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Poutine affirme que le réarmement de l’Otan n’est pas une “menace” pour la Russie

Vladimir Poutine a affirmé jeudi que le réarmement de l’Otan n’était pas une “menace” pour la Russie car son pays a, selon lui, les “capacités de défense” nécessaires pour y faire face, après plus de trois ans de conflit en Ukraine qui a militarisé l’Etat russe.En parallèle, le président russe s’est félicité que son armée …

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Poutine affirme que le réarmement de l’Otan n’est pas une “menace” pour la Russie

Vladimir Poutine a affirmé jeudi que le réarmement de l’Otan n’était pas une “menace” pour la Russie car son pays a, selon lui, les “capacités de défense” nécessaires pour y faire face, après plus de trois ans de conflit en Ukraine qui a militarisé l’Etat russe.En parallèle, le président russe s’est félicité que son armée progresse “tous les jours” sur la ligne de front, face à une armée ukrainienne moins nombreuse et en difficulté.L’Alliance atlantique, qui doit se réunir en sommet la semaine prochaine à La Haye (Pays-Bas), pousse ses membres à accroître leurs dépenses de sécurité, dans le contexte brûlant du conflit en Ukraine, déclenchée par l’assaut russe de 2022 contre son voisin.Mais, selon M. Poutine, “nous ne considérons aucun réarmement de l’Otan comme une menace pour la Fédération de Russie, car nous sommes autosuffisants en matière de sécurité”.”Nous améliorons constamment nos forces armées et nos capacités de défense”, a-t-il encore affirmé lors d’un échange avec des représentants d’agences de presse étrangères, dont l’AFP, à Saint-Pétersbourg. Une augmentation des dépenses des pays membres de l’Otan à 5% de leur PIB créerait des défis “spécifiques” pour la Russie, a admis Vladimir Poutine, jugeant toutefois que cette hausse des dépenses n’avait “aucun sens” pour les membres de l’Alliance eux-mêmes. “Nous contrerons toutes les menaces qui se dresseront. Cela ne fait aucun doute”, a-t-il lancé. Le chef de l’Etat russe présente l’offensive russe à grande échelle lancée en Ukraine en 2022 comme faisant partie d’un conflit plus large entre la Russie et l’Otan, qu’il considère comme une menace “existentielle” aux frontières de son pays. Dans le cadre des discussions de paix sur l’Ukraine, il souhaite ainsi discuter –notamment avec le dirigeant américain Donald Trump– de l’architecture sécuritaire sur le Vieux Continent.Kiev, de son côté, cherche à obtenir des garanties de sécurité de l’Alliance atlantique dans la perspective de tout accord visant à mettre fin aux combats.- “Trouver une solution” -A ce stade, les pourparlers de paix entre les deux belligérants, engagés sous la pression de Donald Trump, sont bloqués, ceux-ci campant sur leurs positions, très éloignées.La Russie a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par l’Ukraine, qui a pour sa part qualifié d'”ultimatums” les exigences russes.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé Vladimir Poutine à se rencontrer en personne pour trouver une issue au conflit, une option rejetée par le président russe, tout comme les demandes de Kiev pour un cessez-le-feu inconditionnel.Jeudi, celui-ci a dit être ouvert à un tel sommet, mais uniquement dans le cadre de la “dernière étape” des négociations.”Je suis même prêt à rencontrer (M. Zelensky), mais seulement si c’est la dernière étape” des pourparlers, a affirmé le président russe face aux représentants des agences de presse étrangères.Il a toutefois de nouveau mis en doute la légitimité du dirigeant ukrainien, dont le mandat présidentiel a officiellement expiré en mai 2024. Kiev n’a pas pu organiser d’élection présidentielle du fait de l’assaut russe et la mise en place de la loi martiale.”Je suis prêt à rencontrer tout le monde, même Zelensky. Là n’est pas la question. Si l’Etat ukrainien fait confiance à une personne en particulier pour mener des négociations, mon Dieu, cela peut être Zelensky”, a dit le chef de l’Etat russe lors de cette table ronde. “Peu importe qui négocie, même si c’est le chef actuel du régime”, a-t-il abondé.Il a également estimé qu’il fallait “trouver une solution qui, non seulement mette fin au conflit actuel, mais qui crée également les conditions nécessaires pour éviter que de telles situations ne se reproduisent à long terme”.Deux rounds de pourparlers entre Russes et Ukrainiens ont eu lieu à Istanbul, mais n’ont débouché sur aucun progrès vers une trêve dans ce conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et de blessés.Moscou, dont l’armée occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, demande notamment à Kiev le retrait de ses forces de quatre régions dont Moscou revendique l’annexion, la renonciation de l’Ukraine à intégrer l’Otan et la limitation de la taille de son armée.Sur le terrain, les forces russes continuent de pilonner chaque jour les villes et villages d’Ukraine. Elles ont mené tôt mercredi une série d’attaques contre Kiev, faisant au moins 28 morts, selon les autorités ukrainiennes, l’un des pires bilans dans la capitale depuis 2022.

Mexique: l’ouragan Erick “extrêmement dangereux” se renforce en catégorie 4

“Extrêmement dangereux”, l’ouragan Erick dans le Pacifique s’est renforcé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5 avant de toucher les côtes du Mexique, a indiqué mercredi soir le Centre national des ouragans de Miami (NHC).Erick avance vers les côtes du sud-ouest du Mexique avec des vents pouvant aller jusqu’à 230 km/heure, d’après le NHC. Le cyclone se trouvait à 110 km au large des côtes de l’Etat de Oaxaca peu avant minuit (06h00 GMT).Erick devrait toucher terre dans la nuit de mercredi à jeudi, heure locale, à la jonction des Etats côtiers du Oaxaca et du Guerrero, plus au nord.Le cyclone se manifeste par des “vents potentiellement destructeurs” qui pourraient provoquer “des inondations soudaines potentiellement mortelles dans certaines parties du sud du Mexique”, avait déjà prévenu le NHC plus tôt mercredi en annonçant le passage de la catégorie 2 à 3.La présidente Claudia Sheinbaum avait alors recommandé aux habitants de se protéger en restant chez eux, “de rester ensemble en famille”, dans une vidéo sur X.Les autorités ont lancé des messages de prévention dans les stations balnéaires de Puerto Escondido et surtout Acapulco, durement touchée par l’ouragan Otis de catégorie 5 en octobre 2023.Dans l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, perdue aux mains des narcotrafiquants, des habitants ont commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace de l’ouragan, a constaté l’AFP. Des petites embarcations de plaisance ont été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.Les autorités ont par ailleurs demandé aux habitants de suspendre les activités non-essentielles à partir de 20H00. Les supermarchés devaient fermer à 18H00.La pluie a commencé à tomber en fin d’après-midi après une journée ensoleillée.C’est cependant Puerto Escondido et ses 30.000 habitants, dont des touristes étrangers, qui pourraient être le plus proches des murs de vents du cyclone.Les restaurants étaient déjà fermés malgré la présence de touristes qui ne voulaient pas renoncer à leurs vacances, a constaté sur place un journaliste de l’AFP.”On dit qu’il va frapper de ce côté-ci de la côte, on va prendre nos précautions pour ne rien regretter par la suite”, a déclaré Adalberto Ruiz, un pêcheur de 55 ans qui mettait sa barque à l’abri.- Militaires déployés -Les autorités ont également suspendu les cours dans les villes concernées et fermé les ports à la navigation. Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE) dans le cadre de son plan d’urgence. Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco, la capitale de la jet-set internationale sur le Pacifique dans les années 1960, a été détruit par Otis, qui s’est converti en quelques heures en ouragan de force maximale. Il a fait au moins 50 morts et 30 disparus, selon les autorités mexicaines.En septembre 2024, Acapulco a été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3, qui a causé la mort d’au moins 15 personnes.

Mexique: l’ouragan Erick “extrêmement dangereux” se renforce en catégorie 4

“Extrêmement dangereux”, l’ouragan Erick dans le Pacifique s’est renforcé en catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte 5 avant de toucher les côtes du Mexique, a indiqué mercredi soir le Centre national des ouragans de Miami (NHC).Erick avance vers les côtes du sud-ouest du Mexique avec des vents pouvant aller jusqu’à 230 km/heure, d’après le NHC. Le cyclone se trouvait à 110 km au large des côtes de l’Etat de Oaxaca peu avant minuit (06h00 GMT).Erick devrait toucher terre dans la nuit de mercredi à jeudi, heure locale, à la jonction des Etats côtiers du Oaxaca et du Guerrero, plus au nord.Le cyclone se manifeste par des “vents potentiellement destructeurs” qui pourraient provoquer “des inondations soudaines potentiellement mortelles dans certaines parties du sud du Mexique”, avait déjà prévenu le NHC plus tôt mercredi en annonçant le passage de la catégorie 2 à 3.La présidente Claudia Sheinbaum avait alors recommandé aux habitants de se protéger en restant chez eux, “de rester ensemble en famille”, dans une vidéo sur X.Les autorités ont lancé des messages de prévention dans les stations balnéaires de Puerto Escondido et surtout Acapulco, durement touchée par l’ouragan Otis de catégorie 5 en octobre 2023.Dans l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, perdue aux mains des narcotrafiquants, des habitants ont commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace de l’ouragan, a constaté l’AFP. Des petites embarcations de plaisance ont été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.Les autorités ont par ailleurs demandé aux habitants de suspendre les activités non-essentielles à partir de 20H00. Les supermarchés devaient fermer à 18H00.La pluie a commencé à tomber en fin d’après-midi après une journée ensoleillée.C’est cependant Puerto Escondido et ses 30.000 habitants, dont des touristes étrangers, qui pourraient être le plus proches des murs de vents du cyclone.Les restaurants étaient déjà fermés malgré la présence de touristes qui ne voulaient pas renoncer à leurs vacances, a constaté sur place un journaliste de l’AFP.”On dit qu’il va frapper de ce côté-ci de la côte, on va prendre nos précautions pour ne rien regretter par la suite”, a déclaré Adalberto Ruiz, un pêcheur de 55 ans qui mettait sa barque à l’abri.- Militaires déployés -Les autorités ont également suspendu les cours dans les villes concernées et fermé les ports à la navigation. Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE) dans le cadre de son plan d’urgence. Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco, la capitale de la jet-set internationale sur le Pacifique dans les années 1960, a été détruit par Otis, qui s’est converti en quelques heures en ouragan de force maximale. Il a fait au moins 50 morts et 30 disparus, selon les autorités mexicaines.En septembre 2024, Acapulco a été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3, qui a causé la mort d’au moins 15 personnes.

Birmanie: Aung San Suu Kyi fête ses 80 ans coupée du monde

Captive de la junte depuis le coup d’Etat de 2021, l’icône déchue de la démocratie birmane, Aung San Suu Kyi, fête ses 80 ans jeudi, dans un pays en guerre qu’elle pourrait ne plus jamais revoir libre.La prix Nobel de la paix 1991 purge une peine de 27 ans de prison, pour des accusations montées de toutes pièces par l’armée, sa bête noire de longue date, selon les groupes de défense des droits humains.L’opposition ne prévoit aucune célébration publique en Birmanie, où les activistes, ciblés par une répression féroce, ont pris le maquis pour combattre les généraux par les armes, à rebours du discours de non-violence prôné par la “Dame de Rangoun”.”Ca sera difficile de célébrer sur le coup”, a déclaré à l’AFP Kim Aris, 47 ans, l’un des deux fils d’Aung San Suu Kyi, qui réside au Royaume-Uni.”Nous avons appris à endurer ce qui se passe depuis si longtemps”, a-t-il poursuivi.Kim Aris termine jeudi, dans un parc de Londres, une opération qui l’a vu courir 80 kilomètres en 8 jours, pour récolter 80.000 messages vidéo de soutien – que sa mère, détenue dans la capitale birmane Naypyidaw, ne verra sûrement jamais.Un groupe de partisans a organisé le même jour une manifestation spontanée à l’approche de son anniversaire dans la ville de Mandalay, sous contrôle militaire, selon les médias locaux, mais aucune célébration officielle n’est prévues dans les régions contrôlées par la junte.Quelques manifestants masqués ont inondé une rue de tracts portant les messages “liberté de vivre sans peur” et “joyeux anniversaire”, tandis qu’un membre brandissait un portrait d’Aung San Suu Kyi, selon des images tremblantes partagées sur les réseaux sociaux. “Vous souvenez-vous encore de cette grande personne?” a demandé l’un des manifestants dans la vidéo, que l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante.- Conditions sommaires -Depuis le putsch, Kim Aris n’a reçu qu’une seule lettre d’Aung San Suu Kyi, il y a deux ans.”Nous n’avons aucune idée de l’état dans lequel elle se trouve”, a-t-il concédé.La junte livre au compte-goutte les informations sur sa santé.”Elle est en bonne santé”, a assuré le porte-parole Zaw Min Tun en mars, affirmant qu’elle bénéficiait d’examens médicaux réguliers.L’économiste australien Sean Turnell, proche conseiller d’Aung San Suu Kyi, est l’une des rares personnes à avoir interagi avec elle en détention. Cet expert, arrêté au moment du coup d’Etat, puis gracié en novembre 2022, a décrit les conditions sommaires du centre de détention, sans système de climatisation, où les insectes et les rongeurs troublent l’isolement des prisonniers.Kim Aris s’inquiète que sa mère souffre de problèmes cardiaques, aux os et aux dents, qui ne sont pas traités.Fille du héros de l’indépendance Aung San, assassiné en 1947 alors qu’elle n’avait que deux ans, elle surprend tout le monde en 1988 en décidant de s’impliquer dans le destin de son pays, alors en révolte contre la junte du général Ne Win.Autorisée à former la Ligue nationale pour la démocratie (LND), elle est rapidement placée en résidence surveillée.- Drame des Rohingyas -Elle est libérée en 2010, et entre au Parlement en 2012 après l’autodissolution de la junte un an plus tôt, qui a ouvert une décennie d’expérimentation démocratique inédite. En 2015, sa formation triomphe aux élections, mais les règles établies par les militaires l’empêchent d’occuper formellement le siège de présidente.Cependant, l’image de l’icône a commencé à se fendiller à l’international, après le drame des musulmans rohingyas, qualifié de “génocide” par les Etats-Unis.Des centaines de milliers de membres de cette minorité ont fui la Birmanie depuis l’été 2017 face aux exactions de l’armée birmane et de milices bouddhistes.La passivité et le manque de compassion d’Aung San Suu Kyi sont alors pointés du doigt et l’ancienne dissidente est largement désavouée par la communauté internationale. Aung San Suu Kyi est allée jusqu’à se défendre des accusations de génocide devant la Cour internationale de justice, en 2019, chose rare pour une dirigeante. Elle y avait fustigé des allégations “trompeuses et incomplètes”. Le 1er février 2021, l’armée a délogé Aung San Suu Kyi du pouvoir, en prétextant des fraudes électorales massives, sans preuves, lors des législatives de novembre 2020 largement remportées par la LND. Les militaires ont assuré qu’ils voulaient un nouveau scrutin, mais plus de quatre ans plus tard, leur promesse tarde à se concrétiser.