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Au G7, Trump maintient la pression sur l’Iran

Donald Trump a une nouvelle fois exhorté lundi l’Iran à négocier “avant qu’il ne soit trop tard”, pendant le sommet du G7 au Canada où les dirigeants s’efforceront de parler d’une seule voix pour une “désescalade” dans la guerre avec Israël.Le président américain a affirmé que les Iraniens “voudraient parler”, tout en jugeant que l’Iran n’était “pas en train de gagner cette guerre” et qu’au contraire cela “se passait très bien pour Israël”, au quatrième jour d’un conflit qui ne cesse de s’intensifier.Les autres dirigeants du G7 tâcheront de trouver un terrain d’entente avec Donald Trump, grand adepte du cavalier seul diplomatique, sur deux autres sujets minés: la guerre en Ukraine et le commerce.L’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, veut éviter un étalage au grand jour des divisions entre les représentants de sept des principales démocraties industrialisées: Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon.Sa volonté de contenir autant que possible Donald Trump est apparue pendant une rencontre bilatérale. Le dirigeant canadien s’est interposé pour mettre fin à une véritable conférence de presse dans laquelle s’était embarqué le toujours volubile président américain, disant vouloir “jouer (son) rôle de président du G7”.- “Consensus” -Même si Mark Carney a affirmé que le commerce était le “premier sujet” du sommet, le conflit entre Israël et Iran plane sur l’agenda alors que Téhéran a promis lundi de continuer à frapper Israël après des attaques qui ont visées la télévision d’Etat.”Je pense qu’il existe un consensus en faveur d’une désescalade” parmi les dirigeants rassemblés dans les Rocheuses canadiennes (ouest), a espéré le Premier ministre britannique Keir Starmer.”Nous ferons une proposition visant à rédiger un communiqué final sur ce sujet”, a pour sa part annoncé le chancelier allemand Friedrich Merz.Le conflit sera discuté en soirée pendant une réunion de travail sur la sécurité internationale, a fait savoir une source diplomatique canadienne, en tempérant quelque peu les attentes.Il est faux de dire qu’il existe à ce stade une déclaration commune (sur Israël et l’Iran) qui obtiendrait un oui ou un non définitif de la part des dirigeants, selon cette dernière.Rédiger une prise de position commune sera une tâche délicate, avec un Donald Trump notoirement impatient face aux longues tractations multilatérales.Ce dernier oscille entre laisser-faire face à l’offensive israélienne et appels à une reprise des négociations diplomatiques avec Téhéran. Il n’a pas non plus fermé la porte à une implication américaine directe.- Ukraine -Il sera tout aussi difficile pour les dirigeants du G7 de s’accorder sur la guerre en Ukraine, déclenchée par l’invasion russe de février 2022.Les Européens appellent à durcir les sanctions contre la Russie et en particulier contre les ventes de pétrole russe, quand Donald Trump continue au contraire à vanter sa proximité avec Vladimir Poutine.Lundi, le président américain a par exemple dit une nouvelle fois que cela avait été une “erreur” d’expulser la Russie de ce qui était alors le G8 suite à l’annexion de la Crimée.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également attendu au Canada, a dit vouloir parler avec Donald Trump de l’achat par Kiev de matériel militaire à Washington.- Commerce -La guerre commerciale lancée par le président américain est un autre sujet de tensions. Les dirigeants de nombreux autres pays bousculés par l’agenda “L’Amérique d’abord” du milliardaire de 79 ans ont été invités, notamment ceux d’Inde, du Mexique, d’Afrique du Sud et d’Australie.En imposant des taxes d’au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, le président américain a remis en cause les principes du commerce international et menacé le monde d’un ralentissement économique général.Le sujet est éminemment sensible pour le Canada, confronté en plus aux déclarations répétées de Donald Trump sur une annexion du pays.Le président américain a souligné lundi, pendant sa rencontre avec Mark Carney, que tous deux avaient une “approche différente” sur un possible accord commercial.Il a redit son attachement aux taxes douanières, un outil “simple”, “précis” et qui “va vite”, ajoutant que Mark Carney avait pour sa part une idée “plus complexe mais également très bonne”.

Au G7, Trump maintient la pression sur l’Iran

Donald Trump a une nouvelle fois exhorté lundi l’Iran à négocier “avant qu’il ne soit trop tard”, pendant le sommet du G7 au Canada où les dirigeants s’efforceront de parler d’une seule voix pour une “désescalade” dans la guerre avec Israël.Le président américain a affirmé que les Iraniens “voudraient parler”, tout en jugeant que l’Iran n’était “pas en train de gagner cette guerre” et qu’au contraire cela “se passait très bien pour Israël”, au quatrième jour d’un conflit qui ne cesse de s’intensifier.Les autres dirigeants du G7 tâcheront de trouver un terrain d’entente avec Donald Trump, grand adepte du cavalier seul diplomatique, sur deux autres sujets minés: la guerre en Ukraine et le commerce.L’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, veut éviter un étalage au grand jour des divisions entre les représentants de sept des principales démocraties industrialisées: Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon.Sa volonté de contenir autant que possible Donald Trump est apparue pendant une rencontre bilatérale. Le dirigeant canadien s’est interposé pour mettre fin à une véritable conférence de presse dans laquelle s’était embarqué le toujours volubile président américain, disant vouloir “jouer (son) rôle de président du G7”.- “Consensus” -Même si Mark Carney a affirmé que le commerce était le “premier sujet” du sommet, le conflit entre Israël et Iran plane sur l’agenda alors que Téhéran a promis lundi de continuer à frapper Israël après des attaques qui ont visées la télévision d’Etat.”Je pense qu’il existe un consensus en faveur d’une désescalade” parmi les dirigeants rassemblés dans les Rocheuses canadiennes (ouest), a espéré le Premier ministre britannique Keir Starmer.”Nous ferons une proposition visant à rédiger un communiqué final sur ce sujet”, a pour sa part annoncé le chancelier allemand Friedrich Merz.Le conflit sera discuté en soirée pendant une réunion de travail sur la sécurité internationale, a fait savoir une source diplomatique canadienne, en tempérant quelque peu les attentes.Il est faux de dire qu’il existe à ce stade une déclaration commune (sur Israël et l’Iran) qui obtiendrait un oui ou un non définitif de la part des dirigeants, selon cette dernière.Rédiger une prise de position commune sera une tâche délicate, avec un Donald Trump notoirement impatient face aux longues tractations multilatérales.Ce dernier oscille entre laisser-faire face à l’offensive israélienne et appels à une reprise des négociations diplomatiques avec Téhéran. Il n’a pas non plus fermé la porte à une implication américaine directe.- Ukraine -Il sera tout aussi difficile pour les dirigeants du G7 de s’accorder sur la guerre en Ukraine, déclenchée par l’invasion russe de février 2022.Les Européens appellent à durcir les sanctions contre la Russie et en particulier contre les ventes de pétrole russe, quand Donald Trump continue au contraire à vanter sa proximité avec Vladimir Poutine.Lundi, le président américain a par exemple dit une nouvelle fois que cela avait été une “erreur” d’expulser la Russie de ce qui était alors le G8 suite à l’annexion de la Crimée.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, également attendu au Canada, a dit vouloir parler avec Donald Trump de l’achat par Kiev de matériel militaire à Washington.- Commerce -La guerre commerciale lancée par le président américain est un autre sujet de tensions. Les dirigeants de nombreux autres pays bousculés par l’agenda “L’Amérique d’abord” du milliardaire de 79 ans ont été invités, notamment ceux d’Inde, du Mexique, d’Afrique du Sud et d’Australie.En imposant des taxes d’au moins 10% sur la plupart des produits entrant aux Etats-Unis, le président américain a remis en cause les principes du commerce international et menacé le monde d’un ralentissement économique général.Le sujet est éminemment sensible pour le Canada, confronté en plus aux déclarations répétées de Donald Trump sur une annexion du pays.Le président américain a souligné lundi, pendant sa rencontre avec Mark Carney, que tous deux avaient une “approche différente” sur un possible accord commercial.Il a redit son attachement aux taxes douanières, un outil “simple”, “précis” et qui “va vite”, ajoutant que Mark Carney avait pour sa part une idée “plus complexe mais également très bonne”.

Au Bourget, polémique sur des stands israéliens, Airbus profite de l’effacement de Boeing

Une nouvelle polémique sur la présence d’industriels de l’armement israéliens a marqué lundi le premier jour du salon du Bourget, où Airbus occupe le terrain commercial avec de multiples commandes, Boeing restant discret après un crash meurtrier.Aux premières heures du plus grand salon de l’aéronautique et de la défense au monde, organisé au nord de Paris, plusieurs stands israéliens de l’armement exposant des “armes offensives” ont vu leur accès condamné sur décision du gouvernement français, provoquant la colère d’Israël.La situation à Gaza “moralement inacceptable” impose de marquer “réprobation” et “distance”, a fait valoir le Premier ministre français François Bayrou, après avoir inauguré le salon.”La France considère qu’il y a là une situation terrible pour les Gazaouis, une situation humainement et du point de vue humanitaire, du point de vue sécuritaire, extrêmement lourde. La France a tenu à manifester que les armements offensifs ne devaient pas être présents dans ce salon”, a-t-il ajouté.Pour le ministère israélien de la Défense, qui a dénoncé une “ségrégation”, cette mesure “rompt avec les pratiques habituelles des expositions de défense dans le monde”. Le président israélien Isaac Herzog s’est dit “choqué”.- “Discrimination inacceptable” -Cette décision française “est une discrimination inacceptable, particulièrement dans le contexte géopolitique actuel”, a réagi Marine Le Pen dans un message publié sur X, la présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale estimant qu’elle “abîme, une nouvelle fois, l’image de notre pays à l’international”.Même fortement réduite, la présence d’Israël, l’un des leaders des capacités militaires de pointe dans l’aérospatial, constituait déjà une source de tensions, alors que l’Etat poursuit son offensive sur Gaza après l’attaque meurtrière du Hamas en octobre 2023 et a lancé la semaine dernière des frappes de grande ampleur contre l’Iran, qui a riposté. Le tribunal judiciaire de Bobigny a rejeté le 10 juin la requête d’associations qui demandaient l’exclusion du salon des entreprises israéliennes au nom du risque de perpétuation de “crimes internationaux”.Lundi après-midi, une quinzaine de militants se sont rassemblés pour une conférence de presse à 500 m du salon. “C’est scandaleux et indécent qu’aux portes de Paris se réunissent des marchands de guerre et de mort pour faire du business”, a déclaré Selma (prénom d’emprunt), militante du collectif Guerre à la guerre qui tient de vendredi à dimanche un “contre-salon” à Bobigny.Cette affaire a presque éclipsé les annonces commerciales que les constructeurs réservent au Bourget. Airbus a ainsi engrangé 105 commandes fermes, dont 25 gros porteurs A350 de la compagnie saoudienne Riyadh Air, en plein lancement, et 40 monocouloirs A220 de la polonaise LOT, jusqu’alors acquise à la concurrence. En outre, le géant industriel européen a signé pour 30 monocouloirs A320neo et 10 avions-cargo A350F avec un loueur saoudien.Son rival Boeing a laissé le champ libre, l’avionneur américain ayant décidé de réduire ses activités au Bourget après le crash d’un 787 d’Air India qui a fait au moins 279 morts la semaine dernière.”Nous nous concentrons sur le soutien à nos clients, plutôt que des annonces de commandes lors de ce salon”, a déclaré lundi à l’AFP une porte-parole de Boeing. Son patron Kelly Ortberg avait déjà indiqué avoir annulé sa venue en France pour “rester avec nos équipes et consacrer notre attention à notre client et à l’enquête”.Le drame a jeté une ombre supplémentaire sur ce qui est habituellement une grande fête de l’aérien, déjà marquée cette année du sceau des guerres, militaires et commerciales en cours.Lors d’une table ronde consacrée à l’espace, François Bayrou a appelé à “relever les défis (…) ensemble” et pas “les uns contre les autres”, “dans un moment où jamais sur la planète le monde n’a été aussi perturbé et déstabilisé”.- Défense en pointe -Autre dominante outre la défense: les guerres commerciales lancées début avril par le président américain Donald Trump, lourdes de menaces pour une industrie aéronautique aux chaînes d’approvisionnement mondialisées.La féminisation est aussi l’un des fils rouges de cette édition du salon, organisé depuis 1909 tous les deux ans. Le premier jour d’ouverture au grand public, vendredi, sera consacré aux femmes.Le même jour, le président Emmanuel Macron est attendu avec un discours sur la nouvelle stratégie spatiale française. bur-neo-mra-alb/jum/pta

Au Mali, la mine d’or du géant canadien Barrick placée sous administration provisoire

Le tribunal de commerce de Bamako a décidé lundi de placer “sous administration provisoire” pour six mois la plus grande mine d’or du Mali, majoritairement détenue par le géant canadien Barrick Mining, dernier épisode en date d’un bras de fer que se livrent l’industriel et l’Etat malien.La junte au pouvoir avait réclamé cette mesure pour relancer les activités d’extractions à l’arrêt depuis janvier sur le site de Loulo-Gounkoto, dans l’ouest du pays, un des plus importants gisements aurifères au monde, détenu à 80% par le groupe minier et à 20% par le Mali.Zoumana Makadji, nommé administrateur provisoire, aura la tâche “d’ouvrir la mine dans les plus brefs délais”, a dit à l’AFP un magistrat du tribunal de commerce.- Arbitrage international -Dans un communiqué, Barrick a confirmé avoir perdu le “contrôle opérationnel” de la mine et rappelle que l’entreprise a entamé une procédure d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), une organisation de la Banque mondiale basée à Washington.Une source représentant les intérêts de l’Etat malien au procès a indiqué à l’AFP que cette mesure permet de “protéger les intérêts économiques nationaux” et évite “la fermeture brutale de la mine en l’absence d’un accord révisé”.”Au bout de six mois, le juge constatera l’évolution des négociations et ou d’un accord et avisera”, a expliqué à l’AFP le magistrat du tribunal du commerce.Barrick s’était dite “contrainte” de devoir arrêter ses opérations à Loulo-Gounkoto après la saisie le 11 janvier de trois tonnes d’or sur le site par des soldats venus en hélicoptère.La junte empêchait déjà Barrick d’exporter l’or du site et quatre employés maliens de la compagnie sont en détention depuis novembre. Ces actions “injustifiées (…) ont menées à la suspension temporaire des opérations”, a rappelé lundi Barrick dans son communiqué, qui affirme toutefois vouloir trouver “une solution constructive et mutuellement acceptable”.- Souveraineté économique -Au nom de la souveraineté économique du pays, le Mali a réformé son code minier en 2024 et réclame des centaines de millions de dollars d’arriérés d’impôts à Barrick.Les militaires arrivés au pouvoir par la force en 2020 cherchent à obtenir une part plus importante des revenus générés par les activités extractives, y compris celles du complexe souterrain et à ciel ouvert de Loulo-Gounkoto.Invoquant le “non paiement d’impôts”, les services fiscaux maliens ont fermé les bureaux du groupe minier à Bamako en avril dernier.Selon Barrick, 85 millions de dollars ont déjà été versés à l’Etat malien en octobre “dans le cadre des négociations”.Le 8 mai, le gouvernement malien avait introduit devant le tribunal du commerce de Bamako une requête en vue d’imposer une administration provisoire sur le site de Loulo-Gounkoto.”Depuis 2024, l’Etat est dans un bras de fer avec les majors qui produisent l’or au Mali. Barrick, comme les autres, sont accusés d’avoir ouvert des comptes offshores, ce que la législation permet”, avait expliqué à l’AFP une source proche de Barrick.L’or contribue à un quart du budget national de ce pays d’Afrique de l’Ouest.Le Mali, l’un des pays les plus pauvres au monde, est dirigé par des militaires depuis deux coups d’Etat en 2020 et 2021.La junte a fait de la lutte contre la corruption et de la restauration de la souveraineté nationale sur les ressources naturelles ses mantras. Ils accordent une attention toute particulière aux revenus juteux de l’industrie minière.

Au Mali, la mine d’or du géant canadien Barrick placée sous administration provisoire

Le tribunal de commerce de Bamako a décidé lundi de placer “sous administration provisoire” pour six mois la plus grande mine d’or du Mali, majoritairement détenue par le géant canadien Barrick Mining, dernier épisode en date d’un bras de fer que se livrent l’industriel et l’Etat malien.La junte au pouvoir avait réclamé cette mesure pour …

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Israël frappe la télévision d’Etat iranienne à Téhéran

Israël a mené une frappe lundi contre le bâtiment de la télévision d’Etat iranienne, qui a brièvement interrompu sa retransmission depuis Téhéran où des explosions ont retenti dans plusieurs secteurs, au 4e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.L’attaque s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle, selon une vidéo diffusée par un média iranien.La chaîne a repris ses programmes en direct après quelques minutes d’interruption. Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre”.”Nous frapperons le dictateur iranien partout”, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, dans une allusion aux centres du pouvoir du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.Il avait prévenu à l’avance que la radio-télévision d’Etat iranienne (IRIB) – qui se trouve dans un quartier huppé – était “sur le point de disparaître”. L’armée israélienne avait appelé les habitants à évacuer le secteur en prévision de frappes sur des “infrastructures militaires appartenant au régime iranien”.Des journalistes de l’AFP ont indiqué avoir entendu des explosions dans le nord, l’ouest et le centre de Téhéran.- Missiles iraniens sur grandes villes israéliennes – L’Iran a pour sa part tiré lundi matin des missiles sur plusieurs grandes villes d’Israël, en réponse à des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien.A Tel-Aviv, les secouristes recherchaient lundi des survivants dans les immeubles éventrés, comme dans les villes proches de Petah-Tikva et Bnei-Brak. Israël a lancé le 13 juin sur l’Iran une attaque d’une ampleur sans précédent, visant des centaines de cibles militaires et nucléaires, avec l’objectif affiché d’empêcher ce pays de se doter de la bombe atomique.Les frappes israéliennes, qui ont notamment visé Téhéran, ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés en Iran, selon un bilan officiel établi dimanche.Les salves de missiles iraniens tirées en riposte sur Israël ont fait au moins 24 morts depuis vendredi, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ce bilan s’est alourdi lundi de onze morts, dont huit tués pendant la nuit à Petah-Tikva, Bnei-Brak et Haïfa.Une frappe iranienne dimanche sur une raffinerie de pétrole à Haïfa a coûté la vie à trois Israéliens, a-t-on appris de surcroît lundi après une levée de la censure militaire sur cette information.Au petit matin lundi, les habitants de Petah-Tikva, fatigués et apeurés, ont découvert les destructions. Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs étaient calcinés.”Quand nous avons entendu les sirènes, nous sommes allés dans l’abri. Quelques minutes plus tard, nous avons entendu une explosion et quand nous sommes sortis, nous avons vu les dégâts, toutes les maisons détruites”, a raconté Henn, un homme dont l’appartement a été détruit.Israël Katz, a averti que les habitants de Téhéran “paieront le prix” pour les civils israéliens tués.Les Gardiens de la Révolution iranienne ont promis des opérations “plus dévastatrices”, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé les Iraniens à “l’unité” et à “faire front” contre cette “agression criminelle”.L’armée israélienne a quant à elle affirmé avoir détruit “un tiers” des lanceurs de missiles sol-sol iraniens.- Le Grand Bazar de Téhéran fermé -Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.Soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran dément et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil.Lundi, Téhéran a exhorté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à condamner Israël, affirmant que les installations nucléaires visées avaient un caractère “pacifique”. Durant la nuit, des explosions ont été entendues à Téhéran, déjà visée la veille par des dizaines de frappes. Lundi, le Grand Bazar, le principal marché de la ville, est resté fermé. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux abords des stations-service. Un vendeur a signalé une augmentation des achats compulsifs, disant que son magasin “était en rupture de stocks d’eau”.Pour protéger la population, le gouvernement a annoncé dimanche que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir d’abris anti-aériens.Lundi, Israël a dit avoir frappé à Téhéran des centres de commandement de la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures. Depuis vendredi, les frappes israéliennes ont tué les trois plus hauts gradés du pays et neuf scientifiques du programme nucléaire iranien.Selon un média iranien, de nouvelles frappes ont aussi visé lundi l’ouest de l’Iran, dont l’une a touché une caserne de pompiers dans la province d’Ilam tandis qu’un hôpital a subi d’importants dégâts à Kermanshah. L’Iran a accusé Israël d’avoir pris pour cible cet hôpital et dénoncé un “crime de guerre”.La veille, Israël avait annoncé avoir frappé des “dizaines” de sites de missiles sol-sol dans cette partie du pays. Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran.L’AIEA a cependant affirmé lundi qu’il n’y avait “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement. 

Israël frappe la télévision d’Etat iranienne à Téhéran

Israël a mené une frappe lundi contre le bâtiment de la télévision d’Etat iranienne, qui a brièvement interrompu sa retransmission depuis Téhéran où des explosions ont retenti dans plusieurs secteurs, au 4e jour d’un conflit inédit entre les deux pays ennemis.L’attaque s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle, selon une vidéo diffusée par un média iranien.La chaîne a repris ses programmes en direct après quelques minutes d’interruption. Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre”.”Nous frapperons le dictateur iranien partout”, a affirmé le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, dans une allusion aux centres du pouvoir du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.Il avait prévenu à l’avance que la radio-télévision d’Etat iranienne (IRIB) – qui se trouve dans un quartier huppé – était “sur le point de disparaître”. L’armée israélienne avait appelé les habitants à évacuer le secteur en prévision de frappes sur des “infrastructures militaires appartenant au régime iranien”.Des journalistes de l’AFP ont indiqué avoir entendu des explosions dans le nord, l’ouest et le centre de Téhéran.- Missiles iraniens sur grandes villes israéliennes – L’Iran a pour sa part tiré lundi matin des missiles sur plusieurs grandes villes d’Israël, en réponse à des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien.A Tel-Aviv, les secouristes recherchaient lundi des survivants dans les immeubles éventrés, comme dans les villes proches de Petah-Tikva et Bnei-Brak. Israël a lancé le 13 juin sur l’Iran une attaque d’une ampleur sans précédent, visant des centaines de cibles militaires et nucléaires, avec l’objectif affiché d’empêcher ce pays de se doter de la bombe atomique.Les frappes israéliennes, qui ont notamment visé Téhéran, ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés en Iran, selon un bilan officiel établi dimanche.Les salves de missiles iraniens tirées en riposte sur Israël ont fait au moins 24 morts depuis vendredi, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ce bilan s’est alourdi lundi de onze morts, dont huit tués pendant la nuit à Petah-Tikva, Bnei-Brak et Haïfa.Une frappe iranienne dimanche sur une raffinerie de pétrole à Haïfa a coûté la vie à trois Israéliens, a-t-on appris de surcroît lundi après une levée de la censure militaire sur cette information.Au petit matin lundi, les habitants de Petah-Tikva, fatigués et apeurés, ont découvert les destructions. Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs étaient calcinés.”Quand nous avons entendu les sirènes, nous sommes allés dans l’abri. Quelques minutes plus tard, nous avons entendu une explosion et quand nous sommes sortis, nous avons vu les dégâts, toutes les maisons détruites”, a raconté Henn, un homme dont l’appartement a été détruit.Israël Katz, a averti que les habitants de Téhéran “paieront le prix” pour les civils israéliens tués.Les Gardiens de la Révolution iranienne ont promis des opérations “plus dévastatrices”, tandis que le président iranien Massoud Pezeshkian a appelé les Iraniens à “l’unité” et à “faire front” contre cette “agression criminelle”.L’armée israélienne a quant à elle affirmé avoir détruit “un tiers” des lanceurs de missiles sol-sol iraniens.- Le Grand Bazar de Téhéran fermé -Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.Soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran dément et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil.Lundi, Téhéran a exhorté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à condamner Israël, affirmant que les installations nucléaires visées avaient un caractère “pacifique”. Durant la nuit, des explosions ont été entendues à Téhéran, déjà visée la veille par des dizaines de frappes. Lundi, le Grand Bazar, le principal marché de la ville, est resté fermé. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux abords des stations-service. Un vendeur a signalé une augmentation des achats compulsifs, disant que son magasin “était en rupture de stocks d’eau”.Pour protéger la population, le gouvernement a annoncé dimanche que les mosquées, les stations de métro et les écoles allaient servir d’abris anti-aériens.Lundi, Israël a dit avoir frappé à Téhéran des centres de commandement de la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures. Depuis vendredi, les frappes israéliennes ont tué les trois plus hauts gradés du pays et neuf scientifiques du programme nucléaire iranien.Selon un média iranien, de nouvelles frappes ont aussi visé lundi l’ouest de l’Iran, dont l’une a touché une caserne de pompiers dans la province d’Ilam tandis qu’un hôpital a subi d’importants dégâts à Kermanshah. L’Iran a accusé Israël d’avoir pris pour cible cet hôpital et dénoncé un “crime de guerre”.La veille, Israël avait annoncé avoir frappé des “dizaines” de sites de missiles sol-sol dans cette partie du pays. Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran.L’AIEA a cependant affirmé lundi qu’il n’y avait “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement.