AFP World
En mer de Chine, Japon, Etats-Unis et Philippines simulent des scénarios de crise
Un homme qui tombe à la mer, deux bateaux qui entrent en collision: pendant cinq jours, Japon, Etats-Unis et Philippines ont simulé des situations de crise lors d’exercices maritimes dans les eaux disputées de la mer de Chine.Il s’agit de la deuxième coopération de ce type entre les trois pays, après un premier exercice maritime …
En mer de Chine, Japon, Etats-Unis et Philippines simulent des scénarios de crise Read More »
En mer de Chine, Japon, Etats-Unis et Philippines simulent des scénarios de crise
Un homme qui tombe à la mer, deux bateaux qui entrent en collision: pendant cinq jours, Japon, Etats-Unis et Philippines ont simulé des situations de crise lors d’exercices maritimes dans les eaux disputées de la mer de Chine.Il s’agit de la deuxième coopération de ce type entre les trois pays, après un premier exercice maritime organisé aux Philippines en 2023.Ces exercices, qui se sont achevés vendredi, se sont déroulés au large de la côte sud-ouest du Japon, près de la ville de Kagoshima. Ils surviennent après une mise en garde des trois pays sur les activités chinoises en mer de Chine méridionale.Pékin revendique la quasi-totalité de cette mer, malgré une décision de justice internationale de 2016 statuant que ses revendications n’ont aucun fondement juridique.Cette mer est ainsi le théâtre depuis des années d’affrontements entre la Chine et les Philippine. Des face-à-face réguliers ont également lieu entre patrouilleurs chinois et japonais autour d’îles disputées en mer de Chine orientale.Dans ce contexte tendu, des dizaines de personnes ont pris part cette semaine aux exercices conjoints Japon-Etats-Unis-Philippines. Au dernier jour, les trois pays alliés ont chacun mobilisé un navire de leur garde-côtière: le patrouilleur BRP Teresa Magbanua pour les Philippines, la vedette USCGS Stratton pour les Etats-Unis et le patrouilleur Asanagi pour le Japon.- Opérations de sauvetage -Ces cinq jours d’exercice se sont conclus vendredi par la simulation d’une chute d’un homme en mer.Une fois le mannequin dans l’eau, repérable à son gilet de sauvetage rouge vif, un drone américain a décollé du Stratton avant de survoler la zone.Une petite embarcation philippine a alors été déployée depuis le Teresa Magbuna, filant à toute vitesse en direction du mannequin pour le repêcher avant les garde-côtes.D’autres scénarios simulant des opérations de sauvetage ont été imaginés lors de ces exercices: le sauvetage d’un homme en mer par un hélicoptère japonais, la collision entre deux bateaux ou encore l’incendie d’un navire, que trois bateaux des garde-côtes japonais ont éteint à l’aide de canons à eau.- “Confiance” -Ces manœuvres, selon des responsables, ne visent officiellement aucun pays en particulier, mais la rhétorique employée reprend celle de Washington et de ses alliés pour évoquer implicitement la Chine.Pour Naofumi Tsumura, chef des garde-côtes japonais, elles ont permis aux trois pays de “renforcer la compréhension et la confiance mutuelles”.”Plus que tout, nous avons renforcé la coordination et la coopération entre nous”, estime-t-il.L’an dernier, Tokyo, Manille et Washington avaient publié une déclaration conjointe au ton ferme à l’égard de Pékin. “Nous exprimons nos vives préoccupations concernant le comportement dangereux et agressif de la République Populaire de Chine en mer de Chine méridionale”, indiquait alors le texte.La semaine dernière, Tokyo et Pékin se sont mutuellement critiqués à la suite de rapprochements jugés dangereux entre des avions militaires au-dessus du Pacifique.Vendredi, Manille a accusé Pékin d’avoir tiré au canon à eau sur deux de ses bateaux qui tentaient de ravitailler des pêcheurs philippins près du récif contesté de Scarborough Shoal, situé à 240 km à l’ouest des côtes philippines et à 900 km au sud-est de l’île chinoise de Hainan.
Israël affirme avoir retardé “d’au moins deux ou trois ans” une arme nucléaire iranienne
Israël a estimé samedi avoir “retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité” pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, Téhéran refusant toute reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis tant que les frappes israéliennes contre son territoire se poursuivent.Depuis l’offensive massive lancée le 13 juin, “selon l’évaluation qu’on nous fait, nous avons déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité pour eux d’avoir une bombe nucléaire”, affirme le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild.”Le fait que nous ayons éliminé ces personnes qui dirigeaient et poussaient la mise au point d’armes dans le cadre du programme nucléaire est extrêmement important”, dit M. Saar.”Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas fait tout ce que nous pouvons faire afin d’éliminer cette menace”, assure encore le ministre.Le président américain Donald Trump, qui s’est donné “deux semaines” pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël, a souligné vendredi que ce délai était un “maximum” et qu’il pourrait prendre sa décision avant la date-butoir.L’armée israélienne a annoncé samedi avoir lancé avant l’aube une nouvelle vague de frappes aériennes “contre les infrastructures de stockage et de lancement de missiles dans le centre de l’Iran”.Le ministère des Affaires étrangères a pour sa part annoncé sur X qu’un missile iranien avait “atteint directement” et un bâtiment de recherche sur le cancer du prestigieux Institut Weizmann pour les sciences à Rehovot, au sud de Tel-Aviv. Un autre bâtiment neuf et pas encore en service a également été détruit, selon la même source.Les secours israéliens n’ont pas signalé de victimes dans l’immédiat. Israël a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires sur le territoire iranien qui ont fait au moins 657 morts et 2.000 blessés, civils et militaires, selon l’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA).La République islamique, qui a riposté avec des tirs de missiles et de drones vers Israël qui ont fait au moins 25 morts, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.- “Ils veulent nous parler” -“L’Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l’agression aura cessé (…)”, a dit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi après une rencontre à Genève avec des ministres des Affaires étrangères européens.Ils ont appelé à reprendre “sans attendre” les discussions lancées en avril avec Washington pour trouver un accord sur son programme nucléaire et suspendues après le début de la guerre.Mais le président américain Donald Trump a rejeté l’idée que les Européens puissent être utiles pour résoudre la crise. “L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. Ils veulent nous parler à nous. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet”, a dit M. Trump.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, considérée comme une menace existentielle pour le pays, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des infrastructures militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques associés au programme nucléaire.- “Une campagne prolongée” -Lors d’une réunion vendredi à Genève avec M. Araghchi, les chefs de diplomatie de l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à poursuivre la voie diplomatique “sans attendre la fin du conflit” pour résoudre l’épineuse question de son programme nucléaire.”Le résultat positif aujourd’hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l’Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens”, a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.Pour son homologue français Jean-Noël Barrot, il ne peut y avoir “de solution définitive par la voie militaire au problème du nucléaire iranien”.Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant le nucléaire et les “activités balistiques” du pays.Mais le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a mis en garde la population sur un conflit au long cours.”Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (…) Nous devons être prêts à une campagne prolongée”, a-t-il dit dans un message vidéo aux Israéliens. “Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités.”- Tirs de missiles -Pendant la journée, l’Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des “centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle” ainsi que des bases militaires.L’armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles sol-air dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan (centre) et dans l’ouest du pays.A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue en scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l’exception des boulangeries et de quelques magasins d’alimentation.Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l’immense majorité des magasins fermés.”Je n’ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises”, déclare à l’AFP un vendeur qui préfère taire son nom.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a assuré pouvoir “garantir, par l’intermédiaire d’un système d’inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran”.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
Israël affirme avoir retardé “d’au moins deux ou trois ans” une arme nucléaire iranienne
Israël a estimé samedi avoir “retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité” pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, Téhéran refusant toute reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis tant que les frappes israéliennes contre son territoire se poursuivent.Depuis l’offensive massive lancée le 13 juin, “selon l’évaluation qu’on nous fait, nous avons déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité pour eux d’avoir une bombe nucléaire”, affirme le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild.”Le fait que nous ayons éliminé ces personnes qui dirigeaient et poussaient la mise au point d’armes dans le cadre du programme nucléaire est extrêmement important”, dit M. Saar.”Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas fait tout ce que nous pouvons faire afin d’éliminer cette menace”, assure encore le ministre.Le président américain Donald Trump, qui s’est donné “deux semaines” pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël, a souligné vendredi que ce délai était un “maximum” et qu’il pourrait prendre sa décision avant la date-butoir.L’armée israélienne a annoncé samedi avoir lancé avant l’aube une nouvelle vague de frappes aériennes “contre les infrastructures de stockage et de lancement de missiles dans le centre de l’Iran”.Le ministère des Affaires étrangères a pour sa part annoncé sur X qu’un missile iranien avait “atteint directement” et un bâtiment de recherche sur le cancer du prestigieux Institut Weizmann pour les sciences à Rehovot, au sud de Tel-Aviv. Un autre bâtiment neuf et pas encore en service a également été détruit, selon la même source.Les secours israéliens n’ont pas signalé de victimes dans l’immédiat. Israël a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires sur le territoire iranien qui ont fait au moins 657 morts et 2.000 blessés, civils et militaires, selon l’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA).La République islamique, qui a riposté avec des tirs de missiles et de drones vers Israël qui ont fait au moins 25 morts, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.- “Ils veulent nous parler” -“L’Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l’agression aura cessé (…)”, a dit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi après une rencontre à Genève avec des ministres des Affaires étrangères européens.Ils ont appelé à reprendre “sans attendre” les discussions lancées en avril avec Washington pour trouver un accord sur son programme nucléaire et suspendues après le début de la guerre.Mais le président américain Donald Trump a rejeté l’idée que les Européens puissent être utiles pour résoudre la crise. “L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. Ils veulent nous parler à nous. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet”, a dit M. Trump.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, considérée comme une menace existentielle pour le pays, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des infrastructures militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques associés au programme nucléaire.- “Une campagne prolongée” -Lors d’une réunion vendredi à Genève avec M. Araghchi, les chefs de diplomatie de l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à poursuivre la voie diplomatique “sans attendre la fin du conflit” pour résoudre l’épineuse question de son programme nucléaire.”Le résultat positif aujourd’hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l’Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens”, a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.Pour son homologue français Jean-Noël Barrot, il ne peut y avoir “de solution définitive par la voie militaire au problème du nucléaire iranien”.Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant le nucléaire et les “activités balistiques” du pays.Mais le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a mis en garde la population sur un conflit au long cours.”Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (…) Nous devons être prêts à une campagne prolongée”, a-t-il dit dans un message vidéo aux Israéliens. “Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités.”- Tirs de missiles -Pendant la journée, l’Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des “centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle” ainsi que des bases militaires.L’armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles sol-air dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan (centre) et dans l’ouest du pays.A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue en scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l’exception des boulangeries et de quelques magasins d’alimentation.Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l’immense majorité des magasins fermés.”Je n’ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises”, déclare à l’AFP un vendeur qui préfère taire son nom.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a assuré pouvoir “garantir, par l’intermédiaire d’un système d’inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran”.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
Libération de Mahmoud Khalil, figure propalestinienne de Columbia
Figure clé des manifestations propalestiniennes sur le campus de l’université Columbia, Mahmoud Khalil a été libéré vendredi soir après plus de trois mois de détention sur ordre d’un juge américain qui s’est dressé contre l’administration Trump. “Trump et son administration ont choisi la mauvaise personne”, a déclaré M. Khalil, revêtant un keffieh palestinien, à sa sortie du centre de détention pour immigrants de Jena, en Louisiane (sud) qu’il a qualifié de “musée témoignant des politiques racistes des Etats-Unis”. “Personne ne devrait être écroué pour dénoncer un génocide”, a-t-il ajouté. Depuis son arrestation à New York le 8 mars, pour son rôle de porte-parole de la contestation contre la guerre à Gaza sur le campus new-yorkais, Mahmoud Khalil est devenu le symbole de la volonté du président américain Donald Trump de museler ce mouvement étudiant.Après son interpellation par la police fédérale de l’immigration (ICE), Mahmoud Khalil, né en Syrie de parents palestiniens, titulaire d’une carte verte de résident permanent, avait été transféré à près de 2.000 kilomètres dans ce centre en Louisiane.La semaine dernière, le juge Michael Farbiarz du tribunal fédéral du New Jersey, près de New York, avait décrété que le gouvernement ne pouvait détenir M. Khalil en se basant sur les affirmations du secrétaire d’Etat Marco Rubio. Selon ce dernier, sa présence sur le sol américain posait “potentiellement des conséquences sérieuses pour la politique étrangère” américaine.- “Réduire au silence” -Mais le ministère de la Justice avait rétorqué qu’il ne serait “pas illégal” de détenir M. Khalil sur la base d’un autre motif d’accusation, ce qui avait poussé le juge à surseoir à sa libération.Dans un nouveau rebondissement de cette saga juridico-politico-universitaire, le juge Farbiarz a ordonné vendredi la libération, le jour même, de M. Khalil. Une décision fustigée par l’administration Trump qui a accusé “le pouvoir judiciaire de miner la sécurité nationale”.En vertu de ces conditions de libération, M. Khalil ne sera pas autorisé à quitter le territoire américain, hormis dans le cas d’une démarche “d’auto-expulsion”, et devra limiter ses déplacements à quelques Etats, dont celui de New York, où il réside, et celui du Michigan, d’où est originaire son épouse, qui a donné naissance à leur fils, Deen, alors qu’il était en détention. “Après plus de trois mois, nous pouvons enfin pousser un soupir de soulagement et savoir que Mahmoud est sur le chemin du retour, auprès de moi et de Deen, qui n’aurait jamais dû être séparé de son père”, a réagi son épouse Noor Abdalla, accusant le gouvernement Trump de “tenter de réduire au silence” ceux qui “dénoncent le génocide israélien à l’encontre des Palestiniens”.- Cas emblématique -“Il s’agit d’une victoire, mais il n’aurait jamais dû être arrêté en premier lieu”, a déclaré à l’AFP Elora Mukherjee, professeure de droit à l’université Columbia pour qui la mesure “obscure” évoquée pour écrouer Mahmoud Khalil n’avait “jamais” été utilisée auparavant, selon ses recherches, sur le titulaire d’un permis de résidence. Emblématique, le cas de Mahmoud Khalil s’inscrit dans le cadre d’une charge du gouvernement Trump contre des universités qu’il accuse de ne pas avoir suffisamment protégé des étudiants juifs pendant les manifestations étudiantes contre la guerre dévastatrice d’Israël dans la bande de Gaza.Et plus généralement contre une idéologie dite “woke”, terme utilisé de manière péjorative par les conservateurs pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un excès de militantisme en faveur des minorités.L’ami de Mahmoud Khalil, Mohsen Mahdawi, cofondateur d’un groupe d’étudiants palestiniens à Columbia, avait été arrêté le 14 avril par des agents de l’ICE avant d’être libéré sous conditions deux semaines plus tard par une décision de justice. Et début mai, un juge avait ordonné la libération de Rumeysa Ozturk, une doctorante turque de l’université Tufts dans le Massachusetts, arrêtée par des agents de l’ICE pour un article qu’elle avait cosigné dans son journal universitaire critiquant la façon dont son établissement gérait le mouvement de protestation contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.Lors de la cérémonie de la remise des diplômes, fin mai, à Columbia, la présidente de l’université avait été copieusement huée par des étudiants qui lui reprochaient de ne pas avoir défendu Mahmoud Khalil, arrêté dans une résidence de l’université et de céder aux pressions de Trump. En sens contraire, le président de l’université Harvard avait reçu une ovation monstre de ses étudiants pour avoir défendu les libertés d’expression et académique face à cette offensive de Washington.
Un juge ordonne la libération de Mahmoud Khalil, figure propalestinienne de Columbia
Un juge américain a ordonné dès vendredi la libération sous certaines conditions de Mahmoud Khalil, figure des manifestations propalestiniennes sur le campus de l’université Columbia, écroué depuis plus de trois mois dans un centre de détention pour immigrants. Depuis son arrestation à New York le 8 mars, pour son rôle de porte-parole de la contestation contre la guerre à Gaza sur le campus new-yorkais, Mahmoud Khalil est devenu le symbole de la volonté du président américain Donald Trump de museler ce mouvement étudiant.Après son interpellation par la police fédérale de l’immigration (ICE), Mahmoud Khalil, né en Syrie de parents palestiniens, titulaire d’une carte verte de résident permanent, avait été transféré à près de 2.000 kilomètres, dans un centre de détention de Louisiane (sud), en vue de sa possible expulsion.La semaine dernière, le juge Michael Farbiarz du tribunal fédéral du New Jersey, près de New York, avait décrété que le gouvernement ne pouvait détenir M. Khalil en se basant sur les affirmations du secrétaire d’Etat Marco Rubio. Selon ce dernier, sa présence sur le sol américain posait “potentiellement des conséquences sérieuses pour la politique étrangère” américaine.Mais le ministère de la Justice avait rétorqué qu’il ne serait “pas illégal” de détenir M. Khalil sur la base d’un autre motif d’accusation, ce qui avait poussé le juge à surseoir à sa libération.Dans un nouveau rebondissement de cette saga juridico-politico-universitaire, le juge Farbiarz a ordonné vendredi la libération, le jour même, de M. Khalil. Une décision fustigée sur X par le département de la Sécurité intérieure qui a accusé “le pouvoir judiciaire de miner la sécurité nationale”.Les avocats de Mahmoud Khalil devront remettre son passeport aux autorités américaines qui devront lui rendre sa carte verte. M. Khalil ne sera pas autorisé à quitter le territoire américain, hormis dans le cas d’une démarche “d’auto-expulsion”, et devra limiter ses déplacements à quelques Etats, dont celui de New York, où il réside, et celui du Michigan, d’où est originaire son épouse, qui a donné naissance à leur fils, Deen, alors qu’il était en détention. “Après plus de trois mois, nous pouvons enfin pousser un soupir de soulagement et savoir que Mahmoud est sur le chemin du retour, auprès de moi et de Deen, qui n’aurait jamais dû être séparé de son père”, a réagi Mme Abdalla accusant le gouvernement Trump de “tenter de réduire au silence” ceux qui “dénoncent le génocide israélien à l’encontre des Palestiniens”.- Guerre culturelle -“Il s’agit d’une victoire, mais il n’aurait jamais dû être arrêté en premier lieu”, a déclaré à l’AFP Elora Mukherjee, professeure de droit à l’université Columbia pour qui la mesure “obscure” évoquée pour écrouer Mahmoud Khalil n’avait “jamais” été utilisée auparavant, selon ses recherches, sur le titulaire d’un permis de résidence. Emblématique, le cas de Mahmoud Khalil s’inscrit dans le cadre d’une charge du gouvernement Trump contre des universités qu’il accuse de ne pas avoir suffisamment protégé des étudiants juifs pendant les manifestations étudiantes contre la guerre dévastatrice d’Israël dans la bande de Gaza.Et plus généralement contre une idéologie dite “woke”, terme utilisé de manière péjorative par les conservateurs pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un excès de militantisme en faveur des minorités.L’ami de Mahmoud Khalil, Mohsen Mahdawi, cofondateur d’un groupe d’étudiants palestiniens à Columbia, avait été arrêté le 14 avril par des agents de l’ICE avant d’être libéré sous conditions deux semaines plus tard par une décision de justice. Et début mai, un juge avait ordonné la libération de Rumeysa Ozturk, une doctorante turque de l’université Tufts dans le Massachusetts, arrêtée par des agents de l’ICE pour un article qu’elle avait cosigné dans son journal universitaire critiquant la façon dont son établissement gérait le mouvement de protestation contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.Lors de la cérémonie de la remise des diplômes, fin mai, à Columbia, la présidente de l’université avait été copieusement huée par des étudiants qui lui reprochaient de ne pas avoir défendu Mahmoud Khalil, arrêté dans une résidence de l’université et de céder aux pressions de Trump. En sens contraire, le président de l’université Harvard avait reçu une ovation monstre de ses étudiants pour avoir défendu les libertés d’expression et académique face à cette offensive de Washington.




