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Orages: un adolescent tué par la chute d’un arbre, levée de la vigilance orange

Un adolescent de 12 ans a été tué par la chute d’un arbre près de Montauban lors de l’épisode orageux qui a frappé dans la nuit de mercredi à jeudi la France, où la vigilance orange a été levée dans tous les départements concernés.L’adolescent a été tué à Picquebos par un arbre emporté par une rafale de vent, a indiqué à l’AFP la directrice de cabinet du préfet de Tarn-et-Garonne, Bénédicte Martineau, qui n’a pas fourni d’autres détails.Selon le dernier bulletin de Météo France, qui faisait auparavant état de 44 départements en vigilance orages, les “orages violents s’évacuent du Nord-Est du pays”, avec une “baisse notable des températures jeudi” et des fortes chaleurs qui “ne concerneront plus alors que le pourtour méditerranéen”.Météo France avait déclenché ces niveaux d’alerte de la population “compte tenu du risque de phénomènes violents associés (grêle, rafales, fortes pluies et forte activité électrique)”, conséquence du pic de chaleur qui a fait dépasser les 35°C mercredi sur de larges régions de métropole.- “Prudence” -L’organisme de prévisions anticipait de fortes pluies (30 à 50 mm en une à deux heures), localement des chutes de grêle de taille moyenne à grosse (jusqu’à deux à cinq cm, voire plus), et des rafales pouvant dépasser les 100 km/h, “possiblement 100/120 km/h voire localement plus”.”J’appelle à la plus grande prudence dans les déplacements de chacun et remercie les forces de secours mobilisées sur le terrain en ce moment-même et dans les prochaines heures”, a indiqué sur X le Premier ministre François Bayrou.En Mayenne, un homme conduisant un quad est mort après avoir percuté un arbre tombé sur la route lors d’un orage, selon les pompiers.En région parisienne, des vents de 109 km/h ont été enregistrés “sur la station Le Bourget”, selon Météo France.A Paris et dans les Hautes-de-Seine principalement, les pompiers sont intervenus une quarantaine de fois pour dégager des arbres ou des branches tombées sur les routes, a déclaré la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) à l’AFP, précisant que l’épisode n’a fait “ni victimes ni blessés pour l’instant”.Le trafic a aussi été perturbé sur les RER B et D et les accès à quelques stations de métro ont été fermés en raison d’inondations, selon la SNCF et la RATP.Le débat sur la guerre entre l’Iran et Israël qui se tenait mercredi soir à l’Assemblée a été brièvement suspendu juste après le discours d’ouverture de M. Bayrou, qui a noté “qu’il pleuvait” dans l’hémicycle. “On a eu une petite fuite là-haut”, a confirmé à la reprise quelques minutes plus tard le président de séance, Roland Lescure, alors que de violents orages touchaient Paris.Les orages ont un impact sur le réseau électrique et des pannes de courant peuvent avoir lieu “sporadiquement sur le territoire, dans le tracé de l’orage”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du gestionnaire de réseaux électriques Enedis, qui attend toutefois que “la situation soit stabilisée” avant de donner plus de précisions.- “Très chaud” -Mercredi, la barre symbolique des 40°C a été dépassée dans plusieurs villes des Pyrénées-Orientales et frôlée à Clermont-Ferrand (39,8°C). Les 40°C avaient été atteint déjà mardi dans l’Hérault, pour la première fois de l’année en France.Selon Météo France, “les minimales jeudi matin resteront tropicales, de l’ordre de 20 à 22°C sur les agglomérations de Lyon et Grenoble”, synonyme de sommeil difficile et de difficultés de récupération pour les organismes soumis à la canicule.”Toutefois, en journée de jeudi, une baisse très significative des maximales est attendue, avec un retour à des températures voisines des 30°C”, ajoute le service météorologique.La France est traversée depuis le 19 juin par sa 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, dont la moitié ont été subies au XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules.cca-bl-jpa-gvy/dsa/liu/lpa/cyj

Argentine: retraités et enseignants manifestent, le gouvernement supprime un jour férié

Fonctionnaires et retraités mercredi, universités jeudi: une mobilisation sociale sectorielle mais tenace se poursuit en Argentine contre l’austérité du gouvernement Milei, qui pour sa part va supprimer un jour férié pour les fonctionnaires, au nom de la lutte contre “l’étatisme”.Quelques milliers de manifestants, de la fonction publique surtout, ont défilé en mi-journée au cœur de Buenos Aires, à l’appel de syndicats et mouvements sociaux proches de l’opposition péroniste (centre gauche), sous les slogans “souveraineté, travail, et salaire juste”, a constaté l’AFP.Les manifestants se sont rassemblés devant le ministère de la Dérégulation de l’État, avant de se joindre à la manifestation hebdomadaire des retraités, qui chaque mercredi protestent devant le Parlement contre la diminution de leur pouvoir d’achat.”Ca fait un an que je suis à la retraite, et je touche exactement comme au premier jour” malgré une inflation de 43% sur un an, se lamentait Alicia Torroija, 78 ans, qui perçoit l’équivalent de 270 dollars par mois, à peine plus que le minium retraite, et subsiste grâce à l’aide de ses enfants.La manifestation hebdomadaire des retraités est devenue un point de convergence de diverses protestations contre la dérégulation et l’austérité du gouvernement ultralibéral de Javier Milei.Certains de ces rassemblements, parfois accompagnés d’éléments radicaux, ont dégénéré en heurts entre police et manifestants, comme mi-mars, lors des pires scènes de violence en 18 mois de présidence Milei.Outre retraités et fonctionnaires, le personnel d’un emblématique hôpital public pour enfants, le Garrahan (environ 4.000 employés), était en grève mercredi pour des revendications salariales.Jeudi, ce sont les universités publiques qui se mobilisent contre le définancement affectant salaires, recherche, bourses, ou l’entretien des universités. Un regroupement d’une soixantaine d’universités, et des syndicats, ont appelé à une grève des enseignants de 48 heures, et à des manifestations jeudi dans plusieurs villes.Le gouvernement a de son côté annoncé poursuivre sa croisade contre un “culte de l’étatisme” qui “appartient au passé”, en supprimant le congé du 27 juin, le “Jour du travailleur de l’État”, qui depuis une loi de 2013 était chômé dans la fonction publique.”L’État n’est pas un endroit où l’on doit pouvoir jouir d’un jour sabbatique ou de tout autre privilège que n’a pas le travailleur du privé”, a justifié mercredi le porte-parole présidentiel Manuel Adorni, annonçant un décret imminent supprimant ce jour férié.

Argentine: retraités et enseignants manifestent, le gouvernement supprime un jour férié

Fonctionnaires et retraités mercredi, universités jeudi: une mobilisation sociale sectorielle mais tenace se poursuit en Argentine contre l’austérité du gouvernement Milei, qui pour sa part va supprimer un jour férié pour les fonctionnaires, au nom de la lutte contre “l’étatisme”.Quelques milliers de manifestants, de la fonction publique surtout, ont défilé en mi-journée au cœur de Buenos …

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Zelensky signe un accord pour un tribunal spécial pour l’Ukraine, espère voir Poutine jugé

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé mercredi un accord avec le Conseil de l’Europe pour instituer un tribunal spécial afin de poursuivre et juger les responsables du “crime d’agression contre l’Ukraine”, qu’il espère voir un jour juger Vladimir Poutine.”Il va falloir du courage politique et judiciaire, pour s’assurer que tous les criminels de guerre russes soient jugés, y compris (Vladimir) Poutine”, le président russe, a déclaré M. Zelensky.C’est la première fois qu’un tribunal spécial est créé sous l’égide du Conseil de l’Europe, vigie des droits de l’homme sur le continent qui compte 46 membres, dont l’Ukraine. La Russie en a été exclue peu après avoir lancé, en février 2022, une guerre à grande échelle contre l’Ukraine, toujours en cours.Un tribunal spécial vise à juger les responsables de graves violations des droits de l’homme dans le cadre d’un conflit spécifique, comme il en a existé pour les crimes dans les ex-républiques yougoslaves ou pour le génocide des Tutsis au Rwanda.- “L’agresseur doit perdre” -Sa création, annoncée le 9 mai à Lviv par l’Ukraine et ses alliés européens, permet de contourner l’impossibilité de juger le “crime d’agression” à la Cour pénale internationale (CPI), non reconnue par Moscou.”L’accord d’aujourd’hui et ce tribunal nous donnent une vraie chance d’obtenir justice pour le crime d’agression”, a encore déclaré Volodymyr Zelensky, arrivé à Strasbourg vers 21h00 après avoir passé la journée à La Haye pour le sommet de l’Otan, où il a notamment rencontré Donald Trump.”L’agresseur doit perdre” la guerre, a-t-il ajouté.Le crime d’agression est défini comme “la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation de la Charte des Nations unies”.Le tribunal spécial ne pourrait toutefois pas poursuivre le président russe Vladimir Poutine, ni son Premier ministre Mikhaïl Michoustine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, tant qu’ils sont en fonction.Les quinze juges, issus de pays différents, seront choisis par un comité de direction et installés pour des mandats non renouvelables allant de trois à neuf ans.Outre le projet de tribunal spécial, le Conseil de l’Europe est à l’initiative d’un registre des dommages causés par la guerre en Ukraine. Ce registre a reçu “plus de 34.000 demandes d’indemnisation à ce jour”, selon M. Berset.- “Pas à la Maison Blanche” -Quelques heures après avoir rencontré Donald Trump à La Haye, M. Zelensky a appelé les Européens à conserver “un lien fort” avec le président américain. “Nous avons besoin d’unité entre l’Europe et les Etats-Unis, et nous vaincrons”, a-t-il insisté.Depuis son retour à la présidence, Donald Trump a souvent affiché son mépris pour l’Europe et l’Ukraine, et ménagé au contraire Vladimir Poutine, comme en a témoigné sa spectaculaire altercation verbale avec Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale en février.Pour lui faire savoir qu’il était le bienvenu au Conseil de l’Europe, le président de l’Assemblée parlementaire, Theodoros Rousolopoulos, l’a d’ailleurs taquiné en le rassurant d’un: “Vous n’êtes pas à la Maison Blanche !”A La Haye, à l’issue du sommet de l’Otan, le chef d’Etat ukrainien a affirmé avoir discuté avec son homologue américain des moyens de parvenir à une trêve dans le conflit et de l’éventuel achat d’armes, notamment de systèmes de défense aérienne Patriot.”Nous nous rencontrons à un moment critique dans notre soutien collectif à l’Ukraine, à la justice, au combat contre l’impunité, afin que l’ordre et l’Etat de droit s’imposent”, a de son côté déclaré le secrétaire général du Conseil de l’Europe, le Suisse Alain Berset.

Zelensky signe un accord pour un tribunal spécial pour l’Ukraine, espère voir Poutine jugé

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé mercredi un accord avec le Conseil de l’Europe pour instituer un tribunal spécial afin de poursuivre et juger les responsables du “crime d’agression contre l’Ukraine”, qu’il espère voir un jour juger Vladimir Poutine.”Il va falloir du courage politique et judiciaire, pour s’assurer que tous les criminels de guerre …

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Zelensky signe un accord pour un tribunal spécial pour l’Ukraine, espère voir Poutine jugé

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé mercredi un accord avec le Conseil de l’Europe pour instituer un tribunal spécial afin de poursuivre et juger les responsables du “crime d’agression contre l’Ukraine”, qu’il espère voir un jour juger Vladimir Poutine.”Il va falloir du courage politique et judiciaire, pour s’assurer que tous les criminels de guerre russes soient jugés, y compris (Vladimir) Poutine”, le président russe, a déclaré M. Zelensky.C’est la première fois qu’un tribunal spécial est créé sous l’égide du Conseil de l’Europe, vigie des droits de l’homme sur le continent qui compte 46 membres, dont l’Ukraine. La Russie en a été exclue peu après avoir lancé, en février 2022, une guerre à grande échelle contre l’Ukraine, toujours en cours.Un tribunal spécial vise à juger les responsables de graves violations des droits de l’homme dans le cadre d’un conflit spécifique, comme il en a existé pour les crimes dans les ex-républiques yougoslaves ou pour le génocide des Tutsis au Rwanda.- “L’agresseur doit perdre” -Sa création, annoncée le 9 mai à Lviv par l’Ukraine et ses alliés européens, permet de contourner l’impossibilité de juger le “crime d’agression” à la Cour pénale internationale (CPI), non reconnue par Moscou.”L’accord d’aujourd’hui et ce tribunal nous donnent une vraie chance d’obtenir justice pour le crime d’agression”, a encore déclaré Volodymyr Zelensky, arrivé à Strasbourg vers 21h00 après avoir passé la journée à La Haye pour le sommet de l’Otan, où il a notamment rencontré Donald Trump.”L’agresseur doit perdre” la guerre, a-t-il ajouté.Le crime d’agression est défini comme “la planification, la préparation, le lancement ou l’exécution par une personne effectivement en mesure de contrôler ou de diriger l’action politique ou militaire d’un État, d’un acte d’agression qui, par sa nature, sa gravité et son ampleur, constitue une violation de la Charte des Nations unies”.Le tribunal spécial ne pourrait toutefois pas poursuivre le président russe Vladimir Poutine, ni son Premier ministre Mikhaïl Michoustine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, tant qu’ils sont en fonction.Les quinze juges, issus de pays différents, seront choisis par un comité de direction et installés pour des mandats non renouvelables allant de trois à neuf ans.Outre le projet de tribunal spécial, le Conseil de l’Europe est à l’initiative d’un registre des dommages causés par la guerre en Ukraine. Ce registre a reçu “plus de 34.000 demandes d’indemnisation à ce jour”, selon M. Berset.- “Pas à la Maison Blanche” -Quelques heures après avoir rencontré Donald Trump à La Haye, M. Zelensky a appelé les Européens à conserver “un lien fort” avec le président américain. “Nous avons besoin d’unité entre l’Europe et les Etats-Unis, et nous vaincrons”, a-t-il insisté.Depuis son retour à la présidence, Donald Trump a souvent affiché son mépris pour l’Europe et l’Ukraine, et ménagé au contraire Vladimir Poutine, comme en a témoigné sa spectaculaire altercation verbale avec Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale en février.Pour lui faire savoir qu’il était le bienvenu au Conseil de l’Europe, le président de l’Assemblée parlementaire, Theodoros Rousolopoulos, l’a d’ailleurs taquiné en le rassurant d’un: “Vous n’êtes pas à la Maison Blanche !”A La Haye, à l’issue du sommet de l’Otan, le chef d’Etat ukrainien a affirmé avoir discuté avec son homologue américain des moyens de parvenir à une trêve dans le conflit et de l’éventuel achat d’armes, notamment de systèmes de défense aérienne Patriot.”Nous nous rencontrons à un moment critique dans notre soutien collectif à l’Ukraine, à la justice, au combat contre l’impunité, afin que l’ordre et l’Etat de droit s’imposent”, a de son côté déclaré le secrétaire général du Conseil de l’Europe, le Suisse Alain Berset.

Orages: un adolescent tué par la chute d’un arbre, 44 départements en vigilance orange

Un adolescent de 12 ans a été tué par la chute d’un arbre près de Montauban lors de l’épisode orageux qui frappe mercredi la France où 44 départements restaient en vigilance orange dans la soirée, au 7e jour d’une vague de chaleur nationale précoce où la barre des 40°C a de nouveau été franchie.L’adolescent a été tué à Picquebos par un arbre emporté par une rafale de vent, a indiqué à l’AFP la directrice de cabinet du préfet de Tarn-et-Garonne, Bénédicte Martineau, qui n’a pas fourni d’autres détails.Selon le dernier bulletin de Météo France, qui faisait auparavant état de 57 départements en vigilance orages, le phénomène orageux va se poursuivre dans la “nuit de mercredi à jeudi”, avec une “baisse notable des températures jeudi” et des fortes chaleurs qui “ne concerneront plus alors que le pourtour méditerranéen”.Météo France a levé la vigilance orages pour douze départements de l’ouest mais y a basculé le Pas-de-Calais, le Nord, les Ardennes, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle et les Vosges. Isère et Rhône sont eux toujours en vigilance orange canicule.Les orages qui ont frappé le sud-ouest et le centre-est “se décalent vers le nord-est” et “concernent actuellement le bassin parisien puis le nord et le nord-est du pays”, indique Metéo France. Ils “s’atténuent en cours de nuit de mercredi à jeudi en s’évacuant par les frontières du nord et du nord-est”, ajoute l’agence.Météo-France a déclenché ces niveaux d’alerte de la population “compte tenu du risque de phénomènes violents associés (grêle, rafales, fortes pluies et forte activité électrique)”, conséquence du pic de chaleur qui a fait dépasser les 35°C mercredi sur de larges régions de métropole.- “Prudence” -L’organisme de prévisions anticipait de fortes pluies (30 à 50 mm en une à deux heures), localement des chutes de grêle de taille moyenne à grosse (jusqu’à deux à cinq cm, voire plus), et des rafales pouvant dépasser les 100 km/h, “possiblement 100/120 km/h voire localement plus”.”J’appelle à la plus grande prudence dans les déplacements de chacun et remercie les forces de secours mobilisées sur le terrain en ce moment-même et dans les prochaines heures”, a indiqué sur X le Premier ministre François Bayrou.En Mayenne, un homme conduisant un quad est mort après avoir percuté un arbre tombé sur la route lors d’un orage, selon les pompiers.En région parisenne, des vents de 109 km/h ont été enregistrés “sur la station Le Bourget”, selon Météo France.A Paris et dans les Hautes-de-Seine principalement, les pompiers sont intervenus une quarantaine de fois pour dégager des arbres ou des branches tombées sur les routes, a déclaré la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) à l’AFP, précisant que l’épisode n’a fait “ni victimes ni blessés pour l’instant”.Le trafic a aussi été perturbé sur les RER B et D et les accès à quelques stations de métro ont été fermés en raison d’inondations, selon la SNCF et la RATP.Les orages ont un impact sur le réseau électrique et des pannes de courant peuvent avoir lieu “sporadiquement sur le territoire, dans le tracé de l’orage”, a indiqué à l’AFP un porte-parole du gestionnaire de réseaux électriques Enedis, qui attend toutefois que “la situation soit stabilisée” avant de donner plus de précisions.En prévision, toutes les lignes de train d’Auvergne ont été fermées depuis 16H00.Des interruptions sont aussi prévues dans plusieurs régions, de l’Occitanie à la Normandie et au nord-ouest de l’Ile-de-France, pour toute ou partie de la soirée.A l’aéroport parisien d’Orly, le nombre de vols a été diminué de 20% à la demande de la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) pour augmenter les marges de sécurité entre avions de 16H00 à 23H30, a-t-on appris auprès du régulateur aérien.- “Très chaud” -Ce mercredi la barre symbolique des 40°C a été dépassée dans plusieurs villes des Pyrénées-Orientales et frôlée à Clermont-Ferrand (39,8°C). Les 40°C avait été atteint déjà mardi dans l’Hérault, pour la première fois de l’année en France.”La nuit prochaine, il devrait continuer de faire très chaud. Les minimales jeudi matin resteront tropicales, de l’ordre de 20 à 22°C sur les agglomérations de Lyon et Grenoble”, synonyme de sommeil difficile et de difficultés de récupération pour les organismes soumis à la canicule.La France est traversée depuis le 19 juin par sa 50e vague de chaleur nationale depuis 1947, dont la moitié ont été subies au XXIe siècle, conséquence du réchauffement climatique qui augmente l’intensité et la fréquence des canicules.cca-bl-jpa-gvy/dsa/liu

Victoire surprise du jeune Mamdani à la primaire démocrate à New York

Le candidat de l’aile gauche du Parti démocrate, Zohran Mamdani, arrive en tête mercredi de la primaire pour l’élection à la mairie de New York, créant la surprise contre le favori Andrew Cuomo après une campagne contre la vie chère et la promesse de taxer les hauts revenus. Le trentenaire encore quasiment inconnu il y a quelques mois, qui se revendique “progressiste et musulman”, a rattrapé jusqu’à 30 points de retard dans les sondages sur l’ancien gouverneur Andrew Cuomo, un centriste.”Nous avons marqué l’histoire”, a lancé à ses supporters Zohran Mamdani à ses partisans dans son fief du Queens, district populaire de la métropole américaine, un bastion démocrate d’environ 8,4 millions d’habitants.Ce résultat choc intervient alors que Donald Trump s’en prend régulièrement aux grandes villes, dirigées selon lui par des “démocrates d’extrême gauche”. “C’est enfin arrivé, les démocrates ont franchi la ligne. Zohran Mamdani est complétement un fou communiste (…) j’ai vu bien des gauchistes radicaux par le passé, mais ce dernier est un peu plus ridicule que les autres”, a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.Mercredi, avec près de 95% de bulletins dépouillés, Zohran Mamdani menait la course avec plus de 43% des voix, contre 36% pour M. Cuomo, dans cette élection au mode de scrutin complexe, où les électeurs étaient appelés à classer cinq candidats par ordre de préférence. Comme aucun candidat ne dépasse les 50% des voix, le dépouillement se poursuivra dans une semaine pour comptabiliser les 2e, 3e choix et suivants jusqu’à désigner un vainqueur.Mais l’avantage de Zohran Mamdani semble quasi insurmontable, car le troisième dans la course, Brad Lander (11%), avait appelé ses électeurs à le choisir comme deuxième choix. Si sa victoire est confirmée, Zohran Mamdani, 33 ans et né en Ouganda, partira en pole position pour l’élection municipale de novembre dans la première ville américaine.- “Campagne impressionnante” Fils de l’historien de renom Mahmoud Mamdani, auteur de l’ouvrage “Saviors and survivors” sur la guerre au Darfour, et de la réalisatrice indo-américaine Mira Nair, connue pour “Salaam Bombay”, Zohran Mamdani avait été soutenu par des figures de gauche comme Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez.Et il a suscité l’enthousiasme d’une armée de jeunes bénévoles sur le terrain pour amplifier ses promesses contre la vie chère, dont la gratuité des bus, des crèches et le gel des loyers régulés, des mesures qu’il compte financer par une taxation sur les plus hauts revenus.”Vous avez affronté l’establishment politique, économique et médiatique, et vous l’avez battu”, a déclaré M. Sanders. “Les milliardaires et les lobbyistes ont déversé des millions contre vous et contre notre système de finances publiques. Et vous avez gagné”, a déclaré Mme Ocasio-Cortez, une flèche lancée en direction d’Andrew Cuomo, qui avait notamment reçu le soutien du milliardaire et ex-maire de New York Michael Bloomberg.L’ancien président Bill Clinton et des ténors démocrates de New York comme Chuck Schumer et Hakeem Jeffries ont salué “la campagne impressionnante” de Zohran Mamdani, même s’ils n’ont pas appelé à voter pour lui.- Les flèches à droite -Cette primaire avait des airs de référendum sur la personnalité démocrate qui pourra tenir tête à Donald Trump, président républicain dont le gouvernement multiplie les arrestations de migrants dans les grandes villes et dont des proches tiraient mercredi à boulets rouges sur le jeune démocrate de gauche.”Les démocrates changent la politique en changeant les électeurs”, a renchéri Stephen Miller, l’architecte de la politique antimigrants de Donald Trump, accusant “l’immigration incontrôlée” d’avoir “profondément transformé l’électorat new-yorkais” au profit de Zohran Mamdani.”Zohran Mamdani est trop extrême pour une ville déjà à fleur de peau,” a réagi Curtis Sliwa, le candidat républicain pour être maire de New York en novembre.New York mérite “un maire fier de se présenter en fonction de son bilan, et non (…) un maire qui n’a aucun bilan”, a lancé pour sa part le maire sortant Eric Adams, qui souffre d’un déficit d’image, accusé de se compromettre avec l’administration Trump en échange de l’enterrement de poursuites pour corruption.