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“Nous reviendrons” promet Cristina Kirchner assignée à résidence, à ses soutiens mobilisés en masse à Buenos Aires

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont paralysé mercredi le centre de Buenos Aires, en une massive manifestation en soutien à l’ex-présidente de centre-gauche Cristina Kirchner, désormais en détention à domicile, d’où elle a promis au mouvement péroniste: “Nous reviendrons !”Point de ralliement, l’emblématique Place de Mai, face à la présidence, s’est remplie dans l’après-midi, les …

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Ali Khamenei affirme que l’Iran ne se rendra jamais

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a proclamé mercredi que son pays ne se rendrait “jamais” face à Israël, qui a multiplié mercredi les frappes aériennes contre l’Iran avant d’être visé par de nouveaux missiles hypersoniques.Au sixième jour de guerre, l’ayatollah Khamenei, au pouvoir depuis 1989, a mis en garde les Etats-Unis contre des “dommages …

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A Buenos Aires, massive mobilisation autour de Kirchner, désormais détenue chez elle

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont paralysé mercredi le centre de Buenos Aires, pour une manifestation à l’appel de l’opposition et de syndicats, en soutien à l’ex-présidente de centre-gauche Cristina Kirchner, qui a entamé mardi une peine de prison à domicile.Point de ralliement, l’emblématique Place de Mai, face à la présidence, était remplie en début d’après-midi, et les avenues y menant bondées, inondant le centre-ville, dans la manifestation la plus suivie depuis de longs mois, ont constaté des journalistes de l’AFP.Une source du Parti justicialiste a fait état à l’AFP de “centaines de milliers” de manifestants, dont nombre venus par cars de provinces. Un chiffre invérifiable dans un premier temps. La police n’a pas communiqué d’estimation.Figure-clef de la politique argentine depuis 20 ans, Première Dame, puis cheffe de l’Etat puis vice-présidente, Mme Kirchner, aujourd’hui encore principale opposante au président ultralibéral Javier Milei, est depuis mardi assignée à résidence, après confirmation par la Cour suprême d’une peine de six ans de prison et d’inéligibilité à vie, pour administration frauduleuse pendant sa présidence (2007-2015).Mardi, la justice l’a autorisée à effectuer sa peine chez elle, comme elle l’avait sollicité, arguant notamment de raisons de sécurité, mais avec un “dispositif de surveillance électronique”, que le jugement n’a pas spécifié.”Argentina con Cristina !” Sous ce mot d’ordre, le Parti justicialiste (péroniste de centre-gauche) héritier du vaste courant politique né dans les années 40, avait appelé à manifester, avec syndicats et mouvements sociaux et organisations de gauche.- Une “minorité” con Cristina -Le rassemblement se déroulait dans une atmosphère pacifique, festive mais assourdissante, de pétards, chants, grosses caisses, cuivres, sur fond d’odeur de barbecues de rue, et sous des drapeaux argentins, banderoles ou pancartes: “Courage Cristina”, “On ne touche pas à Cristina !” Dans la foule aussi, nombre de tee-shirts à l’effigie de Kirchner ou de Nestor son mari décédé, et ex-président (2003-2007).”On vient soutenir une personne qui a permis à des gens comme moi pour la première fois à accéder à l’université”, lançait à l’AFP Veronica Barrientos, infirmière de 40 ans. “Et on continuera, je continuerai à venir aussi longtemps que je peux. Pas seulement contre sa détention injuste, mais parce que le pays est en train d’être ruiné, et ça finira très mal”.”On est là car c’est une attaque contre la démocratie, de rendre inéligible quelqu’un comme Cristina, pour qui le peuple veut voter”, appuyait Rocio Gaviño, fonctionnaire de 29 ans.Depuis la condamnation du 10 juin, un noyau dur du militantisme péroniste s’est mobilisé autour de “CFK”. Plusieurs centaines de partisans indéfectibles se sont relayés sous ses fenêtres, y compris de nuit, en une garde quasi-permanente.Mais mercredi voyait le premier réel rassemblement de masse, avec des autocars convoqués de plusieurs parties du pays, et soumis à de stricts contrôles policiers, dès tôt le matin, aux accès à la capitale.”Bien sûr qu’il y a des contrôles, pour éviter que certains objets soient importés, prévenir toute intention de violence, que ceci se transforme en quelque chose que personne ne veut”, a défendu Guillermo Francos, chef du cabinet des ministres. Qui a remis la mobilisation péroniste en perspective.”Il est logique de penser qu’il y a un secteur de la population qui soutient Cristina. Il est minoritaire aujourd’hui en Argentine, mais il représente 25%. Mais il y a un autre 75% qui ne partage pas ce soutien”, a-t-il posé. Référence au paradoxe qui voit Mme Kirchner, selon les sondages convergents, susciter plus de rejet que d’adhésion, aussi forte et adulatrice soit celle-ci. – Interdite de balcon ? -Pour Lara Goyburu, politologue à l’Université de Buenos Aires, la marche très suivie de mercredi “démontre une capacité de mobilisation de rue que le péronisme, au sens large, conserve encore”. Mais, estime-t-elle, “ce qu’on ne voit pas dans cette marche (…) c’est la transversalité observée en d’autres occasions, comme la marche universitaire” d’avril 2024, sans doute la plus spectaculaire en 18 mois de présidence Milei.Cristina Kirchner, désormais consignée chez elle, a ironisé mercredi en annonçant avoir transmis, très officiellement via ses avocats, une demande à la justice pour savoir “si je peux sortir ou non au balcon de ma maison. Ca paraît une blague, mais non”. Depuis sa condamnation, elle pris l’habitude de longuement saluer, plusieurs fois par jour, les partisans réunis à ses fenêtres. Or son assignation à résidence l’enjoint de “s’abstenir de tout comportement susceptible de troubler la tranquillité du voisinage”. 

De Téhéran à Toronto par la Turquie : une Iranienne fuit la guerre

Traînant deux valises et un sac à dos, Homa semble épuisée après avoir franchi la frontière turque au terme d’un long voyage depuis Téhéran, où elle était en vacances lorsque la guerre israélo-iranienne a éclaté. Analyste financière au Canada, cette femme de 40 ans s’est retrouvée bloquée à Téhéran lorsque l’Iran a fermé son espace aérien …

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De Téhéran à Toronto par la Turquie : une Iranienne fuit la guerre

Traînant deux valises et un sac à dos, Homa semble épuisée après avoir franchi la frontière turque au terme d’un long voyage depuis Téhéran, où elle était en vacances lorsque la guerre israélo-iranienne a éclaté. Analyste financière au Canada, cette femme de 40 ans s’est retrouvée bloquée à Téhéran lorsque l’Iran a fermé son espace aérien après qu’Israël a lancé une vaste campagne de bombardements avant l’aube, vendredi dernier. Homa, qui n’a pas donné son nom de famille, a rapidement cherché un autre moyen de sortir, trouvant un bus pour la frontière nord-ouest de l’Iran avec la Turquie, un voyage de 850 kilomètres.Après avoir vécu quatre jours de conflit, elle a quitté Téhéran mardi à 20 heures et est arrivée mercredi après-midi au poste frontière de Kapikoy, dans la province de Van, à l’est de la Turquie. De nombreuses personnes quittaient Téhéran, comme sa propre famille qui s’est rendue à Shahriar, une ville voisine située à une trentaine de kilomètres à l’ouest, sur un trajet qui a duré “des heures, en raison de la circulation dense”, a-t-elle dit. “Ils ne sont pas en sécurité, je m’inquiète pour eux”.À ce jour, l’Iran affirme qu’au moins 224 personnes ont été tuées dans les attaques israéliennes visant les infrastructures militaires et nucléaires de l’Iran, tandis qu’Israël affirme qu’au moins 24 personnes sont mortes dans les représailles de Téhéran. Malgré son long voyage, Homa a encore un long chemin à parcourir avant de retrouver sa famille à Toronto. “Pour l’instant, je vais à Erzurum, puis à Istanbul, puis à Dubaï et enfin à Toronto”, a-t-elle précisé avant d’entamer la prochaine étape de cinq heures.- Messageries sous sourveillance – La situation à Téhéran “n’est pas bonne. J’ai eu l’impression de ne pas être en sécurité”, a-t-elle confié à l’AFP, ajoutant que le bruit des missiles était effrayant et qu’il était impossible de dormir. “Je n’ai pas pu dormir pendant cinq nuits consécutives”, a-t-elle déclaré à l’AFP, expliquant que les bombardements dans l’est de la ville l’avaient obligée à se déplacer vers le nord. La communication est difficile. “Je n’ai même pas réussi à faire fonctionner le VPN. Telegram, WhatsApp, Instagram sont tous filtrés et le WiFi fonctionne par intermittence”, a-t-elle dit.Kapikoy, qui se trouve à 100 kilomètres à l’est de la ville turque de Van, au bord du lac, est le principal point de passage entre la Turquie et l’Iran. Jusqu’à présent, il ne semble pas y avoir eu d’afflux massif d’Iraniens traversant la frontière. Les autorités turques n’ont pas donné de chiffres sur le nombre de personnes arrivées depuis vendredi. Mercredi après-midi, des correspondants de l’AFP ont vu un flux régulier d’Iraniens arriver, mais pas en grand nombre, et un nombre similaire repasser en Iran, soit quelques centaines au maximum. – “comment osez-vous?” -Un responsable des douanes au point de passage a estimé qu’il n’y avait rien d’inhabituel dans ces chiffres, Van étant une destination populaire pour les touristes iraniens. “Il n’y a rien d’inhabituel par rapport à l’année dernière. Malgré la guerre, les arrivées sont assez stables”, a-t-il dit à l’AFP sans donner son nom. Malgré cela, les vols entre Van et Istanbul affichent complet dans les deux sens depuis des jours, tout comme les autocars longue distance. Les chauffeurs de bus turcs affirment que les chiffres ont augmenté au cours de la semaine dernière.”Nous avions l’habitude d’avoir trois ou quatre bus entre 20 heures et 8 heures du matin, mais maintenant nous en avons 30″, a dit à l’AFP le chauffeur Ismail Metin, précisant que beaucoup se dirigent vers Istanbul, à quelque 1.500 kilomètres de là. De nombreux Iraniens ont également été aperçus en train d’essayer de rentrer chez eux, notamment Ramin Rad, 37 ans, qui travaille dans le secteur du carrelage.Il se trouvait à Van pour son travail lorsque les bombardements ont commencé et espérait rentrer à Urmia, la plus grande ville de la province iranienne de l’Azerbaïdjan occidental. “Ma famille est en sécurité”, a-t-il assuré, ajoutant que la guerre ne déstabiliserait pas le régime. “Comment osez-vous changer le régime d’Allah ? Si Dieu le veut, les musulmans gagneront”, a-t-il dit.