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Trump assure que Poutine ne frappera pas Kiev pendant une semaine, face à un hiver “exceptionnel” en Ukraine

Donald Trump a annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes “pendant une semaine”, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”, alors que l’Ukraine subit une importante vague de froid.La Maison Blanche n’a livré aucun détail sur les contours exacts de …

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Après une croissance française 2025 finalement à 0,9%, Paris optimiste pour 2026

La croissance française a été de 0,9% l’an dernier, a annoncé vendredi l’Insee, comme les économistes s’y attendaient mais meilleure que les espoirs initiaux du gouvernement, qui s’affiche optimiste pour début 2026.”La croissance a été robuste” en 2025, s’est félicité sur TF1 le ministre de l’Economie et des Finances Roland Lescure, “meilleure que les 0,7% que j’attendais” dans le projet de loi de finances initial. “Ca fait un bon départ pour 2026, où j’espère qu’on fera au moins le 1% qu’on attend”, a-t-il estimé.Selon les estimations provisoires de l’Insee publiées vendredi, au dernier trimestre 2025, le produit intérieur brut a progressé de 0,2%. Les voisins de la France ont également publié des chiffres de croissance vendredi. En Allemagne, elle a atteint 0,3% au quatrième trimestre, pour 0,2% sur l’année. En Italie, elle a été de 0,7% sur l’année, et en Espagne, de 2,8%, avec un quatrième trimestre en hausse de 0,8%.Eurostat a annoncé de son côté que la croissance de la zone euro avait atteint 1,5% en 2025, au-delà des attentes, selon une première estimation.En France, la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance, mais très grippé ces derniers temps, a accéléré en fin d’année, gagnant 0,3% après 0,1% au troisième trimestre. L’investissement a lui ralenti (+0,2% après +0,7%), tandis que le commerce extérieur a de nouveau contribué positivement à la croissance.- Stocker, déstocker -Après l’inattendue et vigoureuse croissance de 0,5% au troisième trimestre, le +0,2% de croissance sur les trois derniers mois de l’année 2025 “marque un ralentissement attendu, un contrecoup”, a commenté auprès de l’AFP Maxime Darmet, économiste chez Allianz Trade.Pour lui, l’accélération de la consommation des ménages est “une bonne nouvelle”. Lucile Bembaron, d’Asterès, observe toutefois que les Français témoignent toujours de “leur volonté d’épargner” dans les enquêtes de l’Insee.La production des entreprises a cependant “marqué le pas” en fin d’année, relève l’Institut national de la statistique, avec une augmentation de 0,1% au quatrième trimestre après 0,8% au troisième.M. Darmet explique que la “production était très allante” au troisième trimestre, et que “des stocks se sont créés”. Au quatrième, “les entreprises ont préféré déstocker, notamment dans le secteur industriel et aéronautique”, et elles ont moins produit.”Trop de dynamisme au troisième trimestre, et au quatrième l’entreprise déstocke: c’est le cycle économique assez naturel”, selon lui, même si la reprise industrielle “reste assez fragile”.Sylvain Bersinger, du site Bersingéco, remarque que la croissance de 1% attendue en 2026 est dans la veine des années précédentes (1,6% en 2023, 1,1% en 2024 et 0,9% en 2025), alors qu’il “y a encore une dizaine d’années on apprenait aux étudiants que la croissance structurelle française était aux alentours de 2%”.- Révision à la baisse? -Selon lui, “la probabilité d’une forte révision de la croissance à la baisse est plus élevée qu’une forte révision à la hausse” cette année, en raison des risques géopolitiques, commerciaux, et du prix très élevés des actions, de l’or et des crypto-monnaies, qui pourraient subir “un retournement brutal”.L’année commence cependant, pour les acteurs économiques, avec une situation politique moins pesante qu’en fin d’année, puisqu’un budget devrait être définitivement adopté la semaine prochaine, grâce à l’utilisation de l’article 49-3 par le Premier ministre Sébastien Lecornu.En revanche, une croissance correcte ne règle que très partiellement le problème massif de finances publiques du pays.Le gouvernement, qui espérait faire adopter un budget basé sur un déficit des administrations publiques de 4,7% du PIB, a dû se résoudre à des compromis, particulièrement avec les socialistes, qui devraient ramener le déficit au mieux à 5%, après 5,4% en 2025, selon les dernières projections du ministère des Finances.Pour la Première présidente par intérim de la Cour des Comptes Carine Camby, il est “urgent d’agir”, et de réduire les dépenses. Car, a-t-elle prévenu jeudi, il est “vain de parler de souveraineté alimentaire, numérique, industrielle ou sanitaire, quand notre souveraineté budgétaire est mise en péril par notre charge de la dette”.

Zelensky accepte le principe d’une trêve énergétique avec la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accepté, dans des propos publiés vendredi, le principe d’un arrêt mutuel des frappes sur les infrastructures énergétiques avec la Russie, au lendemain de l’annonce par Donald Trump d’une supposée trêve sur fond de températures glaciales en Ukraine.Le Kremlin a de son côté affirmé vendredi que le président américain avait demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de cesser jusqu’au 1er février les frappes sur la capitale ukrainienne Kiev, où le réseau énergétique a souffert des bombardements précédents.Des frappes russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi en Ukraine. L’armée de l’air ukrainienne a fait état d’un missile et de 111 drones tirés, dont 80 ont été abattus, sans préciser quel type d’installations ont été visées.Le dirigeant américain avait annoncé jeudi avoir demandé “personnellement” à Vladimir Poutine de cesser les frappes sur Kiev et d’autres villes “pendant une semaine” alors qu’est attendue une vague de froid intense, et assuré que le président russe “avait accepté de le faire”.La Maison Blanche n’a cependant livré aucun détail sur les contours exacts de cette trêve, ni sa date de début ni quel type de frappes seraient concernées. Elle intervient alors que Russes et Ukrainiens doivent se retrouver dimanche pour des pourparlers directs aux Emirats arabes unis.”Si la Russie ne frappe pas nos infrastructures énergétiques – installations de production ou tout autre infrastructure énergétique –, nous ne frapperons pas les leurs”, a déclaré M. Zelensky à des journalistes, dont ceux de l’AFP, en réponse à cette annonce.Jeudi soir, il avait dit compter sur les Etats-Unis pour parvenir à cette trêve, alors que le réseau énergétique ukrainien a été sévèrement mis à mal par des bombardements russes massifs ces derniers mois.Ces frappes ont provoqué des coupures d’électricité et de chauffage d’ampleur dans plusieurs grandes villes d’Ukraine, dont la capitale, Kiev, où jusqu’à la moitié des immeubles ont été par moments affectés.Donald Trump a dit avoir fait cette demande en raison du froid “exceptionnel” en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à -30°C dans les prochains jours.- Pas de compromis sur les territoires -Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a rapporté sur Telegram que 378 bâtiments restaient sans chauffage dans la capitale ukrainienne après les précédentes frappes russes, alors que les travaux de réparation se poursuivent.L’Ukraine frappe de son côté régulièrement des raffineries et dépôts pétroliers en Russie et des infrastructures de transport d’hydrocarbures, provoquant d’importants incendies. Les régions russes frontalières ont aussi connu par moments des coupures de courant à cause des bombardements ukrainiens.Russes, Ukrainiens et Américains ont entamé la semaine dernière un cycle de pourparlers à Abou Dhabi, aux Emirats arabes unis, sur le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats.Volodymyr Zelensky a indiqué que les discussions butent toujours sur l’épineuse question des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique. La Russie exige notamment que les forces ukrainiennes se retirent des zones de la région de Donetsk qu’elles contrôlent encore.”Jusqu’ici, nous n’avons pas réussi à trouver un compromis sur la question territoriale, en particulier concernant une partie de l’est de l’Ukraine”, a indiqué le président ukrainien.- “Désescalade” -Selon lui, la Russie a aussi interrompu les échanges de prisonniers de guerre, dont le dernier en date remonte à l’année dernière. Ce type d’échanges était le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul en Turquie.Côté russe, le Kremlin avait confirmé jeudi que le dialogue “se poursuivait” sans vouloir commenter les détails du processus.Le plan américain prévoit des concessions, notamment territoriales, de la part de Kiev en échange de garanties de sécurité de la part de Washington afin de dissuader la Russie d’attaquer à nouveau. Selon M. Zelensky, l’objectif des Américains est aussi de travailler à une “désescalade” afin que Moscou et Kiev s’abstiennent “d’utiliser leurs capacités de longue portée afin de créer davantage d’espace pour la diplomatie”.Jeudi, Donald Trump a assuré que “beaucoup de progrès” avaient été faits jusqu’ici dans les pourparlers diplomatiques.

Minneapolis: entre chaud et froid, Trump qualifie Alex Pretti d'”agitateur”

Donald Trump a qualifié vendredi d'”agitateur” l’infirmier tué à Minneapolis il y a une semaine par des agents fédéraux, au lendemain des promesses de son émissaire d’y réduire les effectifs de la police de l’immigration.Le président américain ne cesse de souffler le chaud et le froid sur la mort, sous les balles d’agents fédéraux, de deux citoyens américains – Alex Pretti et Renee Good – depuis début janvier. Deux drames qui divisent les Américains et ont plongé cette cité du Midwest dans l’effroi.Dans son message posté juste avant 02H00 du matin à Washington (07H00 GMT), Donald Trump est revenu sur une vidéo virale montrant Alex Pretti, 11 jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers.”Agitateur et, peut-être, insurgé, la cote d’Alex Pretti a fortement chuté” avec cette vidéo, a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. “On le voit hurler et cracher au visage d’un agent de l’ICE (la police de l’immigration, ndlr) très calme et maître de lui”.Alex Pretti donne “des coups de pieds frénétiques dans un véhicule gouvernemental neuf et très coûteux avec une telle force et violence que le feu arrière s’est brisé en morceaux”, s’indigne le président dans son message.”Ce fut une véritable démonstration de violence et de colère, visible de tous, déchaînée et hors de contrôle. L’agent de l’ICE est resté calme et posé, ce qui n’est pas facile dans de telles circonstances! REDONNONS SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE”.En début de semaine, Donald Trump avait promis une “petite désescalade” et un retrait partiel des hommes masqués qui quadrillent Minneapolis. Avant de renouer avec sa rhétorique incendiaire et de s’en prendre au maire démocrate Jacob Frey, qui continue de lui tenir tête.Le sujet cristallise de vifs débats jusqu’à Washington, où les démocrates bataillent sur le budget du ministère de la Sécurité intérieure. Le Sénat doit voter un nouveau texte dans la journée de vendredi, après l’annonce par Donald Trump qu’un compromis avait été trouvé. Chose rare, une figure de la Sillicon Valley s’est même emparée du sujet. “Davantage d’entre nous doivent cesser de considérer le chaos trumpiste comme un simple théâtre politique dont on peut se tenir à l’écart. Il est temps pour nous tous d’en faire et d’en dire davantage”, a écrit Reid Hoffman, cofondateur de LinkedIn, jeudi dans une tribune au San Francisco Standard. “Une grande majorité d’entre nous désapprouve la brutalité ostentatoire du régime Trump”.- “Démonstration de violence” -Jeudi, l’envoyé spécial présidentiel à Minneapolis, Tom Homan, a promis de “bientôt” réduire les effectifs de la police de l’immigration déployés en ville, tout en répétant la volonté du président d’y poursuivre ses opérations.Quelque 3.000 agents chargés de la lutte contre l’immigration illégale ont été dépêchés. “Nous ne renonçons en aucun cas à notre mission. Nous la menons simplement de manière plus intelligente”, a affirmé Tom Homan.L’émissaire a admis la nécessité de “certaines améliorations” dans les opérations. Si des agents n’agissent pas de façon professionnelle, “ils seront traités comme n’importe quelle autre agence fédérale. Nous avons des normes de conduite”. Alex Pretti, infirmier de 37 ans, a été abattu samedi par des membres de la police aux frontières (CBP). Renee Good, mère de famille du même âge, avait été tuée moins de trois semaines plus tôt, le 7 janvier, par un agent de la police de l’immigration (ICE).Et les tensions restent vives dans la plus grande ville du Minnesota, dont les habitants prennent avec distance les promesses de l’administration. “Nous y croirons quand nous le verrons. Cette administration a prouvé à maintes reprises qu’elle ne fait que nous mentir”, a réagi auprès de l’AFP Steven Gagner, 41 ans, membre d’un réseau citoyen qui signale et filme les interventions d’ICE dans son quartier.Selon lui, les opérations “se sont intensifiées dans les trois derniers jours”.Le sujet intervient aussi alors que Donald Trump multiplie les déclarations de soutien aux candidats républicains aux élections législatives de mi-mandat, en novembre. Il “est pris entre deux feux, entre sa base électorale fidèle qui l’a élu sur la promesse +d’expulsions massives+ et un électorat plus large qui est de plus en plus mal à l’aise” avec les méthodes des agents fédéraux, commentait vendredi le Washington Post.

Starmer défend un rapprochement avec Pékin, “très dangereux” pour Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a défendu vendredi sa visite en Chine comme un moyen de reconstruire une confiance mutuelle et renforcer les relations commerciales avec Pékin, une perspective que Donald Trump a jugé “très dangereuse”.S’exprimant devant la communauté d’affaires chinoise et britannique à la Bank of China, M. Starmer a de nouveau vanté ses entretiens “très chaleureux, très bons” avec le président Xi Jinping la veille, qui ont permis de “faire de vrais progrès”.”C’est comme ça que nous construisons la confiance mutuelle”, a-t-il insisté.Comme la récente visite du Premier ministre canadien Mark Carney, ce rapprochement entre Londres et Pékin hérisse Donald Trump, dans le contexte de rivalité croissante entre les deux premières puissances mondiales.”C’est très dangereux pour eux de faire ça”, a lâché le président américain lors d’un échange avec la presse avant une avant-première à Washington d’un documentaire consacré à son épouse Melania Trump.”La Chine est prête à renforcer la coopération avec tous les pays, dans un esprit de bénéfice mutuel et de résultats gagnant-gagnant”, a répondu lors d’un point presse régulier Guo Jiakun, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.Concrètement, Keir Starmer, qui est arrivé à la mi-journée à Shanghai avant de s’envoler pour le Japon samedi, ne devrait pas repartir de Chine avec une moisson de contrats ou des annonces fracassantes.Il a obtenu quelques gestes de Pékin, comme une baisse bienvenue des droits de douane sur les exportations de whisky ou un accord de coopération en matière de lutte contre l’immigration, dont la portée reste à démontrer.- “Bénéfique” -Downing Street a également indiqué que Pékin allait accorder au Royaume-Uni une exemption de visas pour les Britanniques effectuant des séjours de moins de 30 jours en Chine. Mais le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé vendredi que la Chine “examine activement” une telle exemption et la “rendra publique en temps voulu, une fois les procédures nécessaires accomplies”.”C’est symbolique de ce que nous faisons avec cette relation”, a néanmoins défendu Keir Starmer à la Bank of China.Au total, une dizaine d’accords de coopération – aux contours encore flous – ont été signés, dans la santé ou encore les services.En parallèle, le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a annoncé son intention d’investir 15 milliards de dollars d’ici 2030 en Chine, tandis que le fournisseur d’énergie Octopus Energy va créer une co-entreprise avec un partenaire chinois pour opérer sur le marché chinois.Mais l’essentiel n’était pas là pour le dirigeant britannique, qui a besoin de trouver des moteurs pour soutenir l’économie britannique, pénalisée par les conséquences du Brexit et les tensions commerciales internationales croissantes.Après des années d’une relation tendue sous ses prédécesseurs conservateurs, sur fonds de durcissement de la politique chinoise à Hong Kong et d’accusations réciproques d’espionnage, Keir Starmer s’évertue depuis son arrivée au pouvoir en 2024 à relancer les relations avec Pékin, troisième partenaire commercial de Londres.Et cela passait par cette visite en Chine, selon Downing Street qui a également ouvert la voie à une visite de Xi Jinping au Royaume-Uni à l’avenir. Interrogé par des journalistes, son porte-parole n’a pas fermé la porte, affirmant qu'”une réinitialisation des relations avec la Chine (…) est bénéfique pour la population et les entreprises britanniques”.- Le cas Jimmy Lai -Une telle perspective hérisse l’opposition conservatrice au Royaume-Uni, qui juge déjà le dirigeant travailliste trop conciliant avec Pékin.”Nous ne devrions pas dérouler le tapis rouge pour un Etat qui mène des opérations d’espionnage quotidiennement dans notre pays, bafoue les règles commerciales internationales et soutient (le président russe Vladimir) Poutine dans sa guerre injustifiée en Ukraine”, a fustigé la cheffe du Parti conservateur, Kemi Badenoch.Des députés ont également écrit à Keir Starmer pour s’inquiéter du peu d’avancées obtenues sur le cas de l’ex-magnat des médias hongkongais et détenteur d’un passeport britannique Jimmy Lai, récemment condamné pour sédition et collusion avec l’étranger, qui risque une lourde peine d’emprisonnement.Le Premier ministre a affirmé jeudi avoir eu une “discussion respectueuse” avec Xi Jinping sur le cas du militant prodémocratie et la situation de la communauté des Ouïghours.