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Le capitaine du cargo arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Le capitaine du porte-conteneurs qui a percuté un pétrolier lundi en mer du Nord a été arrêté par la police britannique, dans l’enquête sur cette collision qui a provoqué un gigantesque incendie et fait un disparu, un membre d’équipage du porte-conteneurs présumé mort.L’enquête pour comprendre ce qui a conduit le cargo à entrer en collision avec le pétrolier transportant du carburant pour avion a déjà débuté mardi, sur fond de craintes pour la faune et la flore marine de la région. Les garde-côtes britanniques, qui ont dirigé l’opération, ont secouru 36 personnes lundi, y compris les 23 membres d’équipage du pétrolier Stena Immaculate battant pavillon américain, et affrété par l’armée américaine.Mais un membre disparu de l’équipage du navire de transport Solong est “probablement décédé”, a déclaré au parlement Mike Kane, le secrétaire d’Etat britannique aux transports.La police du Humberside en Angleterre a déclaré avoir arrêté un homme de 59 ans, soupçonné d’homicide involontaire par négligence grave, en relation avec la collision. Ernst Russ, le propriétaire allemand du cargo, a ensuite publié un communiqué indiquant qu’il “peut confirmer que le capitaine du porte-conteneurs Solong a été arrêté”.”Le capitaine et tout notre équipage participent activement à l’enquête”, a ajouté le groupe.Le secrétaire d’Etat Mike Kane, a déclaré à la mi-journée que l’incendie sur le pétrolier “semblait être éteint”. Selon l’opérateur américain du pétrolier, Crowley, l’incendie a nettement diminué en intensité, sans flammes visibles.Les garde-côtes britanniques, qui ont déployé de nombreux navires dans le cadre des opérations de secours, ont eux indiqué que le “Solong est toujours en feu et l’incendie à bord du Stena Immaculate a fortement diminué”. Les garde-côtes surveillent de près le Solong, qui s’est détaché du pétrolier pendant la nuit et dérivait vers le sud, accompagné de quatre remorqueurs, dont un qui avait une ligne attachée au navire en difficulté.- de la fumée et un trou béant -La secrétaire aux transports Heidi Alexander s’est dire “ravie” que “les premières indications suggèrent que les deux navires devraient désormais rester à flot.”Des photos de l’AFP prises lors d’un survol en hélicoptère, montrent de la fumée s’échappant du Solong, tandis qu’un trou béant est visible sur le flanc du pétrolier, dont l’un des réservoirs contenant du kérosène a été brisé.”En l’état actuel des choses, aucun signe de pollution venant des navires n’est observé pour l’instant”, a aussi déclaré Mike Kane devant le Parlement.Les premières analyses montrent que l’impact a été limités en raison de l’exposition au feu et de l’évaporation du carburant Jet A1, selon Crowley.En outre, les agences britanniques surveillent de près la qualité de l’air et tout impact éventuel sur la santé publique à terre. Ces deux mesures “sont actuellement faibles ou dans la norme”, a indiqué l’opérateur américain dans un communiqué.Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a écarté mardi la piste criminelle, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, “aucune raison de penser” qu’il s’agissait d’un acte de cette nature.Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.L’accident s’est produit vers 09h48 GMT lundi lorsque le cargo battant pavillon portugais a percuté le pétrolier.Selon les données recueillies par le site VesselFinder, la collision a déplacé le pétrolier de “plus de 400 mètres”.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il transportait 220.000 barils de kérosène.L’opérateur Crowley a déclaré que l’accident avait “rompu” le réservoir “contenant du carburant pour avions A1” et déclenché un incendie, avec du carburant “signalé comme ayant fui”.Les propriétaires allemands du Solong ont déclaré de leur côté mardi que le porte-conteneurs ne transportait pas de cyanure de sodium, contrairement à ce qui avait été rapporté la veille.Selon Mike Kane, “aucun signe de pollution provenant des navires n’est observé pour le moment”, mais il a ajouté que la situation était sous surveillance.La société néerlandaise de services maritimes Boskalis a déclaré à l’agence de presse ANP des Pays-Bas qu’elle avait été chargée de récupérer le Stena Immaculate et de mesurer l’atmosphère autour du navire à la recherche de potentiels fumées toxiques.Le secrétaire d’État britannique au Logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête.”Nous sommes évidemment très conscients de l’impact potentiel sur l’environnement”, a-t-il déclaré, mais il a ajouté que les garde-côtes étaient bien équipés pour faire face à tout déversement de pétrole.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.”La bonne nouvelle est que ce n’est pas comme une marée noire de pétrole brut”, a expliqué quant à lui Ivor Vince, fondateur du groupe de conseil en risques environnementaux ASK Consultants, à l’AFP. “La plupart s’évaporera assez rapidement et ce qui ne s’évaporera pas sera dégradé par des micro-organismes assez rapidement”, a-t-il assuré.bur-alm-adm-cla/mg/liu

Le capitaine du cargo arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Le capitaine du porte-conteneurs qui a percuté un pétrolier lundi en mer du Nord a été arrêté par la police britannique, dans l’enquête sur cette collision qui a provoqué un gigantesque incendie et fait un disparu, un membre d’équipage du porte-conteneurs présumé mort.L’enquête pour comprendre ce qui a conduit le cargo à entrer en collision …

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Le capitaine du cargo arrêté pour homicide involontaire après la collision en mer du Nord

Le capitaine du porte-conteneurs qui a percuté un pétrolier lundi en mer du Nord a été arrêté par la police britannique, dans l’enquête sur cette collision qui a provoqué un gigantesque incendie et fait un disparu, un membre d’équipage du porte-conteneurs présumé mort.L’enquête pour comprendre ce qui a conduit le cargo à entrer en collision avec le pétrolier transportant du carburant pour avion a déjà débuté mardi, sur fond de craintes pour la faune et la flore marine de la région. Les garde-côtes britanniques, qui ont dirigé l’opération, ont secouru 36 personnes lundi, y compris les 23 membres d’équipage du pétrolier Stena Immaculate battant pavillon américain, et affrété par l’armée américaine.Mais un membre disparu de l’équipage du navire de transport Solong est “probablement décédé”, a déclaré au parlement Mike Kane, le secrétaire d’Etat britannique aux transports.La police du Humberside en Angleterre a déclaré avoir arrêté un homme de 59 ans, soupçonné d’homicide involontaire par négligence grave, en relation avec la collision. Ernst Russ, le propriétaire allemand du cargo, a ensuite publié un communiqué indiquant qu’il “peut confirmer que le capitaine du porte-conteneurs Solong a été arrêté”.”Le capitaine et tout notre équipage participent activement à l’enquête”, a ajouté le groupe.Le secrétaire d’Etat Mike Kane, a déclaré à la mi-journée que l’incendie sur le pétrolier “semblait être éteint”. Selon l’opérateur américain du pétrolier, Crowley, l’incendie a nettement diminué en intensité, sans flammes visibles.Les garde-côtes britanniques, qui ont déployé de nombreux navires dans le cadre des opérations de secours, ont eux indiqué que le “Solong est toujours en feu et l’incendie à bord du Stena Immaculate a fortement diminué”. Les garde-côtes surveillent de près le Solong, qui s’est détaché du pétrolier pendant la nuit et dérivait vers le sud, accompagné de quatre remorqueurs, dont un qui avait une ligne attachée au navire en difficulté.- de la fumée et un trou béant -La secrétaire aux transports Heidi Alexander s’est dire “ravie” que “les premières indications suggèrent que les deux navires devraient désormais rester à flot.”Des photos de l’AFP prises lors d’un survol en hélicoptère, montrent de la fumée s’échappant du Solong, tandis qu’un trou béant est visible sur le flanc du pétrolier, dont l’un des réservoirs contenant du kérosène a été brisé.”En l’état actuel des choses, aucun signe de pollution venant des navires n’est observé pour l’instant”, a aussi déclaré Mike Kane devant le Parlement.Les premières analyses montrent que l’impact a été limités en raison de l’exposition au feu et de l’évaporation du carburant Jet A1, selon Crowley.En outre, les agences britanniques surveillent de près la qualité de l’air et tout impact éventuel sur la santé publique à terre. Ces deux mesures “sont actuellement faibles ou dans la norme”, a indiqué l’opérateur américain dans un communiqué.Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a écarté mardi la piste criminelle, estimant qu’il n’y avait, à ce stade, “aucune raison de penser” qu’il s’agissait d’un acte de cette nature.Le Solong “a surgi de nulle part”, a raconté à la BBC un membre d’équipage du pétrolier, qui bat pavillon américain.L’accident s’est produit vers 09h48 GMT lundi lorsque le cargo battant pavillon portugais a percuté le pétrolier.Selon les données recueillies par le site VesselFinder, la collision a déplacé le pétrolier de “plus de 400 mètres”.Le Stena Immaculate, appartenant à la société suédoise Stena Bulk, mesure 183 mètres de longueur et 32 mètres de largeur. Il transportait 220.000 barils de kérosène.L’opérateur Crowley a déclaré que l’accident avait “rompu” le réservoir “contenant du carburant pour avions A1” et déclenché un incendie, avec du carburant “signalé comme ayant fui”.Les propriétaires allemands du Solong ont déclaré de leur côté mardi que le porte-conteneurs ne transportait pas de cyanure de sodium, contrairement à ce qui avait été rapporté la veille.Selon Mike Kane, “aucun signe de pollution provenant des navires n’est observé pour le moment”, mais il a ajouté que la situation était sous surveillance.La société néerlandaise de services maritimes Boskalis a déclaré à l’agence de presse ANP des Pays-Bas qu’elle avait été chargée de récupérer le Stena Immaculate et de mesurer l’atmosphère autour du navire à la recherche de potentiels fumées toxiques.Le secrétaire d’État britannique au Logement Matthew Pennycook a indiqué mardi à Times Radio que les autorités américaines et portugaises étaient en charge de l’enquête.”Nous sommes évidemment très conscients de l’impact potentiel sur l’environnement”, a-t-il déclaré, mais il a ajouté que les garde-côtes étaient bien équipés pour faire face à tout déversement de pétrole.”Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines”, a déclaré Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter.”La bonne nouvelle est que ce n’est pas comme une marée noire de pétrole brut”, a expliqué quant à lui Ivor Vince, fondateur du groupe de conseil en risques environnementaux ASK Consultants, à l’AFP. “La plupart s’évaporera assez rapidement et ce qui ne s’évaporera pas sera dégradé par des micro-organismes assez rapidement”, a-t-il assuré.bur-alm-adm-cla/mg/liu

Trump malmène le Canada en pleine guerre commerciale

Donald Trump a une nouvelle fois déconcerté les marchés mardi à coups d’annonces contradictoires sur le Canada, sa cible commerciale et diplomatique privilégiée, à la veille de l’entrée en vigueur de droits de douane généralisés sur les importations d’acier et d’aluminium.Le président américain a souhaité, à sa manière, la bienvenue au futur Premier ministre canadien Mark Carney, sur le point de prendre les rênes du pays, en martelant son souhait de faire du voisin du nord un Etat américain.Mardi, il a soufflé le chaud et le froid en menaçant de doubler, à 50%, les droits de douane prévus sur l’acier et l’aluminium canadiens, puis en y renonçant quelques heures plus tard.Une volte-face due au retrait par la province canadienne de l’Ontario de sa surtaxe sur les exportations d’électricité vers trois Etats américains.Le Canada a continué de faire bloc contre le président américain, qui a estimé que la “seule chose sensée” à faire pour son voisin était de devenir le “51e Etat américain”, ce qui mettrait fin de facto à la guerre commerciale. Le républicain de 78 ans a qualifié d'”artificielle” la frontière séparant les deux pays.Le futur chef du gouvernement canadien Mark Carney a assuré que la riposte de son pays aurait “un impact maximal sur les Etats-Unis et un impact minimum sur le Canada”.”Nous maintiendrons nos droits de douane jusqu’à ce que les Américains nous montrent du respect”, a-t-il déclaré sur X.La température a finalement baissé dans l’après-midi, après un échange téléphonique entre Doug Ford, qui dirige l’Ontario, la province canadienne la plus peuplée, et le ministre américain du Commerce Howard Lutnick. Les deux hommes devraient se rencontrer jeudi à Washington.Mais le Canada, comme les autres pays, se verra bien appliquer à partir de mercredi 04H01 GMT des droits de douane de 25% sur son acier et son aluminium exportés aux Etats-Unis, qui les utilisent pour l’automobile, l’aviation ou des produits de base comme les conserves.Selon le cabinet EY-Parthenon, 50% de l’aluminium et 20% de l’acier importés aux Etats-Unis proviennent de son voisin du nord.- “Pas à vendre” -Selon M. Ford, qui a jugé que “le Canada n’était pas à vendre”, la seule solution est d’abandonner la guerre commerciale lancée par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. “Cela renforcera nos deux pays. Nous sommes votre plus important client, nous achetons plus de produits américains que n’importe quel autre pays dans le monde”, a-t-il plaidé.Depuis son investiture le 20 janvier, Donald Trump a multiplié les annonces fracassantes et les revirements tout aussi spectaculaires en matière de droits de douane, ce qui fait tanguer la finance et l’économie mondiale.Le Canada est peu à peu apparu comme la cible privilégiée de la rhétorique commerciale agressive et des visées expansionnistes du président américain, qui convoite également le Groenland ainsi que le canal de Panama.L’ancien promoteur immobilier n’a de cesse de clamer son “amour” pour les droits de douane qui, selon lui, doivent permettre à la fois de rapatrier des usines aux Etats-Unis et de réduire le déficit, quitte à causer des “perturbations” financières passagères.Cet “âge d’or” protectionniste vanté par le milliardaire convainc de moins en moins les investisseurs, qui spéculent désormais sur une récession aux Etats-Unis, chose impensable il y a quelques semaines à peine.Un risque que Donald Trump a balayé mardi, assurant que l’économie américaine n’entrera pas en récession, ajoutant qu’il n’était “pas inquiet” face à la chute des indices boursiers depuis un peu plus d’une semaine.La Bourse de New York a terminé en baisse modérée mardi, au lendemain d’une forte chute, les investisseurs naviguant à vue au gré des déclarations changeantes, menaces et concessions, sur les droits de douane.Signe supplémentaire de la nervosité des marchés, le dollar était en fort recul mardi, perdant jusqu’à 1% par rapport à l’euro, signe de craintes autour de l’impact économique des décisions de Donald Trump, en particulier sa guerre commerciale.

Portugal: le gouvernement de centre-droit tombe après le refus des députés de lui accorder la confiance

Empêtré dans une polémique sur un possible conflit d’intérêts, le Premier ministre portugais de droite modérée Luis Montenegro est démissionnaire après le refus des députés mardi de lui accorder la confiance, un vote qui pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées.Le gouvernement a “tout tenté jusqu’à la dernière minute pour éviter des élections anticipées”, a déclaré M. Montenegro à la sortie du Parlement.Mardi soir, après plus de 3h30 de débats houleux, la séance avait été suspendue pour une heure au Parlement, le temps pour le PSD (parti social-démocrate, centre-droit) du Premier ministre et le Parti socialiste de tenter des négociations de la dernière chance.Mais l’interruption n’a pas permis d’aplanir le différend entre les deux formations, et les socialistes, comme ils l’avaient annoncé, ont voté contre la confiance au gouvernement, au côté notamment de la formation d’extrême droite Chega.En jeu: la participation éventuelle de Luis Montenegro à une commission d’enquête parlementaire formellement demandée lundi par les socialistes.Le PSD s’était engagé pendant le débat à ce qu’il y prenne part, réclamant en retour qu’elle ne dure que 15 jours, puis jusqu’à fin mai — ce qu’a refusé fermement le leader du Parti socialiste Pedro Nuno Santos, fustigeant des “arrangements” et estimant que ce n’était pas au gouvernement d’en fixer les règles.”Le PS est resté intransigeant dans sa proposition de prolonger la durée de la commission d’enquête, souhaitant ainsi que la dégradation politique (…) dure le plus longtemps possible”, a regretté M. Montenegro qui se défend d’avoir commis des irrégularités.Au cÅ“ur de la polémique: une entreprise de prestation de services détenue par sa femme et ses enfants ayant des contrats avec plusieurs sociétés privées, parmi lesquelles un groupe dont l’activité est soumise à des concessions accordées par l’État.- “Approfondir mes réponses” -Luis Montenegro a déjà annoncé que cette entreprise serait désormais strictement détenue par ses enfants. Mais l’opposition continue d’insister pour qu’il apporte davantage d’explications.”Il est normal de continuer d’avoir des doutes”, a insisté le leader du PS, sommant M. Montenegro de s’expliquer dans le cadre de la “commission d’enquête parlementaire” que son parti a proposée.”Je suis prêt à approfondir mes réponses”, a affirmé pour sa part le chef du gouvernement.”Je sais que les Portugais ne veulent pas d’élections”, a-t-il reconnu, “mais je sais aussi qu’ils ne me pardonneront pas si nous entraînons le pays vers le bas”, s’est justifié M. Montenegro pour qui le vote de confiance était nécessaire “dans un souci de vérité et de transparence”.Le rejet de la confiance par le Parlement, où le gouvernement ne disposait pas de la majorité absolue, pourrait ouvrir la voie à des élections législatives anticipées, les troisièmes depuis début 2022.Il revient au président, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, de décider de dissoudre ou non le Parlement.Le chef de l’Etat doit recevoir les partis représentés au Parlement mercredi en commençant par le PSD, puis l’opposition socialiste. Jeudi, il a convoqué le conseil d’État, un organe consultatif composé des plus hautes personnalités de l’Etat.Il se prononcera ensuite sur l’issue qu’il souhaite donner à la crise.Si elles sont convoquées, des élections législatives anticipées pourraient se tenir le 11 ou le 18 mai, a déjà indiqué M. Rebelo de Sousa.Arrivé au pouvoir il y a à peine un an,M. Montenegro, qui a déjà surmonté deux motions de censure, a fait savoir qu’il serait candidat à sa succession en cas d’élections anticipées.

Portugal: le gouvernement de centre-droit tombe après le refus des députés de lui accorder la confiance

Empêtré dans une polémique sur un possible conflit d’intérêts, le Premier ministre portugais de droite modérée Luis Montenegro est démissionnaire après le refus des députés mardi de lui accorder la confiance, un vote qui pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées.Le gouvernement a “tout tenté jusqu’à la dernière minute pour éviter des élections anticipées”, a déclaré M. Montenegro à la sortie du Parlement.Mardi soir, après plus de 3h30 de débats houleux, la séance avait été suspendue pour une heure au Parlement, le temps pour le PSD (parti social-démocrate, centre-droit) du Premier ministre et le Parti socialiste de tenter des négociations de la dernière chance.Mais l’interruption n’a pas permis d’aplanir le différend entre les deux formations, et les socialistes, comme ils l’avaient annoncé, ont voté contre la confiance au gouvernement, au côté notamment de la formation d’extrême droite Chega.En jeu: la participation éventuelle de Luis Montenegro à une commission d’enquête parlementaire formellement demandée lundi par les socialistes.Le PSD s’était engagé pendant le débat à ce qu’il y prenne part, réclamant en retour qu’elle ne dure que 15 jours, puis jusqu’à fin mai — ce qu’a refusé fermement le leader du Parti socialiste Pedro Nuno Santos, fustigeant des “arrangements” et estimant que ce n’était pas au gouvernement d’en fixer les règles.”Le PS est resté intransigeant dans sa proposition de prolonger la durée de la commission d’enquête, souhaitant ainsi que la dégradation politique (…) dure le plus longtemps possible”, a regretté M. Montenegro qui se défend d’avoir commis des irrégularités.Au cÅ“ur de la polémique: une entreprise de prestation de services détenue par sa femme et ses enfants ayant des contrats avec plusieurs sociétés privées, parmi lesquelles un groupe dont l’activité est soumise à des concessions accordées par l’État.- “Approfondir mes réponses” -Luis Montenegro a déjà annoncé que cette entreprise serait désormais strictement détenue par ses enfants. Mais l’opposition continue d’insister pour qu’il apporte davantage d’explications.”Il est normal de continuer d’avoir des doutes”, a insisté le leader du PS, sommant M. Montenegro de s’expliquer dans le cadre de la “commission d’enquête parlementaire” que son parti a proposée.”Je suis prêt à approfondir mes réponses”, a affirmé pour sa part le chef du gouvernement.”Je sais que les Portugais ne veulent pas d’élections”, a-t-il reconnu, “mais je sais aussi qu’ils ne me pardonneront pas si nous entraînons le pays vers le bas”, s’est justifié M. Montenegro pour qui le vote de confiance était nécessaire “dans un souci de vérité et de transparence”.Le rejet de la confiance par le Parlement, où le gouvernement ne disposait pas de la majorité absolue, pourrait ouvrir la voie à des élections législatives anticipées, les troisièmes depuis début 2022.Il revient au président, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, de décider de dissoudre ou non le Parlement.Le chef de l’Etat doit recevoir les partis représentés au Parlement mercredi en commençant par le PSD, puis l’opposition socialiste. Jeudi, il a convoqué le conseil d’État, un organe consultatif composé des plus hautes personnalités de l’Etat.Il se prononcera ensuite sur l’issue qu’il souhaite donner à la crise.Si elles sont convoquées, des élections législatives anticipées pourraient se tenir le 11 ou le 18 mai, a déjà indiqué M. Rebelo de Sousa.Arrivé au pouvoir il y a à peine un an,M. Montenegro, qui a déjà surmonté deux motions de censure, a fait savoir qu’il serait candidat à sa succession en cas d’élections anticipées.

Portugal: le gouvernement de centre-droit tombe après le refus des députés de lui accorder la confiance

Empêtré dans une polémique sur un possible conflit d’intérêts, le Premier ministre portugais de droite modérée Luis Montenegro est démissionnaire après le refus des députés mardi de lui accorder la confiance, un vote qui pourrait ouvrir la voie à des élections anticipées.Le gouvernement a “tout tenté jusqu’à la dernière minute pour éviter des élections anticipées”, …

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