AFP World

Yémen: le Conseil présidentiel annonce la reprise aux séparatistes de la province-clé d’Hadramout

Le Conseil présidentiel du Yémen a annoncé samedi soir que les forces soutenues par l’Arabie saoudite avaient repris la province clé d’Hadramout, frontalière du royaume, dont les séparatistes, appuyés par Abou Dhabi, s’étaient emparée en décembre. La prise de contrôle par les séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) de cette province pétrolière, et de …

Yémen: le Conseil présidentiel annonce la reprise aux séparatistes de la province-clé d’Hadramout Read More »

A Kiev, l’Ukraine et ses alliés européens s’entendent sur la poursuite des pourparlers de paix

Les alliés européens de l’Ukraine se sont rencontrés samedi à Kiev pour examiner les détails de la dernière mouture du plan de sortie du conflit avec la Russie, en amont d’un sommet la semaine prochaine en France des pays de la “coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine.Des conseillers à la sécurité de quinze pays, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ainsi que des représentants de l’UE et de l’Otan, se sont réunis dans la capitale ukrainienne pour cette première rencontre de l’année à laquelle a participé l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, à distance. Cette journée de diplomatie est tombée dans l’ombre de l’intervention militaire surprise des Etats-Unis au Venezuela.”La première partie de la réunion a porté sur les documents-cadres, notamment les garanties de sécurité et les approches relatives au plan de paix, ainsi que sur la séquence des prochaines étapes conjointes”, a déclaré samedi sur Telegram le négociateur en chef de l’Ukraine, Roustem Oumerov, à l’issue de la première session.Des responsables militaires ukrainiens et des pays alliés doivent encore se rencontrer à Paris avant la rencontre des dirigeants de la “coalition des volontaires”, a indiqué le président ukrainien, ajoutant qu’il y aura aussi “des rencontres avec l’équipe du président (Donald) Trump”.Les efforts diplomatiques se sont intensifiés depuis novembre pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde guerre mondiale, sous l’impulsion du président américain, dont l’administration a négocié séparément avec la Russie et l’Ukraine.”Nous avons un plan de compromis dans lequel il n’y a toujours aucun compromis sur deux points. C’est pourquoi nous disons 90% sur 100%”, a déclaré M. Zelensky lors d’un point presse auquel participait l’AFP. L’avenir des territoires occupés par la Russie, qui contrôle aujourd’hui près de 20% du territoire ukrainien, demeure l’un des points clés.Moscou a de son côté annoncé fin décembre son intention de “durcir sa position” après avoir accusé Kiev, qui dément, d’un raid de drones contre une résidence du président Vladimir Poutine.- Redémarrage de la Défense -Volodymyr Zelensky a averti qu’en cas d’échec de la diplomatie, l’Ukraine devra continuer à se défendre.”Si la Russie bloque tout ça, si nos partenaires ne contraignent pas la Russie à mettre fin à la guerre, il y aura une autre voie: nous défendre nous-mêmes”, a déclaré M. Zelensky, qui voudrait “voir les Etats-Unis faire davantage pression sur Moscou”.Il a annoncé vendredi la nomination du chef du renseignement militaire, Kyrylo Boudanov, pour diriger son cabinet, l’un des postes les plus importants du pays. Il a aussi annoncé son intention, sous réserve de l’approbation du Parlement ukrainien, de remplacer l’actuel ministre de la Défense Denys Chmygal par le ministre de la Transformation digitale, Mykhaïlo Fedorov, tandis que M. Chmygal prendrait la tête du ministère de l’Energie.M. Zelensky veut ainsi “procéder à un redémarrage parallèle de toutes les structures, juste au cas où” la Russie refuserait de mettre fin au conflit.- Frappes meurtrières -Les premiers jours de 2026 ont été marqués par des bombardements ukrainiens et russes meurtriers.La Russie a accusé Kiev d’une attaque ayant tué selon elle 28 civils, la nuit du Nouvel An, dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe.Un enfant de trois ans et une jeune femme sont morts à Kharkiv vendredi, et deux autres personnes ont été tuées samedi dans la ville de Kherson, toujours sous contrôle de Kiev, dans des frappes russes selon les autorités ukrainiennes.Les autorités ukrainiennes ont ordonné le même jour l’évacuation de plus de 3.000 enfants avec leurs parents d’une quarantaine de localités dans les régions de Zaporijjia (sud) et Dnipropetrovsk (centre-est), signe de la progression des troupes russes dans ces régions.Vladimir Poutine a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine “par la voie militaire” si les négociations échouaient et a salué les récents gains de son armée sur le front.

Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, identification des corps au compte-gouttes

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés.Ils sont accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.A ce jour, huit morts, tous Suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés.Vendredi, la police avait annoncé qu’avaient pu être formellement identifiés 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.- “Emouvant” -“La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place samedi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés (…) C’est une tragédie terrible”, a-t-il dit devant la presse.L’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours selon les autorités.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Marche silencieuse dimanche -Les hommages et appels à se rassembler se multiplient, et des messes sont organisées à l’intention des victimes. Samedi soir à Montana, l’église était pleine, certaines personnes étaient en larmes tandis que d’autres se serraient dans les bras.”On est venus pour soutenir ces familles qui sont dans le deuil”, a déclaré à l’AFP Maurice Robyr, de Crans-Montana, après la messe.”Je ne vais pas à l’église le reste du temps” mais “il faut venir aider, être solitaire, être humain”, a confié Patricia, 68 ans, se disant “tétanisée” et “choquée”.La messe dominicale, en présence de représentants d’autres confessions religieuses, sera elle suivie d’une marche silencieuse jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.Des psychologues sont également sur place.”Parmi toute la gamme d’émotions que nous voyons et entendons chez les gens” qui viennent “il y a de la colère, de la tristesse, de la peur, bien sûr, car certains attendent toujours des informations sur leurs proches”, a indiqué l’une de ces psychologues, Guendalina Grossi, aux journalistes. De nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.- Mousse -Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse – un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond du sous-sol du bar. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.L’enquête doit notamment porter sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.- “Laissez-nous tranquilles” -Le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.

Les Etats-Unis vont “diriger” provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride, sans cependant préciser pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible.Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin (…) Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.”Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a ajouté le haut gradé américain.  Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une “forteresse”.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé Donald Trump, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour “narcoterrorisme”. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.- “Pas le respect” -Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec l’opposante.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi cette dernière après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Des habitants, nerveux, se pressent pour acheter de la nourriture dans les supermarchés qui vendent leurs produits derrière des portes fermées.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Monde libre” -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin, un autre allié de Caracas, s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté à l’AFP avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Au complexe militaire de Fuerte Tiuna, épicentre des bombardements, des gens fuyaient avec des valises et des sacs remplis de vêtements. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué un résident à l’AFP.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais”, a dénoncé dans un communiqué le gouvernement vénézuélien.Donald Trump a déclaré samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes. La Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis, tandis que l’Espagne a proposé de jouer les médiateurs. Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei. Israël a estimé que Donald Trump avait “agi en tant que leader du monde libre”.

A Caracas, silence pesant et odeur de brûlé après l’attaque américaine

Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, après les frappes nocturnes américaines qui ont secoué la capitale et conduit à la capture du président Nicolas Maduro. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues et même les grandes avenues sont désertes ou presque.Seules quelques voitures circulent. Un contraste avec la tension ressentie dans les files de clients nerveux voulant acheter de la nourriture dans les supermarchés.   Dans la capitale, des agents entièrement vêtus de noir, armés de fusils et portant des lunettes de soleil, patrouillent dans le centre, là où sont situés des institutions du pouvoir comme le ministère de l’Intérieur. Ils patrouillent aussi autour du palais présidentiel de Miraflores, où Nicolas Maduro tenait, il y a à peine quelques jours encore ses rassemblements musicaux émaillés d’invectives contre l’impérialisme. – “l’Empire les a enlevés” -Face au palais, environ 500 de ses sympathisants se sont rassemblés pour réclamer son retour et celui de son épouse Cilia Flores arrêtés par l’armée américaine et exfiltrés aux Etats-Unis, en scandant “l’Empire les a enlevés, nous les voulons de retour”.Inculpés de “narcoterrorisme”, ils doivent être jugés à New York, a fait savoir le président américain Donald Trump.Une estrade a été installée avec des haut-parleurs diffusant des chansons de “lutte”, tandis que des manifestants brandissent des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.D’autres tiennent des pancartes avec l’inscription : “Aujourd’hui, demain et pour toujours, la révolution bolivarienne du Venezuela vaincra. Vive Nicolas, vive Chavez, vive le peuple”.Nicolas Maduro a été élu une première fois en 2013 et a succédé à Hugo Chavez (1999-2013).Katia Briceño, professeure d’université de 54 ans, est venue “défendre” son pays face à ce qu’elle considère comme une “barbarie” : “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne, s’immisce dans le pays et enlève le président ? C’est absurde”. – tarmac de l’aéroport militaire bloqué -“Ca n’a pas été une grande surprise, car on s’attendait à être attaqués à tout moment”, confie à l’AFP une autre manifestante, Pastora Vivas, 65 ans. Dans l’est aisé de Caracas, de longues files d’attente se forment devant des établissements alimentaires, qui vendent leurs produits à huis clos, derrière des portes fermées.Parfois, des personnes sont autorisées à entrer au compte-gouttes, parfois elles doivent demander ce qu’elles veulent.A l’aéroport militaire Francisco de Miranda de Caracas, des avions sont positionnés sur le tarmac afin d’empêcher l’atterrissage d’appareils, a constaté l’AFP. 

L’Iran estime “justes” les revendications économiques des manifestants mais fustigent les “émeutiers”

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a estimé samedi que les revendications économiques des manifestants en Iran étaient “justes” mais que les “émeutiers” devaient être “remis à leur place”, au septième jour d’un mouvement de contestation.Le mouvement, initialement lié au coût de la vie, a débuté le 28 décembre de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l’hyperinflation et le marasme économique, et s’est depuis élargi à des revendications politiques.Au moins 12 personnes ont été tuées depuis lors d’affrontements, dont des membres des forces de sécurité, selon un bilan basé sur des annonces officielles.Les médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des violences et dégradations localisées dans l’ouest du pays.”Lors d’affrontements à Malekshahi, Latif Karimi, membre des Gardiens de la Révolution, a été tué en défendant la sécurité du pays”, a indiqué samedi l’agence de presse Mehr, tandis que la mort d’un autre membre des forces de sécurité “à l’arme blanche et par balles” avait été annoncée plus tôt.Malekshahi est un comté d’environ 20.000 habitants où vit une importante population kurde. “Des émeutiers ont tenté de pénétrer dans un commissariat”, selon Fars, une autre agence, précisant que “deux assaillants ont été abattus”.- “Emeutiers” -La contestation touche ou a touché, à des degrés divers, au moins 30 villes, essentiellement de taille moyenne, selon un décompte de l’AFP basé sur les annonces officielles et des médias.Devant des fidèles rassemblés à Téhéran à l’occasion d’une fête chiite, l’ayatollah Khamenei a estimé “justes” les revendications économiques des manifestants.”Les autorités du pays le reconnaissent, le président et d’autres responsables de haut rang s’efforcent de résoudre ce problème”, a-t-il déclaré. “C’est pourquoi les commerçants ont protesté contre cette situation, et c’est tout à fait juste”, a ajouté M. Khamenei, au pouvoir depuis 1989.”Nous dialoguons avec les manifestants (…) mais il est inutile de dialoguer avec les émeutiers. Ces derniers doivent être remis à leur place”, a toutefois affirmé le guide suprême.Depuis le début des protestations, le pouvoir joue à la fois sur l’apaisement, reconnaissant des “revendications légitimes” liées aux difficultés économiques, et sur la fermeté face à toute tentative de déstabilisation.L’agence Fars a fait état samedi de rassemblements la veille dans plusieurs quartiers populaires de Téhéran, qui compte environ 10 millions d’habitants. A Darehshahr, dans l’ouest de l’Iran, environ 300 personnes ont lancé des cocktails Molotov, bloqué des rues et “exhibé des kalachnikovs” vendredi, a rapporté l’agence de presse Fars.Selon l’agence Tasnim, qui cite un responsable local, un homme a par ailleurs été tué vendredi dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, par l’explosion “dans ses mains” d’une grenade qu’il comptait utiliser. Un jeune de 17 ans, en lien avec les manifestations à Qom et blessé par balles, a par ailleurs succombé à ses blessures, a ajouté Tasnim.- Slogans politiques -Les autorités et les médias iraniens ne communiquent pas nécessairement et en détail sur tous les incidents, ce qui complique l’appréciation des événements. Des vidéos sur la mobilisation inondent les réseaux sociaux, mais toutes ne peuvent pas être authentifiées.A Karaj, en périphérie de Téhéran, “quelques personnes ont brûlé le drapeau iranien en criant +Mort au dictateur!+ et +C’est pas la dernière bataille, Pahlavi revient!+”, a rapporté Fars, ajoutant que ces slogans avaient suscité des “protestations”.La dynastie Pahlavi (1925-1979), pro-occidentale et alliée des Etats-Unis, a été renversée par la Révolution islamique.Ces protestations sont toutefois de moindre ampleur que celles qui avaient secoué l’Iran fin 2022 après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune femme arrêtée par la police des moeurs pour avoir enfreint le strict code vestimentaire féminin. En 2019, des manifestations avaient aussi éclaté après l’annonce d’une envolée du prix de l’essence. La contestation avait alors touché une centaine de villes, notamment Téhéran, et fait des dizaines de morts.

Suisse: enquête pénale ouverte contre les gérants français du bar incendié

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés.Ils sont “prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”, ont indiqué la police et le bureau de la procureure générale du canton du Valais dans un communiqué.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué par des bougies incandescentes entrées en contact avec le plafond du sous-sol de l’établissement.Un peu plus tôt samedi, la police avait annoncé l’identification et la remise à leurs familles des premiers corps. Ils s’agissait de ceux de deux Suissesses âgées de 21 et 16 ans et de deux Suisses de 18 et 16 ans.Vendredi, la même source avait annoncé que 113 des 119 blessés parmi lesquels 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais avaient pu être formellement identifiés.- “Emouvant” -“La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place dans l’après-midi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans, affirmant également que “le monde a besoin de connaître les responsabilités”.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés, même à l’étage du dessus. C’est une tragédie terrible”, a-t-il encore déclaré devant la presse.Alors que l’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours, selon les autorités, des dossiers ante mortem pour les disparus ont été ouverts en lien avec plusieurs pays parmi lesquelles la Belgique, la France, l’Italie, le Portugal, les Philippines, la Roumanie, la Serbie et la Turquie.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux de France, Belgique, Allemagne et Italie.- Solidarité -A Milan, Guido Bertolaso, responsable régional de la santé de Lombardie, a indiqué à la presse qu’une jeune fille de 15 ans grièvement atteinte devait arriver samedi à Milan par hélicoptère en provenance de Lausanne.Deux autres garçons vraisemblablement italiens, a-t-il précisé, se trouvent également au centre des grands brûlés de Zurich, en attente de tests ADN.”Pourquoi ne pouvons-nous pas les identifier ? Parce que leurs visages sont entièrement recouverts de bandages. (…) Nous ne pouvons donc pas retirer les bandages pour les distinguer. Ils sont intubés et ne peuvent donc pas parler. Nous devons attendre de pouvoir les identifier formellement”, a déclaré M. Bertolaso.Les hommages et appels à se rassembler sont lancés dans le Valais. Plusieurs messes à l’intention des victimes sont prévues, dont une samedi à Montana. Parallèlement, de nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.”Je propose un petit logement pour une ou deux personnes en couple, à Grimisuat, 20 min de voiture de Crans et 12 mn de l’hôpital de Sion. Salle de bains et micro-ondes mais pas de cuisine. Uniquement pour famille ou soignant du drame de Crans Montana”, indiquait une de ces annonces.- Une mousse qui interroge -Avant l’ouverture de l’enquête pour “négligence” contre les patrons du bar, la procureure, Béatrice Pilloud, avait indiqué vendredi que “tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne”.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse -un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée si l’on se fie aux vidéos circulant sur les réseaux sociaux. La suite de l’enquête “portera notamment sur les travaux effectués au sein du bar, les matériaux qui sont utilisés, les autorisations d’exploiter, les mesures de sécurité”, avait détaillé vendredi Mme Pilloud.- “laissez-nous tranquilles” -De son côté le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par quelques journalistes – dont l’AFP – devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”.Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.

Venezuela: la chute soudaine de Nicolas Maduro

Des sifflements, des détonations… On pense d’abord à des feux d’artifices, innombrables à Caracas le jour de l’an, mais les fenêtres tremblent sous l’effet du souffle de ces énormes explosions: ce samedi à 02H00 du matin, l’opération américaine pour déloger Nicolas Maduro du pouvoir vient de commencer.Les sifflements et grondements d’avions et/ou de missiles sont omniprésents, ponctués par des dizaines d’explosions avec parfois le ciel qui s’illumine quelques instants.”J’ai senti que (les explosions) m’ont soulevée hors du lit. Sur le moment j’ai pensé +Mon Dieu, mon jour est arrivé+, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP Maria Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des journalistes de l’AFP entendent des hélicoptères sans savoir s’il s’agit d’appareils vénézuéliens ou américains.Des colonnes de fumée s’élèvent de plusieurs endroits de la capitale: Fuerte Tiuna, l’immense enclave militaire dans Caracas et l’aéroport militaire de la Carlota.Des témoins évoquent des frappes à la Guaira, l’aéroport et port de Caracas, à Maracay à l’ouest, et Higuerote à l’est.Vers 03H15, les opérations semblent se terminer… Mais, vers 05H00 c’est le surprise: le président américain Donald Trump annonce que les Etats-Unis ont capturé et exfiltré M. Maduro et la Première dame, Cilia Flores, surnommée la Première combattante.Où et comment? Aucune explication. Jusqu’à la prise de parole de Trump sur la chaîne américaine FoxNews.- Aveu d’impuissance -“Il se trouvait dans un endroit très fortement gardé… en fait, c’était comme une forteresse. Il était dans une forteresse. Il y avait des portes en acier, il y avait ce qu’ils appellent un espace de sécurité, avec de l’acier solide tout autour. Il n’a pas réussi à fermer cet espace, il a essayé d’y entrer mais il s’est fait attraper tellement vite qu’il n’y est pas parvenu”, a fanfaronné Donald Trump, racontant avoir suivi en direct l’opération “littéralement comme j’aurais regardé un show télévisé”.Le lever du jour révèle l’ampleur de l’attaque. Des petits blindés présentent des impacts de balles, d’autres véhicules sont calcinés. Des zones de la capitale sentent encore la poudre. Des habitants fuient Fuerte Tiuna, parlant de survie.Aveu d’impuissance, la vice-présidente Delcy Rodriguez dit, par téléphone à la télévision, ne pas savoir où se trouve Maduro, tout en appelant à un plan de défense du pays.Des hélicoptères américains ont pénétré jusqu’au coeur de Caracas pour capturer Nicolas Maduro. C’est une surprise. Au Venezuela, on avait fini par s’habituer aux menaces de Trump qui avait tenté en vain d’évincer Maduro du pouvoir lors de son premier séjour à la Maison Blanche (2017-2021). Comme aux soit-disant coup d’Etat et conspirations réelles ou imaginaires dénoncés par Maduro.- Pas de bilan humain -Trump a graduellement accentué sa pression sur Maduro. Dès le début de son mandat début 2025, il a durci les sanctions économiques, puis en août a déployé une flotte militaire dans les Caraïbes, accusant Maduro d’être à la tête d’un cartel de narcotrafiquants dont l’existence reste, selon des experts, à démontrer.En septembre, Washington commence à mener des frappes contre des bateaux de narcotrafiquants présumés, lesquelles ont fait jusqu’ici plus de 100 morts. En novembre, arrive dans les Caraïbes le plus grand porte-avions du monde. En décembre, les Etats-Unis saisissent manu militari un pétrolier, puis un deuxième. Tout cela sur fond d’innombrables incursions d’avions militaires américains aux limites, voire au-dessus du Venezuela.”Yes peace, No war”, s’écriait, chantait ou dansait Nicolas Maduro à de nombreuses reprises en public ou à la télévision, parlant de guerre “psychologique” menée par “Goliath” contre David. Finalement, après avoir patiemment placé ses pions, “Goliath” est passé à l’offensive avec une opération qui lui a permis de mettre à exécution une menace répétée à plusieurs reprises ces dernières semaines: les jours au pouvoir de Maduro sont “comptés”.Si M. Trump s’est félicité qu’aucun soldat américain n’ait été tué, on ne connaît pas encore le bilan humain côté vénézuélien.Le ministre vénézuélien de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé “des zones résidentielles de population civile”.

Le président vénézuélien Maduro capturé et exfiltré par les Etats-Unis, qui veulent le juger

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, amené à New York pour y être jugé, après plusieurs frappes sur le pays sud-américain.Nicolas Maduro, capturé avec son épouse par les forces américaines, va être conduit à New York, a déclaré dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct l’opération de capture et d’exfiltration.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé le président américain, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi pour “narcoterrorisme” et “complot pour importation de cocaïne” aux Etats-Unis. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.”L’heure de la liberté est arrivée”, a réagi dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, après la capture du président Maduro. La prix Nobel de la paix 2025 a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, doit “assumer immédiatement” la présidence.”Les Etats-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays”, avait écrit auparavant M. Trump sur son réseau Truth Social.Le bilan humain des frappes reste pour l’heure inconnu. Alors que Caracas s’est réveillée dans le silence et que plusieurs quartiers sentaient la poudre, des habitants ont commencé à se rendre dans les supermarchés et les stations d’essence où des files d’attente se sont formées, a constaté l’AFP. Dans le même temps, quelque 500 partisans du président vénézuélien, au pouvoir depuis 2013, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.Le président américain a assuré qu’aucun Américain n’a été tué lors de la capture de Nicolas Maduro, qui se trouvait “dans un endroit très bien gardé, comme une forteresse”. “Deux hommes ont été touchés, mais ils sont revenus et sont en bonne forme”, a-t-il précisé.Dans une brève déclaration au New York Times, Donald Trump s’était félicité d’une opération “remarquable” ayant impliqué “une bonne préparation et beaucoup de bons, bons soldats”, notamment contre le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus grand du Venezuela, au sud de Caracas, et la base aérienne de Carlota, au nord.- Frappes nocturnes -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran, un autre allié de Caracas, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a exigé des Etats-Unis “une preuve de vie” du couple Maduro après cette opération spectaculaire.  En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. Dans beaucoup de quartiers, ils se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qu’il se passait.De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Les explosions “m’ont soulevée hors du lit par la force, et sur le moment j’ai pensé +Mon Dieu, mon jour est arrivé+, et j’ai pleuré”, a raconté à l’AFP Maria Eugenia Escobar, une habitante de La Guaira, âgée de 58 ans.Des explosions ont été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP. D’autres habitants ont dit à l’AFP avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas.A fuerte Tiuna, épicentre des bombardements de la nuit, des gens fuyaient l’enclave avec des valises et des sacs remplis de vêtements. Certains ont expliqué à l’AFP qu’ils partaient pour protéger leur famille. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué l’un des résidents.”Le Venezuela rejette et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les Etats-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens”, a dénoncé le gouvernement vénézuélien dans un communiqué.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la Nation”, poursuit le communiqué.”Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles”, a accusé le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être en “train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts”.- “Dangereux précédent” -L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Espagne a “appelé à la désescalade et à la modération” et s’est dite “disposée à offrir ses bons offices” comme médiateur.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes, tandis que la Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis.Le Mexique a condamné “avec la plus grande fermeté”, comme le président Lula au Brésil, les frappes américaines, à l’inverse saluées par un tonitruant “La liberté avance, vive la liberté, bordel !” du président argentin pro-Trump, Javier Milei.

Venezuela : Nicolas Maduro, chute d’un homme du peuple à la poigne de fer

Successeur d’Hugo Chavez en 2013, investi il y a moins d’un an pour un troisième mandat contesté par l’opposition, le président du Venezuela Nicolas Maduro, dont Donald Trump a annoncé samedi la capture et l’exfiltration par les Etats-Unis, avait su se maintenir d’une main de fer à la tête de ce pays pétrolier.Il a fallu …

Venezuela : Nicolas Maduro, chute d’un homme du peuple à la poigne de fer Read More »