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Le G7 appelle à une désescalade au Moyen-Orient

Les dirigeants du G7 se sont entendus lundi pour appeler à une “désescalade” dans le conflit entre l’Iran et Israël et au Moyen-Orient en général, peu avant que le président américain Donald Trump ne quitte le sommet au Canada de manière anticipée. Dans cette déclaration commune, ils ont appelé à “protéger les civils” tout en réaffirmant le droit d’Israël à “se défendre”. Selon eux, “l’Iran est la principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région” et “nous avons toujours été clairs sur le fait que l’Iran ne pourra jamais disposer d’une arme nucléaire”.”Nous demandons instamment que la résolution de la crise en Iran aboutisse à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza”, écrivent enfin les dirigeants du G7.En quelques jours, la situation s’est rapidement dégradée dans la région et le conflit a bousculé l’agenda de ce sommet qui se tient dans les Rocheuses canadiennes jusqu’à mardi.- Signaux confus -Pour la cinquième nuit consécutive, Israël et l’Iran échangent barrages de missiles et menaces guerrières, Téhéran annonçant des frappes “sans interruption jusqu’à l’aube” après une nouvelle vague d’attaques israéliennes.Donald Trump, imprévisible comme à son habitude, a livré des signaux contradictoires.Il avait assuré dans la journée qu’un “accord” allait être trouvé concernant le conflit entre l’Iran et Israël”.Puis il a écrit sur son réseau Truth Social ce message très alarmiste: “Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement.”Et enfin, l’impulsif dirigeant républicain a quitté en hélicoptère le sommet lundi soir, un jour plus tôt qu’initialement prévu, à cause “de ce qui se passe au Moyen-Orient”, selon sa porte-parole Karoline Leavitt.Alors que les spéculations montaient sur une participation américaine active à l’offensive aérienne sans précédent d’Israël, la Maison Blanche a redit que les forces américaines restaient “dans une posture défensive” au Moyen-Orient.Le site Axios affirme par ailleurs que l’exécutif américain n’a pas abandonné la voie diplomatique, et discute avec l’Iran d’une possible rencontre entre l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.- L’Ukraine oubliée -Lors de la photo de famille, sur un terrain de golf, Donald Trump a rapidement mentionné son départ anticipé déclarant: “J’aimerais pouvoir rester avec tout le monde, mais ils comprennent”.Le président français Emmanuel Macron a lui averti que vouloir renverser le régime iranien par la force serait une “erreur stratégique”.”Tous ceux qui croient qu’en frappant avec des bombes depuis l’extérieur on sauve un pays malgré lui-même et contre lui-même se sont toujours trompés”, a-t-il ajouté.Ce communiqué commun pourrait être la seule déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement du “groupe des 7″ (Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon) car avec le départ de Donald Trump le sommet tourne court.Cela signifie notamment que la rencontre bilatérale prévue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’aura pas lieu. Et les Européens n’ont guère eu le temps de le convaincre de durcir les sanctions sur le pétrole russe.Le président, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n’a de toute façon pas caché lundi son scepticisme face à d’éventuelles nouvelles mesures contre Moscou.”Les sanctions ce n’est pas si simple”, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût “colossal” également pour les Etats-Unis.- “Accélérer le travail” -Lundi, l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, a au moins réussi à éviter un étalage des divisions, en particulier sur le commerce.L’objectif de nombreux dirigeants présents était de désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump. Le président américain a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes.Le président américain et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont confirmé les grandes lignes de leur entente commerciale trouvée en mai. De leur côtés les Canadiens ont indiqué qu’Ottawa et Washington avaient promis d’aboutir à un accord dans les 30 jours. Et si la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen a indiqué sur X, après une rencontre avec Donald Trump, que les équipes du gouvernement américain et de l’UE allaient “accélérer le travail en vue d’un accord (commercial) juste et bon”.

Le G7 appelle à une désescalade au Moyen-Orient

Les dirigeants du G7 se sont entendus lundi pour appeler à une “désescalade” dans le conflit entre l’Iran et Israël et au Moyen-Orient en général, peu avant que le président américain Donald Trump ne quitte le sommet au Canada de manière anticipée. Dans cette déclaration commune, ils ont appelé à “protéger les civils” tout en réaffirmant le droit d’Israël à “se défendre”. Selon eux, “l’Iran est la principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région” et “nous avons toujours été clairs sur le fait que l’Iran ne pourra jamais disposer d’une arme nucléaire”.”Nous demandons instamment que la résolution de la crise en Iran aboutisse à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza”, écrivent enfin les dirigeants du G7.En quelques jours, la situation s’est rapidement dégradée dans la région et le conflit a bousculé l’agenda de ce sommet qui se tient dans les Rocheuses canadiennes jusqu’à mardi.- Signaux confus -Pour la cinquième nuit consécutive, Israël et l’Iran échangent barrages de missiles et menaces guerrières, Téhéran annonçant des frappes “sans interruption jusqu’à l’aube” après une nouvelle vague d’attaques israéliennes.Donald Trump, imprévisible comme à son habitude, a livré des signaux contradictoires.Il avait assuré dans la journée qu’un “accord” allait être trouvé concernant le conflit entre l’Iran et Israël”.Puis il a écrit sur son réseau Truth Social ce message très alarmiste: “Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement.”Et enfin, l’impulsif dirigeant républicain a quitté en hélicoptère le sommet lundi soir, un jour plus tôt qu’initialement prévu, à cause “de ce qui se passe au Moyen-Orient”, selon sa porte-parole Karoline Leavitt.Alors que les spéculations montaient sur une participation américaine active à l’offensive aérienne sans précédent d’Israël, la Maison Blanche a redit que les forces américaines restaient “dans une posture défensive” au Moyen-Orient.Le site Axios affirme par ailleurs que l’exécutif américain n’a pas abandonné la voie diplomatique, et discute avec l’Iran d’une possible rencontre entre l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.- L’Ukraine oubliée -Lors de la photo de famille, sur un terrain de golf, Donald Trump a rapidement mentionné son départ anticipé déclarant: “J’aimerais pouvoir rester avec tout le monde, mais ils comprennent”.Le président français Emmanuel Macron a lui averti que vouloir renverser le régime iranien par la force serait une “erreur stratégique”.”Tous ceux qui croient qu’en frappant avec des bombes depuis l’extérieur on sauve un pays malgré lui-même et contre lui-même se sont toujours trompés”, a-t-il ajouté.Ce communiqué commun pourrait être la seule déclaration des chefs d’Etat et de gouvernement du “groupe des 7″ (Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon) car avec le départ de Donald Trump le sommet tourne court.Cela signifie notamment que la rencontre bilatérale prévue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’aura pas lieu. Et les Européens n’ont guère eu le temps de le convaincre de durcir les sanctions sur le pétrole russe.Le président, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n’a de toute façon pas caché lundi son scepticisme face à d’éventuelles nouvelles mesures contre Moscou.”Les sanctions ce n’est pas si simple”, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût “colossal” également pour les Etats-Unis.- “Accélérer le travail” -Lundi, l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, a au moins réussi à éviter un étalage des divisions, en particulier sur le commerce.L’objectif de nombreux dirigeants présents était de désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump. Le président américain a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes.Le président américain et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont confirmé les grandes lignes de leur entente commerciale trouvée en mai. De leur côtés les Canadiens ont indiqué qu’Ottawa et Washington avaient promis d’aboutir à un accord dans les 30 jours. Et si la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen a indiqué sur X, après une rencontre avec Donald Trump, que les équipes du gouvernement américain et de l’UE allaient “accélérer le travail en vue d’un accord (commercial) juste et bon”.

Penelopegate: François Fillon fixé sur sa peine

Plus de huit ans après les révélations sur les emplois fictifs de son épouse Penelope, qui lui ont valu d’être reconnu définitivement coupable de détournements de fonds publics, François Fillon saura mardi quelle peine lui est infligée.La cour d’appel de Paris doit rendre sa décision peu après 13H30. L’ex-locataire de Matignon, 71 ans, ne sera pas présent au délibéré, selon son avocat, Me Antonin Levy.Lors d’une audience le 29 avril uniquement consacrée aux sanctions le concernant, l’avocat général avait requis quatre ans d’emprisonnement avec sursis, 375.000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité.Des réquisitions identiques à la peine prononcée le 9 mai 2022 par d’autres magistrats de la cour d’appel de Paris – à l’exception de l’année de prison ferme dont il avait alors écopé.Cette nouvelle audience découlait d’une décision de la Cour de cassation estimant en 2024 que cette peine de prison ferme n’avait pas été suffisamment motivée.Les peines de Penelope Fillon et de l’ancien suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, avaient au contraire été définitivement confirmées.En première instance, en 2020, François Fillon s’était vu infliger cinq ans d’emprisonnement dont deux ans ferme, avec les mêmes peines d’amende et d’inéligibilité.Le 29 avril à la barre, il avait parlé d’une “blessure morale” concernant la peine d’inéligibilité, bien qu’il dise ne nourrir aucun projet de retour en politique et se consacrer à son activité de conseil. En 2017, ces révélations avaient été fatales à ses ambitions élyséennes. Interrogé sur sa situation personnelle, il a évoqué des revenus de 485.000 euros annuels.”Personne ne m’enlèvera de la tête que j’ai été traité d’une manière un peu particulière”, ce qui a “peut-être quelque chose à voir avec le fait que j’ai été candidat à l’élection présidentielle”, a déclaré l’ancien candidat de la droite et du centre éliminé dès le premier tour du scrutin en 2017.- Remboursement de l’Assemblée -Absents de cette audience, Penelope Fillon est définitivement condamnée à deux ans de prison avec sursis, 375.000 euros d’amende, et Marc Joulaud à trois ans de prison avec sursis, avec des peines d’inéligibilité respectives de deux et cinq ans.Les trois prévenus ont en outre été condamnés à verser un total d’environ 800.000 euros de dommages et intérêts à l’Assemblée nationale. La cour d’appel tranchera mardi sur une partie de ces indemnisations, que la Cour de cassation a jugé mal évaluées. Il s’agit d’un montant de 126.167 euros, qui recouvre le contrat d’assistante parlementaire de Penelope Fillon auprès de son mari en 2012-2013.Pour le reste des dommages et intérêts, un calendrier de remboursement a été fixé avec l’Assemblée et François Fillon a commencé à “rendre l’argent”, comme le réclamait le slogan devenu populaire pendant la campagne 2017.Fin avril, François Fillon a soutenu qu’entre 1981 et 2021, “une très grande majorité de parlementaires” était dans une situation “parfaitement similaire” à la sienne.Mais, a objecté Me Yves Claisse, l’avocat de l’Assemblée nationale, il y a eu des “épouses de députés qui ont effectivement travaillé pour leur époux”. “Dans ce dossier, ce n’est pas ce qui a été jugé”.Sur la période de ce contrat de 2012-2013, Penelope Fillon ne venait ni à l’Assemblée ni dans la circonscription qui à l’époque était à Paris, “pas dans la Sarthe”, a souligné Me Claisse.L’avocat de Penelope Fillon, Me Pierre Cornut-Gentille, a décrit un “climat général de complaisance” sur les emplois familiaux, demandant à la cour de débouter l’Assemblée de ses demandes dans ce volet du dossier ou de lui accorder “un euro symbolique”.Si Penelope Fillon a été décrite comme “oisive”, s’occupant de ses rosiers, “on se rend compte que le portrait est peut-être plus nuancé”, a plaidé Me Antonin Lévy, la cour relevant dans sa décision de 2022 des “traces” de travail en 2012-2013.

Trump quitte prématurément le sommet du G7 à cause du conflit Israël-Iran

Donald Trump a décidé de quitter prématurément lundi le G7 au Canada pour se consacrer à l’évolution du conflit entre Israël et l’Iran, a annoncé la Maison Blanche, bousculant l’agenda de la dernière journée de ce sommet.”A cause de ce qui se passe au Moyen-Orient, le président Trump va partir ce soir après le dîner” avec les autres dirigeants du G7 au Canada, un jour plus tôt que prévu, a indiqué sa porte-parole Karoline Leavitt sur X.Le président américain, dont le séjour dans les Rocheuses canadiennes devait se prolonger jusqu’à mardi en fin de journée, “rentre à Washington pour s’occuper de nombreux sujets importants”, a-t-elle déclaré par ailleurs dans un court communiqué.Peu après, tous les dirigeants ont posé pour la photo de famille sur le terrain de golf. “J’aimerais pouvoir rester avec tout le monde, mais ils comprennent”, a déclaré le président américain.Cette annonce vient après que Donald Trump a écrit sur son réseau Truth Social: “Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement.”Le milliardaire républicain de 79 ans avait auparavant assuré qu’un “accord” allait être trouvé concernant le conflit entre l’Iran et Israël”, sans bien expliquer si ce serait le résultat de la contrainte militaire ou de négociations.Alors que les spéculations montaient sur une participation américaine active à l’offensive aérienne sans précédent d’Israël, la Maison Blanche a redit peu après que les forces américaines restaient “dans une posture défensive” au Moyen-Orient.Pour la cinquième nuit consécutive, Israël et l’Iran échangent barrages de missiles et menaces guerrières, Téhéran annonçant des frappes “sans interruption jusqu’à l’aube” après une nouvelle vague d’attaques israéliennes contre sa télévision nationale et plusieurs autres cibles.Le président français Emmanuel Macron a lui averti, également depuis le Canada, que vouloir renverser le régime iranien par la force serait une “erreur stratégique”, en appelant à “cesser” les frappes contre les civils, que ce soit en Iran et en Israël.”Tous ceux qui croient qu’en frappant avec des bombes depuis l’extérieur on sauve un pays malgré lui-même et contre lui-même se sont toujours trompés”, a-t-il ajouté.La réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du “groupe des 7” (Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon) perd donc son principal animateur, un président américain qui a toujours été enclin au cavalier seul diplomatique.- Ukraine et commerce -Son départ prématuré signifie par ailleurs que la rencontre bilatérale prévue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’aura pas lieu. Et les Européens n’ont guère eu le temps de le convaincre de durcir les sanctions sur le pétrole russe, comme l’a de nouveau demandé le président français qui a appelé à “aller beaucoup plus loin” contre la Russie.Donald Trump, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n’a de toute façon pas caché lundi son scepticisme face à d’éventuelles nouvelles mesures contre Moscou.”Les sanctions ce n’est pas si simple”, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût “colossal” également pour les Etats-Unis.Lundi, l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Mark Carney, a au moins réussi à éviter un étalage des divisions, en particulier sur le commerce.L’objectif de nombreux dirigeants présents était de désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump. Le président américain a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes.- “Je les aime bien” -Le Premier ministre britannique Keir Starmer a eu un certain succès.En annonçant avoir réalisé de nouveaux progrès avec le Royaume-Uni, avec lequel les grandes lignes d’une entente commerciale avaient déjà été trouvées en mai, le président américain a ainsi dit à propos des Britanniques: “Je les aime bien, c’est la meilleure des protections”.Récemment, c’est surtout sur l’Union européenne que le président américain a concentré ses attaques verbales.Il s’est entretenu au Canada avec la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen, à la demande de cette dernière, a tenu à préciser la Maison Blanche.Elle a indiqué ensuite, sur X, que les équipes du gouvernement américain et de l’exécutif européen allaient “accélérer le travail en vue d’un accord (commercial) juste et bon”.Les autorités canadiennes ont elles indiqué vouloir arriver à une trêve commerciale avec les Etats-Unis sous 30 jours.