AFP World
Foot: les Bleues faciles et tout en maîtrise contre la Belgique
Au milieu de la préparation de l’Euro-2025, les Bleues, emmenées par Melvine Malard autrice d’un triplé, ont facilement battu la Belgique (5-0) en match amical vendredi et continuent de monter en puissance à deux semaines du début de la compétition.C’est à partir de cette soirée de veille d’été au stade du Hainaut de Valenciennes (près de 14.000 spectateurs) que tout démarre pour les Bleues. Et tout s’est parfaitement passé pour les Tricolores, en pleine confiance.Ce succès facile face aux Belges, sans l’équipe type, est l’avant-dernier match avant de rentrer dans le vif du sujet de l’Euro (2-27 juillet). Vendredi prochain à Grenoble, elles affronteront, aussi en amical, le Brésil, qui les a éliminées en quart de finale des JO l’été dernier. Pour les joueuses de Laurent Bonadei, qui montent en puissance, les choses sérieuses vont commencer dès le début d’Euro avec deux chocs en phase de groupes: le 5 juillet face à l’Angleterre, championne d’Europe en titre, et le 13 juillet contre les Pays-bas, vainqueurs de l’Euro en 2017.Malgré la fatigue des séances successives, elles ont joué tout en maîtrise et ont pressé efficacement des Red Flames, qualifiées pour l’Euro mais largement en dessous techniquement et physiquement. – Malard régale d’un triplé -Trop lentes et trop loin dans les duels, elles ont permis aux coéquipières de la nouvelle capitaine des Bleues Griedge Mbock d’enchaîner une septième victoire en sept matches (six succès en Ligue des nations).Facile et à l’aise à droite (en première période) et à gauche (en seconde), Melvine Malard a marqué un triplé (du droit, du gauche et de la tête) et des points précieux, à quelques jours de rejoindre la Suisse. Après l’ouverture du score de Kelly Gago (1-0, 17e), l’attaquante de Manchester United, rappelée en équipe de France par Laurent Bonadei, a doublé la mise juste avant la mi-temps (2-0, 42e). Servie par la capitaine, Malard a trompé la gardienne belge d’une frappe en pivot du pied droit. Proche de marquer de nouveau (53e), elle a aussi eu un but refusé pour hors-jeu (74e) mais a inscrit son doublé d’un tir du gauche cinq minutes plus tard, servie intelligemment par Clara Mateo (4-0, 79e).En fin de match, l’attaquante a marqué un troisième but, de la tête, sur un centre de Kadidiatou Diani (5-0, 85e).Avant cela, Melvine Malard, très aimée par le groupe, avait combiné subtilement avec Sakina Karchaoui, buteuse d’une frappe facile du gauche (3-0, 59e).La défenseuse Maëlle Lakrar, en reprise après avoir été ménagée à la suite d’une longue saison au Real Madrid, est entrée pour une vingtaine de minutes, contrairement à Sandy Baltimore, l’attaquante en forme, qui était absente de la feuille de match à cause de gênes aux genoux. La dernière rencontre entre les Bleues et les Belges remontait à 2022 (victoire 2-1) en phase de groupes de l’Euro en Angleterre, où les Tricolores avaient atteint les demi-finales, éliminées par l’Allemagne. Les Bleues n’ont plus atteint ce stade de la compétition depuis, éliminées en quart de finale lors de la Coupe du monde en 2023 et lors des JO l’été dernier.
Panama: le gouvernement décrète l’état d’urgence dans une province
Le gouvernement du Panama a décrété vendredi l’état d’urgence dans une province touchée par des violences et pillages, suspendant notamment les libertés de réunion et de circulation, sur fond de contestation sociale dans le pays depuis plusieurs semaines.La mesure concerne la province caribéenne de Bocas del Toro (ouest), où selon le gouvernement des groupes de manifestants ont provoqué des heurts, des pillages de commerces, des dégradations dans un aéroport et des blocages de routes. Les manifestations antigouvernementales, débutées dans ce pays d’Amérique centrale il y a près de deux mois et qui se sont intensifiées cette semaine, ont fait un mort, une trentaine de blessés dont plusieurs policiers et ont conduit à plus de 50 arrestations, selon les autorités.Le gouvernement “a décidé de déclarer l’urgence et de suspendre les garanties constitutionnelles sur l’ensemble du territoire de la province de Bocas del Toro pour une durée de cinq jours, afin de rétablir la paix et l’ordre”, a annoncé le ministre de la Présidence, Juan Carlos Orillac, lors d’une conférence de presse.”Nous prenons cette mesure pour empêcher que des groupes radicaux et délinquants ne se réunissent pour organiser des actes de violence, de vandalisme, qui mettent en danger les biens et les personnes”, a-t-il ajouté.Jeudi, “des groupes violents ont commis des actes criminels et de terrorisme urbain qui portent atteinte à l’ordre public, à la sécurité citoyenne et à l’institutionnalité démocratique”, a affirmé M. Orillac, entouré de tous les ministres du gouvernement Mulino. La Constitution panaméenne prévoit que le gouvernement peut décréter une telle mesure “en cas de guerre extérieure ou de troubles internes menaçant la paix et l’ordre public”.Les manifestants mobilisés contre le gouvernement de droite du président José Raul Mulino s’opposent à une réforme des retraites, à la signature d’un accord avec Washington qui permet le déploiement de troupes américaines dans le pays, et à la possible réouverture d’une immense mine de cuivre à ciel ouvert.A Changuinola, ville de Bocas del Toro, des groupes de personnes cagoulées ont jeudi pillé des commerces et incendié partiellement un stade de baseball où se trouvaient des policiers, affirment les autorités.Un bureau et un entrepôt contenant des engrais et d’autres fournitures du géant américain de la banane Chiquita Brands ont également été pris pour cibles.
Panama: le gouvernement décrète l’état d’urgence dans une province
Le gouvernement du Panama a décrété vendredi l’état d’urgence dans une province touchée par des violences et pillages, suspendant notamment les libertés de réunion et de circulation, sur fond de contestation sociale dans le pays depuis plusieurs semaines.La mesure concerne la province caribéenne de Bocas del Toro (ouest), où selon le gouvernement des groupes de …
Panama: le gouvernement décrète l’état d’urgence dans une province Read More »
L’Iran écarte des discussions avec Washington avant l’arrêt de l'”agression” d’Israël
L’Iran a écarté vendredi une reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis avant l’arrêt des attaques israéliennes contre son territoire, à l’heure où le chef d’état-major israélien a affirmé s’attendre à une guerre “prolongée”.En soirée, plusieurs explosions ont retenti à Téhéran, alors que l’agence de presse Fars a rapporté l’entrée en action des systèmes de …
L’Iran écarte des discussions avec Washington avant l’arrêt de l’”agression” d’Israël Read More »
L’Iran écarte des discussions avec Washington avant l’arrêt de l'”agression” d’Israël
L’Iran a écarté vendredi une reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis avant l’arrêt des attaques israéliennes contre son territoire, à l’heure où le chef d’état-major israélien a affirmé s’attendre à une guerre “prolongée”.En soirée, plusieurs explosions ont retenti à Téhéran, alors que l’agence de presse Fars a rapporté l’entrée en action des systèmes de défense anti-aérienne dans le centre de la capitale, une semaine après le début de la guerre entre Israël et l’Iran.Le président américain Donald Trump, estimant “substantielle” la possibilité de négociations avec Téhéran, a annoncé jeudi qu’il se donnait “deux semaines” au maximum pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël contre l’Iran. Après une rencontre vendredi à Genève entre des ministres des Affaires étrangères européens et le chef de la diplomatie iranienne, M. Trump a commenté : “L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. Ils veulent nous parler à nous. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet”. Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays et des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi affirme que son agence n’a décelé dans son dernier rapport aucun indice laissant penser que l’Iran fabrique à l’heure actuelle une arme atomique.”L’Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l’agression aura cessé (…)”, a dit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, en référence aux discussions lancées en avril avec les Etats-Unis pour trouver un accord sur le nucléaire et suspendues après le début de la guerre.- Une campagne prolongée” -L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté pour leur part l’Iran à poursuivre la voie diplomatique “sans attendre la fin du conflit” pour résoudre l’épineuse question de son programme nucléaire.”Le résultat positif aujourd’hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l’Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens”, a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.Pour son homologue français Jean-Noël Barrot, il ne peut y avoir “de solution définitive par la voie militaire au problème du nucléaire iranien”.Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant le nucléaire et les “activités balistiques” iraniens notamment.Alors que la réunion de Genève était en cours, le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a adressé un message vidéo aux “citoyens d’Israël”.”Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (…) Nous devons être prêts à une campagne prolongée”, a-t-il dit. “Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités.”- Tirs de missiles -Pendant la journée, l’Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique d’Iran, ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des “centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle” ainsi que des bases militaires.L’armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles sol-air dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan (centre) et dans l’ouest du pays.Les bombardements israéliens ont fait au moins 224 morts en Iran. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts.A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.- “Je n’ai pas peur” -Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l’exception des boulangeries et de quelques magasins d’alimentation.Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l’immense majorité des magasins fermés.”Je n’ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises”, déclare à l’AFP un vendeur qui préfère taire son nom.- “Inspections incontestables” -Devant le Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, M. Grossi a prévenu qu’une éventuelle attaque contre la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (sud) aurait les conséquences les plus “graves”, pouvant relâcher de grandes quantités de radiation dans l’environnement.Il a aussi assuré que l’AIEA pouvait “garantir, par l’intermédiaire d’un système d’inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran”.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
L’Iran écarte des discussions avec Washington avant l’arrêt de l'”agression” d’Israël
L’Iran a écarté vendredi une reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis avant l’arrêt des attaques israéliennes contre son territoire, à l’heure où le chef d’état-major israélien a affirmé s’attendre à une guerre “prolongée”.En soirée, plusieurs explosions ont retenti à Téhéran, alors que l’agence de presse Fars a rapporté l’entrée en action des systèmes de défense anti-aérienne dans le centre de la capitale, une semaine après le début de la guerre entre Israël et l’Iran.Le président américain Donald Trump, estimant “substantielle” la possibilité de négociations avec Téhéran, a annoncé jeudi qu’il se donnait “deux semaines” au maximum pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël contre l’Iran. Après une rencontre vendredi à Genève entre des ministres des Affaires étrangères européens et le chef de la diplomatie iranienne, M. Trump a commenté : “L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. Ils veulent nous parler à nous. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet”. Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays et des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.Le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi affirme que son agence n’a décelé dans son dernier rapport aucun indice laissant penser que l’Iran fabrique à l’heure actuelle une arme atomique.”L’Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l’agression aura cessé (…)”, a dit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, en référence aux discussions lancées en avril avec les Etats-Unis pour trouver un accord sur le nucléaire et suspendues après le début de la guerre.- Une campagne prolongée” -L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté pour leur part l’Iran à poursuivre la voie diplomatique “sans attendre la fin du conflit” pour résoudre l’épineuse question de son programme nucléaire.”Le résultat positif aujourd’hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l’Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens”, a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.Pour son homologue français Jean-Noël Barrot, il ne peut y avoir “de solution définitive par la voie militaire au problème du nucléaire iranien”.Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant le nucléaire et les “activités balistiques” iraniens notamment.Alors que la réunion de Genève était en cours, le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a adressé un message vidéo aux “citoyens d’Israël”.”Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (…) Nous devons être prêts à une campagne prolongée”, a-t-il dit. “Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités.”- Tirs de missiles -Pendant la journée, l’Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique d’Iran, ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des “centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle” ainsi que des bases militaires.L’armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles sol-air dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan (centre) et dans l’ouest du pays.Les bombardements israéliens ont fait au moins 224 morts en Iran. En Israël, les tirs de missiles et de drones iraniens ont fait 25 morts.A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.- “Je n’ai pas peur” -Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l’exception des boulangeries et de quelques magasins d’alimentation.Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l’immense majorité des magasins fermés.”Je n’ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises”, déclare à l’AFP un vendeur qui préfère taire son nom.- “Inspections incontestables” -Devant le Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, M. Grossi a prévenu qu’une éventuelle attaque contre la centrale nucléaire iranienne de Bouchehr (sud) aurait les conséquences les plus “graves”, pouvant relâcher de grandes quantités de radiation dans l’environnement.Il a aussi assuré que l’AIEA pouvait “garantir, par l’intermédiaire d’un système d’inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran”.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).



