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Attaque américaine contre l’Iran : les principales réactions

Voici les principales réactions internationales à l’attaque américaine contre plusieurs sites nucléaires iraniens dimanche, par laquelle les Etats-Unis ont rejoint Israël dans sa guerre contre la République islamique, de nombreux pays appelant à une “désescalade” :- Iran: “conséquences éternelles” “Les événements (…) sont scandaleux et auront des conséquences éternelles”, a averti le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, dénonçant le “comportement extrêmement dangereux, anarchique et criminel” des Etats-Unis. L’Iran se défendra “par tous les moyens nécessaires”, a-t-il ajouté. “Il n’y a pas de ligne rouge qu’ils n’aient pas franchie. Et la dernière, la plus périlleuse, s’est produite hier soir. Ils ont franchi une ligne rouge majeure en attaquant des installations nucléaires”, a-t-il accusé.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, ont pour leur part menacé les Etats-Unis de “ripostes qu’ils regretteront”.L’Organisation de l’énergie atomique iranienne a de son côté dénoncé “un acte barbare qui viole le droit international”, et affirmé que “malgré les complots maléfiques de ses ennemis”, l’Iran “ne laissera pas le chemin du développement” de son industrie nucléaire “être arrêté”.- Israël: “tournant historique”  “Votre décision audacieuse de viser les installations nucléaires de l’Iran avec la puissance impressionnante et juste des États-Unis changera l’Histoire”, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un message vidéo de remerciements à Donald Trump.Les attaques de dimanche sont un “tournant historique qui peut aider à conduire le Moyen-Orient et au-delà vers un avenir de prospérité et de paix”, a encore dit le chef du gouvernement israélien. “Le président Trump et moi disons souvent: la paix par la force”, a-t-il poursuivi: “D’abord vient la force, ensuite vient la paix. (…) Le Président Trump et les États-Unis ont agi avec beaucoup de force”.- Russie: bombardements “irresponsables” -La Russie a fermement condamné les frappes américaines, dénonçant des bombardements “irresponsables” contre son principal allié au Moyen-Orient.”La décision irresponsable de mener des frappes de missiles et de bombes sur le territoire d’un Etat souverain, quels que soient les arguments avancés, viole de manière flagrante le droit international”, a déclaré la diplomatie russe.- ONU: “dangereuse escalade” “C’est une dangereuse escalade dans une région déjà sur la corde raide – et une menace directe à la paix et à la sécurité dans le monde”, a estimé le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.- UE: appel à “toutes les parties à faire un pas en arrière” La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a appelé “toutes les parties à faire un pas en arrière, à revenir à la table des négociations et à éviter toute escalade supplémentaire”, sur X.Elle ajouté que l’Iran ne devait pas développer l’arme nucléaire et que les ministres des affaires étrangères de l’UE discuteraient de la situation lundi.- Pape: “l’humanité réclame la paix” -“L’humanité crie et réclame la paix” devant les “nouvelles alarmantes en provenance du Moyen-Orient”, a lancé le pape Léon XIV après les frappes américaines.- France: appel “à la retenue” -La France s’est dite préoccupée après les frappes américaines, exhortant “les parties à la retenue pour éviter toute escalade susceptible de conduire à une extension du conflit”, selon un message du chef de la diplomatie française. Il a précisé que Paris “n’a ni participé à ces frappes, ni à leur planification”.- Grande-Bretagne: l’Iran doit “revenir à la table des négociations” -Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé l’Iran à “revenir à la table des négociations”. “L’Iran ne doit jamais être autorisé à développer une arme nucléaire et les États-Unis ont pris des mesures pour atténuer cette menace”, a déclaré M. Starmer, soulignant que “la stabilité dans la région est une priorité”. – Arabie saoudite: “grande préoccupation” -L’Arabie saoudite “suit avec une grande préoccupation les développements en République islamique d’Iran, avec le ciblage des installations nucléaires iraniennes par les Etats-Unis”, a affirmé le ministère saoudien des Affaires étrangères.- Turquie: “profondément préoccupée” -La Turquie s’est dite “profondément préoccupée”  par les “conséquence possibles” des frappes américaines.- Oman: appel à une “désescalade immédiate” -Oman, qui joue le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran dans les discussions sur le nucléaire, a condamné “cette agression illégale” et appelle à “une désescalade immédiate”, a affirmé un porte-parole du ministère omanais des Affaires étrangères.  – Pakistan: l’Iran a “le droit de se défendre” -Le Pakistan, seule puissance nucléaire du monde musulman et allié des États-Unis, a condamné les frappes américaines. “Nous réitérons que ces attaques violent toutes les normes du droit international et que l’Iran a le droit légitime de se défendre en vertu de la Charte des Nations unies”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères.- Inde: appel à une “désescalade immédiate” -Le Premier ministre indien Narendra Modi, dont le pays détient l’arme nucléaire, a indiqué avoir appelé à “une désescalade immédiate” lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian.- Allemagne: appel à l’Iran pour des “négociations” avec Washington -Le chancelier allemand Friedrich Merz a “réitéré son appel à l’Iran pour qu’il entame immédiatement des négociations avec les Etats-Unis et Israël afin de parvenir à une solution diplomatique au conflit”. – Croix-Rouge: risque d’une “guerre aux conséquences irréversibles” -L’escalade militaire au Moyen-Orient risque de déclencher une “guerre aux conséquences irréversibles”, a déclaré dimanche la présidente du Comité international de la Croix-Rouge Mirjana Spoljaric.- Rebelles Houthis: “déclaration de guerre” -Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont dit considérer les frappes américaines comme “une déclaration de guerre” contre le peuple iranien ajoutant être prêts “à cibler les navires et les bâtiments américains en mer Rouge”. – Hamas: “agression criminelle” -“Nous condamnons cette agression criminelle”, a écrit le mouvement islamiste palestinien Hamas, allié de l’Iran et engagé depuis 20 mois dans une guerre avec Israël dans la bande de Gaza. “Nous la considérons comme un exemple flagrant de la politique d’imposition de l’hégémonie par la force, une agression basée sur la loi de la jungle, et une violation de toutes les normes et conventions internationales”.

Attaque américaine contre l’Iran : les principales réactions

Voici les principales réactions internationales à l’attaque américaine contre plusieurs sites nucléaires iraniens dimanche, par laquelle les Etats-Unis ont rejoint Israël dans sa guerre contre la République islamique, de nombreux pays appelant à une “désescalade” :- Iran: “conséquences éternelles” “Les événements (…) sont scandaleux et auront des conséquences éternelles”, a averti le ministre iranien des Affaires …

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484 jours en captivité à Gaza: un ex-otage israélien raconte son calvaire

Plus de quatre mois après sa libération, l’Israélo-américain Keith Siegel, qui a passé 484 jours en captivité, se souvient des pires moments vécus dans les tunnels de Gaza.”Il y avait des pics d’anxiété, de peur et la torture de ne pas savoir, l’incertitude de ne pas savoir”, se souvient M. Siegel. “Je me suis fait la promesse que je devais revenir et je ne pouvais pas envisager que je ne reviendrais pas. Je pense que cela m’a donné beaucoup de force pour traverser cette période”, dit cet homme de 66 ans dans un entretien à l’AFP.Enlevé du kibboutz Kfar Aza avec sa femme Aviva, Keith Siegel a passé des mois seul après que son épouse a été libérée, fin novembre 2023, lors d’une première trêve dans la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre de la même année.Aujourd’hui, il dit n’avoir jamais perdu espoir de la retrouver, avec ses quatre enfants et ses petits-enfants.Mme Siegel qui a milité sans relâche pour sa libération et celle des autres otages, avait raconté à l’AFP en novembre 2024 ses craintes pour son mari.”Je suis en esprit avec Keith tout le temps, je ne peux pas supporter de penser qu’il est, lui et les autres otages, 40 mètres sous terre, qu’ils n’ont pas d’air pour respirer, qu’ils n’ont rien à manger, qu’ils n’ont rien de bien”, avait-elle dit.- “Tu es mort” -Vêtu d’un t-shirt sur lequel est écrit “Bring Them Home Now”, le slogan du Forum des familles d’otages, il dit avoir été victime de violences physiques et sexuelles, mais aussi témoin de tortures sur d’autres otages.Un jour, il se souvient comment son ravisseur, sans avertissement, a sorti une arme et lui a dit: “Maintenant, je vais te tuer”.”Puis il m’a dit: +Tu es mort maintenant+ et il a éclaté de rire”, poursuit M. Siegel.A deux reprises, raconte-t-il, ses ravisseurs l’ont battu si fort qu’ils lui ont brisé les côtes. Il se souvient aussi des moqueries graveleuses d’un de ses geôliers à propos de ses organes génitaux ou à l’encontre de sa femme.Il explique avoir été déplacé 33 fois à travers le territoire palestinien, caché dans des tunnels, des bâtiments détruits par les bombardements israéliens et des maisons de particuliers.Mais quand il raconte les mauvais traitements infligés aux autres otages, sa voix se brise et les larmes coulent.”J’ai vu une femme se faire torturer, littéralement”, raconte-t-il, précisant qu’il s’agissait d’une “torture médiévale”. “Elle était allongée sur le dos, les mains et les pieds liés et ils lui avaient mis du ruban adhésif ou un morceau de tissu autour de la bouche pour l’empêcher de crier et un homme debout derrière elle, une tige métallique pointue au bout, posée sur le front de la femme, lui appuyait dessus”.- Tunnels irrespirables -Si M. Siegel ne nomme pas la victime de ces tortures, l’otage libérée Amit Soussana a décrit dans des interviews aux médias avoir vécu exactement la même situation, alors que ses ravisseurs tentaient de lui faire avouer qu’elle était soldate.Cette avocate de 41 ans a également été enlevée à son domicile du kibboutz Kfar Aza et libérée en novembre 2023.”Je me sentais comme paralysé”, a confié Keith Siegel.Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 52 sont toujours retenues dans la bande de Gaza, dont au moins 30 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Autre souvenir douloureux qui hante encore M. Siegel, la détention prolongée dans des tunnels souterrains profonds, quasi irrespirables.”C’est la situation la plus horrible, ou l’une des plus horribles que j’ai vécues”, dit-il. “Nous étions littéralement à bout de souffle”.Très engagé pour faire libérer les otages toujours retenus à Gaza après plus de 20 mois de guerre, M. Siegel brandit les portraits de ceux avec qui il a vécu en captivité, notamment du soldat Matan Angrest, du père de famille Omri Miran et des jumeaux Gali et Ziv Berman, originaires comme lui de Kfar Aza.M. Siegel en appelle au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au président américain Donald Trump et au monde “pour mettre fin à la souffrance, mettre fin à la guerre et ramener les otages à la maison”.

484 jours en captivité à Gaza: un ex-otage israélien raconte son calvaire

Plus de quatre mois après sa libération, l’Israélo-américain Keith Siegel, qui a passé 484 jours en captivité, se souvient des pires moments vécus dans les tunnels de Gaza.”Il y avait des pics d’anxiété, de peur et la torture de ne pas savoir, l’incertitude de ne pas savoir”, se souvient M. Siegel. “Je me suis fait la promesse que je devais revenir et je ne pouvais pas envisager que je ne reviendrais pas. Je pense que cela m’a donné beaucoup de force pour traverser cette période”, dit cet homme de 66 ans dans un entretien à l’AFP.Enlevé du kibboutz Kfar Aza avec sa femme Aviva, Keith Siegel a passé des mois seul après que son épouse a été libérée, fin novembre 2023, lors d’une première trêve dans la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur Israël le 7 octobre de la même année.Aujourd’hui, il dit n’avoir jamais perdu espoir de la retrouver, avec ses quatre enfants et ses petits-enfants.Mme Siegel qui a milité sans relâche pour sa libération et celle des autres otages, avait raconté à l’AFP en novembre 2024 ses craintes pour son mari.”Je suis en esprit avec Keith tout le temps, je ne peux pas supporter de penser qu’il est, lui et les autres otages, 40 mètres sous terre, qu’ils n’ont pas d’air pour respirer, qu’ils n’ont rien à manger, qu’ils n’ont rien de bien”, avait-elle dit.- “Tu es mort” -Vêtu d’un t-shirt sur lequel est écrit “Bring Them Home Now”, le slogan du Forum des familles d’otages, il dit avoir été victime de violences physiques et sexuelles, mais aussi témoin de tortures sur d’autres otages.Un jour, il se souvient comment son ravisseur, sans avertissement, a sorti une arme et lui a dit: “Maintenant, je vais te tuer”.”Puis il m’a dit: +Tu es mort maintenant+ et il a éclaté de rire”, poursuit M. Siegel.A deux reprises, raconte-t-il, ses ravisseurs l’ont battu si fort qu’ils lui ont brisé les côtes. Il se souvient aussi des moqueries graveleuses d’un de ses geôliers à propos de ses organes génitaux ou à l’encontre de sa femme.Il explique avoir été déplacé 33 fois à travers le territoire palestinien, caché dans des tunnels, des bâtiments détruits par les bombardements israéliens et des maisons de particuliers.Mais quand il raconte les mauvais traitements infligés aux autres otages, sa voix se brise et les larmes coulent.”J’ai vu une femme se faire torturer, littéralement”, raconte-t-il, précisant qu’il s’agissait d’une “torture médiévale”. “Elle était allongée sur le dos, les mains et les pieds liés et ils lui avaient mis du ruban adhésif ou un morceau de tissu autour de la bouche pour l’empêcher de crier et un homme debout derrière elle, une tige métallique pointue au bout, posée sur le front de la femme, lui appuyait dessus”.- Tunnels irrespirables -Si M. Siegel ne nomme pas la victime de ces tortures, l’otage libérée Amit Soussana a décrit dans des interviews aux médias avoir vécu exactement la même situation, alors que ses ravisseurs tentaient de lui faire avouer qu’elle était soldate.Cette avocate de 41 ans a également été enlevée à son domicile du kibboutz Kfar Aza et libérée en novembre 2023.”Je me sentais comme paralysé”, a confié Keith Siegel.Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023, 52 sont toujours retenues dans la bande de Gaza, dont au moins 30 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Autre souvenir douloureux qui hante encore M. Siegel, la détention prolongée dans des tunnels souterrains profonds, quasi irrespirables.”C’est la situation la plus horrible, ou l’une des plus horribles que j’ai vécues”, dit-il. “Nous étions littéralement à bout de souffle”.Très engagé pour faire libérer les otages toujours retenus à Gaza après plus de 20 mois de guerre, M. Siegel brandit les portraits de ceux avec qui il a vécu en captivité, notamment du soldat Matan Angrest, du père de famille Omri Miran et des jumeaux Gali et Ziv Berman, originaires comme lui de Kfar Aza.M. Siegel en appelle au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au président américain Donald Trump et au monde “pour mettre fin à la souffrance, mettre fin à la guerre et ramener les otages à la maison”.

484 jours en captivité à Gaza: un ex-otage israélien raconte son calvaire

Plus de quatre mois après sa libération, l’Israélo-américain Keith Siegel, qui a passé 484 jours en captivité, se souvient des pires moments vécus dans les tunnels de Gaza.”Il y avait des pics d’anxiété, de peur et la torture de ne pas savoir, l’incertitude de ne pas savoir”, se souvient M. Siegel. “Je me suis fait la …

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Les Etats-Unis affirment avoir “dévasté” le programme nucléaire iranien par des frappes sans précédent

Les frappes américaines sans précédent menées dimanche en Iran ont “dévasté” le programme nucléaire iranien, a affirmé le Pentagone, précisant qu’elles ne visaient pas à un changement de “régime”, tandis que Téhéran accusait Washington d’avoir franchi une “ligne rouge” majeure.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné l'”agression” menée contre trois importants sites nucléaires iraniens et accusé les Etats-Unis d’être “derrière” l’opération militaire israélienne déclenchée le 13 juin contre l’Iran. L’agence de presse iranienne Irna a fait état après ces raids du tir de 40 missiles sur Israël, qui ont fait de nombreux dégâts et 23 blessés, selon les secours israéliens. Dissipant le doute qu’il avait laissé planer sur une intervention, réclamée par son allié israélien, le président américain, Donald Trump, a annoncé que les principales installations d’enrichissement nucléaire du pays, soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique, avaient été “totalement détruites” par les frappes américaines.Les raids américains n’ont fait aucune victime, selon le Croissant-Rouge iranien, mais l’ampleur exacte des dégâts reste inconnue.  Israël a annoncé vérifier la situation sur le site majeur de Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne à 180 kilomètres au sud de Téhéran. Selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC, le sol semble y être affecté et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin.À Jérusalem, Claudio Hazan, un ingénieur en informatique de 62 ans, dit à l’AFP espérer que l’intervention américaine va “écourter” une guerre “inévitable”. – “Il ne reste rien” -Les forces armées iraniennes ont elles dit avoir utilisé “pour la première fois” des missiles balistiques à têtes multiples. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont menacé de recourir à des “options qui dépassent l’entendement”.Israël a relevé son niveau d’alerte sur tout le territoire et annoncé une nouvelle série de frappes en Iran ainsi que la poursuite de sa campagne militaire. Une explosion “massive” a été entendue dimanche dans la province méridionale de Bouchehr, où est située une centrale nucléaire, a indiqué le quotidien iranien Shargh.A Ramat Aviv, un quartier habité de Tel-Aviv, les habitants ont découvert au sortir des abris des bâtiments éventrés. “Il ne reste rien”, a témoigné l’un d’eux, Aviad Chernichovsky. Un lotissement a aussi été touché à Ness Ziona, plus au sud. “Les installations essentielles d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été intégralement et totalement détruites. L’Iran (…) doit maintenant faire la paix”, a déclaré Donald Trump, menaçant sinon d’attaques “bien plus importantes”. Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.  Les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure” a fustigé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en visite à Istanbul.- “Dangereuse escalade” -Il a affirmé que son pays, affaibli par des années de sanctions, dix jours d’offensive israélienne et les revers infligés par Israël à ses alliés, notamment du Hamas et du Hezbollah, se défendrait “par tous les moyens nécessaire”, et décliné les appels européens à un retour à la table des négociations. Alors que Moscou a condamné les frappes américaines, il a annoncé qu’il rencontrerait le président russe Vladimir Poutine lundi.  Outre Fordo, M. Trump a fait état de deux autres cibles dans le centre de l’Iran: Natanz, le plus connu des sites d’enrichissement, et un site de conversion d’uranium près de d’Ispahan. Le programme nucléaire iranien est “dévasté”, a dit le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, précisant que les frappes ne visaient pas “un changement de régime”.Sept bombardiers furtifs B-2 ont mené ces raids, contre lesquels, a-t-il dit, la défense aérienne iranienne n’a pas réagi. “Aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée”, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a annoncé une “réunion d’urgence” lundi.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété d’une “dangereuse escalade”. Les pays arabes ont fermement condamné les frappes américaines, s’inquiétant de leurs retombées régionales.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a félicité M. Trump pour avoir imprimé un “tournant historique” pouvant “aider à conduire le Moyen-Orient” vers la paix. Jusqu’à présent, les Etats-Unis s’étaient limités à une aide défensive à Israël mais, selon les experts, eux seuls avaient la capacité de détruire les sites iraniens profondément enfouis, comme Fordo. – Rapatriements en France -Donald Trump avait affirmé que l’Iran était “à quelques semaines, voire quelques mois” de l’arme atomique.Les raids américains “n’arrêteront pas” le programme nucléaire, a réagi l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.  Israël a lancé le 13 juin une offensive d’une ampleur sans précédent sur l’Iran avec pour objectif affiché d’empêcher le pays de se doter de la bombe atomique. Son armée a frappé des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien, décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui dément vouloir se doter de l’arme atomique et défend son droit à un programme nucléaire civil, riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 25 morts, selon les autorités israéliennes.  La France a annoncé organiser des vols de Jordanie dimanche et lundi pour rapatrier d’Israël des ressortissants français. Les rebelles Houthis au Yémen, qui avaient menacé de représailles en cas d’intervention américaine directe se sont dit prêts “à cibler les navires et les bâtiments de guerre américains en mer Rouge”.  Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. 

Les Etats-Unis affirment avoir “dévasté” le programme nucléaire iranien par des frappes sans précédent

Les frappes américaines sans précédent menées dimanche en Iran ont “dévasté” le programme nucléaire iranien, a affirmé le Pentagone, précisant qu’elles ne visaient pas à un changement de “régime”, tandis que Téhéran accusait Washington d’avoir franchi une “ligne rouge” majeure.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné l'”agression” menée contre trois importants sites nucléaires iraniens et accusé les Etats-Unis d’être “derrière” l’opération militaire israélienne déclenchée le 13 juin contre l’Iran. L’agence de presse iranienne Irna a fait état après ces raids du tir de 40 missiles sur Israël, qui ont fait de nombreux dégâts et 23 blessés, selon les secours israéliens. Dissipant le doute qu’il avait laissé planer sur une intervention, réclamée par son allié israélien, le président américain, Donald Trump, a annoncé que les principales installations d’enrichissement nucléaire du pays, soupçonné par les Occidentaux et par Israël de vouloir se doter de l’arme atomique, avaient été “totalement détruites” par les frappes américaines.Les raids américains n’ont fait aucune victime, selon le Croissant-Rouge iranien, mais l’ampleur exacte des dégâts reste inconnue.  Israël a annoncé vérifier la situation sur le site majeur de Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne à 180 kilomètres au sud de Téhéran. Selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC, le sol semble y être affecté et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin.À Jérusalem, Claudio Hazan, un ingénieur en informatique de 62 ans, dit à l’AFP espérer que l’intervention américaine va “écourter” une guerre “inévitable”. – “Il ne reste rien” -Les forces armées iraniennes ont elles dit avoir utilisé “pour la première fois” des missiles balistiques à têtes multiples. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont menacé de recourir à des “options qui dépassent l’entendement”.Israël a relevé son niveau d’alerte sur tout le territoire et annoncé une nouvelle série de frappes en Iran ainsi que la poursuite de sa campagne militaire. Une explosion “massive” a été entendue dimanche dans la province méridionale de Bouchehr, où est située une centrale nucléaire, a indiqué le quotidien iranien Shargh.A Ramat Aviv, un quartier habité de Tel-Aviv, les habitants ont découvert au sortir des abris des bâtiments éventrés. “Il ne reste rien”, a témoigné l’un d’eux, Aviad Chernichovsky. Un lotissement a aussi été touché à Ness Ziona, plus au sud. “Les installations essentielles d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été intégralement et totalement détruites. L’Iran (…) doit maintenant faire la paix”, a déclaré Donald Trump, menaçant sinon d’attaques “bien plus importantes”. Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.  Les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure” a fustigé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en visite à Istanbul.- “Dangereuse escalade” -Il a affirmé que son pays, affaibli par des années de sanctions, dix jours d’offensive israélienne et les revers infligés par Israël à ses alliés, notamment du Hamas et du Hezbollah, se défendrait “par tous les moyens nécessaire”, et décliné les appels européens à un retour à la table des négociations. Alors que Moscou a condamné les frappes américaines, il a annoncé qu’il rencontrerait le président russe Vladimir Poutine lundi.  Outre Fordo, M. Trump a fait état de deux autres cibles dans le centre de l’Iran: Natanz, le plus connu des sites d’enrichissement, et un site de conversion d’uranium près de d’Ispahan. Le programme nucléaire iranien est “dévasté”, a dit le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, précisant que les frappes ne visaient pas “un changement de régime”.Sept bombardiers furtifs B-2 ont mené ces raids, contre lesquels, a-t-il dit, la défense aérienne iranienne n’a pas réagi. “Aucune hausse des niveaux de radiation n’a été signalée”, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a annoncé une “réunion d’urgence” lundi.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété d’une “dangereuse escalade”. Les pays arabes ont fermement condamné les frappes américaines, s’inquiétant de leurs retombées régionales.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a félicité M. Trump pour avoir imprimé un “tournant historique” pouvant “aider à conduire le Moyen-Orient” vers la paix. Jusqu’à présent, les Etats-Unis s’étaient limités à une aide défensive à Israël mais, selon les experts, eux seuls avaient la capacité de détruire les sites iraniens profondément enfouis, comme Fordo. – Rapatriements en France -Donald Trump avait affirmé que l’Iran était “à quelques semaines, voire quelques mois” de l’arme atomique.Les raids américains “n’arrêteront pas” le programme nucléaire, a réagi l’Organisation iranienne de l’énergie atomique.  Israël a lancé le 13 juin une offensive d’une ampleur sans précédent sur l’Iran avec pour objectif affiché d’empêcher le pays de se doter de la bombe atomique. Son armée a frappé des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien, décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui dément vouloir se doter de l’arme atomique et défend son droit à un programme nucléaire civil, riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 25 morts, selon les autorités israéliennes.  La France a annoncé organiser des vols de Jordanie dimanche et lundi pour rapatrier d’Israël des ressortissants français. Les rebelles Houthis au Yémen, qui avaient menacé de représailles en cas d’intervention américaine directe se sont dit prêts “à cibler les navires et les bâtiments de guerre américains en mer Rouge”.  Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. 

Deux morts, dont la mariée, tuée par balles, lors d’un mariage dans le Luberon

Deux personnes ont trouvé la mort dimanche au bout de la nuit dans une fête de mariage, dont la mariée, et trois ont été grièvement blessées, après que des hommes cagoulés et armés ont tiré sur le couple, à Goult, petit village du Luberon, dans le Vaucluse.Si aucune piste n’est pour l’instant privilégiée, l’hypothèse d’un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants est envisagée, précisait dimanche matin une source proche du dossier, alors qu’un dispositif de gendarmerie très important a été mobilisé sur l’enquête, pour traquer et interpeller les tireurs, toujours en fuite.”Je pense que c’était ciblé”, a confirmé le maire de la commune, Didier Perello, “en colère, révolté, sous le choc”, lors d’un point presse improvisé sur place, en fin de matinée: “Nous sommes à proximité de communes malheureusement connues pour ce genre de faits”, a ajouté l’élu, à la tête de la commune depuis 2001.Sous un soleil et une chaleur écrasants, le village de Goult était calme dimanche, presque endormi, quelques heures à peine après les faits, vers 04h30 du matin, au moment où le couple de mariés quittait la fête, organisée dans la salle des fêtes de la commune.Sur le départ, à bord d’une voiture, les mariés se sont retrouvés pris pour cibles par les tirs de plusieurs assaillants cagoulés et armés, arrivés de leur côté à bord d’un véhicule. Si la mariée est bien morte par balles, après avoir été touchée par les tirs, l’autre personne décédée, l’un des agresseurs, a été écrasée par la voiture des époux alors que ceux-ci tentaient de s’échapper.D’après une autre source proche du dossier, un enfant d’une dizaine d’années figurerait parmi les blessés graves, sans qu’il soit encore précisé comment ceux-ci ont été touchés, par les balles des tireurs ou lors de la manœuvre du véhicule des mariés.Selon le maire de la commune, Didier Perello, la salle des fêtes avait été réservée par le couple depuis le mois de mars. La jeune femme est originaire d’Apt et le marié de Cavaillon, a-t-il précisé.Selon la gendarmerie Provence-Alpes-Côte d’Azur, 28 personnes au total ont été “impliquées” dans ce drame, soit le nombre de personnes encore présentes lors des faits dans la salle des fêtes, à Goult, petit village de quelque 1.000 habitants à peine.- Hélicoptère et équipes cynophiles -Dimanche en fin de matinée, plusieurs voitures de gendarmerie étaient visibles dans le village, barrant l’accès au lieu du drame. Les journalistes de l’AFP sur place ont également pu voir arriver un corbillard d’une entreprise de pompes funèbres.Habitant de la commune, à quelque 200 m de la salle des fêtes, Daniel, chauffeur routier de 55 ans, a expliqué à l’AFP avoir été “réveillé par du bruit vers 04h30 du matin”: “Puis, vers 06h00, j’ai entendu les bruits de deux hélicoptères survolant le village en rase-mottes. Ca va pas faire une bonne pub pour la commune”, s’inquiétait-il déjà.”J’ai entendu des bruits j’ai pensé que c’était des feux d’artifices”, a témoigné de son côté Tanguy, 29 ans, pizzaiolo de profession, toujours auprès de l’AFPTV.  Un très important dispositif a été mis en place pour retrouver les auteurs des tirs, a précisé la gendarmerie dimanche matin, soulignant notamment que l’enquête a été confiée à la section de recherche de Marseille.”Des recherches ont été faites pour vérifier si les personnes responsables pourraient encore être sur la commune”, a notamment précisé le maire de la commune.Un triple dispositif a été mobilisé sur ce dossier par la gendarmerie: un dispositif de commandement fort de 12 personnes, entre Goult et Avignon ; un dispositif de recherche mobilisant 65 personnes, dont un hélicoptère, l’antenne locale du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) et deux équipes cynophiles de piste;  et enfin un dispositif judiciaire, avec 30 enquêteurs, dont trois techniciens en identification criminelle et des personnels de l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) de Pontoise en région parisienne.Patron du restaurant Le Goultois, Guillaume Molinas, 50 ans, craint en tous cas que ce fait divers fasse “parler du village en négatif”. “Le dernier gros fait divers dans le village, ça faisait 125 ans”, souligne cet habitant, “mais il n’y a que les anciens qui s’en souviennent”.