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Corée du Sud: nouveau mandat d’arrêt contre l’ex-président Yoon

Un tribunal sud-coréen a émis vendredi un nouveau mandat d’arrêt à l’encontre de l’ancien président Yoon Suk Yeol, afin de prolonger la détention de l’ex-chef d’Etat qui avait brièvement imposé la loi martiale fin 2024.En novembre, les procureurs avaient inculpé M. Yoon de plusieurs chefs d’”aide à l’ennemi”, alléguant qu’il avait ordonné des vols de …

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Yémen: les séparatistes font état de frappes saoudiennes meurtrières contre l’une de leurs positions

Les séparatistes du Yémen ont fait état vendredi de frappes saoudiennes meurtrières contre l’une de leurs positions dans la province d’Hadramout, peu après l’annonce du lancement d’une opération dans la région par des forces soutenues par Ryad.Les séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC), proches des Emirats arabes unis, se sont emparés ces dernières …

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Finlande: la police interroge l’équipage du navire soupçonné de dégâts à un câble sous-marin

La police finlandaise a annoncé vendredi interroger quatre membres de l’équipage d’un navire en provenance de Russie soupçonné d’avoir endommagé, dans le golfe de Finlande, un câble de télécommunications sous-marin reliant Helsinki à Tallinn, la capitale estonienne.Les gardes-côtes finlandais ont saisi mercredi le Fitburg, un cargo de 132 mètres de long battant pavillon de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, …

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Suisse: l’identification des victimes se poursuit après l’incendie meurtrier d’un bar

L’enquête et l’identification des victimes se poursuivent vendredi après un incendie dans un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana pendant la nuit de nouvel an, qui a fait au moins 40 morts et une centaine de blessés, selon la police locale.Dans les rues du centre-ville, quelques familles avec de jeunes enfants en combinaison de ski se préparaient malgré tout vendredi pour une journée de descente.Mais dans les quelques cafés ouverts en début de matinée, le drame est dans toutes les conversations. Et sur les réseaux sociaux, les appels se multiplient pour retrouver les disparus.D’importants moyens sont mobilisés “pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible”, a indiqué Béatrice Pilloud, la procureure générale du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse. “Ce travail pourra prendre plusieurs jours”, a précisé le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler.Selon Mathias Reynard, président du gouvernement du canton du Valais, au moins 80 des 115 blessés sont dans un état critique, a-t-il expliqué au quotidien régional Walliser Bote.Plusieurs corbillards transportant les dépouilles de victimes ont commencé à arriver au centre funéraire de Sion, situé à une trentaine de kilomètres, ont constaté des journalistes de l’AFP vendredi.Le pape Léon XIV a prié ce même jour pour les victimes et exprimé “sa compassion et sa sollicitude” à leurs proches, selon le secrétaire d’Etat du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, dans un message adressé à l’évêque de Sion, Jean‑Marie Lovey.L’incendie s’est déclaré vers 01H30 (00H30 GMT) jeudi dans le bar Le Constellation de Crans-Montana, fréquenté par des touristes parmi lesquels de nombreux jeunes venus célébrer le nouvel an, selon les autorités cantonales.Le nombre de personnes présentes dans ce bar sur deux étages, d’une capacité d’au moins 300 personnes selon son site Internet, reste inconnu.”On a essayé de joindre nos copains. On a fait plein de photos. On (les) a mis(es) sur Instagram, Facebook, tous les réseaux sociaux possibles pour essayer de les retrouver”, s’inquiète Eléonore, 17 ans. “Mais il n’y a rien. Pas de réponse. On a appelé les parents. Rien. Même les parents, ils ne savent pas”, ajoute-t-elle.- “Atmosphère lourde” -“L’atmosphère est lourde”, a déclaré à l’AFP Dejan Bajic, un touriste de 56 ans venu de Genève qui fréquente la station depuis 1974. “C’est comme un petit village, on connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un touché”, a-t-il raconté.Dans la rue en face du bar, des personnes viennent déposer des fleurs.Plusieurs témoignages diffusés par différents médias concordent sur l’éventuelle cause du sinistre. Selon eux, des bougies-étincelles fixées sur des bouteilles brandies par une personne ont provoqué l’incendie en touchant le plafond. Ces mêmes témoins ont précisé qu’il s’agissait d’un “show” habituel dans l’établissement.L’incendie a entraîné “un embrasement généralisé qui a provoqué une ou plusieurs explosions” dans le bar, ont indiqué jeudi les autorités cantonales. Une enquête est en cours pour déterminer les causes du sinistre, les autorités ayant exclu la piste de l’attentat.Vendredi, les murs des bâtiments adjacents au bar ne portaient pas les traces noires qu’auraient pu laisser les flammes. Même l’enseigne du bar ne semble pas avoir été touchée, pas plus que la structure en bois de la terrasse du bar qui reste debout, signe que l’embrasement était surtout au sous-sol.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur : des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue. Une vidéo sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond, avec un jeune qui tente d’éteindre le feu avec une sorte de grand chiffon blanc. A côté, d’autres jeunes filment la scène mais continuent de danser. Sur d’autres vidéos, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar.  – Cellule de crise -Les autorités pensent que de nombreux étrangers font partie des victimes, mais elles n’ont encore donné aucun élément sur leur identité. Des blessés ont été transférés vers différents hôpitaux comme à Lausanne, Genève ou Zurich, et même en France et en Italie voisines.Neuf Français figurent parmi les blessés et huit autres ne sont pas encore localisés, selon le ministère français des Affaires étrangères, alors que le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani, qui se rend ce vendredi à Crans-Montana, a rapporté que treize Italiens avaient été blessés et que six étaient toujours portés disparus. Six autres jeunes Italiens hospitalisés en Suisse sont dans des conditions « très graves » et ne peuvent pas être transportés pour le momentLa Suisse a demandé à la France d’accueillir huit blessés supplémentaires, en plus des trois déjà pris en charge jeudi, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, sur la télévision BFM. A Crans-Montana, une cellule de crise a été installée dans le centre des congrès pour recevoir et orienter les familles.Des sources concordantes ont indiqué jeudi à l’AFP que les propriétaires du bar étaient de nationalité française : il s’agit d’un couple originaire de Corse. Ils seraient indemnes, selon un proche, mais demeurent injoignables.

A New York, Mamdani promet de montrer que “la gauche peut gouverner”

Élu sur son engagement à lutter contre la vie chère, le nouveau maire démocrate de New York Zohran Mamdani a promis jeudi de montrer que “la gauche peut gouverner” aux Etats-Unis, au premier jour de sa prise de fonction.Devant un parterre de milliers de New-Yorkais rassemblés dans un froid mordant, le jeune élu de 34 ans issu de la petite formation des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA), a promis qu’il ne renierait pas ses engagements de campagne. “Service universel de garde d’enfants”, “gel des loyers”, “bus rapides et gratuits”… “A partir d’aujourd’hui, nous gouvernerons avec ampleur et audace”, a-t-il lancé. “J’ai été élu en tant que socialiste démocrate, je gouvernerai comme un socialiste démocrate”, a encore promis Zohran Mamdani.Il n’a mentionné qu’une fois le nom de Donald Trump, pour dire qu’il entendait répondre aux attentes des électeurs ayant voté pour le républicain à la présidentielle, souvent motivés par la hausse du coût de la vie.Potentiel signe que la trêve entre les deux hommes se poursuit depuis leur rencontre à la Maison Blanche fin novembre, au cours de laquelle ils avaient fait assaut d’amabilité l’un envers l’autre, contrastant avec une campagne très tendue.Après une première prestation de serment faite mercredi soir devant Letitia James – la procureure démocrate de l’Etat de New York et ennemie déclarée de Donald Trump – c’est devant le champion de la gauche américaine Bernie Sanders que le nouveau maire a juré dans l’après-midi.”A un moment de l’histoire de notre pays où nous voyons trop de haine, trop de division et trop d’injustice, merci d’avoir élu Zohran Mamdani pour maire de New York !”, a lancé à la foule le sénateur du Vermont  (nord-est) de 84 ans.- “Espoir” -Comme il l’avait fait la veille, c’est sur un exemplaire du Coran que le premier maire musulman de l’histoire de la ville a prêté serment, aux côtés de son épouse, l’illustratrice et céramiste Rama Duwaji.Autre star des progressistes américains, l’élue de New York au Congrès Alexandria Ocasio-Cortez est montée sur scène au son des premières notes de “NUEVAYoL” de Bad Bunny, qui rend hommage à New York et à la culture portoricaine. En ces “temps intenables”, la ville a “choisi le courage plutôt que la peur !”, a-t-elle lancé à la foule.Dans l’assistance, Ken Foster, 61 ans, employé de mairie, qui avait rejoint la campagne de Zohran Mamdani au printemps dernier. “C’est assez incroyable que nous en soyons arrivés à ce moment, et le voir effectivement prendre ses fonctions”, dit-il.”Nous avons soutenu beaucoup de campagnes politiques par le passé qui ont très mal fini, et c’est la première fois de notre vie, à l’un comme à l’autre, que nous ressentons un semblant d’espoir politique”, rapporte pour sa part Jacob Byerly, scientifique de 31 ans, aux côtés de son épouse Auburn Byerly, dessinatrice en architecture de 34 ans.Jeune élu local du Queens sans longue expérience politique, Zohran Mamdani aura fort à faire pour mettre en oeuvre ses promesses de campagne, qui ont suscité une grande attente auprès de la population.A quelques mois des élections de mi-mandat, ses réussites et échecs seront également scrutés à la loupe par le camp démocrate, qui continue de chercher l’inspiration pour s’opposer à Donald Trump.Soutien de longue date de la cause palestinienne, extrêmement critique sur la politique d’Israël, l’élu se sait en outre étroitement surveillé sur la question de la défense de la communauté juive, sur fond de montée de l’antisémitisme à New York comme ailleurs aux Etats-Unis. Depuis son élection, une de ses recrues a démissionné après la révélation de tweets antisémites qu’elle avait postés dans sa jeunesse.

Iran: six morts dans des manifestations contre la vie chère en Iran

Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon une agence de presse et un gouverneur, les premiers depuis le début il y a cinq jours d’une mobilisation contre la vie chère.Parmi les personnes tuées figure un membre du Bassidj, une milice affiliée aux Gardiens …

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Iran: Trump affirme que les Etats-Unis sont “prêts” à porter secours aux manifestants

Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient “prêts” à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de “déstabilisation” de la région.Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d’une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s’est depuis élargie à des revendications politiques.Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s’étendre à une partie du pays.”Si l’Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d’Amérique viendront à leur secours”, a déclaré vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social.”Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir”, a-t-il ajouté.Un conseiller du guide suprême iranien, Ali Shamkhani, a réagi en affirmant que toute intervention américaine en Iran serait suivie d’une “riposte”.”La sécurité de l’Iran est une ligne rouge”, a prévenu ce conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei.Un autre conseiller du guide, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de “déstabilisation” du Moyen-Orient.”Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains”, a-t-il déclaré.”Qu’il prenne garde à ses soldats”, a-t-il ajouté sur le réseau social X.- Au moins 20 villes -La contestation en Iran touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 20 villes différentes, essentiellement de taille moyenne et situées dans l’ouest du pays, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et médias locaux.Elle a donné lieu localement à des affrontements et des dégradations contre des bâtiments publics.Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l’ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que “toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l’ordre public” constituaient “des crimes” qui seraient traités “avec la plus grande fermeté par la justice”.Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers. “Nul ne peut commettre d’actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux”, a-t-il dit.Trente personnes accusées de “troubles à l’ordre public” ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim, alors qu’aucun incident n’avait été officiellement rapporté ces derniers jours dans la capitale. – Un pays affaibli -Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort de Mahsa Amini, une jeune Iranienne arrêtée pour un voile présumé mal ajusté. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté en Iran après l’annonce d’une forte hausse du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.Ce nouveau mouvement est né au moment où le pays apparaît affaibli après la guerre avec Israël en juin 2025 et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, en Syrie, au Liban et à Gaza, tandis que l’ONU a rétabli en septembre des sanctions contre l’Iran pour son programme nucléaire. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales.Le taux d’inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des statistiques officielles.Le pouvoir a dès le début des protestations tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques. Mais la justice a mis en garde contre toute intention de déstabilisation.La quasi-totalité du pays a été mise en congé cette semaine, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie sans faire officiellement de lien avec les manifestations, alors que l’Iran a entamé un weekend prolongé qui s’achèvera dimanche.

Iran: six morts dans des manifestations contre la vie chère en Iran

Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l’ordre ont fait six morts jeudi dans l’ouest de l’Iran, selon une agence de presse et un gouverneur, les premiers depuis le début il y a cinq jours d’une mobilisation contre la vie chère.Parmi les personnes tuées figure un membre du Bassidj, une milice affiliée aux Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique.  Trente personnes accusées de “troubles à l’ordre public” ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l’agence Tasnim, alors qu’aucun incident n’avait été officiellement rapporté ces derniers jours par les autorités dans la capitale.Le mouvement est parti dimanche de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique. Il a ensuite gagné des universités et le reste du pays.Jeudi, des heurts ont été signalés dans plusieurs villes moyennes.A Lordegan (sud-ouest), deux personnes ont été tuées, a indiqué l’agence Fars, semblant désigner des civils.Selon elle, “des manifestants ont commencé à jeter des pierres sur les bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, la mosquée, la mairie et des banques”, la police faisant usage de gaz lacrymogène.L’agence a mentionné “d’importants dégâts” et  l’arrestation de plusieurs personnes qualifiées de “meneurs”. Elle a ensuite annoncé trois morts et 17 blessés à Azna (ouest) “lors d’affrontements”, là aussi dans une référence apparente à des civils. Selon elle, “un groupe d’émeutiers a profité d’un rassemblement de protestation (…) pour attaquer un commissariat de police”. Et à Hamedan (ouest), “un groupe d’émeutiers a tenté d’incendier une mosquée (…) mais leur acte malveillant a été déjoué”, a rapporté Tasnim.Ces protestations ne sont pas comparables à ce stade avec le mouvement qui avait secoué l’Iran fin 2022, après la mort de Mahsa Amini, une jeune Iranienne arrêtée pour un voile présumé mal ajusté. – “En enfer” -Plus tôt jeudi, un membre des forces de l’ordre a  été tué au cours d’affrontements à Kouhdasht (ouest), a indiqué la télévision d’Etat, citant le gouverneur local. Membre du Bassidj, “il défendait l’ordre public”, selon cet officiel, qui a fait état de “jets de pierres” et de 13 blessés parmi les policiers.Le président Massoud Pezeshkian a sonné jeudi la mobilisation de son gouvernement: “d’un point de vue islamique (…), si nous ne résolvons pas le problème des moyens de subsistance des gens, nous finirons en enfer”, a-t-il déclaré dans un discours télévisé.Mercredi, un bâtiment gouvernemental avait été attaqué à Fassa (sud), alors que la quasi-totalité du pays avait été mise en congé, sur décision des autorités, qui ont invoqué le froid et des économies d’énergie.Elles n’ont fait officiellement aucun lien avec les manifestations. L’Iran entame un week-end prolongé qui s’achèvera dimanche.Le pouvoir a dès le début des protestations tenté de jouer l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques. Mais la justice a mis en garde contre toute intention de déstabilisation. – “Moment Tiananmen” -“Toute tentative” visant à transformer ce mouvement “en un outil d’insécurité, de destruction des biens publics ou de mise en oeuvre de scénarios conçus à l’étranger sera inévitablement suivie d’une réponse (…) ferme”, a prévenu le procureur général, Mohammad Movahedi-Azad. En début de semaine, une vidéo montrant une personne assise au milieu d’une rue de Téhéran face à des policiers à moto était devenue virale sur les réseaux sociaux, certains y voyant le symbole d’un “moment Tiananmen”. La télévision d’Etat a dénoncé jeudi une mise en scène visant à “créer un symbole”, et diffusé une vidéo censée être prise depuis un autre angle par la caméra embarquée d’un policier.Assis en tailleur, le manifestant reste impassible, tête basse, avant de se recouvrir la tête de son blouson. Derrière lui une foule court pour s’éloigner de nuages de gaz lacrymogène.Mercredi soir, Tasnim avait fait état de l’arrestation de sept personnes décrites comme affiliées à des “groupes hostiles à la République islamique basés aux Etats-Unis et en Europe”.L’agence a accusé ces personnes d’avoir pour “mission de transformer en violence les manifestations”, sans plus de précisions sur les interpellations. La monnaie nationale, le rial, a perdu depuis un an plus d’un tiers de sa valeur face au dollar, tandis qu’une hyperinflation fragilise depuis des années le pouvoir d’achat des Iraniens, dans un pays asphyxié par des sanctions internationales liées à son programme nucléaire.Le taux d’inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des chiffres officiels.

Maduro évite de confirmer la présumée attaque américaine sur le sol vénézuélien, se dit “prêt” à des négociations

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a évité jeudi de confirmer ou de démentir l’attaque américaine sur des installations portuaires au Venezuela évoquée en début de semaine par son homologue Donald Trump, tout en ouvrant la porte à des négociations avec Washington.Le pouvoir vénézuélien est soumis à une forte pression des Etats-Unis qui ont déployé une …

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Maduro évite de confirmer la présumée attaque américaine sur le sol vénézuélien, se dit “prêt” à des négociations

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a évité jeudi de confirmer ou de démentir l’attaque américaine sur des installations portuaires au Venezuela évoquée en début de semaine par son homologue Donald Trump, tout en ouvrant la porte à des négociations avec Washington.Le pouvoir vénézuélien est soumis à une forte pression des Etats-Unis qui ont déployé une flottille de guerre dans les Caraïbes et ont durci les sanctions pétrolières contre le pays, saisissant au moins deux bateaux transportant du brut vénézuélien.Le président américain Donald Trump a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une intervention américaine dans le pays. Il a affirmé lundi que les Etats-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.”Cela peut être un sujet dont nous parlerons dans quelques jours. Très certainement, nous pourrions discuter d’ici quelques jours”, a affirmé M. Maduro à la chaîne publique VTV lors d’une interview diffusée jeudi, en répondant à la question “Votre gouvernement n’a ni confirmé ni démenti cette information (d’attaque terrestre)”.”Ce que je peux te dire, c’est que le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires. Notre peuple est en sécurité et en paix”, a-t-il ajouté à l’adresse du journaliste espagnol Ignacio Ramonet, à qui il accorde tous les ans une interview diffusée par la chaîne publique.- “Quand”, “où” et “comment il veulent” -M. Maduro a aussi indiqué qu’il n’avait pas eu de deuxième conversation téléphonique (après une en novembre) avec le président Trump, tout en répétant qu’il était toujours “prêt” à discuter avec Washington. “Le gouvernement des Etats-Unis le sait (…): s’ils veulent discuter sérieusement d’un accord de lutte contre le narcotrafic, nous sommes prêts; s’ils veulent du pétrole du Venezuela, le Venezuela est prêt pour des investissements américains, comme avec (le groupe pétrolier américain) Chevron, quand ils le veulent, où ils le veulent et comme ils le veulent”, a-t-il déclaré. “Aux Etats-Unis, ils doivent savoir que, s’ils veulent des accords intégrales de développement économique, ici au Venezuela aussi!”, a-t-il insisté, rappelant la coopération récente entre les deux pays sur l’expulsion de migrants vénézuéliens vers leur pays, un thème prioritaire pour Donald Trump.”Ce qui s’est passé sur la question des migrants, parce que nous étions parvenus à un accord (…) Tout fonctionnait parfaitement, et il y a trois semaines, les autorités” américaines “ont renoncé à continuer d’envoyer des migrants”, a ajouté M. Maduro. Les vols de transport de migrants se sont poursuivis pendant une grande partie de la crise avant que Washington ne les suspende en décembre: “ils parlent de la question migratoire, mais ce sont eux qui ont suspendu l’accord sur la migration (…) Si un jour il y a de la rationalité et de la diplomatie, (ces sujets) pourraient parfaitement se discuter”, a-t-il ajouté.- Libération de prisonniers -Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic que l’intéressé dément, accusant les Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.Gage de bonne volonté ou simple geste pour les fêtes? Les autorités vénézuéliennes ont annoncé jeudi la libération de 88 personnes emprisonnées après l’élection présidentielle de 2024 contestée par l’opposition, une semaine après la libération de 99 autres détenus pour Noël. Elles restent toutefois sous le coup de procédures judiciaires. Une mission de l’ONU a récemment souligné que la répression s’était intensifiée ces derniers mois au Venezuela, alors que l’opposition parle de “portes tournantes” des prisons, soulignant que les arrestations se poursuivent alors que des détenus sont libérés.Selon l’ONG Provea, il y a quelque 700 détenus politiques dans le pays. Nicolas Maduro a été proclamé vainqueur de la présidentielle de 2024 par le Conseil national électoral (CNE) qui n’a jamais communiqué les résultats détaillés du scrutin, évoquant une attaque informatique. Les Etats-Unis ainsi qu’une grande partie de la communauté internationale n’ont pas reconnu la réélection de M. Maduro pour un troisième mandat de six ans.