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Suspendue à Trump, l’Otan lui déroule le tapis rouge

Tout a été fait pour ne pas contrarier Donald Trump qui participe au sommet de l’Otan à La Haye mercredi. Mais jouera-t-il le jeu? Suspendus aux réactions de l’imprévisible président américain, les pays de l’Alliance atlantique doivent confirmer une augmentation inédite de leurs dépenses militaires à cette occasion.Rarement les retrouvailles annuelles des 32 membres de l’Otan se seront tenues au carrefour de tant de conflits: guerre en Ukraine, à Gaza, et fragile cessez-le-feu entre l’Iran et Israël.Trois jours après le bombardement américain des sites nucléaires iraniens, Donald Trump a atterri mardi soir à La Haye, casquette USA blanche vissée sur le crâne.Le président américain a rejoint un dîner de gala, à l’invitation du roi des Pays-Bas, puis participera mercredi matin à une séance de travail entre chefs d’Etat et de gouvernement, condensée en moins de trois heures.Afin d’éviter les déconvenues, ce court sommet se résume à un message simple, attendu dans une déclaration finale de quelques paragraphes seulement. Aiguillonnés par Donald Trump, les membres de l’Otan vont s’engager à augmenter drastiquement leurs dépenses en matière de défense, pour atteindre au moins 5% de leur PIB à l’horizon 2035 – 3,5% de dépenses militaires stricto sensu, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens large.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur la menace de la Russie, capable selon lui de “réussir une attaque” contre un pays de l’Alliance dans les cinq ans à venir.Le Kremlin dénonce pour sa part la “militarisation effrénée” de l’Otan.- “Ce sera votre victoire” -Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui a adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a lancé le patron de l’Otan.Après le sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, a encore écrit Mark Rutte à Trump, qui critique si souvent les “mauvais payeurs” européens.”L’Europe de la défense s’est enfin réveillée”, a aussi affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Suffisant pour éviter un coup de semonce du président américain ?”Trump voudra-t-il un clash ? C’est une inconnue totale”, reconnaît Camille Grand, ancien responsable de l’Otan et expert de questions de défense.A bord d’Air Force One, en direction de La Haye, Donald Trump a de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Alliance.L’article 5 du traité de l’Otan peut “se définir de plusieurs façons”, a-t-il lâché à des journalistes, à propos de la pierre angulaire de l’Alliance. Cet article pose le principe de défense mutuelle: si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Mardi soir, Mark Rutte s’est voulu rassurant: “je n’ai pas de doute sur l’engagement” des Américains au sein de l’Otan.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la “probable” rencontre de Donald Trump avec le président ukrainien va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du locataire de la Maison Blanche et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.En quittant la Maison Blanche mardi, Donald Trump s’est en outre montré très en colère après la rupture du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël.Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, espère néanmoins que la situation au Moyen-Orient ne chamboulera pas complètement la chorégraphie du sommet qu’il a déjà qualifié d'”historique”, grâce aux investissements promis en matière de défense.En dépit des critiques de l’Espagne qui juge “déraisonnable” cette hausse des dépenses militaires.

Suspendue à Trump, l’Otan lui déroule le tapis rouge

Tout a été fait pour ne pas contrarier Donald Trump qui participe au sommet de l’Otan à La Haye mercredi. Mais jouera-t-il le jeu? Suspendus aux réactions de l’imprévisible président américain, les pays de l’Alliance atlantique doivent confirmer une augmentation inédite de leurs dépenses militaires à cette occasion.Rarement les retrouvailles annuelles des 32 membres de l’Otan se seront tenues au carrefour de tant de conflits: guerre en Ukraine, à Gaza, et fragile cessez-le-feu entre l’Iran et Israël.Trois jours après le bombardement américain des sites nucléaires iraniens, Donald Trump a atterri mardi soir à La Haye, casquette USA blanche vissée sur le crâne.Le président américain a rejoint un dîner de gala, à l’invitation du roi des Pays-Bas, puis participera mercredi matin à une séance de travail entre chefs d’Etat et de gouvernement, condensée en moins de trois heures.Afin d’éviter les déconvenues, ce court sommet se résume à un message simple, attendu dans une déclaration finale de quelques paragraphes seulement. Aiguillonnés par Donald Trump, les membres de l’Otan vont s’engager à augmenter drastiquement leurs dépenses en matière de défense, pour atteindre au moins 5% de leur PIB à l’horizon 2035 – 3,5% de dépenses militaires stricto sensu, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens large.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte ne cesse de tirer la sonnette d’alarme sur la menace de la Russie, capable selon lui de “réussir une attaque” contre un pays de l’Alliance dans les cinq ans à venir.Le Kremlin dénonce pour sa part la “militarisation effrénée” de l’Otan.- “Ce sera votre victoire” -Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui a adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a lancé le patron de l’Otan.Après le sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, a encore écrit Mark Rutte à Trump, qui critique si souvent les “mauvais payeurs” européens.”L’Europe de la défense s’est enfin réveillée”, a aussi affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Suffisant pour éviter un coup de semonce du président américain ?”Trump voudra-t-il un clash ? C’est une inconnue totale”, reconnaît Camille Grand, ancien responsable de l’Otan et expert de questions de défense.A bord d’Air Force One, en direction de La Haye, Donald Trump a de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Alliance.L’article 5 du traité de l’Otan peut “se définir de plusieurs façons”, a-t-il lâché à des journalistes, à propos de la pierre angulaire de l’Alliance. Cet article pose le principe de défense mutuelle: si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Mardi soir, Mark Rutte s’est voulu rassurant: “je n’ai pas de doute sur l’engagement” des Américains au sein de l’Otan.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la “probable” rencontre de Donald Trump avec le président ukrainien va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du locataire de la Maison Blanche et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.En quittant la Maison Blanche mardi, Donald Trump s’est en outre montré très en colère après la rupture du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël.Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, espère néanmoins que la situation au Moyen-Orient ne chamboulera pas complètement la chorégraphie du sommet qu’il a déjà qualifié d'”historique”, grâce aux investissements promis en matière de défense.En dépit des critiques de l’Espagne qui juge “déraisonnable” cette hausse des dépenses militaires.

Trêve entre l’Iran et Israël, doutes sur l’efficacité des frappes américaines

Une fragile trêve entre l’Iran et Israël est en vigueur mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu saluant une “victoire historique” contre Téhéran et son programme nucléaire, même si un document confidentiel américain publié par des médias a semé le doute sur l’efficacité des frappes des Etats-Unis contre les installations atomiques iraniennes.L’Iran, dont trois sites nucléaires clés ont été bombardés dimanche par les Etats-Unis, a lui aussi crié “victoire” et réaffirmé ses “droits légitimes” à poursuivre son programme atomique à usage civil, se disant prêt à reprendre langue avec Washington. “Nous avons obtenu une victoire historique”, s’est félicité M. Netanyahu dans une adresse à la Nation, quelques heures après la mise en oeuvre du cessez-le-feu, imposé par le président américain Donald Trump.”Nous avons anéanti le projet nucléaire iranien. Et si quelqu’un en Iran essaie de (le) reconstruire, nous agirons avec la même détermination, avec la même intensité, pour faire échouer toute tentative”, a-t-il promis, répétant que “l’Iran n’aura jamais l’arme atomique”.Mais selon un rapport préliminaire confidentiel du renseignement américain, dont le contenu a été décrit par des sources proches du dossier à des médias, les bombardements par les Etats-Unis des installations de Fordo, Natanz et Ispahan dans la nuit de samedi à dimanche n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.Les frappes auraient plutôt scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme nucléaire iranien de seulement quelques mois, sans le détruire complètement, selon ces informations.La porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a confirmé l’authenticité du rapport mais déclaré qu’il était “tout à fait erroné et classé +top secret+ et pourtant divulgué”.Cette fuite “est une tentative évidente de rabaisser le président Trump et de discréditer les courageux pilotes qui ont parfaitement exécuté leur mission pour détruire le programme nucléaire iranien”, a-t-elle écrit sur X.Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a maintenu mardi soir que les sites nucléaires iraniens sont “complètement détruits”.Après les frappes, l chef d’état-major américain, le général Dan Caine, s’était montré plus prudent en déclarant qu’elles avaient causé “des dommages et des destructions extrêmement graves” aux installations visées.- “La partie n’est pas terminée” -L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts infligés aux sites iraniens, auxquels il a réclamé un accès. Des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites touchés et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’AIEA a dit n’avoir décelé jusqu’à présent aucun indice d’un “programme systématique” de fabrication d’une bombe atomique dans le pays.Le gouvernement iranien a annoncé mardi avoir “pris les mesures nécessaires” pour assurer la poursuite de son programme nucléaire, dont il assure qu’il est strictement civil.Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a affirmé que son pays possédait toujours des stocks d’uranium enrichi et que “la partie n’est pas terminée”.En Israël, l’armée a levé mardi soir les restrictions imposées à sa population pendant le conflit, mais a prévenu, par la voix du chef d’état-major, que “la campagne contre l’Iran n’était pas terminée” et que s’ouvrait un “nouveau chapitre”. Le lieutenant-général Eyal Zamir a dit par ailleurs que son armée allait se reconcentrer sur la bande de Gaza, où elle combat depuis octobre 2023 le Hamas palestinien. Téhéran s’est vanté de son côté d’avoir forcé son ennemi juré israélien à “cesser unilatéralement” la guerre.Son président Massoud Pezeshkian a annoncé en soirée “la fin de la guerre (…) imposée” par Israël et s’est engagé au respect du cessez-le-feu à condition que son adversaire en fasse de même.Israël avait attaqué l’Iran par les airs le 13 juin, accusant une nouvelle fois Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique. La République islamique, qui a toujours défendu son droit au nucléaire civil, a riposté pendant 12 jours en multipliant les tirs de missiles et de drones sur Israël.- “Tout le monde est fatigué” -L’Iran est “prêt à résoudre les différends (…) à la table des négociations” avec les Etats-Unis, a promis mardi le président Pezeshkian, répétant que si son pays ne cherche pas à acquérir la bombe atomique, il fera toujours “valoir ses droits légitimes” à disposer d’un programme nucléaire civil.En Israël, Tammy Shel, une habitante de Tel-Aviv, a dit mettre tous ses espoirs dans un cessez-le-feu. “Je l’espère vraiment. Tout le monde est fatigué. Nous voulons juste avoir l’esprit en paix. Pour nous, pour les Iraniens, pour les Palestiniens, pour tout le monde dans la région”, a-t-elle confié à l’AFP. A partir du 13 juin, Israël a bombardé des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens, tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire. Selon un bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, la guerre a fait au moins 610 morts et plus de 4.700 blessé dans le pays.Côté israélien, les tirs de riposte de l’Iran ont fait 28 morts, selon les autorités.  Donald Trump avait appelé lundi soir les deux belligérants à pays à “avancer vers la paix”, après des tirs iraniens sur la base militaire américaine d’Al-Udeid au Qatar, la plus importante du Moyen-Orient, en représailles aux raids américains sur les trois sites nucléaires iraniens.Il a “remercié l’Iran” d’avoir “prévenu” les Etats-Unis “à temps, ce qui a permis de ne pas perdre de vies et de ne blesser personne”.burs-nr-roc/phs

Trêve entre l’Iran et Israël, doutes sur l’efficacité des frappes américaines

Une fragile trêve entre l’Iran et Israël est en vigueur mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu saluant une “victoire historique” contre Téhéran et son programme nucléaire, même si un document confidentiel américain publié par des médias a semé le doute sur l’efficacité des frappes des Etats-Unis contre les installations atomiques iraniennes.L’Iran, dont trois sites nucléaires clés ont été bombardés dimanche par les Etats-Unis, a lui aussi crié “victoire” et réaffirmé ses “droits légitimes” à poursuivre son programme atomique à usage civil, se disant prêt à reprendre langue avec Washington. “Nous avons obtenu une victoire historique”, s’est félicité M. Netanyahu dans une adresse à la Nation, quelques heures après la mise en oeuvre du cessez-le-feu, imposé par le président américain Donald Trump.”Nous avons anéanti le projet nucléaire iranien. Et si quelqu’un en Iran essaie de (le) reconstruire, nous agirons avec la même détermination, avec la même intensité, pour faire échouer toute tentative”, a-t-il promis, répétant que “l’Iran n’aura jamais l’arme atomique”.Mais selon un rapport préliminaire confidentiel du renseignement américain, dont le contenu a été décrit par des sources proches du dossier à des médias, les bombardements par les Etats-Unis des installations de Fordo, Natanz et Ispahan dans la nuit de samedi à dimanche n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.Les frappes auraient plutôt scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme nucléaire iranien de seulement quelques mois, sans le détruire complètement, selon ces informations.La porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt a confirmé l’authenticité du rapport mais déclaré qu’il était “tout à fait erroné et classé +top secret+ et pourtant divulgué”.Cette fuite “est une tentative évidente de rabaisser le président Trump et de discréditer les courageux pilotes qui ont parfaitement exécuté leur mission pour détruire le programme nucléaire iranien”, a-t-elle écrit sur X.Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a maintenu mardi soir que les sites nucléaires iraniens sont “complètement détruits”.Après les frappes, l chef d’état-major américain, le général Dan Caine, s’était montré plus prudent en déclarant qu’elles avaient causé “des dommages et des destructions extrêmement graves” aux installations visées.- “La partie n’est pas terminée” -L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts infligés aux sites iraniens, auxquels il a réclamé un accès. Des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites touchés et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’AIEA a dit n’avoir décelé jusqu’à présent aucun indice d’un “programme systématique” de fabrication d’une bombe atomique dans le pays.Le gouvernement iranien a annoncé mardi avoir “pris les mesures nécessaires” pour assurer la poursuite de son programme nucléaire, dont il assure qu’il est strictement civil.Un conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, a affirmé que son pays possédait toujours des stocks d’uranium enrichi et que “la partie n’est pas terminée”.En Israël, l’armée a levé mardi soir les restrictions imposées à sa population pendant le conflit, mais a prévenu, par la voix du chef d’état-major, que “la campagne contre l’Iran n’était pas terminée” et que s’ouvrait un “nouveau chapitre”. Le lieutenant-général Eyal Zamir a dit par ailleurs que son armée allait se reconcentrer sur la bande de Gaza, où elle combat depuis octobre 2023 le Hamas palestinien. Téhéran s’est vanté de son côté d’avoir forcé son ennemi juré israélien à “cesser unilatéralement” la guerre.Son président Massoud Pezeshkian a annoncé en soirée “la fin de la guerre (…) imposée” par Israël et s’est engagé au respect du cessez-le-feu à condition que son adversaire en fasse de même.Israël avait attaqué l’Iran par les airs le 13 juin, accusant une nouvelle fois Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique. La République islamique, qui a toujours défendu son droit au nucléaire civil, a riposté pendant 12 jours en multipliant les tirs de missiles et de drones sur Israël.- “Tout le monde est fatigué” -L’Iran est “prêt à résoudre les différends (…) à la table des négociations” avec les Etats-Unis, a promis mardi le président Pezeshkian, répétant que si son pays ne cherche pas à acquérir la bombe atomique, il fera toujours “valoir ses droits légitimes” à disposer d’un programme nucléaire civil.En Israël, Tammy Shel, une habitante de Tel-Aviv, a dit mettre tous ses espoirs dans un cessez-le-feu. “Je l’espère vraiment. Tout le monde est fatigué. Nous voulons juste avoir l’esprit en paix. Pour nous, pour les Iraniens, pour les Palestiniens, pour tout le monde dans la région”, a-t-elle confié à l’AFP. A partir du 13 juin, Israël a bombardé des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens, tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire. Selon un bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, la guerre a fait au moins 610 morts et plus de 4.700 blessé dans le pays.Côté israélien, les tirs de riposte de l’Iran ont fait 28 morts, selon les autorités.  Donald Trump avait appelé lundi soir les deux belligérants à pays à “avancer vers la paix”, après des tirs iraniens sur la base militaire américaine d’Al-Udeid au Qatar, la plus importante du Moyen-Orient, en représailles aux raids américains sur les trois sites nucléaires iraniens.Il a “remercié l’Iran” d’avoir “prévenu” les Etats-Unis “à temps, ce qui a permis de ne pas perdre de vies et de ne blesser personne”.burs-nr-roc/phs

La vaccination des enfants faiblit dans le monde, des millions de vies en danger, avertit une étude

La vaccination des enfants contre les maladies potentiellement mortelles s’essouffle dans le monde, sous l’effet d’inégalités économiques persistantes, de perturbations liées à l’ère Covid et de désinformation vaccinale, mettant en danger des millions de vies, avertit une étude publiée mercredi.Ce panorama mondial de la vaccination infantile de 1980 à 2023, publié dans The Lancet, fournit des estimations actualisées pour 204 pays et territoires, en amont d’une conférence des donateurs de l’Alliance du vaccin (Gavi) mercredi à Bruxelles.Ces cinquante dernières années ont connu des avancées sans précédent, et le programme essentiel de vaccination de l’Organisation mondiale de la santé a sauvé quelque 154 millions de vies d’enfants. La couverture vaccinale contre des maladies comme la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole, la poliomyélite, la tuberculose a par exemple doublé entre 1980 et 2023 dans le monde, retracent les chercheurs. Mais “ces progrès à long terme masquent des défis récents et des disparités notables”, note la revue médicale.Les vaccinations contre la rougeole ont ainsi diminué entre 2010 et 2019 dans près de la moitié des pays, surtout d’Amérique latine et des Caraïbes, et la proportion d’enfants ayant reçu au moins une dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la rougeole, la polio ou la tuberculose a reculé dans la plupart des pays riches. C’est alors que la pandémie de Covid-19 a frappé, exacerbant les difficultés. Exemples de ses impacts: entre 2020 et 2023, près de 13 millions d’enfants supplémentaires n’ont jamais reçu la moindre dose de vaccin, et environ 15,6 millions d’enfants n’ont pas eu les trois doses complètes de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche ou contre la rougeole.  Et de grandes disparités subsistent, surtout au détriment des pays les plus pauvres. En 2023, plus de la moitié des 15,7 millions d’enfants non vaccinés dans le monde vivaient ainsi dans seulement huit pays, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. “La vaccination systématique des enfants est l’une des actions de santé publique les plus puissantes et rentables”, a déclaré Jonathan Mosser, auteur principal de l’étude et membre de l’Institut étasunien de métrologie et d’évaluation de la santé (IHME). – Epidémies en hausse -“Mais les inégalités mondiales persistantes, les défis posés par la pandémie de Covid, l’augmentation de la désinformation et de l’hésitation vaccinale ont tous contribué à affaiblir les progrès de la vaccination”, a-t-il résumé dans un communiqué.S’y ajoutent “un nombre croissant de personnes déplacées et des disparités grandissantes dues aux conflits armés, à la volatilité politique, à l’incertitude économique, aux crises climatiques”, a pointé Emily Haeuser, autre autrice et chercheuse de l’IHME.Résultat: les épidémies de maladies évitables grâce aux vaccins augmentent dans le monde, mettant des vies en danger et exposant les pays touchés à des dépenses croissantes pour y faire face.L’Union européenne a ainsi enregistré près de dix fois plus de cas de rougeole en 2024 qu’en 2023, et les Etats-Unis ont dépassé les 1.000 cas confirmés le mois dernier, soit déjà beaucoup plus que dans toute l’année 2024. Et un nombre croissant de cas de polio -longtemps effacée de plusieurs parties du globe par la vaccination- est signalé au Pakistan et en Afghanistan, tandis qu’une épidémie touche la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Tous ces revers risquent d’empêcher d’atteindre les objectifs mondiaux de vaccination de l’OMS pour 2030. Parmi eux: administrer à 90% des enfants et adolescents les vaccins essentiels.L’OMS vise également une réduction de moitié du nombre d’enfants de moins d’un an n’ayant reçu aucune dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche par rapport à 2019. Seuls 18 pays y sont parvenus jusqu’ici, selon l’étude, financée par la Fondation Gates et le Gavi. La communauté mondiale de la santé est également ébranlée depuis les coupes drastiques de l’administration du président Donald Trump à l’aide internationale étasunienne début 2025. “Pour la première fois depuis des décennies, le nombre d’enfants qui meurent dans le monde va probablement augmenter cette année, au lieu de diminuer”, a déclaré Bill Gates dans un communiqué distinct diffusé mardi.”C’est une tragédie”, a ajouté le cofondateur de Microsoft, promettant 1,6 milliard de dollars à Gavi pour la conférence. Sa fondation contribue aussi à financer l’OMS ou le groupement de lutte contre la poliomyélite.

Trêve entre l’Iran et Israël, Netanyahu proclame une “victoire historique”

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a proclamé mardi soir une “victoire historique” contre l’Iran et son programme nucléaire, après l’entrée en vigueur d’une trêve imposée par le président américain Donald Trump.L’Iran, dont les installations nucléaires clés ont été bombardées dimanche par les Etats-Unis, a aussi crié “victoire” et réaffirmé ses “droits légitimes” à poursuivre son programme atomique à usage civil, se disant prêt à reprendre langue avec Washington. “Nous avons obtenu une victoire historique”, s’est félicité M. Netanyahu dans une adresse à la Nation, quelques heures après la mise en oeuvre d’un fragile cessez-le-feu.”Nous avons anéanti le projet nucléaire iranien. Et si quelqu’un en Iran essaie de (le) reconstruire, nous agirons avec la même détermination, avec la même intensité, pour faire échouer toute tentative”, a promis le chef du gouvernement israélien. – “Jamais l’arme atomique” -“L’Iran n’aura jamais l’arme atomique”, a répété M. Netanyahu qui martèle le même message depuis des années.Le président américain Donald Trump avait affirmé auparavant que le cessez-le-feu qu’il avait annoncé lundi soir entre Israël et l’Iran était “désormais en vigueur”. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué le cessez-le-feu “obtenu entre Israël et l’Iran grâce aux efforts du président Trump” lors d’un entretien mardi soir avec le président américain à La Haye, à la veille du sommet de l’Otan.L’armée israélienne a de fait levé mardi soir les restrictions imposées à sa population pendant le conflit, mais a prévenu, par la voix du chef d’état-major, que “la campagne contre l’Iran n’était pas terminée” et que s’ouvrait un “nouveau chapitre”. Le lieutenant-général Eyal Zamir a dit par ailleurs que son armée allait se reconcentrer sur la bande de Gaza, où elle combat depuis octobre 2023 le Hamas palestinien. – “Fin de la guerre” -Téhéran s’est vanté de son côté d’avoir forcé son ennemi juré israélien à “cesser unilatéralement” la guerre.Son président Massoud Pezeshkian a annoncé en soirée “la fin de la guerre (…) imposée” par Israël et s’est engagé au respect du cessez-le-feu à condition que son adversaire fasse de même.Israël avait attaqué l’Iran par les airs le 13 juin, accusant une nouvelle fois Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique. La République islamique, qui a toujours nié et défendu son droit au nucléaire civil, a riposté pendant 12 jours en multipliant les tirs de missiles et de drones sur Israël.Mardi matin, les sirènes avaient une nouvelle fois retenti dans le nord d’Israël. Téhéran a démenti avoir tiré des missiles, bien qu’une source militaire israélienne ait déclaré à l’AFP que deux de ces armes avaient été interceptées.Après avoir menacé de “riposter avec force”, Israël a ensuité assuré s’être “retenu” de frapper l’Iran, après un appel téléphonique entre MM. Netanyahu et Trump.Le président américain avait accusé mardi matin l’Iran et Israël d’avoir violé la trêve.Donald Trump s’était alors réjoui que les deux pays ennemis depuis un demi-siècle aient accepté son offre de cessez-le-feu “total” devant déboucher sur “la fin officielle” du conflit. De fait, l’Iran est “prêt à résoudre les différends (…) à la table des négociations” avec les Etats-Unis, a promis mardi le président Pezeshkian.Et, a-t-il martelé, si son pays ne cherche pas à acquérir la bombe atomique, il fera toujours “valoir ses droits légitimes” à disposer d’un programme nucléaire civil.- “Tout le monde est fatigué” -Avant l’annonce de la trêve Iran-Israël, quatre personnes, selon les secours, avaient été tuées à Beersheva, dans le sud d’Israël, par un tir de missile iranien qui a détruit un immeuble.Tammy Shel, une habitante de Tel-Aviv, a dit mettre tous ses espoirs dans un cessez-le-feu. “Je l’espère vraiment. Tout le monde est fatigué. Nous voulons juste avoir l’esprit en paix. Pour nous, pour les Iraniens, pour les Palestiniens, pour tout le monde dans la région”, a-t-elle confié à l’AFP.  Dans le nord de l’Iran, une frappe a fait 16 morts, selon l’agence Isna, là aussi avant le début du cessez-le-feu.  Un scientifique lié au nucléaire a également été tué par une frappe israélienne, selon un média d’Etat.En Iran, la guerre a fait au moins 610 morts et plus de 4.700 blessés, selon un bilan officiel qui ne recense que les victimes civiles. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 28 morts, selon les autorités.  Depuis le 13 juin, Israël a bombardé des centaines de sites militaires et nucléaires iraniens, tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.Donald Trump avait appelé lundi soir les deux belligérants à pays à “avancer vers la paix”, après des tirs iraniens sur la base militaire américaine d’Al-Udeid au Qatar, la plus importante du Moyen-Orient, en représailles aux raids américains menés le week-end sur trois sites nucléaires iraniens.Il a “remercié l’Iran” d’avoir “prévenu” les Etats-Unis “à temps, ce qui a permis de ne pas perdre de vies et de ne blesser personne”.- Représailles “calibrées” -Pour Ali Vaez, du groupe de réflexion International Crisis Group, les représailles iraniennes “étaient calibrées et annoncées de manière à ne pas entraîner de victimes américaines, permettant ainsi une sortie de crise pour les deux parties”.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts infligés aux sites iraniens, auxquels il a réclamé un accès. Des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites touchés et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’AIEA a dit toutefois n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” de fabrication d’une bombe atomique.burs-nr/vl