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Le meurtrier présumé d’une députée du Minnesota s’est rendu chez quatre élus la nuit du crime
Le meurtrier présumé d’une élue du Minnesota et de son mari s’est rendu la nuit du crime aux domiciles de quatre élus différents, tous démocrates, pour les tuer, a révélé lundi le procureur fédéral de cet Etat américain.Vance Boelter, 57 ans, arrêté dimanche soir au terme de presque deux jours de chasse à l’homme, est visé par six chefs d’accusation au niveau fédéral, dont deux de meurtre par arme à feu, “passibles de la prison à perpétuité, voire de la peine capitale”, a précisé Joe Thompson.Le suspect est accusé de s’être déguisé en policier pour tuer dans la banlieue de Minneapolis, Melissa Hortman et son époux Mark Hortman. Il avait auparavant grièvement blessé John Hoffman, ainsi que sa femme, dont la vie n’était plus en danger, selon les autorités.Cette double attaque contre deux responsables démocrates, élus respectivement à la Chambre des représentants et au Sénat de cet Etat plutôt tranquille frontalier du Canada, a choqué la classe politique, déjà plombée par des tensions partisanes extrêmement pesantes.”C’était un assassinat politique”, a souligné Joe Thompson. “J’espère que cela sera une piqûre de rappel pour tout le monde. Les gens peuvent ne pas être d’accord avec vous sans qu’il faille pour autant les tuer ou leur faire du mal”.Aux toutes premières heures du 14 juin, Vance Boelter s’est rendu aux domiciles des quatre élus “avec l’intention de les tuer”, a-t-il poursuivi.Deux de ces tentatives ont échoué, l’une parce que l’élue visée était en vacances avec sa famille et l’autre grâce à la présence sur les lieux d’une voiture de police.Ses agissements “font froid dans le dos”. “Il n’est pas exagéré de dire que ses crimes sont de l’ordre du cauchemar. Boelter a traqué ses victimes comme des proies” avant de les “abattre de sang froid”, a ajouté le procureur fédéral.- Nouvelle audience le 27 juin -“Ces actes de violence ne resteront pas impunis”, a assuré la ministre de la Justice, Pam Bondi, dans un communiqué, s’engageant à “des conséquences sévères” en cas de condamnation.Mais ni la ministre ni le procureur n’ont indiqué s’ils comptaient requérir la peine capitale, dont le président républicain Donald Trump est un fervent partisan.Vance Boelter est également visé au niveau de l’Etat du Minnesota par deux chefs d’accusation de meurtre et deux de tentative de meurtre. Mais la procureure générale du comté de Hennepin, à Minneapolis, Mary Moriarty a annoncé son intention de le poursuivre pour assassinat.La procédure fédérale devrait prendre le pas sur celle du Minnesota qui se poursuivra parallèlement, a dit Joe Thompson. Le suspect a été présenté pour la première fois lundi après-midi à un juge fédéral qui a ordonné son maintien en détention jusqu’à une nouvelle audience le 27 juin et lui a assigné un avocat commis d’office, rapportent les médias américains.Sa cavale a pris fin dimanche soir à plus d’une heure à l’ouest de Minneapolis.La chasse à l’homme, la plus importante de l’histoire du Minnesota, selon les autorités, a mobilisé une centaine de policiers, assistés notamment de drones.Melissa Hortman, 55 ans, mère de deux enfants, ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota, avait fait de la protection du droit à l’avortement sa grande priorité.Mais le procureur fédéral a estimé qu’il était encore trop tôt pour se prononcer sur les motivations de sa “virée meurtrière”. Les enquêteurs ont retrouvé sur des carnets appartenant à Vance Boelter une liste de plus de 45 élus, a relevé M. Thompson.Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, colistier de Kamala Harris à l’élection présidentielle remportée par Donald Trump, a appelé dimanche à ce que “cet acte odieux” ne “devienne pas la norme”.Donald Trump, qui a rapidement condamné l’attaque “terrible” contre les élus du Minnesota, a lui-même échappé à deux tentatives d’assassinat, dont une de justesse le 13 juillet 2024 lors d’un meeting de campagne en Pennsylvanie (nord-est).
Le meurtrier présumé d’une députée du Minnesota s’est rendu chez quatre élus la nuit du crime
Le meurtrier présumé d’une élue du Minnesota et de son mari s’est rendu la nuit du crime aux domiciles de quatre élus différents, tous démocrates, pour les tuer, a révélé lundi le procureur fédéral de cet Etat américain.Vance Boelter, 57 ans, arrêté dimanche soir au terme de presque deux jours de chasse à l’homme, est visé par six chefs d’accusation au niveau fédéral, dont deux de meurtre par arme à feu, “passibles de la prison à perpétuité, voire de la peine capitale”, a précisé Joe Thompson.Le suspect est accusé de s’être déguisé en policier pour tuer dans la banlieue de Minneapolis, Melissa Hortman et son époux Mark Hortman. Il avait auparavant grièvement blessé John Hoffman, ainsi que sa femme, dont la vie n’était plus en danger, selon les autorités.Cette double attaque contre deux responsables démocrates, élus respectivement à la Chambre des représentants et au Sénat de cet Etat plutôt tranquille frontalier du Canada, a choqué la classe politique, déjà plombée par des tensions partisanes extrêmement pesantes.”C’était un assassinat politique”, a souligné Joe Thompson. “J’espère que cela sera une piqûre de rappel pour tout le monde. Les gens peuvent ne pas être d’accord avec vous sans qu’il faille pour autant les tuer ou leur faire du mal”.Aux toutes premières heures du 14 juin, Vance Boelter s’est rendu aux domiciles des quatre élus “avec l’intention de les tuer”, a-t-il poursuivi.Deux de ces tentatives ont échoué, l’une parce que l’élue visée était en vacances avec sa famille et l’autre grâce à la présence sur les lieux d’une voiture de police.Ses agissements “font froid dans le dos”. “Il n’est pas exagéré de dire que ses crimes sont de l’ordre du cauchemar. Boelter a traqué ses victimes comme des proies” avant de les “abattre de sang froid”, a ajouté le procureur fédéral.- Nouvelle audience le 27 juin -“Ces actes de violence ne resteront pas impunis”, a assuré la ministre de la Justice, Pam Bondi, dans un communiqué, s’engageant à “des conséquences sévères” en cas de condamnation.Mais ni la ministre ni le procureur n’ont indiqué s’ils comptaient requérir la peine capitale, dont le président républicain Donald Trump est un fervent partisan.Vance Boelter est également visé au niveau de l’Etat du Minnesota par deux chefs d’accusation de meurtre et deux de tentative de meurtre. Mais la procureure générale du comté de Hennepin, à Minneapolis, Mary Moriarty a annoncé son intention de le poursuivre pour assassinat.La procédure fédérale devrait prendre le pas sur celle du Minnesota qui se poursuivra parallèlement, a dit Joe Thompson. Le suspect a été présenté pour la première fois lundi après-midi à un juge fédéral qui a ordonné son maintien en détention jusqu’à une nouvelle audience le 27 juin et lui a assigné un avocat commis d’office, rapportent les médias américains.Sa cavale a pris fin dimanche soir à plus d’une heure à l’ouest de Minneapolis.La chasse à l’homme, la plus importante de l’histoire du Minnesota, selon les autorités, a mobilisé une centaine de policiers, assistés notamment de drones.Melissa Hortman, 55 ans, mère de deux enfants, ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota, avait fait de la protection du droit à l’avortement sa grande priorité.Mais le procureur fédéral a estimé qu’il était encore trop tôt pour se prononcer sur les motivations de sa “virée meurtrière”. Les enquêteurs ont retrouvé sur des carnets appartenant à Vance Boelter une liste de plus de 45 élus, a relevé M. Thompson.Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, colistier de Kamala Harris à l’élection présidentielle remportée par Donald Trump, a appelé dimanche à ce que “cet acte odieux” ne “devienne pas la norme”.Donald Trump, qui a rapidement condamné l’attaque “terrible” contre les élus du Minnesota, a lui-même échappé à deux tentatives d’assassinat, dont une de justesse le 13 juillet 2024 lors d’un meeting de campagne en Pennsylvanie (nord-est).
Le meurtrier présumé d’une députée du Minnesota s’est rendu chez quatre élus la nuit du crime
Le meurtrier présumé d’une élue du Minnesota et de son mari s’est rendu la nuit du crime aux domiciles de quatre élus différents, tous démocrates, pour les tuer, a révélé lundi le procureur fédéral de cet Etat américain.Vance Boelter, 57 ans, arrêté dimanche soir au terme de presque deux jours de chasse à l’homme, est …
En attaquant l’Iran, Israël dit changer “la face du Moyen-Orient”
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que son pays était en train de changer “la face du Moyen-Orient” avec son attaque sans précédent sur l’Iran, au quatrième jour d’une escalade militaire meurtrière entre les deux pays ennemis.M. Netanyahu s’exprimait au cours d’une conférence de presse, quelques heures après une frappe israélienne contre …
En attaquant l’Iran, Israël dit changer “la face du Moyen-Orient” Read More »
En attaquant l’Iran, Israël dit changer “la face du Moyen-Orient”
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que son pays était en train de changer “la face du Moyen-Orient” avec son attaque sans précédent sur l’Iran, au quatrième jour d’une escalade militaire meurtrière entre les deux pays ennemis.M. Netanyahu s’exprimait au cours d’une conférence de presse, quelques heures après une frappe israélienne contre le bâtiment de la télévision d’Etat iranienne, qui a brièvement interrompu sa retransmission. L’attaque s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle, selon une vidéo diffusée par un média iranien.Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre”.Les Iraniens voient “que le régime est beaucoup plus faible” qu’ils le pensaient, a commenté M. Netanyahu.”Ils le comprennent et cela peut produire des résultats”, a-t-il dit, laissant entendre qu’un changement de pouvoir en Iran “pourrait” en être un et rappelant qu’Israël a décapité depuis vendredi la direction sécuritaire iranienne. “Nous les éliminons un par un”.Tuer l’ayatollah Ali Khamenei “mettra fin au conflit” entre Israël et l’Iran, a-t-il dit plus tôt dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine ABC.Le président américain Donald Trump s’est opposé à un plan israélien visant à éliminer le guide suprême iranien, avait révélé dimanche un responsable américain.En marge d’un sommet du G7 au Canada, M. Trump a appelé une nouvelle fois l’Iran à “négocier immédiatement avant qu’il ne soit trop tard”, tout en rappelant que les Etats-Unis avaient “toujours soutenu Israël”.Dans un message sur X, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi s’est demandé plus tard si M. Trump “prend au sérieux la diplomatie et est intéressé d’arrêter la guerre”.”Il suffit d’un seul coup de téléphone de Washington pour museler quelqu’un comme Netanyahu. Cela peut ouvrir la voie à un retour à la diplomatie”, a-t-il ajouté.”Nous continuerons de pilonner ces lâches aussi longtemps qu’il le faudra pour qu’ils cessent de tirer sur notre peuple”, a indiqué M. Araghchi, en parlant d’Israël. Après l’attaque sur sa télévision d’Etat, l’Iran a appelé dans la soirée deux chaînes israéliennes, N12 et N14, à évacuer leurs locaux.- Nouvelle salve de missiles – La télévision d’Etat iranienne a annoncé lundi soir une nouvelle salve de missiles sur Israël.L’Iran avait tiré lundi matin des missiles sur plusieurs grandes villes d’Israël, en réponse à des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien.Les frappes israéliennes, qui ont notamment visé Téhéran, ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés en Iran, selon un bilan officiel établi dimanche.Les salves de missiles iraniens tirées en riposte sur Israël ont fait au moins 24 morts depuis vendredi, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ce bilan s’est alourdi lundi de onze morts, dont huit tués pendant la nuit à Petah-Tikva, Bnei-Brak et Haïfa.Une frappe iranienne dimanche sur une raffinerie de pétrole à Haïfa a coûté la vie à trois Israéliens, a-t-on appris de surcroît lundi après une levée de la censure militaire sur cette information.Au petit matin lundi, les habitants de Petah-Tikva en Israël, fatigués et apeurés, ont découvert les destructions. Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs étaient calcinés.”Quand nous avons entendu les sirènes, nous sommes allés dans l’abri. Quelques minutes plus tard, nous avons entendu une explosion et quand nous sommes sortis, nous avons vu les dégâts, toutes les maisons détruites”, a raconté Henn, un homme dont l’appartement a été détruit.- Le Grand Bazar de Téhéran fermé -Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.Soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran dément et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil.Le Grand Bazar, le principal marché de Téhéran, est resté fermé. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux abords des stations-service. Un vendeur a signalé une augmentation des achats compulsifs, disant que son magasin “était en rupture de stocks d’eau”.Israël a lancé depuis vendredi sur l’Iran une attaque d’une ampleur sans précédent, visant des centaines de cibles militaires et nucléaires, avec l’objectif affiché d’empêcher ce pays de se doter de la bombe atomique.Lundi, Israël a dit avoir frappé à Téhéran des centres de commandement de la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures. Depuis vendredi, les frappes israéliennes ont tué les trois plus hauts gradés du pays et neuf scientifiques du programme nucléaire iranien.Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a aussi “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran.L’AIEA a cependant affirmé lundi qu’il n’y avait “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement. Selon un média iranien, de nouvelles frappes ont aussi visé lundi l’ouest de l’Iran, dont l’une a touché une caserne de pompiers dans la province d’Ilam tandis qu’un hôpital a subi d’importants dégâts à Kermanshah. L’Iran a accusé Israël d’avoir pris pour cible cet hôpital et dénoncé un “crime de guerre”.
En attaquant l’Iran, Israël dit changer “la face du Moyen-Orient”
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que son pays était en train de changer “la face du Moyen-Orient” avec son attaque sans précédent sur l’Iran, au quatrième jour d’une escalade militaire meurtrière entre les deux pays ennemis.M. Netanyahu s’exprimait au cours d’une conférence de presse, quelques heures après une frappe israélienne contre le bâtiment de la télévision d’Etat iranienne, qui a brièvement interrompu sa retransmission. L’attaque s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle, selon une vidéo diffusée par un média iranien.Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre”.Les Iraniens voient “que le régime est beaucoup plus faible” qu’ils le pensaient, a commenté M. Netanyahu.”Ils le comprennent et cela peut produire des résultats”, a-t-il dit, laissant entendre qu’un changement de pouvoir en Iran “pourrait” en être un et rappelant qu’Israël a décapité depuis vendredi la direction sécuritaire iranienne. “Nous les éliminons un par un”.Tuer l’ayatollah Ali Khamenei “mettra fin au conflit” entre Israël et l’Iran, a-t-il dit plus tôt dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine ABC.Le président américain Donald Trump s’est opposé à un plan israélien visant à éliminer le guide suprême iranien, avait révélé dimanche un responsable américain.En marge d’un sommet du G7 au Canada, M. Trump a appelé une nouvelle fois l’Iran à “négocier immédiatement avant qu’il ne soit trop tard”, tout en rappelant que les Etats-Unis avaient “toujours soutenu Israël”.Dans un message sur X, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi s’est demandé plus tard si M. Trump “prend au sérieux la diplomatie et est intéressé d’arrêter la guerre”.”Il suffit d’un seul coup de téléphone de Washington pour museler quelqu’un comme Netanyahu. Cela peut ouvrir la voie à un retour à la diplomatie”, a-t-il ajouté.”Nous continuerons de pilonner ces lâches aussi longtemps qu’il le faudra pour qu’ils cessent de tirer sur notre peuple”, a indiqué M. Araghchi, en parlant d’Israël. Après l’attaque sur sa télévision d’Etat, l’Iran a appelé dans la soirée deux chaînes israéliennes, N12 et N14, à évacuer leurs locaux.- Nouvelle salve de missiles – La télévision d’Etat iranienne a annoncé lundi soir une nouvelle salve de missiles sur Israël.L’Iran avait tiré lundi matin des missiles sur plusieurs grandes villes d’Israël, en réponse à des frappes aériennes israéliennes sur le territoire iranien.Les frappes israéliennes, qui ont notamment visé Téhéran, ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés en Iran, selon un bilan officiel établi dimanche.Les salves de missiles iraniens tirées en riposte sur Israël ont fait au moins 24 morts depuis vendredi, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ce bilan s’est alourdi lundi de onze morts, dont huit tués pendant la nuit à Petah-Tikva, Bnei-Brak et Haïfa.Une frappe iranienne dimanche sur une raffinerie de pétrole à Haïfa a coûté la vie à trois Israéliens, a-t-on appris de surcroît lundi après une levée de la censure militaire sur cette information.Au petit matin lundi, les habitants de Petah-Tikva en Israël, fatigués et apeurés, ont découvert les destructions. Sur plusieurs étages, le coin d’un grand immeuble blanc a été léché par les flammes et de larges pans de murs étaient calcinés.”Quand nous avons entendu les sirènes, nous sommes allés dans l’abri. Quelques minutes plus tard, nous avons entendu une explosion et quand nous sommes sortis, nous avons vu les dégâts, toutes les maisons détruites”, a raconté Henn, un homme dont l’appartement a été détruit.- Le Grand Bazar de Téhéran fermé -Après des décennies de guerre par procuration et d’opérations ponctuelles, c’est la première fois que les deux pays ennemis s’affrontent militairement avec une telle intensité.Soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir fabriquer l’arme nucléaire, l’Iran dément et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil.Le Grand Bazar, le principal marché de Téhéran, est resté fermé. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux abords des stations-service. Un vendeur a signalé une augmentation des achats compulsifs, disant que son magasin “était en rupture de stocks d’eau”.Israël a lancé depuis vendredi sur l’Iran une attaque d’une ampleur sans précédent, visant des centaines de cibles militaires et nucléaires, avec l’objectif affiché d’empêcher ce pays de se doter de la bombe atomique.Lundi, Israël a dit avoir frappé à Téhéran des centres de commandement de la Force Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures. Depuis vendredi, les frappes israéliennes ont tué les trois plus hauts gradés du pays et neuf scientifiques du programme nucléaire iranien.Selon le Premier ministre Benjamin Netanyahu, Israël a aussi “détruit la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran.L’AIEA a cependant affirmé lundi qu’il n’y avait “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement. Selon un média iranien, de nouvelles frappes ont aussi visé lundi l’ouest de l’Iran, dont l’une a touché une caserne de pompiers dans la province d’Ilam tandis qu’un hôpital a subi d’importants dégâts à Kermanshah. L’Iran a accusé Israël d’avoir pris pour cible cet hôpital et dénoncé un “crime de guerre”.




