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Les pays de l’Otan promettent de payer plus pour leur défense, Trump crie “victoire”

Les pays de l’Otan se sont engagés mercredi au sommet de La Haye à augmenter drastiquement leurs dépenses militaires, une “grande victoire” revendiquée par le président américain Donald Trump.Dans leur déclaration finale, les 32 membres de l’Alliance Atlantique promettent d’investir 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) annuel en faveur de leur sécurité à l’horizon 2035.Dans le détail, les alliés veulent allouer “au moins 3,5 % du PIB” pour les dépenses militaires, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens plus large comme la “protection des infrastructures critiques” et la défense des “réseaux”.L’objectif sera difficile à atteindre, ont prévenu plusieurs dirigeants européens, dont l’Espagne qui le juge “déraisonnable”. Mais le président américain Donald Trump a célébré “une grande victoire pour tout le monde”.Le locataire de la Maison Blanche, qui a souvent critiqué les “mauvais payeurs” européens, a opté pour un ton conciliant au sommet de La Haye. Les alliés vont “très bientôt” dépenser autant que les Etats-Unis, s’est-il réjoui. “Je leur demande de passer à 5% depuis des années, et ils passent à 5%. C’est énorme (…). L’Otan va devenir très forte avec nous”, a souligné le président américain.- “Engagement inébranlable” -Tout a été fait pour ne pas contrarier l’imprévisible milliardaire à La Haye.Et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, s’est efforcé de balayer les inquiétudes sur l’implication des Etats-Unis au sein de l’Otan. “Pour moi, il est absolument clair que les Etats-Unis soutiennent pleinement” les règles de l’Alliance, a-t-il affirmé.La veille, à bord d’Air Force One, Donald Trump avait pourtant de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Otan. L’article 5 du traité de l’Alliance Atlantique peut “se définir de plusieurs façons”, avait-il lâché à propos de la pierre angulaire de l’Otan qui pose le principe de défense mutuelle : si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Mais la déclaration finale du sommet le martèle. Les alliés soulignent leur “engagement inébranlable” à se défendre mutuellement en cas d’attaque.Les membres de l’Otan “réaffirment” également leur soutien à l’Ukraine, “dont la sécurité contribue à la nôtre” et mentionnent “la menace à long terme” posée par la Russie, dans un paragraphe court, âprement négocié avec Donald Trump, qui aurait préféré un communiqué final sans mention des Russes.L’aide à l’Ukraine est intégrée aux 5% du PIB en faveur de la sécurité.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la rencontre entre Donald Trump et le président ukrainien dans la journée va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du président américain et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.A La Haye, Donald Trump est aussi revenu sur la situation au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël “se passe très bien”, a-t-il assuré.Grâce aux frappes américaines, le programme nucléaire iranien a été retardé de plusieurs “décennies”, a-t-il affirmé.Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui avait adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a-t-il lancé.Grâce au sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, avait encore écrit Mark Rutte à Trump.

Au Kenya, les manifestations commémorant le mouvement de 2024 tournent à la violence

Les manifestations organisées au Kenya en mémoire du mouvement citoyen inédit et violemment réprimé d’il y a un an ont tourné mercredi à la violence, la police, déployée en grand nombre, affrontant des jeunes et tirant des gaz lacrymogènes.   La prise du Parlement le 25 juin 2024 par des manifestants, réclamant le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto, avait marqué l’apogée de protestations qui ont perduré jusqu’en juillet. Plus de 60 personnes avaient été tuées au total, selon les groupes de défense des droits humains. Mercredi, des milliers de manifestants, majoritairement de jeunes hommes, sont à nouveau descendus dans la rue à Nairobi – où par crainte de violences de nombreuses écoles et commerces étaient fermés, et le trafic fortement réduit – mais aussi dans la grande ville côtière de Mombasa et d’autres comtés du pays. Les familles des victimes et les militants ont appelé à des rassemblements pacifiques. D’autres ont enjoint à “occuper le palais présidentiel”.  La matinée avait débuté dans le calme mais des signes de violences ont ensuite émergé, certains manifestants jetant des pierres et la police lançant des gaz lacrymogènes et déployant au moins trois canons à eau dans le centre de Nairobi. Les journalistes de l’AFP ont compté au moins une policière et plusieurs manifestants blessés, et ont vu plusieurs ambulances entrer et sortir de la zone, toutes sirènes hurlantes.Au début de l’après-midi, l’autorité de la communication a dans une lettre interdit aux radios et télévisions de diffuser en direct les images des manifestations. L’annonce ne semblait pas respectée dans l’immédiat, la plupart des grands médias continuant cette diffusion. “Nous consultons nos avocats pour établir la légalité de cette ordonnance qui vise à plonger le pays dans un black-out médiatique”, a réagi sur X le groupe The Standard. “Faire taire la presse n’est pas la solution”, a également réagi la branche locale d’Amnesty International sur X.Dans la capitale, les routes menant au Parlement étaient toujours bloquées en début d’après-midi par les forces de l’ordre. De nombreux manifestants ont scandé “Ruto doit partir” – un cri de ralliement depuis un an -, brandi des drapeaux et des portraits de victimes. Certains ont également déposé des fleurs devant l’hémicycle. – Suicide déguisé -La colère contre les violences policières s’est accentuée après le décès début juin d’Albert Ojwang, un enseignant de 31 ans qui avait critiqué un haut responsable de la police et été arrêté. Les forces de l’ordre ont initialement tenté de camoufler sa mort en suicide.Son décès a déjà suscité ces dernières semaines des manifestations de quelques centaines de personnes, qui ont engendré de nouvelles brutalités.  Florence Achala, étudiante, a affirmé que la “jeune génération” était déterminée. “Le système est pourri, il est voyou et nous voulons une refonte complète”, a-t-elle ajouté auprès de l’AFP. Mercredi, Anthony, 25 ans, vendait des drapeaux tout en marchant, contre “les violences policières, l’oppression, les taxes élevées et tout ce qui ne va pas dans ce pays.””La marche est toujours pacifique, mais c’est quand la police (commence à envoyer) des gaz lacrymogènes que ça tourne au chaos”, ajoute-t-il. Un homme suspecté d’être un policier en civil a été malmené par des manifestants. L’année dernière des forces de sécurité non identifiables ont été vues tirant sur la foule. Lors d’un rassemblement le 17 juin à Nairobi, des “voyous” armés s’en sont pris aux protestataires, travaillant en tandem avec la police, ont constaté des journalistes de l’AFP. Un policier a également tiré à bout portant sur un vendeur non violent, une scène filmée devenue virale, qui a accentué la colère. – Président impopulaire -William Ruto a promis aux policiers que son gouvernement les “soutiendrait”.Impopulaire, le président, arrivé au pouvoir en 2022, s’est efforcé d’éviter toute hausse directe d’impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles. En 2024, plus de 80 personnes ont été enlevées – certaines des mois après les manifestations – et des dizaines d’entre elles sont toujours portées disparues. En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne. “Un mandat”, réclamaient mercredi certaines affiches des manifestants, en référence à une possible nouvelle candidature de Ruto aux prochaines élections de 2027. “Les gens qui courent ici (…) ils ont des diplômes. Mais ils n’ont pas de travail. On ne peut pas compter sur ce gouvernement”, a dit à Nairobi Samson Watenge Nyongesa, un étudiant de 31 ans.  

Football: Textor va devoir être plus convaincant pour sauver Lyon

Vente des parts dans Crystal Palace, cession de joueurs et apport de liquidités : le propriétaire de l’Olympique lyonnais John Textor va vite devoir présenter des garanties financières plus solides en appel pour éviter une relégation du club en Ligue 2 et calmer la foudre des supporters.. Des liquidités renforcéesJugeant “incompréhensible” la relégation, prononcée mardi par la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG), le club rhodanien a affirmé mardi soir avoir satisfait “toutes (les) demandes” du gendarme financier du foot français, “avec des investissements en fonds propres supérieurs aux montants demandés”.Annonçant son intention d’interjeter appel, probablement devant une Commission fédérale spécialisée, il a rappelé que la maison-mère Eagle Football Holding (EFH) et ses actionnaires ont apporté 83 millions d’euros en trésorerie et qu’un accord a été conclu fin janvier avec les prêteurs d’Eagle permettant un report de créances.Pour réduire les charges, une centaine de salariés du club sont aussi partis dans le cadre d’un plan de départs volontaires. Les fins des contrats ou transferts de joueurs onéreux comme Alexandre Lacazette, Nicolas Tagliafico, Anthony Lopes ou encore Maxence Caqueret et Rayan Cherki –ces deux derniers cédés respectivement pour 15 millions d’euros à Côme et 42,5 millions à Manchester City –, ont allégé la masse salariale d’une trentaine de millions d’euros. Insuffisant toutefois pour la DNCG. L’objectif reste de ramener la masse salariale à hauteur de 75 millions d’euros et l’instance pourrait en cas de maintien en L1 imposer un encadrement des salaires.Sont également tombés 19,5 millions d’euros d’options d’achat obligatoires pour trois joueurs prêtés.D’ici l’audience en appel, sous deux semaines maximum, l’enjeu sera de réunir l’argent manquant, de le mettre au bon endroit et de montrer patte blanche selon une source proche du dossier.Le noeud du problème se situerait dans la répartition des sommes dans les comptes, notamment celles provenant de la multipropriété Eagle Holding. . La multipropriété Eagle en questionsDepuis le rachat du club à Jean-Michel Aulas fin 2022, l’OL a intégré le groupe EFH, détenu majoritairement par l’Américain John Textor, dans le cadre d’une multipropriété notamment avec les clubs de Molenbeek (Belgique) et Botafogo (Brésil). Sur ce sujet, la DNCG pourrait avoir mis John Textor à l’amende selon une source bien informée.Le prêt gratuit consenti par Botafogo, club brésilien, de l’Argentin Thiago Almada alors que la DNCG avait infligé à l’OL une interdiction de recrutement et un encadrement de sa masse salariale, est mal passé. Plusieurs clubs avaient formulé des recours.Par ailleurs, la vente des parts d’Eagle dans le club anglais de Crystal Palace pour près de 200 millions d’euros est aussi dans le viseur de la DNCG. Textor, qui souhaiterait désormais, grâce à une partie du produit de cette cession, acquérir le club de Sheffield Wednesday (2e div. anglaise), n’aurait fléché que 40 millions d’euros au profit de l’OL alors que la DNCG attendait 80 millions d’euros.Enfin, l’instance s’interroge sur les recettes dont l’OL pourrait tirer profit pour trois joueurs de Botafogo, Igor Jesus, Thiago Almada et Luiz Henrique dont les droits économiques ont été transférés cet hiver à Lyon, qui a déjà cédé le dernier d’entre eux en janvier au Zenit Saint-Petersbourg pour 33 millions d’euros.. La responsabilité de TextorL’Américain est le seul patron à bord à l’OL depuis le limogeage du directeur général, Laurent Prud’homme en avril.L’Olympique lyonnais a eu des rappels à l’ordre de l’Urssaf mais aussi de la FFF, l’UEFA ou la Fifa pour des sommes plus ou moins importantes. Des créanciers impayés frappent aussi à la porte.L’optimisme du dirigeant est à chaque fois remis en cause par la DNCG. La confiance de ses partenaires est ébranlée et sa position fragilisée. Les supporters sont en colère et mercredi matin des banderoles hostiles ont fleuri à travers Lyon: “Textor dehors” ou “Textor, la guerre est déclarée”.. Les conséquences à court termeLa sanction et le recours vont avoir des répercussions directes sur la préparation de la saison. La Ligue 1 doit reprendre le 15 août. En Ligue 2, ce sera dès le 8 août.L’OL doit reprendre l’entraînement le 7 juillet mais avec quel effectif et pour quel projet ? Des joueurs vont forcément être sollicités et tentés par un départ. Enfin, l’OL, avec 250 millions d’euros de budget de fonctionnement, est surdimensionné pour la Ligue 2. La menace d’une liquidation judiciaire plane sur le club rhodanien, toutefois peu vraisemblable avec plusieurs milliardaires américains dans le conseil d’administration qui ont déjà laissé plusieurs dizaines de millions d’euros en apports d’actionnaires.

Matcha : le Japon submergé par le succès mondial de son or vert

Au coeur de Los Angeles, des clients défilent chez “Kettl”, un bar à matcha minimaliste qui a ouvert ses portes cette année : décor épuré, étagères en bambou, bols de céramique et théières artisanales, la poudre de thé japonaise s’y prépare comme un grand cru.Le matcha, thé vert japonais en poudre produit à base de feuilles séchées puis broyées, est devenu la star des boissons “bien-être” sur les réseaux sociaux et dans les boutiques de thé.”Sur les 25 types de matcha (proposés), 21 sont en rupture de stock”, explique à l’AFP Zach Mangan, 40 ans, fondateur de Kettl. Dans son établissement, le matcha peut être servi avec du lait, mais il est souvent préféré nature, fouetté à la main, pour mieux apprécier ses arômes. Vendue par paquet de 20 gr, la poudre verte coûte entre 23 et 140 euros, selon la variété choisie.En l’espace d’un an, la production s’est retrouvée dépassée par une demande en forte hausse, entraînant une envolée de 198% du prix de cette poudre verte au Japon, selon M. Mangan.”Une telle volatilité, c’est du jamais vu dans l’histoire du thé japonais”, assure-t-il.Dans la ville de Sayama, en banlieue de Tokyo, Masahiro Okutomi, 15e génération à la tête de l’exploitation de thé familiale, a lui aussi été submergé par les demandes.”Je reçois jusqu’à trois messages par jour. J’ai dû mentionner sur notre site que nous n’acceptons plus aucune commande de matcha”, affirme le producteur. La fabrication de cet “or vert” est un processus long et artisanal : les feuilles, appelées “tencha”, sont cultivées à l’ombre pendant plusieurs semaines avant la récolte, puis sont cueillies à la main et débarrassées de leurs nervures avant d’être finement broyées.”Il faut des années de formation”, explique M. Okutomi. “C’est un travail de longue haleine qui demande du matériel, de la main-d’œuvre et des investissements.”- “Nous n’arrivons plus à suivre” -“Je suis heureux que le monde s’intéresse à notre matcha, mais à court terme, c’est presque une menace : nous n’arrivons plus à suivre”, s’inquiète le cultivateur, qui consacre un tiers de ses champs à la poudre verte.Le “boom” du matcha trouve son origine sur les réseaux sociaux, où des créateurs de contenus comme Andie Ella, 600.000 abonnés sur YouTube, ont popularisé cette boisson d’un vert éclatant.Dans le quartier jeune et à la mode de Harajuku, à Tokyo, la Française a ouvert une boutique éphémère pour sa marque de matcha.A l’intérieur de la boutique à la décoration rose pastel, des dizaines de fans se pressent pour se prendre en photo avec l’influenceuse et acheter ses canettes de thé matcha saveur fraise ou chocolat blanc.  “Le matcha, c’est visuellement très attirant”, explique la YouTubeuse de 23 ans.Avec huit employés, sa marque lancée en novembre 2023 connaît un beau succès: 133.000 canettes de matcha, produit dans la région de Mie, ont déjà été vendues. Et “la demande ne fait qu’augmenter”, souligne-t-elle.Dans le quartier touristique de Tsukiji, à Tokyo, la boutique de thé Jugetsudo, cherche elle à réguler ses ventes, face à une demande de plus en plus forte. “Nous n’imposons pas strictement de limite (à l’achat), mais il nous arrive de refuser la vente de grosses quantités à des clients soupçonnés de revente”, explique Shigehito Nishikida, responsable de la boutique.”Depuis deux ou trois ans, l’engouement s’est intensifié: les clients veulent désormais préparer eux-mêmes du matcha, comme sur les réseaux sociaux”, ajoute M. Nishikida.En voyage au Japon, Anita Jordan, touriste australienne de 49 ans, abonde: “Mes enfants sont obsédés par le matcha. Ils m’ont envoyée en mission pour trouver le meilleur…”- Surtaxes douanières -En 2024, le matcha a représenté un peu plus de la moitié des 8.798 tonnes de thé vert exportés, selon les chiffres du ministère japonais de l’Agriculture, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Mais cette croissance du marché mondial du matcha – estimé à 3 milliards d’euros en 2024 – s’accompagne d’inquiétudes liées aux tensions commerciales.”Les clients disent: +Je veux du matcha, avant qu’il n’y en ait plus+”, souligne Zach Mangan dans son établissement californien.Au Japon, le prix moyen du tencha a atteint le record de 44 euros le kilo (8.235 yens) lors de la première enchère de la saison à Kyoto, soit 1,7 fois plus que l’an dernier.Le fondateur de Kettl craint une autre menace avec les droits de douane américains sur les produits japonais qui pourraient passer de 10 à 24% en juillet.”C’est une période difficile. On essaie d’absorber une partie des coûts, mais il y a des limites. On ne peut pas augmenter les prix indéfiniment”, explique-t-il.Au Japon, la situation des producteurs de thé reste fragile : le nombre d’exploitations a été divisé par quatre en vingt ans.”La question reste de savoir si l’on peut produire en masse sans sacrifier la qualité”, s’interroge Masahiro Okutomi.Le gouvernement japonais encourage désormais les producteurs de thé à produire à grande échelle pour réduire les coûts. Mais dans “les petites régions rurales, c’est presque impossible, explique M. Okutomi. “La formation de la nouvelle génération prend du temps… Cela ne s’improvise pas.”

Plus de 80.000 personnes évacuées après des inondations dans le sud-ouest de la Chine

Plus de 80.000 personnes ont été évacuées en raison d’inondations dans la province de Guizhou, dans le sud-ouest de la Chine, a annoncé mercredi l’agence d’Etat Chine nouvelle.Les équipes de secours ont été déployées dans les deux comtés affectés, où l’alerte maximale a été déclenchée, selon l’agence.Mardi après-midi, le nombre de personnes ayant dû quitter leurs foyers en raison des pluies torrentielles en cours était de 80.900, d’après l’agence de presse.Toujours d’après Chine nouvelle, dans le comté de Rongjiang, dans la province du  Guizhou, un terrain de football était “submergé sous trois mètres d’eau”.”C’est vraiment grave cette fois-ci” raconte à l’AFP Xiong Xin, un secouriste membre d’une équipe de sauvetage qui était sur place ce mardi et qui décrit l’événement comme “se produisant qu’une fois tous les 50 ans”.Des images partagées avec l’AFP par M. Xiong montrent une rangée de magasins au premier étage d’un immeuble submergé, avec des résidents penchés par les fenêtres du deuxième étage.”L’eau a monté très rapidement”, a déclaré un habitant à Chine Nouvelle. “Je suis resté au troisième étage en attendant les secours. Dans l’après-midi, j’étais transféré en lieu sûr” a-t-il ajouté.Des vidéos de la télévision publique chinoise CCTV ont montré des villages sévèrement inondés et un pont effondré dans une région montagneuse de la province.Sur les images, des secouristes poussaient des bateaux transportant des résidents à travers une eau boueuse et haute jusqu’aux genoux tandis que des enfants attendaient dans une école maternelle les services d’urgence.Dans une vidéo publiée par un média local, You Guochun, un camionneur, raconte son sauvetage éprouvant après s’être retrouvé perché au bord d’un segment de pont cassé. “Un pont s’est complètement effondré devant moi”, a-t-il déclaré. “J’étais terrifié”.- Phénomènes plus fréquents et intenses -Selon l’agence de presse officielle, le principal organe de planification économique de Chine a alloué 100 millions de yuans (12,02 millions d’euros) à l’aide aux sinistrés de Guizhou.La Chine subit actuellement des conditions météorologiques extrêmes.Les inondations ont également touché la province limitrophe du Guangxi, dans le sud de la Chine.Cette semaine, la capitale Pékin a vécu l’une des journées les plus chaudes de l’année et les autorités ont émis la deuxième alerte la plus élevée pour la chaleur.Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées la semaine dernière dans la province centrale du Hunan en raison de pluies diluviennes.De même, près de 70.000 personnes dans le sud de la Chine ont été relogées quelques jours plus tôt après de fortes inondations causées par le typhon Wutip.Les autorités chinoises ont émis le niveau d’alerte le plus élevé pour les torrents en montagne pour la première fois de l’année la semaine dernière dans six régions.Certaines zones dans les régions affectées étaient “extrêmement susceptibles d’être touchées”, a rapporté Chine Nouvelle, avec des gouvernements locaux priés de renforcer la surveillance et d’émettre des avertissements en temps opportun aux résidents.Le changement climatique – que les scientifiques disent être exacerbé par les émissions de gaz à effet de serre – rend de tels phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents et plus intenses.

“Une grande victoire” : Trump conciliant au sommet de l’Otan

Donald Trump s’est félicité mercredi de la hausse des dépenses militaires des alliés, à son arrivée au sommet de l’Otan à La Haye, avant une rencontre très attendue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.La promesse des membres de l’Otan d’augmenter leurs investissements dans la défense “est une grande victoire pour tout le monde”, s’est réjoui le président américain.Donald Trump, qui a souvent critiqué les “mauvais payeurs” européens, a opté pour un ton conciliant, aux côtés du patron de l’Alliance Atlantique Mark Rutte. Les Européens et le Canada vont “très bientôt” dépenser autant que les Etats-Unis, s’est-il réjoui. “Je leur demande de passer à 5% depuis des années, et ils passent à 5%. C’est énorme (…). L’Otan va devenir très forte avec nous”, a souligné le locataire de la Maison Blanche.Tout a été fait pour ne pas contrarier l’imprévisible milliardaire à ce sommet, qui doit se conclure par un message simple, attendu dans une déclaration finale ramassée en cinq paragraphes.Les membres de l’Otan vont s’engager à augmenter drastiquement leurs dépenses en matière de défense, pour atteindre au moins 5% de leur PIB à l’horizon 2035 – 3,5% de dépenses militaires stricto sensu, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens large.Et dès sa première prise de parole à son arrivée, Mark Rutte s’est efforcé de balayer les inquiétudes sur l’implication des Etats-Unis au sein de l’Otan. “Pour moi, il est absolument clair que les Etats-Unis soutiennent pleinement” les règles de l’Alliance, a-t-il martelé.- “De bonne humeur” -La veille, à bord d’Air Force One, Donald Trump avait pourtant de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Otan. L’article 5 du traité de l’Alliance Atlantique peut “se définir de plusieurs façons”, avait-il lâché à propos de la pierre angulaire de l’Otan qui pose le principe de défense mutuelle : si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Dans ce contexte, l’état d’esprit du locataire de la Maison Blanche est scruté à la loupe.”Je l’ai trouvé exceptionnellement détendu et de bonne humeur hier”, a assuré le Premier ministre néerlandais Dick Schoof, hôte de ce sommet. “Je suppose donc que s’il a bien dormi au palais et que le petit-déjeuner était bon, il sera également de bonne humeur” pendant le sommet. Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui avait adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a-t-il lancé.Grâce au sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, a encore écrit Mark Rutte à Trump.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la rencontre prévue entre Donald Trump et le président ukrainien à la mi-journée va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du président américain et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.A La Haye, Donald Trump est aussi revenu sur la situation au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël “se passe très bien”, a-t-il assuré.Grâce aux frappes américaines, le programme nucléaire iranien a été retardé de plusieurs “décennies”, a-t-il affirmé.Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, espère que la situation au Moyen-Orient ou le rendez-vous Zelensky-Trump ne chambouleront pas complètement la chorégraphie du sommet qu’il a déjà qualifié d'”historique”, grâce aux investissements promis en matière de défense.En dépit des critiques de l’Espagne qui juge “déraisonnable” cette hausse des dépenses militaires.

“Une grande victoire” : Trump conciliant au sommet de l’Otan

Donald Trump s’est félicité mercredi de la hausse des dépenses militaires des alliés, à son arrivée au sommet de l’Otan à La Haye, avant une rencontre très attendue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.La promesse des membres de l’Otan d’augmenter leurs investissements dans la défense “est une grande victoire pour tout le monde”, s’est réjoui le président américain.Donald Trump, qui a souvent critiqué les “mauvais payeurs” européens, a opté pour un ton conciliant, aux côtés du patron de l’Alliance Atlantique Mark Rutte. Les Européens et le Canada vont “très bientôt” dépenser autant que les Etats-Unis, s’est-il réjoui. “Je leur demande de passer à 5% depuis des années, et ils passent à 5%. C’est énorme (…). L’Otan va devenir très forte avec nous”, a souligné le locataire de la Maison Blanche.Tout a été fait pour ne pas contrarier l’imprévisible milliardaire à ce sommet, qui doit se conclure par un message simple, attendu dans une déclaration finale ramassée en cinq paragraphes.Les membres de l’Otan vont s’engager à augmenter drastiquement leurs dépenses en matière de défense, pour atteindre au moins 5% de leur PIB à l’horizon 2035 – 3,5% de dépenses militaires stricto sensu, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens large.Et dès sa première prise de parole à son arrivée, Mark Rutte s’est efforcé de balayer les inquiétudes sur l’implication des Etats-Unis au sein de l’Otan. “Pour moi, il est absolument clair que les Etats-Unis soutiennent pleinement” les règles de l’Alliance, a-t-il martelé.- “De bonne humeur” -La veille, à bord d’Air Force One, Donald Trump avait pourtant de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Otan. L’article 5 du traité de l’Alliance Atlantique peut “se définir de plusieurs façons”, avait-il lâché à propos de la pierre angulaire de l’Otan qui pose le principe de défense mutuelle : si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Dans ce contexte, l’état d’esprit du locataire de la Maison Blanche est scruté à la loupe.”Je l’ai trouvé exceptionnellement détendu et de bonne humeur hier”, a assuré le Premier ministre néerlandais Dick Schoof, hôte de ce sommet. “Je suppose donc que s’il a bien dormi au palais et que le petit-déjeuner était bon, il sera également de bonne humeur” pendant le sommet. Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui avait adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a-t-il lancé.Grâce au sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, a encore écrit Mark Rutte à Trump.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la rencontre prévue entre Donald Trump et le président ukrainien à la mi-journée va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du président américain et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.A La Haye, Donald Trump est aussi revenu sur la situation au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël “se passe très bien”, a-t-il assuré.Grâce aux frappes américaines, le programme nucléaire iranien a été retardé de plusieurs “décennies”, a-t-il affirmé.Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, espère que la situation au Moyen-Orient ou le rendez-vous Zelensky-Trump ne chambouleront pas complètement la chorégraphie du sommet qu’il a déjà qualifié d'”historique”, grâce aux investissements promis en matière de défense.En dépit des critiques de l’Espagne qui juge “déraisonnable” cette hausse des dépenses militaires.