Mohammad Bagheri, et neuf scientifiques du programme nucléaire.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.”Si l’agression cesse, notre riposte cessera”, a déclaré M. Araghchi. Il a accusé Israël de chercher à “faire dérailler” les négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis. Des discussions indirectes irano-américaines, prévues dimanche à Oman, n’auront pas lieu.Lors des frappes en Iran, Israël a ciblé notamment le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), dont la partie en surface a été détruite selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il a dit aussi avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre).Après avoir visé des systèmes de défense aériens et des dizaines de lanceurs de missiles, Israël a assuré samedi disposer désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”.”Cela fait plus de 15 ans qu’Israël suit le programme nucléaire” iranien, relève Michael Horowitz, géopoliticien israélien. Les frappes constituent “l’aboutissement d’années de collecte de renseignements et de pénétration de la République islamique”.
Raids israéliens intenses en Iran, mosquées et stations de métro serviront d’abris
Israël a bombardé dimanche des sites militaires et des dépôts de carburant en Iran, où le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris à la population, au 3e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.En Israël, les salves de missiles tirés par l’Iran samedi soir et dimanche avant l’aube ont fait 10 morts et plus de 200 blessés selon les secours et la police, et provoqué dégâts et destructions. “L’Iran paiera un prix très lourd”, a dit le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. En Iran, au moins 128 personnes dont des femmes et des enfants ont été tuées et environ 900 blessées vendredi et samedi dans les frappes israéliennes, a indiqué le quotidien Etemad, citant le ministère de la Santé.Samedi, M. Netanyahu a annoncé vouloir frapper “tous les sites et les cibles du régime” en Iran, après que son armée a lancé vendredi une attaque sans précédent contre ce pays avec l’objectif affiché de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire.Allié d’Israël, le président américain Donald Trump a prévenu l’Iran que son armée répliquerait avec “toute sa force” s’il attaquait les Etats-Unis, réaffirmant que son pays “n’avait rien à voir” avec les attaques israéliennes.Mais le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que l’Iran disposait de “preuves solides sur un soutien des forces et bases américaines dans la région aux attaques” d’Israël.L’armée israélienne a indiqué avoir frappé 80 objectifs à Téhéran lors de raids nocturnes ayant mobilisé “une cinquantaine d’avions de combat”.Parmi les cibles, des sites liés au nucléaire et deux dépôts de carburant. Un épais nuage de fumée s’élève encore d’un des dépôts.Dimanche après-midi, de nouvelles explosions ont été entendues à Téhéran. Selon des médias iraniens, les systèmes de défense aérienne ont été activés.- Trafic à la sortie de Téhéran -Dans la capitale, cafés, magasins et boutiques ont ouvert et la circulation a repris. De longues files d’attente se sont formées aux stations-service, ont constaté des journalistes de l’AFP.Mais le chef de la police routière, Ahmad Karami, a signalé à l’agence de presse IRNA un “trafic intense aux points de sortie de la capitale” et “l’augmentation” du nombre de véhicules quittant Téhéran “par rapport aux jours normaux”.Le gouvernement a annoncé que les mosquées, les stations de métro et les écoles serviraient d’abris dès dimanche soir à la population, sans préciser si cette annonce concernait Téhéran seulement. L’armée israélienne a appelé les Iraniens à évacuer les zones “à proximité d’installations militaires” après avoir ciblé notamment “le ministère de la Défense” et ce qu’Israël présente comme “le siège du projet nucléaire (militaire) iranien (l’Organisation d’innovation et de recherche défensives), ainsi que des sites où le régime cachait les archives nucléaires” à Téhéran.- “Il ne reste plus rien” -A plus de 1.500 km de là, les sirènes d’alerte ont retenti dans la nuit dans plusieurs villes d’Israël, après les salves de missiles iraniens qui ont provoqué dégâts et destructions à Bat Yam, au sud de Tel-Aviv, et à Tamra (nord).A Bat Yam, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent parpaings, tiges métalliques et morceaux de fenêtres.”Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka, dont l’appartement est totalement retourné à Bat Yam. “L’alerte a retenti et nous sommes allés dans l’abri. Soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Depuis le début du conflit, 13 personnes ont péri et 380 ont été blessées en Israël, selon les autorités. “L’Iran paiera un prix très lourd pour le meurtre prémédité de civils, femmes et enfants”, a déclaré M. Netanyahu à l’occasion d’une visite à Bat Yam.Une grande partie des missiles et des drones iraniens a été interceptée selon l’armée israélienne. Les Etats-Unis ont aidé Israël à les abattre, avait indiqué vendredi un responsable américain.- “Collecte de renseignements” -Affirmant que l’Iran s’approchait du “point de non-retour” vers la bombe atomique, Israël a lancé vendredi sa campagne aérienne massive contre la République islamique en ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.Il a aussi tué les plus hauts gradés d’Iran dont le chef des Gardiens de la Révolution, Hossein Salami, le chef d’état-major, Mohammad Bagheri, et neuf scientifiques du programme nucléaire.L’Iran est soupçonné par les Occidentaux et par Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, de vouloir se doter de l’arme atomique. Téhéran dément et défend son droit à développer un programme nucléaire civil.”Si l’agression cesse, notre riposte cessera”, a déclaré M. Araghchi. Il a accusé Israël de chercher à “faire dérailler” les négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis. Des discussions indirectes irano-américaines, prévues dimanche à Oman, n’auront pas lieu.Lors des frappes en Iran, Israël a ciblé notamment le centre pilote d’enrichissement d’uranium de Natanz (centre), dont la partie en surface a été détruite selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il a dit aussi avoir “démantelé” une usine de conversion d’uranium à Ispahan (centre).Après avoir visé des systèmes de défense aériens et des dizaines de lanceurs de missiles, Israël a assuré samedi disposer désormais d’une “liberté d’action aérienne dans tout l’ouest de l’Iran, jusqu’à Téhéran”.”Cela fait plus de 15 ans qu’Israël suit le programme nucléaire” iranien, relève Michael Horowitz, géopoliticien israélien. Les frappes constituent “l’aboutissement d’années de collecte de renseignements et de pénétration de la République islamique”.
“Il ne reste plus rien”: des Israéliens face aux dégâts causés par les frappes iraniennes
“Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka dont l’appartement est totalement retourné après que des explosions ont détruit plusieurs immeubles de Bat Yam, une ville côtière israélienne, proche de Tel-Aviv.Au matin d’une nuit rythmée par les attaques aériennes iraniennes sur tout le pays, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent des parpaings, des tiges métalliques et des morceaux de fenêtres.”L’alarme a retenti, alors nous sommes allés dans l’abri”, raconte Mme Doudka, “soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Dans cette ville de bord de mer, au moins six personnes parmi lesquelles deux enfants ont été tuées selon la police, et les recherches se poursuivent pour trouver des personnes considérées comme disparues.En bas d’immeubles aux façades totalement éventrées, certains sont en train de ranger, de passer le balai, au milieu du va-et-vient des engins de chantiers qui déblaient la chaussée.D’autres habitants ont l’air encore sonnés. “C’est un miracle que nous ayons survécu”, lâche Shahar Ben Zion au milieu des éclats de verre qui jonchent le sol de son appartement. C’est sa mère qui l’a convaincu in extremis de descendre à l’abri.Sur les bancs publics, plusieurs habitants de ce quartier résidentiel attendent de trouver une solution d’hébergement, des sacs ou des valises au bout des bras.- Près des abris -Plus de cent personnes ont été blessées, selon le maire, Tzvika Brot, et quelques unes sont soignées dans la rue, au milieu des cordons de sécurité et de l’agitation.En s’extrayant des carcasses d’immeubles avec sa valise rose, Elena Golomb a le visage fermé. Son appartement est lourdement endommagé, et elle ne se souvient que “d’un éclair, d’une explosion”.A côté d’elle, Julia Zilbergoltz explique qu’elle se rend chez une amie avec le peu de vêtements qu’elle a réussi à récupérer chez elle.”Je suis stressée et sous le choc. J’ai traversé des moments difficiles dans ma vie, mais je ne me suis jamais retrouvée dans une situation comme celle-ci”, note-t-elle.L’armée israélienne mène depuis vendredi une série de frappes sans précédent sur l’Iran avec l’objectif affiché d’empêcher la République islamique d’obtenir la bombe atomique, ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.L’Iran a riposté par des salves de missiles balistiques et de drones.A Bat Yam, personne ne commente ces développements, tant le choc est encore prégnant. Ce paysage apocalyptique où même les voitures sont parfois méconnaissables est une scène relativement inhabituelle en Israël où le système de défense aérienne intercepte l’immense majorité des projectiles.D’autres lieux, à Tel-Aviv et dans les environs mais aussi en Galilée, ont été touchés.Dimanche matin, premier jour de la semaine en Israël, les rues étaient particulièrement calmes, les autorités conseillant aux habitants de rester à proximité des abris.Plusieurs habitants de Tel-Aviv ont confié à une journaliste de l’AFP leur “inquiétude” et leur “stress”, mais aussi leur adhésion à la guerre contre l’Iran menée par le gouvernement.”L’Iran est la menace la plus catastrophique pour l’Etat d’Israël, ils veulent nous tuer”, dit Hagit Saban, une jeune retraitée, qui veut toutefois à dire “au peuple iranien”: “nous vous aimons, c’est votre régime que nous n’aimons pas”.Tomer Danieli, lui, tient à ouvrir son café du centre-ville de Tel-Aviv, à seulement quelques kilomètres des décombres de Bat Yam.”J’ai senti que je devais ouvrir pour offrir un espace aux personnes qui veulent sortir, prendre l’air, respirer, se sentir mieux et se déconnecter un instant des abris”.
“Il ne reste plus rien”: des Israéliens face aux dégâts causés par les frappes iraniennes
“Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka dont l’appartement est totalement retourné après que des explosions ont détruit plusieurs immeubles de Bat Yam, une ville côtière israélienne, proche de Tel-Aviv.Au matin d’une nuit rythmée par les attaques aériennes iraniennes sur tout le pays, seuls les casques oranges des services de secours se détachent du gris des décombres, des amas sans début ni fin où s’entremêlent des parpaings, des tiges métalliques et des morceaux de fenêtres.”L’alarme a retenti, alors nous sommes allés dans l’abri”, raconte Mme Doudka, “soudain, tout l’abri s’est rempli de poussière, et c’est là que nous avons réalisé qu’une catastrophe venait de se produire”.Dans cette ville de bord de mer, au moins six personnes parmi lesquelles deux enfants ont été tuées selon la police, et les recherches se poursuivent pour trouver des personnes considérées comme disparues.En bas d’immeubles aux façades totalement éventrées, certains sont en train de ranger, de passer le balai, au milieu du va-et-vient des engins de chantiers qui déblaient la chaussée.D’autres habitants ont l’air encore sonnés. “C’est un miracle que nous ayons survécu”, lâche Shahar Ben Zion au milieu des éclats de verre qui jonchent le sol de son appartement. C’est sa mère qui l’a convaincu in extremis de descendre à l’abri.Sur les bancs publics, plusieurs habitants de ce quartier résidentiel attendent de trouver une solution d’hébergement, des sacs ou des valises au bout des bras.- Près des abris -Plus de cent personnes ont été blessées, selon le maire, Tzvika Brot, et quelques unes sont soignées dans la rue, au milieu des cordons de sécurité et de l’agitation.En s’extrayant des carcasses d’immeubles avec sa valise rose, Elena Golomb a le visage fermé. Son appartement est lourdement endommagé, et elle ne se souvient que “d’un éclair, d’une explosion”.A côté d’elle, Julia Zilbergoltz explique qu’elle se rend chez une amie avec le peu de vêtements qu’elle a réussi à récupérer chez elle.”Je suis stressée et sous le choc. J’ai traversé des moments difficiles dans ma vie, mais je ne me suis jamais retrouvée dans une situation comme celle-ci”, note-t-elle.L’armée israélienne mène depuis vendredi une série de frappes sans précédent sur l’Iran avec l’objectif affiché d’empêcher la République islamique d’obtenir la bombe atomique, ciblant des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens.L’Iran a riposté par des salves de missiles balistiques et de drones.A Bat Yam, personne ne commente ces développements, tant le choc est encore prégnant. Ce paysage apocalyptique où même les voitures sont parfois méconnaissables est une scène relativement inhabituelle en Israël où le système de défense aérienne intercepte l’immense majorité des projectiles.D’autres lieux, à Tel-Aviv et dans les environs mais aussi en Galilée, ont été touchés.Dimanche matin, premier jour de la semaine en Israël, les rues étaient particulièrement calmes, les autorités conseillant aux habitants de rester à proximité des abris.Plusieurs habitants de Tel-Aviv ont confié à une journaliste de l’AFP leur “inquiétude” et leur “stress”, mais aussi leur adhésion à la guerre contre l’Iran menée par le gouvernement.”L’Iran est la menace la plus catastrophique pour l’Etat d’Israël, ils veulent nous tuer”, dit Hagit Saban, une jeune retraitée, qui veut toutefois à dire “au peuple iranien”: “nous vous aimons, c’est votre régime que nous n’aimons pas”.Tomer Danieli, lui, tient à ouvrir son café du centre-ville de Tel-Aviv, à seulement quelques kilomètres des décombres de Bat Yam.”J’ai senti que je devais ouvrir pour offrir un espace aux personnes qui veulent sortir, prendre l’air, respirer, se sentir mieux et se déconnecter un instant des abris”.
“Il ne reste plus rien”: des Israéliens face aux dégâts causés par les frappes iraniennes
“Il ne reste plus rien, plus de maison, c’est fini!”, dit Evguenia Doudka dont l’appartement est totalement retourné après que des explosions ont détruit plusieurs immeubles de Bat Yam, une ville côtière israélienne, proche de Tel-Aviv.Au matin d’une nuit rythmée par les attaques aériennes iraniennes sur tout le pays, seuls les casques oranges des services …
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