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Israël confirme appliquer les interdictions d’accès à Gaza de 37 ONG

Israël a confirmé jeudi l’interdiction d’accès dans la bande de Gaza de 37 organisations internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de “sécurité”.Cette réglementation est interprétée par certaines ONG comme la marque d’une volonté des autorités israéliennes d’intensifier …

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Royaume-Uni: le nombre d’arrivées de migrants par la Manche en 2025, deuxième plus haut jamais enregistré

Le nombre de migrants arrivés en 2025 sur les côtes britanniques à bord de petites embarcations est le deuxième plus élevé enregistré depuis le début des relevés en 2018, indiquent des statistiques du gouvernement britannique publiées jeudi.L’an passé, 41.472 migrants ont entrepris la traversée périlleuse de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre …

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Des milliers de personnes manifestent en faveur de Gaza à Istanbul

Des dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à un rassemblement en soutien à Gaza à Istanbul, brandissant des drapeaux palestiniens et turcs et appelant à la fin des violences dans ce territoire ravagé par la guerre. Les manifestants se sont rassemblés sous un ciel bleu et par des températures glaciales pour marcher jusqu’au pont …

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Brésil: pas de détention à domicile pour Bolsonaro, tranche la Cour suprême

La Cour suprême du Brésil a rejeté une demande d’assignation à résidence pour raisons de santé de l’ex-président Jair Bolsonaro, incarcéré pour une tentative de coup d’État, alors que ses avocats invoquaient une aggravation de son état. “Contrairement à ce qu’affirme la défense, l’état de santé de Jair Messias Bolsonaro ne s’est pas aggravé”, a estimé le juge Alexandre de Moraes, dans le décision de la Cour publiée jeudi.La défense de Jair Bolsonaro avait demandé mercredi à la Cour suprême brésilienne d’autoriser l’ancien président, âgé de 70 ans, à purger sa peine à domicile, invoquant un “risque concret d’aggravation soudaine” de son état de santé s’il retourne en prison.Ses avocats ont effectué une nouvelle demande d’assignation à résidence alors que l’ancien chef de l’Etat d’extrême droite (2019-2022), condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat, est hospitalisé depuis le 24 décembre dans une clinique de Brasilia.L’ancien président souffre des séquelles d’un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l’abdomen lors d’un bain de foule en pleine campagne électorale. Il a subi depuis plusieurs interventions chirurgicales lourdes.- Sortie prévue jeudi -En septembre, la Cour suprême du plus grand pays d’Amérique latine l’a reconnu coupable d’avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir “de façon autoritaire” après sa défaite lors de l’élection de 2022 face à l’actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva. Il est incarcéré depuis fin novembre.Admis dans la clinique privée DF Star de Brasilia pour sa première sortie depuis qu’il a commencé à purger sa peine, l’ancien dirigeant a été opéré le jour de Noël de son hernie inguinale.”Tout se passe bien au niveau post-opératoire, donc nous maintenons notre prévision de sortie” à jeudi, a déclaré le chirurgien Claudio Birolini lors d’une conférence de presse mercredi.Il devra ensuite retourner dans la petite chambre où il purge sa peine, dans un siège de la police fédérale à Brasilia.M. Bolsonaro a également subi ces derniers jours trois interventions médicales pour traiter des crises de hoquet dont il souffre depuis des mois, et décrites comme aiguës par ses soignants et sa famille.Concrètement, ces interventions ont consisté en un blocage du nerf phrénique, qui contrôle le diaphragme, via l’injection d’un analgésique.”Cela a permis de diminuer l’intensité de ces crises de hoquet, mais pas de les faire cesser”, a expliqué le docteur Birolini.Selon les avocats de l’ex-président, la situation a profondément changé depuis que la Cour suprême avait rejeté il y a quelques semaines une première demande d’assignation à résidence “humanitaire”.- “Sérieuses complications” -Selon ses médecins, M. Bolsonaro souffre notamment d’une apnée du sommeil sévère, d’une gastrite et d’une oesophagite.Le rapport médical accompagnant la demande adressée à la haute juridiction avertit que l’absence de soins appropriés pourrait provoquer de “sérieuses complications”, citant entre autres des risques de pneumonie et d’accident vasculaire cérébral.La défense s’appuie sur un précédent: condamné à plus de huit ans de réclusion pour corruption, l’ex-président Fernando Collor de Mello (1989-1992), 76 ans, a été autorisé en mai dernier à purger sa peine chez lui en raison de problèmes de santé et de son âge.Les médecins de M. Bolsonaro ont aussi décrit l’état psychologique du leader du camp conservateur brésilien.Son cardiologue, Brasil Caiado, a souligné que cet état “empire considérablement lorsqu’il souffre de crises de hoquet prolongées”.”Au vu du contexte, de tout ce qui lui arrive, il est déjà arrivé ici dans un état émotionnel plus déprimé”, a-t-il cependant relevé.Déjà inéligible avant son procès, M. Bolsonaro a toujours nié tout projet de coup d’Etat et crié à la “persécution politique”.Il a adoubé récemment depuis sa cellule son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle d’octobre 2026. Il pourrait affronter Lula, qui ne fait pas mystère de son intention de briguer un quatrième mandat.

Israël confirme interdire d’accès à Gaza 37 ONG étrangères

Israël a confirmé jeudi interdire d’accès à la bande de Gaza 37 organisations humanitaires internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de “sécurité”.Cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d’aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture. Elle suggère aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG.  “Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d’acheminer de l’aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes”, a expliqué à l’AFP le porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme.D’ici le 1er mars, “si elles daignent nous soumettre les documents qu’elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande”, a ajouté Gilad Zwick.Dans un communiqué, le ministère a affirmé que cette “exigence” visait à “empêcher l’infiltration d’opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires” étrangères.”L’assistance humanitaire est la bienvenue — l’exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l’est pas”, a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte.Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l’approche de l’échéance – mercredi minuit heure locale – imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations. Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam.- “Marginaliser les acteurs humanitaires” -Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir obtenu d’Israël “des garanties et des clarifications” concernant cette demande “préoccupante”. Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l’AFP les “actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires”.A Gaza, les employés locaux sont “épuisés” et leurs collègues étrangers “leur apportent un degré additionnel d’aide et de sécurité. Leur présence est une protection”, a-t-elle fait valoir, confirmant le refus de l’ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. “On a proposé des alternatives, elles ont refusé”.Mercredi, l’Union européenne a exigé la levée des “obstacles” à l’aide humanitaire.Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, a lui estimé que “de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza”, où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 10 octobre entre Israël et le Hamas.La question de l’aide et de son utilisation est extrêmement sensible depuis le début de la guerre, déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël du 7 octobre 2023. En 2024, Israël avait déjà interdit à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) d’opérer sur son sol, accusant certains de ses employés d’avoir participé à l’attaque du 7-Octobre. – “Alignement politique” de l’aide – Le patron de l’Unrwa, Philippe Lazzarini, a qualifié la réglementation israélienne de “dangereux précédent”, dénonçant un “mépris du droit international humanitaire” et une “multiplication des obstacles” à l’aide. Jeudi, un groupement de 17 organisations israéliennes marquées à gauche a lui jugé que la radiation des ONG “sape l’action humanitaire (…), met en danger le personnel et les communautés et compromet l’efficacité de la distribution de l’aide”. “Subordonner l’aide à un alignement politique (…) exiger la divulgation de données personnelles sensibles (…) constituent une violation du devoir de protection et exposent les travailleurs à la surveillance et aux atteintes” à leurs droits, ajoutent ces signataires d’un communiqué commun.Selon le Cogat, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles palestiniennes, 4.200 camions d’aide entrent en moyenne à Gaza chaque semaine, soit environ 600 par jour, conformément à l’accord de cessez-le-feu.Mais seuls 100 à 300 transportent de l’aide humanitaire, selon des ONG et les Nations unies. 

Un Français libéré après huit mois de détention au Togo

Steeve Rouyar, un Français arrêté en juin au Togo en marge d’une manifestation et accusé notamment d'”atteinte à la sûreté de l’Etat”, a été libéré sur “décision de la justice togolaise” et est arrivé en France jeudi matin, selon le Quai d’Orsay.La rumeur de sa libération courait sur le territoire guadeloupéen, dont est originaire Steeve Rouyar, depuis le début de la soirée du 31 décembre, avant qu’elle soit confirmée par le ministère français des Affaires étrangères jeudi.Une “décision de la justice togolaise” a permis cette libération, a précisé à l’AFP le Quai d’Orsay, sans faire de commentaire sur le fond de l’affaire, au motif qu’il s’agit “d’une affaire judiciaire individuelle”.”Je suis libéré. Je vous remercie vous tous pour votre soutien”, a écrit sur sa page Facebook Steeve Rouyar jeudi après-midi. Cet expert-comptable de 44 ans, père de deux enfants, originaire de Guadeloupe et installé au Togo depuis novembre 2024, avait été arrêté le 6 juin dans la capitale togolaise. Il est arrivé en France jeudi matin, selon le Quai d’Orsay.- Possible grâce présidentielle -Le parquet de Lomé avait affirmé que Steeve Rouyar faisait partie d’une cinquantaine de “manifestants” arrêtés ce jour-là, après une rare manifestation dans ce pays d’Afrique de l’Ouest tenu d’une main de fer par Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 20 ans. La jeunesse était descendue dans la rue pour protester contre l’arrestation de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et surtout la nouvelle constitution, qui permet au dirigeant togolais de se maintenir au pouvoir sans limite de mandats. Un total de 1.511 prisonniers ont été graciés mercredi, a annoncé le Conseil des ministres togolais dans un communiqué. C’est un acte courant en fin d’année de la part du président Gnassingbé.La liste des personnes graciées n’a pas encore été publiée.Selon une source ayant accès au dossier, sollicitée en septembre, Steeve Rouyar était poursuivi pour troubles à l’ordre public aggravés, faits qu’il avait reconnus devant un juge d’instruction, pour lesquels il risquait un à cinq ans d’emprisonnement. Mais aussi pour le chef d'”atteinte à la sûreté de l’Etat”, ce qu’il niait, puni de 20 à 30 ans d’emprisonnement.Le Français aurait notamment participé à la fabrication de tracts, avant d’être arrêté lors d’un rassemblement et détenu au Service central de recherche et d’investigation criminelle (Scric), avait affirmé la même source.Son frère assurait de son côté ne pas savoir “dans quelle mesure” Steeve Rouyar avait “pris part au mouvement”, même s'”il devait avoir une sensibilité pour ce qui se passait” au Togo.- Influenceurs panafricanistes -Car l’expert-comptable est aussi un militant engagé. D’abord en Guadeloupe, où il a démarré son activité il y a 20 ans, après avoir grandi en région parisienne. Il se présente aux législatives de 2017, 2022 et 2024, notamment sous la bannière du Nouveau Front populaire (gauche) et récolte chaque fois moins de 1% des voix.Les derniers mois avant son arrestation, il relayait notamment les messages d’influenceurs panafricanistes, pourfendeurs de l’ancienne puissance coloniale, avec laquelle le Togo continue d’entretenir des relations plutôt cordiales.La famille Rouyar affirmait mi-septembre que cet aîné d’une fratrie de cinq était venu au Togo pour ouvrir un nouveau cabinet d’expertise-comptable sur un marché africain porteur, avant de se heurter à des démarches administratives plus complexes que prévues.Avant même l’officialisation de la remise en liberté de Steeve Rouyar, les élus de Guadeloupe ont exprimé soulagement et satisfaction.”Cette libération est une victoire pour la justice et les droits humains. Elle démontre l’importance d’une mobilisation collective et d’une diplomatie active pour protéger nos citoyens à l’étranger”, a ainsi salué le président du conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus. “Je tiens à souligner la qualité des échanges qui ont été menés dans un esprit de dialogue et de respect mutuel, tant avec les autorités compétentes qu’avec l’ambassade du Togo, en France”, a déclaré le vice-président du Sénat, le Guadeloupéen Dominique Théophile.

Moscou accuse Kiev d’avoir tué plus de 20 personnes avec des drones pendant les fêtes du nouvel an

La Russie a accusé jeudi l’Ukraine d’avoir mené pendant la nuit du nouvel an une attaque de drones dans la région de Kherson ayant fait au moins 20 morts, tandis que Kiev a fait état de plus de 200 drones russes lancés contre ses infrastructures énergétiques.Ces nouvelles attaques, dès les premières heures de 2026, ont eu lieu alors que l’issue des pourparlers diplomatiques en cours pour mettre fin au conflit est toujours incertaine.Dans la partie de la région ukrainienne de Kherson contrôlée par l’armée russe, Moscou a affirmé que Kiev avait attaqué avec des drones un café et un hôtel dans le village de Khorly, situé au bord de la mer Noire, pendant les célébrations du nouvel an.Le gouverneur de la région de Kherson nommé par Moscou, Vladimir Saldo, a affirmé sur Telegram qu’au moins 24 personnes avaient été tuées et des “dizaines d’autres” blessées. Il a également publié des images où sont visibles plusieurs cadavres carbonisés et les ruines d’un bâtiment.Les autorités ukrainiennes n’ont pour l’heure pas réagi à ces accusations.- Nouvelles rencontres attendues -Pour sa part, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a accusé jeudi la Russie d’entamer la nouvelle année en poursuivant la guerre déclenchée en 2022 par son attaque à grande échelle de l’Ukraine.”La Russie entame délibérément la nouvelle année en poursuivant la guerre, en lançant plus de 200 drones” dans la nuit de nouvel an, a indiqué M. Zelensky sur les réseaux sociaux, ajoutant que les cibles étaient des infrastructures énergétiques.Plus tôt, dans ses voeux du nouvel an, le dirigeant ukrainien a estimé qu’un accord avec la Russie était “prêt à 90%”, prévenant néanmoins que les 10% restants allaient déterminer le “destin de la paix”.Son homologue russe Vladimir Poutine, lors de son allocution pour la nouvelle année, a lui exhorté ses compatriotes à croire en la “victoire”.Sur le front, les troupes du Kremlin, plus nombreuses, continuent d’attaquer et de grignoter du terrain, surtout dans la région de Donetsk (est), la priorité militaire de Moscou.L’envoyé spécial américain Steve Witkoff a annoncé mercredi avoir discuté avec de hauts responsables ukrainiens, dont le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, et des conseillers européens en matière de sécurité de la façon de relancer les efforts de paix en 2026, affirmant qu’un “travail important” restait à accomplir.Mardi, M. Zelensky avait annoncé qu’une réunion avec des dirigeants de pays alliés de Kiev était prévue la semaine prochaine en France et que ce sommet serait précédé d’une rencontre samedi, en Ukraine, avec des conseillers à la sécurité d’Etats alliés.- Crainte d’un blocage -En début de semaine, la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir lancé une attaque de drones contre une résidence de Vladimir Poutine, située entre Moscou et Saint-Pétersbourg, dans la nuit de dimanche à lundi. Kiev a qualifié cette accusation de “mensonge” et estimé qu’elle visait à servir de prétexte pour de nouvelles frappes contre Kiev et à saper les pourparlers diplomatiques.L’armée russe a affirmé jeudi sur Telegram avoir extrait des informations de vol d’un drone abattu lors de cette attaque présumée et qu’elle allait transmettre ces données à la partie américaine.Le Kremlin avait prévenu mardi que “les conséquences” de cette attaque se traduiraient par “un durcissement de la position de négociation” de la Russie. Alors que cette guerre, la plus sanglante en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, dure depuis bientôt presque quatre ans, les bombardements nocturnes se poursuivent sans relâche.Sur l’ensemble de 2025, la Russie a tiré 54.592 drones longue portée et 1.958 missiles lors de frappes nocturnes contre l’Ukraine, soit 56.550 munitions, selon une analyse des données ukrainiennes réalisée par l’AFP.Le mois le plus intense a été juillet avec 6.495 tirs, et le plus faible avril avec 2.601 tirs, drones et missiles confondus..Les forces russes ont lancé un total de 5.310 missiles et drones longue portée contre le pays en décembre, une baisse de 6% par rapport à novembre.Ces bombardements ciblent principalement les infrastructures gazières et électriques ukrainiennes. Comme les hivers précédents, des coupures de courant tournantes ont été mises en place dans toutes les régions du pays, y compris à Kiev, afin de pallier les pénuries d’électricité dues aux frappes. En représailles, Kiev mène des frappes contre des dépôts pétroliers et des raffineries russes pour tenter de tarir la rente des hydrocarbures qui finance l’effort de guerre du Kremlin.

Suisse: des dizaines de morts présumés dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana

La police craint que “plusieurs dizaines de personnes” aient péri dans un incendie qui a aussi fait une centaine de blessés durant la nuit du nouvel an dans un bar bondé de la luxueuse station de ski suisse de Crans-Montana.Vers 01H30 locales (00H30 GMT), “un incendie d’origine indéterminée s’est produit dans le bar Le Constellation à Crans-Montana”, fréquenté par de nombreux touristes, explique dans un communiqué publié jeudi matin la police du canton du Valais, dans le sud-ouest de la Suisse.”Plusieurs dizaines de personnes sont présumées décédées”, a ensuite annoncé lors d’une conférence de presse en milieu de matinée le chef de la police cantonale, Frédéric Gisler, faisant également état d’une centaine de blessés.”A l’heure où je vous parle, tous les blessés ont pu être pris en charge”, a-t-il ajouté, précisant que la plupart étaient grièvement atteints.Les autorités cantonales ont indiqué qu’une enquête était en cours pour déterminer les causes de l’incendie, mais disent exclure la piste de l’attentat. Le conseiller d’Etat du Valais en charge de la sécurité Stéphane Ganzer a précisé devant la presse qu’il y avait eu une déflagration, mais qu’elle avait été consécutive à l’embrasement des lieux.Sur des images filmées par un touriste américain, on peut voir de grandes flammes orange s’élever à l’intérieur du bar, et on entend des cris de terreur. Ce témoin a indiqué à l’AFP avoir vu les gens courir et crier. M. Ganzer a lui évoqué “une scène de chaos, une scène dramatique”.Des ambulances et véhicules de secours étaient toujours garés en fin de matinée devant le bar aux vitres brisées, selon un photographe de l’AFP. Le journal suisse Le Temps décrit “une odeur de brûlé encore dans l’air”.- “De la joie au deuil” -Le service des urgences du principal hôpital du Valais étant saturé, des blessés ont été transférés vers différents hôpitaux à travers la Suisse. Plus d’une douzaine de blessés ont été transportées vers l’hôpital universitaire de Zurich, dans le nord de la Suisse, selon l’agence de presse Keystone-ATS, tandis que d’autres ont été envoyées vers des hôpitaux de Lausanne et de Genève. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a quant à lui annoncé sur X que le centre Niguarda de Milan, spécialisé dans le traitement des grands brûlés, était “disponible”.La procureure générale du canton Béatrice Pilloud a déclaré que d’importants moyens étaient mobilisés “pour identifier les victimes et restituer leurs corps aux familles le plus rapidement possible”.”Les conséquences de ce drame vont se répercuter sur différents services et différentes entités durant plusieurs jours”, a poursuivi M. Ganzer, précisant que “plusieurs centaines de personnes” ont été ou allaient être “affectées aux secours, aux soins, aux investigations, à la gestion et à la coordination”.Guy Parmelin, qui vient tout juste de prendre ses fonctions de président de la Confédération suisse, a déploré sur X une “terrible tragédie”. “Ce qui devait être un moment de joie s’est mué, le 1er jour de l’An à Crans-Montana, en un deuil qui touche tout le pays et bien au-delà”.Le Constellation peut accueillir 300 personnes à l’intérieur et 40 en terrasse, selon le site internet de la station de Crans-Montana. Situé au rez-de-chaussée d’un immeuble, il dispose d’un sous-sol où sont organisées des soirées et événements, selon le quotidien suisse 24 Heures.Le ministère italien des Affaires étrangères a indiqué que, selon des informations de la police suisse, une quarantaine de personnes étaient décédées, mais les autorités du canton estiment qu’il est trop tôt pour fournir un bilan exact.Ils redoutent en revanche que des étrangers fassent partie des victimes, la renommée internationale de la station de Crans-Montana y attirant des touristes du monde entier.Au moins deux Français figurent parmi les blessés, a indiqué jeudi le ministère français des Affaires étrangères. “Ils ont été immédiatement pris en charge par les services de secours”, ajoute le ministère dans un communiqué, précisant rester en contact “avec les autorités suisses au cas où d’autres ressortissants seraient concernés”.De son côté, le président français Emmanuel Macron a fait part de sa “profonde émotion” après le drame, adressant à la Suisse “la pleine solidarité de la France”.Les autorités du Valais ne s’avancent pas dans l’immédiat sur les causes de l’incendie, mais des témoins cités par des médias suisses mettent en cause des engins pyrotechniques.Selon le témoignage, rapporté par 24 Heures, d’un jeune homme qui se trouvait à l’intérieur du bar, “des engins pyrotechniques installés sur des bouteilles commandées (par des clients) dans la boîte de nuit auraient déclenché un incendie du plafond”, lequel “se serait embrasé très rapidement”, déclenchant la panique.Deux Françaises interrogées par BFMTV ont indiqué que des bougies d’anniversaire placées sur des bouteilles de champagne avaient provoqué l’embrasement du plafond de l’établissement.Un habitant de Crans-Montana a raconté à 24 Heures avoir “entendu des hélicoptères toute la nuit”. “Avec les feux d’artifice, on n’a d’abord pas compris de quoi il s’agissait. Et puis on a vu la fumée”.Les gens à la recherche de proches sont dirigés vers un centre des congrès où un dispositif d’accueil et d’information a été mis en place. Mon fils “est introuvable”, se lamente une mère en larmes, citée par 24 Heures, “personne ne sait où il est”.