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Ukraine: des bombardements sur Kiev font au moins sept morts, selon les autorités

Des bombardements sur Kiev et sa région dans la nuit ont fait au moins sept morts, ont annoncé lundi les autorités ukrainiennes, faisant aussi état de deux morts dans le nord de l’Ukraine, dont l’armée a promis d’intensifier ses frappes sur la Russie.Le ministre de l’Intérieur ukrainien, Igor Klymenko, a évoqué des “bombardements massifs de missiles et de drones” pendant la nuit sur la capitale et sa région. Il a déploré “des frappes sur des zones résidentielles, des hôpitaux, des équipements sportifs” par les forces russes “sans respect pour le concept d’infrastructures civiles”.Dans le district de Chevchenkivski, dans l’ouest de la capitale, “toute une section d’un immeuble résidentiel de plusieurs étages a été détruite”, a déclaré le ministre sur Telegram.Le maire de Kiev Vitali Klitschko a donné un nouveau bilan de six morts pour cet immeuble effondré, précisant que “les opérations de secours sont en cours”.Une autre personne est morte dans des frappes à Bela Tserkva, une agglomération située dans le sud de Kiev, qui ont fait une dizaine de blessés, selon le ministre de l’Intérieur.Plusieurs habitants ont aussi été blessés près d’une sortie de métro, où des personnes s’abritaient, dans le district de Sviatochinski, dans l’ouest de la capitale, avait indiqué le chef de l’administration militaire de Kiev, Timour Tkatchenko.Dans le nord du pays, à Tcherniguiv, deux personnes ont trouvé la mort après des frappes de drones, qui ont fait aussi dix blessés dimanche soir, a indiqué sur Telegram Viatcheslav Tchaus, chef de l’administration régionale. Des journalistes de l’AFP dans la capitale ont entendu des vrombissements de drones en vol et une série de détonations.Dans un abri situé au sous-sol d’un immeuble résidentiel du centre de Kiev, ces journalistes ont vu une dizaine de personnes qui attendaient la fin de l’attaque assises sur des chaises ou des bancs, la plupart d’entre elles scrutant leur téléphone à la recherche d’informations. Une femme et son enfant dormaient dans des lits pliants apportés dans l’abri.- Cratère -A la suite d’une attaque dans le district de Desnianski, “un cratère est apparu dans la cour d’un immeuble résidentiel”, a décrit M. Taktchenko.Les villes ukrainiennes sont ciblées chaque nuit par des frappes russes, tandis que les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu sont dans l’impasse.Au moins 28 personnes avaient été tuées et plus de 130 blessées à Kiev dans la nuit du 16 au 17 juin lors d’une attaque russe menée à l’aide de plus de 440 drones et 32 missiles, selon les autorités ukrainiennes.Dans la région de Rostov, dans le sud de la Russie, une attaque de drones ukrainiens lundi a “provoqué un incendie dans une entreprise industrielle dans le district de Kamenski”, a indiqué le gouverneur régional Iouri Slioussar sur Telegram.Le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky, a assuré samedi que l’Ukraine allait intensifier ses frappes contre des cibles militaires russes en profondeur en Russie, trois semaines après une attaque spectaculaire contre des bases aériennes reculées dans ce pays.En août 2024, l’armée ukrainienne avait attaqué par surprise la région frontalière russe de Koursk, s’emparant de centaines de kilomètres carrés avant d’en être délogée au printemps par les forces russes soutenues par un contingent nord-coréen.Oleksandr Syrsky a, lui, assuré que l’Ukraine détenait toujours 90 kilomètres carrés dans cette région. “Ce sont nos actions préventives en réponse à une possible offensive ennemie,” a-t-il dit.Moscou occupe actuellement environ un cinquième de l’Ukraine et a déjà revendiqué l’annexion de quatre régions ukrainiennes, en plus de la péninsule de Crimée, qu’elle a envahie en 2014.Par la suite, Moscou a lancé des attaques dans la région ukrainienne voisine de Soumy, s’emparant de plusieurs localités et disant vouloir y constituer une zone tampon.Le président russe Vladimir Poutine a dit la semaine dernière ne pas exclure la prise de la ville de Soumy, la capitale régionale, alors que Kiev accuse Moscou de saboter délibérément un accord de paix afin de saisir plus de territoires.Sur le plan diplomatique, Kiev a apporté son soutien dimanche aux frappes des Etats-Unis et d’Israël contre des sites nucléaires en Iran, estimant qu’il s’agissait d’une conséquence “des actions agressives” des autorités iraniennes.La diplomatie ukrainienne a par ailleurs affirmé que l’Iran était “complice” de l’invasion russe de l’Ukraine et fournissait une “assistance militaire” à Moscou, notamment des drones utilisés pour bombarder le territoire ukrainien.

L’Iran menace les Etats-Unis après les frappes contre ses sites nucléaires

L’Iran a menacé de s’en prendre aux bases militaires des Etats-Unis au Moyen-Orient en représailles aux frappes américaines sans précédent contre les sites nucléaires iraniens, faisant craindre un embrasement hors de contrôle de la région.Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a affirmé que les Etats-Unis “n’avaient plus leur place” au Moyen-Orient et qu’ils devaient s’attendre à des “conséquences irréparables” après leur attaque dans la nuit de samedi à dimanche.Ali Akbar Velayati, cité par l’agence officielle Irna, a averti que les bases utilisées par les forces américaines pour lancer des attaques contre les sites nucléaires iraniens seraient considérées “comme des cibles légitimes”.Le président américain Donald Trump a exhorté Téhéran à mettre fin au conflit après l’attaque surprise menée dans la nuit de samedi à dimanche, à l’aide de bombardiers stratégiques B-2.Ces frappes ont visé un site souterrain d’enrichissement de l’uranium à Fordo, ainsi que des installations à Ispahan et Natanz, où l’étendue des dégâts reste à évaluer.- “Dommages monumentaux” -“Des dommages monumentaux ont été causés à tous les sites nucléaires en Iran, comme le montrent les images satellite. Destruction totale est l’expression qui convient”, a affirmé Donald Trump sur les réseaux sociaux.”Les dégâts les plus importants ont été causés bien en dessous du niveau du sol. En plein dans le mille !!!”, s’est-il félicité.Il a aussi semblé plaider pour un changement de régime à Téhéran, alors même que plusieurs hauts responsables de son administration avaient affirmé plus tôt que ce n’était pas l’objectif de l’intervention américaine. “Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???”, a lancé Donald Trump sur son réseau social Truth.Plus tôt, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, avait affirmé que les Etats-Unis avaient “dévasté le programme nucléaire iranien”.Ali Shamkhani, un autre conseiller du guide suprême iranien, a cependant affirmé sur X que l’Iran possédait toujours des stocks d’uranium enrichi.Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé une “réunion d’urgence” lundi, estimant impossible à ce stade d’évaluer l’étendue des dégâts.A Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne au sud de Téhéran, le sol semble avoir été affecté par les frappes et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin, selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC.- “Terrible erreur” -Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a quant à lui mis l’Iran en garde contre la tentation de bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole.”S’ils le font, ce sera une autre terrible erreur. C’est un suicide économique pour eux s’ils le font, et nous avons des options pour y faire face”, a déclaré M. Rubio sur Fox News.”J’encourage le gouvernement chinois à Pékin à les appeler à ce sujet, car il dépend fortement du détroit d’Ormuz pour son pétrole”, a-t-il ajouté, alors que la Chine a condamné les bombardements américains contre l’Iran.A Téhéran, des manifestants ont crié “vengeance” contre les Etats-Unis, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.Alors que le président iranien Massoud Pezeshkian a promis une “riposte” aux frappes américaines, Washington a appelé dimanche soir ses ressortissants dans le monde à une “vigilance accrue” face aux “potentielles manifestations contre les citoyens et intérêts américains à l’étranger”.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni dimanche en urgence, son secrétaire général Antonio Guterres a mis en garde, lui, contre un “cycle sans issue de représailles”.Dimanche soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé pour sa part que son pays était “très proche” de ses objectifs de guerre contre l’Iran grâce aux frappes américaines, tout en laissant planer le doute sur la suite des opérations militaires.L’armée israélienne a annoncé dans la soirée avoir frappé des sites de missiles et d’autres infrastructures militaires dans l’ouest de l’Iran, au dixième jour de la guerre entre les deux pays.”L’ennemi sioniste a fait une grande erreur, commis un grand crime; il doit être puni et il est en train d’être puni”, a écrit sur X le guide suprême iranien Ali Khamenei, accompagnant sa déclaration du dessin d’un crâne avec une étoile de David sur le front en train d’être traversé par des dizaines de missiles.- “Prêts à discuter” -Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.Les Etats-Unis sont “prêts à discuter” avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, a assuré dimanche Marco Rubio. Mais pour son homologue iranien, Abbas Araghchi, les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure”.M. Araghchi doit rencontrer lundi à Moscou le président russe Vladimir Poutine, dont le pays a dénoncé des bombardements “irresponsables”.La Corée du Nord, autre allié de Téhéran, “dénonce avec force l’attaque contre l’Iran”, selon un porte-parole de sa diplomatie. L’attaque surprise américaine, baptisée “Marteau de minuit”, a été menée à l’aide de sept bombardiers furtifs B-2. Pour la première fois, Washington a eu recours à de puissantes bombes anti-bunker GBU-57, capable de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser.Israël a lancé le 13 juin une offensive sans précédent contre l’Iran pour empêcher le pays de se doter de la bombe atomique et a frappé depuis le début de la guerre des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien.Son armée a aussi décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités israéliennes.  

L’Iran menace les Etats-Unis après les frappes contre ses sites nucléaires

L’Iran a menacé de s’en prendre aux bases militaires des Etats-Unis au Moyen-Orient en représailles aux frappes américaines sans précédent contre les sites nucléaires iraniens, faisant craindre un embrasement hors de contrôle de la région.Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a affirmé que les Etats-Unis “n’avaient plus leur place” au Moyen-Orient et qu’ils devaient s’attendre à des “conséquences irréparables” après leur attaque dans la nuit de samedi à dimanche.Ali Akbar Velayati, cité par l’agence officielle Irna, a averti que les bases utilisées par les forces américaines pour lancer des attaques contre les sites nucléaires iraniens seraient considérées “comme des cibles légitimes”.Le président américain Donald Trump a exhorté Téhéran à mettre fin au conflit après l’attaque surprise menée dans la nuit de samedi à dimanche, à l’aide de bombardiers stratégiques B-2.Ces frappes ont visé un site souterrain d’enrichissement de l’uranium à Fordo, ainsi que des installations à Ispahan et Natanz, où l’étendue des dégâts reste à évaluer.- “Dommages monumentaux” -“Des dommages monumentaux ont été causés à tous les sites nucléaires en Iran, comme le montrent les images satellite. Destruction totale est l’expression qui convient”, a affirmé Donald Trump sur les réseaux sociaux.”Les dégâts les plus importants ont été causés bien en dessous du niveau du sol. En plein dans le mille !!!”, s’est-il félicité.Il a aussi semblé plaider pour un changement de régime à Téhéran, alors même que plusieurs hauts responsables de son administration avaient affirmé plus tôt que ce n’était pas l’objectif de l’intervention américaine. “Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???”, a lancé Donald Trump sur son réseau social Truth.Plus tôt, le chef du Pentagone, Pete Hegseth, avait affirmé que les Etats-Unis avaient “dévasté le programme nucléaire iranien”.Ali Shamkhani, un autre conseiller du guide suprême iranien, a cependant affirmé sur X que l’Iran possédait toujours des stocks d’uranium enrichi.Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé une “réunion d’urgence” lundi, estimant impossible à ce stade d’évaluer l’étendue des dégâts.A Fordo, une usine d’enrichissement d’uranium enfouie sous une montagne au sud de Téhéran, le sol semble avoir été affecté par les frappes et la couleur de la montagne a changé par rapport au 19 juin, selon une analyse d’images satellites de l’AFP à partir des données de la société américaine Planet Labs PBC.- “Terrible erreur” -Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a quant à lui mis l’Iran en garde contre la tentation de bloquer le détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole.”S’ils le font, ce sera une autre terrible erreur. C’est un suicide économique pour eux s’ils le font, et nous avons des options pour y faire face”, a déclaré M. Rubio sur Fox News.”J’encourage le gouvernement chinois à Pékin à les appeler à ce sujet, car il dépend fortement du détroit d’Ormuz pour son pétrole”, a-t-il ajouté, alors que la Chine a condamné les bombardements américains contre l’Iran.A Téhéran, des manifestants ont crié “vengeance” contre les Etats-Unis, selon des images diffusées par la télévision d’Etat.Alors que le président iranien Massoud Pezeshkian a promis une “riposte” aux frappes américaines, Washington a appelé dimanche soir ses ressortissants dans le monde à une “vigilance accrue” face aux “potentielles manifestations contre les citoyens et intérêts américains à l’étranger”.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, réuni dimanche en urgence, son secrétaire général Antonio Guterres a mis en garde, lui, contre un “cycle sans issue de représailles”.Dimanche soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé pour sa part que son pays était “très proche” de ses objectifs de guerre contre l’Iran grâce aux frappes américaines, tout en laissant planer le doute sur la suite des opérations militaires.L’armée israélienne a annoncé dans la soirée avoir frappé des sites de missiles et d’autres infrastructures militaires dans l’ouest de l’Iran, au dixième jour de la guerre entre les deux pays.”L’ennemi sioniste a fait une grande erreur, commis un grand crime; il doit être puni et il est en train d’être puni”, a écrit sur X le guide suprême iranien Ali Khamenei, accompagnant sa déclaration du dessin d’un crâne avec une étoile de David sur le front en train d’être traversé par des dizaines de missiles.- “Prêts à discuter” -Avant l’offensive massive lancée le 13 juin par Israël contre l’Iran, Téhéran et Washington menaient depuis avril des pourparlers via la médiation d’Oman pour un accord sur le nucléaire.Les Etats-Unis sont “prêts à discuter” avec l’Iran sur son programme nucléaire civil, a assuré dimanche Marco Rubio. Mais pour son homologue iranien, Abbas Araghchi, les Etats-Unis et Israël “ont franchi une ligne rouge majeure”.M. Araghchi doit rencontrer lundi à Moscou le président russe Vladimir Poutine, dont le pays a dénoncé des bombardements “irresponsables”.La Corée du Nord, autre allié de Téhéran, “dénonce avec force l’attaque contre l’Iran”, selon un porte-parole de sa diplomatie. L’attaque surprise américaine, baptisée “Marteau de minuit”, a été menée à l’aide de sept bombardiers furtifs B-2. Pour la première fois, Washington a eu recours à de puissantes bombes anti-bunker GBU-57, capable de s’enfoncer à des dizaines de mètres de profondeur avant d’exploser.Israël a lancé le 13 juin une offensive sans précédent contre l’Iran pour empêcher le pays de se doter de la bombe atomique et a frappé depuis le début de la guerre des centaines de sites militaires ou liés au programme nucléaire iranien.Son armée a aussi décapité l’état-major général des forces armées et tué une dizaine de scientifiques du nucléaire.L’Iran riposte par des salves de drones et missiles balistiques, la plupart interceptés par les systèmes de défense israéliens.Côté iranien, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités israéliennes.  

Ukraine: attaque massive de drones sur Kiev

Une “attaque massive” de drones russes lundi à Kiev a fait au moins quatre blessés, selon les autorités de la capitale ukrainienne où de fortes détonations se faisaient entendre, après que l’Ukraine a promis d’intensifier ses frappes sur la Russie.”Encore une attaque massive contre la capitale. Possiblement, plusieurs vagues de drones ennemis”, a écrit sur Telegram le chef de l’administration de Kiev, Timour Tkatchenko “Deux blessés ont été hospitalisés dans le district de Solomianski”, a précisé le maire de Kiev, Vitali Klitschko.Deux autres blessés ont été signalés près d’une sortie de métro, où des personnes s’abritaient, dans le district de Sviatochinski, dans l’ouest de la capitale, a déclaré plus tard M. Tkatchenko.Les autorités militaires ont indiqué que la défense aérienne a été activée et averti de la menace de missiles.Des journalistes de l’AFP dans la capitale ont entendu des vrombissements de drones en vol et une série de détonations.Dans un abri situé au sous-sol d’un immeuble résidentiel du centre de Kiev, ces journalistes ont vu une dizaine de personnes qui attendaient la fin de l’attaque assises sur des chaises ou des bancs, la plupart d’entre elles scrutant leur téléphone à la recherche d’informations. Une femme et son enfant dormaient dans des lits pliants apportés à l’avance dans l’abri.- Cratère -A la suite d’une attaque dans le district de Desnianski, “un cratère est apparu dans la cour d’un immeuble résidentiel”, a décrit M. Taktchenko, tandis que le maire de la capitale a fait état d’incendies dans un autre quartier.Les villes ukrainiennes sont ciblées chaque nuit par des frappes russes, à un moment où les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu sont dans l’impasse.Au moins 28 personnes avaient été tuées et plus de 130 blessées à Kiev dans la nuit du 16 au 17 juin lors d’une attaque russe menée à l’aide de plus de 440 drones et 32 missiles, selon les autorités ukrainiennes.Dans la région de Rostov, dans le sud de la Russie, une attaque de drones ukrainiens lundi a “provoqué un incendie dans une entreprise industrielle dans le district de Kamenski”, a indiqué le gouverneur régional Iouri Slioussar sur Telegram.Le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky, a assuré samedi que l’Ukraine allait intensifier ses frappes contre des cibles militaires russes en profondeur en Russie, trois semaines après une attaque spectaculaire contre des bases aériennes reculées dans ce pays.En août 2024, l’armée ukrainienne avait attaqué par surprise la région frontalière russe de Koursk, s’emparant de centaines de kilomètres carrés avant d’en être délogée au printemps par les forces russes soutenues par un contingent nord-coréen.Oleksandr Syrsky a, lui, assuré que l’Ukraine détenait toujours 90 kilomètres carrés dans cette région. “Ce sont nos actions préventives en réponse à une possible offensive ennemie,” a-t-il dit.Moscou occupe actuellement environ un cinquième de l’Ukraine et a déjà revendiqué l’annexion de quatre régions ukrainiennes, en plus de la péninsule de Crimée, qu’elle a envahie en 2014.La Russie avait déclaré en avril avoir pris le contrôle total de la région de Koursk et nie que Kiev y ait maintenu une présence.Par la suite, Moscou a lancé des attaques dans la région ukrainienne voisine de Soumy, s’emparant de plusieurs localités et disant vouloir y constituer une zone tampon.Le président russe Vladimir Poutine a dit la semaine dernière ne pas exclure la prise de la ville de Soumy, la capitale régionale, alors que Kiev accuse Moscou de saboter délibérément un accord de paix afin de saisir plus de territoires.Sur le plan diplomatique, Kiev a apporté son soutien dimanche aux frappes des Etats-Unis et d’Israël contre des sites nucléaires en Iran, estimant qu’il s’agissait d’une conséquence “des actions agressives” des autorités iraniennes.La diplomatie ukrainienne a par ailleurs affirmé que l’Iran était “complice” de l’invasion russe de l’Ukraine et fournissait une “assistance militaire” à Moscou, notamment des drones utilisés pour bombarder le territoire ukrainien.

Ukraine: attaque massive de drones sur Kiev

Une “attaque massive” de drones russes lundi à Kiev a fait au moins quatre blessés, selon les autorités de la capitale ukrainienne où de fortes détonations se faisaient entendre, après que l’Ukraine a promis d’intensifier ses frappes sur la Russie.”Encore une attaque massive contre la capitale. Possiblement, plusieurs vagues de drones ennemis”, a écrit sur Telegram le chef de l’administration de Kiev, Timour Tkatchenko “Deux blessés ont été hospitalisés dans le district de Solomianski”, a précisé le maire de Kiev, Vitali Klitschko.Deux autres blessés ont été signalés près d’une sortie de métro, où des personnes s’abritaient, dans le district de Sviatochinski, dans l’ouest de la capitale, a déclaré plus tard M. Tkatchenko.Les autorités militaires ont indiqué que la défense aérienne a été activée et averti de la menace de missiles.Des journalistes de l’AFP dans la capitale ont entendu des vrombissements de drones en vol et une série de détonations.Dans un abri situé au sous-sol d’un immeuble résidentiel du centre de Kiev, ces journalistes ont vu une dizaine de personnes qui attendaient la fin de l’attaque assises sur des chaises ou des bancs, la plupart d’entre elles scrutant leur téléphone à la recherche d’informations. Une femme et son enfant dormaient dans des lits pliants apportés à l’avance dans l’abri.- Cratère -A la suite d’une attaque dans le district de Desnianski, “un cratère est apparu dans la cour d’un immeuble résidentiel”, a décrit M. Taktchenko, tandis que le maire de la capitale a fait état d’incendies dans un autre quartier.Les villes ukrainiennes sont ciblées chaque nuit par des frappes russes, à un moment où les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu sont dans l’impasse.Au moins 28 personnes avaient été tuées et plus de 130 blessées à Kiev dans la nuit du 16 au 17 juin lors d’une attaque russe menée à l’aide de plus de 440 drones et 32 missiles, selon les autorités ukrainiennes.Dans la région de Rostov, dans le sud de la Russie, une attaque de drones ukrainiens lundi a “provoqué un incendie dans une entreprise industrielle dans le district de Kamenski”, a indiqué le gouverneur régional Iouri Slioussar sur Telegram.Le commandant en chef des armées ukrainiennes, Oleksandr Syrsky, a assuré samedi que l’Ukraine allait intensifier ses frappes contre des cibles militaires russes en profondeur en Russie, trois semaines après une attaque spectaculaire contre des bases aériennes reculées dans ce pays.En août 2024, l’armée ukrainienne avait attaqué par surprise la région frontalière russe de Koursk, s’emparant de centaines de kilomètres carrés avant d’en être délogée au printemps par les forces russes soutenues par un contingent nord-coréen.Oleksandr Syrsky a, lui, assuré que l’Ukraine détenait toujours 90 kilomètres carrés dans cette région. “Ce sont nos actions préventives en réponse à une possible offensive ennemie,” a-t-il dit.Moscou occupe actuellement environ un cinquième de l’Ukraine et a déjà revendiqué l’annexion de quatre régions ukrainiennes, en plus de la péninsule de Crimée, qu’elle a envahie en 2014.La Russie avait déclaré en avril avoir pris le contrôle total de la région de Koursk et nie que Kiev y ait maintenu une présence.Par la suite, Moscou a lancé des attaques dans la région ukrainienne voisine de Soumy, s’emparant de plusieurs localités et disant vouloir y constituer une zone tampon.Le président russe Vladimir Poutine a dit la semaine dernière ne pas exclure la prise de la ville de Soumy, la capitale régionale, alors que Kiev accuse Moscou de saboter délibérément un accord de paix afin de saisir plus de territoires.Sur le plan diplomatique, Kiev a apporté son soutien dimanche aux frappes des Etats-Unis et d’Israël contre des sites nucléaires en Iran, estimant qu’il s’agissait d’une conséquence “des actions agressives” des autorités iraniennes.La diplomatie ukrainienne a par ailleurs affirmé que l’Iran était “complice” de l’invasion russe de l’Ukraine et fournissait une “assistance militaire” à Moscou, notamment des drones utilisés pour bombarder le territoire ukrainien.

Syrie: 22 morts dans un attentat dans une église, les autorités désignent l’EI

Un attentat suicide a fait au moins 22 morts dimanche dans une église chrétienne de Damas, selon les autorités syriennes, qui ont accusé un membre du groupe jihadiste Etat islamique d’en être l’auteur.Les Nations Unies comme nombre de pays, des Etats-Unis à la France, ont condamné cette attaque, la première de ce type dans la capitale syrienne depuis que des forces dirigées par des islamistes radicaux ont renversé l’ex-président Bachar al-Assad le 8 décembre 2024.La sécurité reste l’un des plus grands défis pour les nouvelles autorités syriennes, que la communauté internationale a appelées à protéger les minorités et à les inclure dans le processus de transition.Le ministère de l’Intérieur a affirmé qu’un “assaillant suicide affilié au groupe terroriste Daech est entré dans l’église Saint-Elie, dans le quartier de Dwelaa à Damas, a ouvert le feu et s’est fait exploser avec une ceinture explosive”.Devant l’église, Umm George, en larmes, cherche son fils, qui faisait partie des fidèles quand l’homme armé est entré. “Mon fils priait dans cette église”, dit-elle. “J’ai essayé de l’appeler mais son téléphone portable est hors service et je n’ai pas réussi à le trouver”.- “Plus jamais entendre sa voix” -“J’ai peur de ne plus jamais entendre sa voix”, souffle-t-elle.Des correspondants de l’AFP ont vu les secouristes évacuer des fidèles de l’église, où des débris de bois et des icônes étaient éparpillés au sol, couvert de sang.Selon un nouveau bilan du ministère de la Santé, cité par l’agence de presse Sana, l’attentat a fait 22 morts et 63 blessés.Un témoin, Lawrence Maamari, a déclaré à l’AFP que “quelqu’un est entré dans l’église avec une arme” et a commencé à tirer. Puis des fidèles “ont essayé de l’arrêter avant qu’il ne se fasse exploser”.L’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a exprimé “son indignation” et appelé les autorités à mener une enquête approfondie.La France a condamné un “attentat terroriste abject” et rappelé “son engagement en faveur d’une transition en Syrie qui permette aux Syriens et aux Syriennes, quelle que soit leur confession, de vivre en paix et en sécurité dans une Syrie libre, unie, plurielle, prospère, stable et souveraine”.L’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack, a dénoncé “un acte de lâcheté” qui n’a pas sa place “dans la nouvelle société de tolérance et d’inclusion que les Syriens sont en train de tisser”.La diplomatie turque, proche des nouvelles autorités syriennes, a dénoncé une “attaque perfide” visant à “semer le chaos”.- “Saper la coexistence” -Pour le ministère syrien des Affaires étrangères, “cet acte criminel qui a pris pour cible des fidèles chrétiens est une tentative désespérée de saper la coexistence nationale et de déstabiliser le pays”.Mais le patriarcat orthodoxe de Damas a exhorté les nouvelles autorités islamistes à “assumer l’entière responsabilité” de l’attentat, les pressant d’assurer “l’inviolabilité des églises et la protection de tous les ressortissants” du pays.Un homme de 40 ans, prénommé Ziad, qui se trouvait dans un magasin en face de l’église, a déclaré avoir entendu des coups de feu puis une explosion. “Nous avons vu du feu dans l’église et des morceaux de bancs en bois projetés jusqu’à l’entrée”, a-t-il ajouté.L’explosion a provoqué la panique dans l’église remplie de fidèles, parmi lesquels des enfants et des personnes âgées, selon un témoin.Pour le ministre de l’Intérieur Anas Khattab, “ces actes terroristes n’arrêteront pas les efforts de l’Etat syrien pour parvenir à la paix civile”.M. Khattab avait déclaré récemment que le groupe EI avait opté pour “des attaques précises contre des cibles stratégiques” et annoncé que des tentatives d’attentat du groupe jihadiste sunnite contre les communautés chrétienne et musulmane chiite avaient été déjouées.En mai, il avait revendiqué sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales syriennes.Ces dernières avaient alors dit avoir arrêté des membres d’une cellule de l’EI près de Damas, accusés de préparer des attaques, tandis qu’une autre opération à Alep, dans le Nord, s’était soldée par la mort d’un agent de sécurité et de trois membres de l’organisation jihadiste.Le groupe Etat islamique avait pris le contrôle de vastes pans des territoires syrien et irakien au début de la guerre civile, qui a éclaté en 2011, proclamant la création d’un “califat” transfrontalier en 2014.Les forces kurdes syriennes soutenues par les Etats-Unis l’ont vaincu en 2019, mais les jihadistes ont maintenu une présence, en particulier dans le vaste désert syrien.