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Xiaomi lance son SUV électrique: près de 300.000 précommandes en 60 minutes
Le constructeur chinois de véhicules électriques Xiaomi, connu pour ses smartphones et produits électroniques, dit avoir reçu près de 300.000 précommandes en une heure pour son premier SUV.Basée à Pékin, la marque avait déjà lancé sur le marché une berline 100% électrique, aux lignes très sportives.Le groupe a indiqué jeudi soir sur le réseau social Weibo que 289.000 précommandes avaient été enregistrées en une heure pour le YU7, son premier SUV – un modèle cinq places commercialisé à partir de 253.500 yuans (30.200 euros).Le fondateur et PDG du groupe, Lei Jun, s’est dit stupéfait par l’engouement des clients.”C’est fou. En deux minutes, nous avons reçu un total de 196.000 précommandes, dont 128.000 fermes et non remboursables”, a-t-il déclaré selon une vidéo publiée après le lancement du véhicule jeudi. “Nous sommes peut-être tous en train d’assister à quelque chose de phénoménal pour l’industrie automobile chinoise”, a-t-il souligné.A la Bourse de Hong Kong, les actions de Xiaomi ont terminé la séance en hausse de 3,6%¨et à un niveau record après avoir momentanément gagné 8% en cours de journée.Le géant technologique a fait son entrée sur le marché automobile l’an passé avec sa berline SU7.Cet engouement pour les produits technologiques haut de gamme intervient au moment où le gouvernement tente d’encourager la consommation et l’innovation, dont il espère faire des moteurs de croissance. L’intérêt pour les fonctions de conduite intelligente de ces véhicules a toutefois été tempéré par un accident mortel en mars 2025 impliquant un SU7 de Xiaomi. La voiture circulait en mode de conduite assistée avant l’impact. Le drame a coûté la vie à trois étudiantes.Le Premier ministre Li Qiang a indiqué cette semaine son ambition de faire de la Chine une “puissance majeure de la consommation”, notamment en stimulant la demande pour des produits à haute valeur ajoutée, comme les véhicules électriques.
Japon: exécution du “tueur de Twitter”, condamné pour neuf meurtres
Un condamné à mort, surnommé le “tueur de Twitter”, a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.L’homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu’il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés. Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d’une conférence de presse à Tokyo, que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment “vol, viol, meurtre…destruction et abandon de cadavre”.”Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d’autres jetées dans une décharge”, a expliqué M. Suzuki.Selon lui, l’assassin a agi “pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers”, par des meurtres qui ont “profondément choqué et inquiété la société”.”Après une réflexion approfondie, j’ai ordonné son exécution”, a-t-il conclu.- Maison des horreurs -Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres. Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.La police l’avait finalement arrêté alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s’était avéré être l’un de ceux qu’utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un “bourreau professionnel”.Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.Le tribunal n’avait pas retenu cet argument, jugeant que l’affaire a “provoqué une grande anxiété dans la société”, et l’avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.”La dignité des victimes a été piétinée”, avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s’en était pris à des personnes “psychologiquement fragiles”.- Environ 100 condamnés à mort -Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l’international.L’affaire du “tueur de Twitter”, comme la presse nippone l’avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l’exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l’épuisement de toutes les voies de recours.Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l’attente de leur exécution, dans des conditions d’isolement strict.Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l’étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.
Japon: exécution du “tueur de Twitter”, condamné pour neuf meurtres
Un condamné à mort, surnommé le “tueur de Twitter”, a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.L’homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu’il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés. Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d’une conférence de presse à Tokyo, que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment “vol, viol, meurtre…destruction et abandon de cadavre”.”Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d’autres jetées dans une décharge”, a expliqué M. Suzuki.Selon lui, l’assassin a agi “pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers”, par des meurtres qui ont “profondément choqué et inquiété la société”.”Après une réflexion approfondie, j’ai ordonné son exécution”, a-t-il conclu.- Maison des horreurs -Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres. Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.La police l’avait finalement arrêté alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s’était avéré être l’un de ceux qu’utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un “bourreau professionnel”.Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.Le tribunal n’avait pas retenu cet argument, jugeant que l’affaire a “provoqué une grande anxiété dans la société”, et l’avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.”La dignité des victimes a été piétinée”, avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s’en était pris à des personnes “psychologiquement fragiles”.- Environ 100 condamnés à mort -Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l’international.L’affaire du “tueur de Twitter”, comme la presse nippone l’avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l’exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l’épuisement de toutes les voies de recours.Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l’attente de leur exécution, dans des conditions d’isolement strict.Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l’étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.



