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Israël affirme que toute aide serait “bienvenue” dans la guerre contre l’Iran

Israël a affirmé jeudi que toute aide serait “bienvenue” pour venir à bout du programme nucléaire iranien, au moment où le président américain Donald Trump annonçait qu’il prendrait une décision durant “les deux prochaines semaines” sur une éventuelle intervention des Etats-Unis.Israël avait plus tôt menacé le guide suprême iranien Ali Khamenei en déclarant qu’il ne pouvait “être autorisé à continuer d’exister”, après un tir de missile qui a touché le plus grand hôpital du sud du pays.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre la République islamique, qui a déclenché la riposte iranienne.L’Iran de son côté dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil. Donald Trump a ces derniers jours entretenu le doute sur une éventuelle entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés d’Israël.”Compte-tenu du fait qu’il y a une possibilité substantielle de négociations éventuelles avec l’Iran dans le futur proche, je prendrai ma décision sur le fait d’y aller ou non au cours des deux prochaines semaines”, a-t-il déclaré jeudi.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que “toute aide est la bienvenue” même si Israël a la capacité de “frapper toutes les installations nucléaires iraniennes”.”J’ai dit qu’on allait changer la face du Moyen-Orient et maintenant je dis: nous changeons la face du monde”, a-t-il déclaré dans un entretien avec la télévision publique. “Nous sommes en route vers une victoire géante”, a-t-il ajouté.- “Menaces existentielles” -Sept jours après le début de la guerre, Israël a détruit “plus de la moitié” des lanceurs de missiles iraniens, a-t-il dit, répétant que Téhéran constituait pour son pays “deux menaces existentielles, le nucléaire et les missiles balistiques”.Donald Trump avait affirmé mercredi que l’Iran était entré en contact avec les Etats-Unis pour négocier, ce que Téhéran a démenti. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit néanmoins rencontrer vendredi à Genève ses homologues allemand, français et britannique.Jeudi, un missile iranien a touché l’hôpital Soroka de Beersheva, dans le sud d’Israël, faisant d’énormes dégâts.  Le bâtiment directement touché, évacué il y a quelques jours, “était vide”, a indiqué son directeur, Shlomi Codish, en faisant état de 40 blessés dans d’autres bâtiments.Benjamin Netanyahu a promis de faire “payer un prix lourd aux tyrans” après cette attaque.Son ministre de la Défense, Israël Katz, a de son côté menacé Ali Khamenei, qui “considère la destruction d’Israël comme un objectif”. “Un tel homme ne peut être autorisé à continuer d’exister”, a-t-il déclaré. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont affirmé que “le centre de commandement et de renseignement du régime, situé près d’un hôpital”, avait été pris pour cible. Ailleurs en Israël, les secours ont fait état jeudi de 47 blessés après des tirs de missiles.”Quelques instants auparavant, des gens étaient assis ici, espérant que la catastrophe ne les frapperait pas. Ils ont été touchés de plein fouet. Leurs voitures sont détruites. Leurs maisons se sont effondrées. Des gens sont grièvement blessés”, a témoigné Yaakov Seligman, un secouriste arrivé sur les lieux d’une frappe à Holon, près de Tel-Aviv.- “Les gens paniquent” -En Iran, de nombreuses frappes ont visé Téhéran depuis une semaine. Jeudi soir, les médias ont annoncé que la défense aérienne “faisait face à des cibles hostiles” au-dessus de la capitale.”Nous avons eu la guerre avant, mais celle-ci est terrible parce qu’elle est imprévisible et très brutale”, a raconté à l’AFP une pharmacienne iranienne de 50 ans arrivée à la frontière turque.”Les gens paniquent vraiment. Hier, l’internet s’est arrêté et deux grandes banques ont été piratées, si bien que les gens n’ont pas pu accéder à leur argent. Et il n’y a même pas assez de nourriture”, a-t-elle affirmé.Les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts, parmi lesquels une Ukrainienne tuée dimanche et dont le corps a été retrouvé jeudi.Jeudi, l’armée israélienne a dit avoir frappé des dizaines de sites en Iran, dont un “réacteur nucléaire inachevé” à Arak et “un site de développement d’armes nucléaires à Natanz”, dans le centre du pays.L’Iran a confirmé l’attaque sur Arak.L’armée israélienne a également annoncé avoir visé dans l’ouest du pays plusieurs sites de lancement de missiles, après avoir repéré “des tentatives des forces de sécurité” iraniennes de “réhabiliter” des sites déjà frappés.Ali Khamenei avait proclamé mercredi que son pays ne se rendrait “jamais” et averti les Etats-Unis qu’une intervention dans la guerre conduirait à des “dommages irréparables”.La Russie a mis en garde jeudi Washington contre toute “intervention militaire” qui aurait des “conséquences négatives imprévisibles”.Les Etats-Unis, qui ont déployé leur porte-avions Nimitz vers le Moyen-Orient, sont les seuls à détenir la bombe GBU-57, unique arme susceptible d’atteindre le coeur profondément enfoui du programme nucléaire iranien, dans l’usine d’enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran.Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a affirmé mercredi que l’AIEA “n’est pas en capacité de dire qu’il existe (de la part de l’Iran) un effort direct vers la fabrication d’une arme nucléaire”.Israël maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique mais détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). 

Israël affirme que toute aide serait “bienvenue” dans la guerre contre l’Iran

Israël a affirmé jeudi que toute aide serait “bienvenue” pour venir à bout du programme nucléaire iranien, au moment où le président américain Donald Trump annonçait qu’il prendrait une décision durant “les deux prochaines semaines” sur une éventuelle intervention des Etats-Unis.Israël avait plus tôt menacé le guide suprême iranien Ali Khamenei en déclarant qu’il ne pouvait “être autorisé à continuer d’exister”, après un tir de missile qui a touché le plus grand hôpital du sud du pays.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre la République islamique, qui a déclenché la riposte iranienne.L’Iran de son côté dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil. Donald Trump a ces derniers jours entretenu le doute sur une éventuelle entrée en guerre des Etats-Unis aux côtés d’Israël.”Compte-tenu du fait qu’il y a une possibilité substantielle de négociations éventuelles avec l’Iran dans le futur proche, je prendrai ma décision sur le fait d’y aller ou non au cours des deux prochaines semaines”, a-t-il déclaré jeudi.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé que “toute aide est la bienvenue” même si Israël a la capacité de “frapper toutes les installations nucléaires iraniennes”.”J’ai dit qu’on allait changer la face du Moyen-Orient et maintenant je dis: nous changeons la face du monde”, a-t-il déclaré dans un entretien avec la télévision publique. “Nous sommes en route vers une victoire géante”, a-t-il ajouté.- “Menaces existentielles” -Sept jours après le début de la guerre, Israël a détruit “plus de la moitié” des lanceurs de missiles iraniens, a-t-il dit, répétant que Téhéran constituait pour son pays “deux menaces existentielles, le nucléaire et les missiles balistiques”.Donald Trump avait affirmé mercredi que l’Iran était entré en contact avec les Etats-Unis pour négocier, ce que Téhéran a démenti. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, doit néanmoins rencontrer vendredi à Genève ses homologues allemand, français et britannique.Jeudi, un missile iranien a touché l’hôpital Soroka de Beersheva, dans le sud d’Israël, faisant d’énormes dégâts.  Le bâtiment directement touché, évacué il y a quelques jours, “était vide”, a indiqué son directeur, Shlomi Codish, en faisant état de 40 blessés dans d’autres bâtiments.Benjamin Netanyahu a promis de faire “payer un prix lourd aux tyrans” après cette attaque.Son ministre de la Défense, Israël Katz, a de son côté menacé Ali Khamenei, qui “considère la destruction d’Israël comme un objectif”. “Un tel homme ne peut être autorisé à continuer d’exister”, a-t-il déclaré. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont affirmé que “le centre de commandement et de renseignement du régime, situé près d’un hôpital”, avait été pris pour cible. Ailleurs en Israël, les secours ont fait état jeudi de 47 blessés après des tirs de missiles.”Quelques instants auparavant, des gens étaient assis ici, espérant que la catastrophe ne les frapperait pas. Ils ont été touchés de plein fouet. Leurs voitures sont détruites. Leurs maisons se sont effondrées. Des gens sont grièvement blessés”, a témoigné Yaakov Seligman, un secouriste arrivé sur les lieux d’une frappe à Holon, près de Tel-Aviv.- “Les gens paniquent” -En Iran, de nombreuses frappes ont visé Téhéran depuis une semaine. Jeudi soir, les médias ont annoncé que la défense aérienne “faisait face à des cibles hostiles” au-dessus de la capitale.”Nous avons eu la guerre avant, mais celle-ci est terrible parce qu’elle est imprévisible et très brutale”, a raconté à l’AFP une pharmacienne iranienne de 50 ans arrivée à la frontière turque.”Les gens paniquent vraiment. Hier, l’internet s’est arrêté et deux grandes banques ont été piratées, si bien que les gens n’ont pas pu accéder à leur argent. Et il n’y a même pas assez de nourriture”, a-t-elle affirmé.Les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts en Iran, selon un bilan officiel. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts, parmi lesquels une Ukrainienne tuée dimanche et dont le corps a été retrouvé jeudi.Jeudi, l’armée israélienne a dit avoir frappé des dizaines de sites en Iran, dont un “réacteur nucléaire inachevé” à Arak et “un site de développement d’armes nucléaires à Natanz”, dans le centre du pays.L’Iran a confirmé l’attaque sur Arak.L’armée israélienne a également annoncé avoir visé dans l’ouest du pays plusieurs sites de lancement de missiles, après avoir repéré “des tentatives des forces de sécurité” iraniennes de “réhabiliter” des sites déjà frappés.Ali Khamenei avait proclamé mercredi que son pays ne se rendrait “jamais” et averti les Etats-Unis qu’une intervention dans la guerre conduirait à des “dommages irréparables”.La Russie a mis en garde jeudi Washington contre toute “intervention militaire” qui aurait des “conséquences négatives imprévisibles”.Les Etats-Unis, qui ont déployé leur porte-avions Nimitz vers le Moyen-Orient, sont les seuls à détenir la bombe GBU-57, unique arme susceptible d’atteindre le coeur profondément enfoui du programme nucléaire iranien, dans l’usine d’enrichissement de Fordo, au sud de Téhéran.Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a affirmé mercredi que l’AIEA “n’est pas en capacité de dire qu’il existe (de la part de l’Iran) un effort direct vers la fabrication d’une arme nucléaire”.Israël maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique mais détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). 

Israël affirme que toute aide serait “bienvenue” dans la guerre contre l’Iran

Israël a affirmé jeudi que toute aide serait “bienvenue” pour venir à bout du programme nucléaire iranien, au moment où le président américain Donald Trump annonçait qu’il prendrait une décision durant “les deux prochaines semaines” sur une éventuelle intervention des Etats-Unis.Israël avait plus tôt menacé le guide suprême iranien Ali Khamenei en déclarant qu’il ne …

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Mexique : l’ouragan Erick s’affaiblit en s’enfonçant dans les terres

Plus de peur que de mal : l’ouragan Erick s’est affaibli jeudi après avoir touché les côtes du sud-ouest du Mexique, dans une région déjà traumatisée par deux ouragans majeurs ces deux dernières années.Au bout d’une nuit de suspense, Erick est passé des catégories 4 à 1 après avoir touché terre peu avant 06H00 heure locale (midi GMT) aux confins des Etats côtiers de l’Oaxaca et du Guerrero, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, qui fait référence au Mexique.Le cyclone devait se dissiper dans la journée en s’approchant du massif de la Sierra Madre. Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et surtout Acapulco au nord. Cette dernière ville avait connu le passage de l’ouragan Otis qui y avait provoqué en octobre 2023 des destructions et la mort d’au moins 50 personnes, tandis que 30 avaient disparu, puis celui de John, qui y avait fait au moins 15 morts en septembre 2024.- Fortes pluies -A Puerto Escondido, des militaires ramassaient des décombres jeudi matin et ses habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Le cyclone va provoquer de fortes pluies avant de se dissiper dans l’intérieur des terres, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain, selon le dernier bulletin du NHC.Un moindre mal par rapport aux prévisions antérieures. “Des vents extrêmement destructeurs sont attendus”, avait en effet annoncé le NHC dans la nuit, ajoutant : “De fortes chutes de pluie vont provoquer des inondations et des glissements de terrain qui constituent un danger mortel”. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a remercié jeudi les habitants des zones concernées qui ont suivi les consignes des autorités et sont restés chez eux. “Nous pourrons informer dans quelques heures des effets (de l’ouragan) sur ces populations”, a-t-elle ajouté en conférence de presse. Les autorités avaient préparé les gens au pire. Les habitants d’Acapulco, l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, avaient ainsi fait des stocks de provisions et d’essence les jours précédents. Mercredi soir, ils avaient commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace que faisait peser l’ouragan. De petites embarcations de plaisance avaient été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.- Militaires déployés -Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les autorités ont également suspendu les cours dans la région, fermé les ports à la navigation et déployé des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco avait été détruit par Otis, qui s’était converti en quelques heures en ouragan de force maximale. En septembre 2024, cette cité avait été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.

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Plus de peur que de mal : l’ouragan Erick s’est affaibli jeudi après avoir touché les côtes du sud-ouest du Mexique, dans une région déjà traumatisée par deux ouragans majeurs ces deux dernières années.Au bout d’une nuit de suspense, Erick est passé des catégories 4 à 1 après avoir touché terre peu avant 06H00 heure locale (midi GMT) aux confins des Etats côtiers de l’Oaxaca et du Guerrero, selon le Centre national des ouragans (NHC) de Miami, qui fait référence au Mexique.Le cyclone devait se dissiper dans la journée en s’approchant du massif de la Sierra Madre. Erick a touché terre dans une zone guère peuplée, à mi-chemin entre les deux principaux centres touristiques locaux, les stations balnéaires de Puerto Escondido au sud et surtout Acapulco au nord. Cette dernière ville avait connu le passage de l’ouragan Otis qui y avait provoqué en octobre 2023 des destructions et la mort d’au moins 50 personnes, tandis que 30 avaient disparu, puis celui de John, qui y avait fait au moins 15 morts en septembre 2024.- Fortes pluies -A Puerto Escondido, des militaires ramassaient des décombres jeudi matin et ses habitants tentaient de récupérer de petites embarcations enfouies dans le sable.Jamais il n’avait plu avec autant de force, s’étonne auprès de l’AFP Luis Alberto Gil, un commerçant de 44 ans. Pluies et vent “ont renversé une statue”.Le cyclone va provoquer de fortes pluies avant de se dissiper dans l’intérieur des terres, avec des risques d’inondations et de glissements de terrain, selon le dernier bulletin du NHC.Un moindre mal par rapport aux prévisions antérieures. “Des vents extrêmement destructeurs sont attendus”, avait en effet annoncé le NHC dans la nuit, ajoutant : “De fortes chutes de pluie vont provoquer des inondations et des glissements de terrain qui constituent un danger mortel”. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a remercié jeudi les habitants des zones concernées qui ont suivi les consignes des autorités et sont restés chez eux. “Nous pourrons informer dans quelques heures des effets (de l’ouragan) sur ces populations”, a-t-elle ajouté en conférence de presse. Les autorités avaient préparé les gens au pire. Les habitants d’Acapulco, l’ex-capitale de la jet-set sur le Pacifique, avaient ainsi fait des stocks de provisions et d’essence les jours précédents. Mercredi soir, ils avaient commencé à se rendre dans les centres d’accueil aménagés face à la menace que faisait peser l’ouragan. De petites embarcations de plaisance avaient été sorties de l’eau pour éviter qu’elles ne coulent.- Militaires déployés -Le gouvernement a déployé des centaines de militaires et habilité 2.000 centres d’accueil.Les autorités ont également suspendu les cours dans la région, fermé les ports à la navigation et déployé des agents de la Commission fédérale d’électricité (CFE). Les ouragans menacent de mai à octobre les côtes du Mexique, celles du Pacifique et celles du golfe.En octobre 2023, le front de mer d’Acapulco avait été détruit par Otis, qui s’était converti en quelques heures en ouragan de force maximale. En septembre 2024, cette cité avait été de nouveau frappée par un ouragan, John, de force 3.Le Mexique se réchauffe encore plus vite que la moyenne mondiale, a déclaré à l’AFP Francisco Estrada Porrua, le directeur du Programme de recherche en changement climatique (PINCC) de l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM).Conséquence : “la probabilité de la survenue d’événements extrêmes de précipitations et de températures dans certaines régions du pays a été multipliée par trois et cinq, respectivement” ces dernières décennies, relève M. Estrada.