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Trump assure qu’un cessez-le-feu à Gaza est “proche”

Donald Trump a assuré vendredi qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza était “proche” et pourrait intervenir dès “la semaine prochaine” pour mettre fin à la guerre dévastatrice qui fait rage depuis plus de vingt mois dans le territoire palestinien.”Nous pensons que nous aurons un cessez-le-feu dès la semaine prochaine”, a déclaré vendredi le président américain, qui avait déjà estimé mercredi que de “grands progrès” avaient été réalisés.Il a par ailleurs abordé la question de l’aide humanitaire, sujet sur lequel le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a dénoncé vendredi un système “militarisé” de distribution qui “tue des gens”.”Nous fournissons, comme vous le savez, beaucoup d’argent et de nourriture à cette zone”, a fait valoir Donald Trump, évoquant “ces foules de gens qui n’ont rien à manger”.Israël a imposé début mars au territoire palestinien un blocus humanitaire qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. Celui-ci n’a été que partiellement assoupli fin mai, date à laquelle la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a commencé ses distributions dans des centres.Washington a annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette fondation, dont les opérations de distribution d’aide donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières, une situation dénoncée vendredi par La Défense civile dans le territoire palestinien a annoncé vendredi la mort de 80 personnes dans des frappes ou tirs de l’armée israélienne, dont 10 tuées une fois de plus en attendant de l’aide humanitaire.Jeudi, ce sont 65 Palestiniens qui avaient été tués par des tirs israéliens, selon les secours, dont sept venus chercher de l’assistance dans un centre de GHF.”Les gens sont tués simplement en essayant de nourrir leurs familles et eux-mêmes. Aller chercher de la nourriture ne doit jamais être une condamnation à mort”, a tonné devant la presse à New York le secrétaire général de l’ONU. La GHF a “fourni directement plus de 46 millions de repas aux civils palestiniens” depuis le début de ses distributions fin mai, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères, “pourtant, l’ONU fait tout ce qu’elle peut pour s’opposer à cet effort”, et ce ce faisant elle “s’aligne sur le Hamas”.- “Simulacre de distribution” -L’ONG Médecins sans frontières (MSF), présente à Gaza, avait réclamé plus tôt le démantèlement de la GHF, l’accusant d’être “un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne”.Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté des “mensonges malveillants” du journal de gauche Haaretz, selon lequel des soldats auraient reçu ordre de tirer sur des civils désarmés attendant de recevoir cette aide humanitaire.M. Netanyahu a rejeté tout aussi “catégoriquement les accusations odieuses de meurtre rituel” publiées dans le même journal.Le “meurtre rituel” est une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen-Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte.Sur les 80 personnes tuées vendredi, dix “attendaient de l’aide humanitaire” dans trois endroits différents du territoire palestinien, d’après un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle examinait les informations de la Défense civile mais a nié catégoriquement que ses soldats aient ouvert le feu sur des personnes attendant de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, où M. Bassal a fait état d’un mort.Six autres ont perdu la vie dans le sud en tentant de gagner un site de distribution de colis-repas de la GHF, et trois en attendant de l’aide au sud-ouest de Gaza-ville (nord), toujours selon la Défense civile.- 550 morts depuis fin mai -Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans des queues immenses se formant en vue d’atteindre divers centres de distribution d’aide humanitaire depuis que la GHF y a commencé ses opérations fin mai.Cette dernière nie que des tirs meurtriers surviennent à proximité immédiate de ses points de distribution.Sur le terrain, les combats continuent de faire rage entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens. D’eux d’entre eux, les Brigades al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, et les Brigades al-Quds, branche armée du Jihad islamique, mouvement allié au Hamas, ont revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.Israël poursuit ses opérations à Gaza dans le cadre d’une offensive visant selon lui à anéantir le Hamas, en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Le 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.331 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Trump assure qu’un cessez-le-feu à Gaza est “proche”

Donald Trump a assuré vendredi qu’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza était “proche” et pourrait intervenir dès “la semaine prochaine” pour mettre fin à la guerre dévastatrice qui fait rage depuis plus de vingt mois dans le territoire palestinien.”Nous pensons que nous aurons un cessez-le-feu dès la semaine prochaine”, a déclaré vendredi le président américain, qui avait déjà estimé mercredi que de “grands progrès” avaient été réalisés.Il a par ailleurs abordé la question de l’aide humanitaire, sujet sur lequel le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a dénoncé vendredi un système “militarisé” de distribution qui “tue des gens”.”Nous fournissons, comme vous le savez, beaucoup d’argent et de nourriture à cette zone”, a fait valoir Donald Trump, évoquant “ces foules de gens qui n’ont rien à manger”.Israël a imposé début mars au territoire palestinien un blocus humanitaire qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. Celui-ci n’a été que partiellement assoupli fin mai, date à laquelle la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par Israël et les Etats-Unis, a commencé ses distributions dans des centres.Washington a annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette fondation, dont les opérations de distribution d’aide donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières, une situation dénoncée vendredi par La Défense civile dans le territoire palestinien a annoncé vendredi la mort de 80 personnes dans des frappes ou tirs de l’armée israélienne, dont 10 tuées une fois de plus en attendant de l’aide humanitaire.Jeudi, ce sont 65 Palestiniens qui avaient été tués par des tirs israéliens, selon les secours, dont sept venus chercher de l’assistance dans un centre de GHF.”Les gens sont tués simplement en essayant de nourrir leurs familles et eux-mêmes. Aller chercher de la nourriture ne doit jamais être une condamnation à mort”, a tonné devant la presse à New York le secrétaire général de l’ONU. La GHF a “fourni directement plus de 46 millions de repas aux civils palestiniens” depuis le début de ses distributions fin mai, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères, “pourtant, l’ONU fait tout ce qu’elle peut pour s’opposer à cet effort”, et ce ce faisant elle “s’aligne sur le Hamas”.- “Simulacre de distribution” -L’ONG Médecins sans frontières (MSF), présente à Gaza, avait réclamé plus tôt le démantèlement de la GHF, l’accusant d’être “un simulacre de distribution alimentaire qui produit des massacres à la chaîne”.Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rejeté des “mensonges malveillants” du journal de gauche Haaretz, selon lequel des soldats auraient reçu ordre de tirer sur des civils désarmés attendant de recevoir cette aide humanitaire.M. Netanyahu a rejeté tout aussi “catégoriquement les accusations odieuses de meurtre rituel” publiées dans le même journal.Le “meurtre rituel” est une calomnie antisémite remontant au moins au Moyen-Age selon laquelle les juifs assassineraient des enfants non juifs pour les besoins de leur culte.Sur les 80 personnes tuées vendredi, dix “attendaient de l’aide humanitaire” dans trois endroits différents du territoire palestinien, d’après un porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit qu’elle examinait les informations de la Défense civile mais a nié catégoriquement que ses soldats aient ouvert le feu sur des personnes attendant de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, où M. Bassal a fait état d’un mort.Six autres ont perdu la vie dans le sud en tentant de gagner un site de distribution de colis-repas de la GHF, et trois en attendant de l’aide au sud-ouest de Gaza-ville (nord), toujours selon la Défense civile.- 550 morts depuis fin mai -Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, près de 550 personnes ont été tuées et plus de 4.000 blessées dans des queues immenses se formant en vue d’atteindre divers centres de distribution d’aide humanitaire depuis que la GHF y a commencé ses opérations fin mai.Cette dernière nie que des tirs meurtriers surviennent à proximité immédiate de ses points de distribution.Sur le terrain, les combats continuent de faire rage entre l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens. D’eux d’entre eux, les Brigades al-Qassam, branche armée du mouvement islamiste Hamas, et les Brigades al-Quds, branche armée du Jihad islamique, mouvement allié au Hamas, ont revendiqué des tirs contre des soldats israéliens.Israël poursuit ses opérations à Gaza dans le cadre d’une offensive visant selon lui à anéantir le Hamas, en représailles à l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023.Le 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.331 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Bezos et Lauren Sanchez se sont dit oui dans une Venise divisée sur ce mariage

Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, et la journaliste Lauren Sanchez se sont mariés symboliquement vendredi soir lors d’une somptueuse cérémonie en présence de personnalités riches et célèbres sur une île de Venise, loin des regards et des manifestants.Jeff Bezos, 61 ans et Lauren Sanchez, 55 ans, on échangé leurs voeux lors d’une cérémonie en tenue de soirée vendredi soir sur l’île de San Giorgio Maggiore, face à la place Saint-Marc, selon les médias italiens.La cérémonie pour les mariés a débuté par un air chanté par Matteo Bocelli, fils du célèbre chanteur d’opéra Andrea Bocelli, selon les informations rapportées. Le chef étoilé Fabrizio Mellino a préparé le dîner de mariage, tandis que le gâteau était confectionné par le pâtissier français Cédric Grolet, selon le Corriere della Sera.Lauren Sanchez a posté sur Instagram sur le compte “laurensanchezbezos” une photo d’elle en robe blanche de mariée avec Jeff Bezos, même si les deux sont déjà mariés civilement aux Etats-unis.La cérémonie de mariage vendredi est le point culminant d’une semaine de festivités, entre yachts et invités VIP, qui s’achèvera samedi avec un grand bal où chantera Lady Gaga, dans une Venise divisée sur l’impact qu’auront ces noces sur l’image de la ville.La fille du président américain Ivanka Trump, Leonardo di Caprio, Kim Kardashian, Kendall et Kylie Jenner, la superstar du football américain Tom Brady, la présentatrice Oprah Winfrey ou Bill Gates faisaient partie des invités aperçus sur les canaux de la ville par des photographes de l’AFP.Interrogé sur ce qu’il préférait de la Cité des Doges, le milliardaire américain, tout sourire dans un canot aux côtés de sa future épouse, s’est pris d’enthousiasme: “Regardez autour de vous! Cette ville semble impossible, (…) et pourtant, elle est bien là”, peut-on l’entendre dire dans une vidéo publiée par La Repubblica.- près d’un milliard de retombées -Jeff Bezos, qui détient pour environ 215 milliards de dollars d’actions d’Amazon, fera un don de 3 millions d’euros à une association de protection de la lagune, à la Venice International University et à l’Unesco, selon le président de la région Luca Zaia (extrême droite).Les pouvoirs locaux n’ont cessé de soutenir le choix du milliardaire de se marier à Venise, balayant tout lien avec le surtourisme contre lequel des mesures ont été prises comme l’instauration d’un ticket d’entrée payant.Le ministère du Tourisme, dans une note vendredi, a chiffré les dépenses directes réalisées par Jeff Bezos et sa future épouse à 28,4 millions d’euros pour ces festivités qui passionnent les médias italiens.Il a surtout dit s’attendre à 895 millions d’euros générés pour la ville par la “visibilité médiatique” de l’événement, tout en prévenant que celle-ci “exige une vérification empirique.”Quelque 100.000 touristes dorment dans la ville durant la haute saison, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de visiteurs à la journée, alors que le nombre de résidents permanents est en chute libre.Pour Samuel Silvestri, commerçant vénitien de 55 ans, “le surtourisme est principalement causé par ces gens qui ne viennent qu’une journée avec leur sac à dos et leur nourriture, et qui contribuent très peu à la ville”.”Pas par ceux qui transforment Venise en un petit Monte-Carlo”, le célèbre quartier de Monaco, poursuit-il. “Ce mariage aussi façonne l’image de la ville”.Un avis probablement partagé par Alain Vanleeuw, 70 ans, un entrepreneur de Bruxelles qui dit qu’il a “essayé de programmer (son voyage, ndlr) en fonction des dates qui avaient été prévues pour le mariage.”- Pas de renfort policier -Mais un collectif d’habitants baptisé “No Space for Bezos” (“Pas de place pour Bezos”) multiplie les manifestations symboliques pour s’opposer aux réjouissances, au slogan de “Venise n’est pas à vendre”, craignant que le mariage complique encore plus le déplacement des habitants.”Ce mariage cause des problèmes dans la ville, avec des fermetures de canaux et des contrôles de plus en plus stricts”, a dénoncé Alice Bazzoli, 24 ans, militante de “No Space for Bezos”.”Il n’y a eu aucune intention de verrouiller la ville”, a assuré le préfet de Venise Darco Pellos à l’AFP, affirmant par ailleurs que l’événement n’avait exigé aucun “renfort” policier par rapport à une saison estivale habituelle.Il y a 11 ans, le mariage de l’acteur George Clooney n’avait pas créé autant de remous. Mais l’acteur américain n’est pas l’un des hommes les plus riches de la planète et n’a pas fondé le plus grand site mondial d’e-commerce, régulièrement dans le viseur d’associations de défense de l’environnement.Greenpeace justement n’a de cesse de dénoncer l’impact écologique du mariage, auquel de nombreux invités se sont rendus en jet privé, alors que l’équilibre fragile de Venise “coule sous le poids de la crise climatique”.

Bezos et Lauren Sanchez se sont dit oui dans une Venise divisée sur ce mariage

Le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, et la journaliste Lauren Sanchez se sont mariés symboliquement vendredi soir lors d’une somptueuse cérémonie en présence de personnalités riches et célèbres sur une île de Venise, loin des regards et des manifestants.Jeff Bezos, 61 ans et Lauren Sanchez, 55 ans, on échangé leurs voeux lors d’une cérémonie en tenue de soirée vendredi soir sur l’île de San Giorgio Maggiore, face à la place Saint-Marc, selon les médias italiens.La cérémonie pour les mariés a débuté par un air chanté par Matteo Bocelli, fils du célèbre chanteur d’opéra Andrea Bocelli, selon les informations rapportées. Le chef étoilé Fabrizio Mellino a préparé le dîner de mariage, tandis que le gâteau était confectionné par le pâtissier français Cédric Grolet, selon le Corriere della Sera.Lauren Sanchez a posté sur Instagram sur le compte “laurensanchezbezos” une photo d’elle en robe blanche de mariée avec Jeff Bezos, même si les deux sont déjà mariés civilement aux Etats-unis.La cérémonie de mariage vendredi est le point culminant d’une semaine de festivités, entre yachts et invités VIP, qui s’achèvera samedi avec un grand bal où chantera Lady Gaga, dans une Venise divisée sur l’impact qu’auront ces noces sur l’image de la ville.La fille du président américain Ivanka Trump, Leonardo di Caprio, Kim Kardashian, Kendall et Kylie Jenner, la superstar du football américain Tom Brady, la présentatrice Oprah Winfrey ou Bill Gates faisaient partie des invités aperçus sur les canaux de la ville par des photographes de l’AFP.Interrogé sur ce qu’il préférait de la Cité des Doges, le milliardaire américain, tout sourire dans un canot aux côtés de sa future épouse, s’est pris d’enthousiasme: “Regardez autour de vous! Cette ville semble impossible, (…) et pourtant, elle est bien là”, peut-on l’entendre dire dans une vidéo publiée par La Repubblica.- près d’un milliard de retombées -Jeff Bezos, qui détient pour environ 215 milliards de dollars d’actions d’Amazon, fera un don de 3 millions d’euros à une association de protection de la lagune, à la Venice International University et à l’Unesco, selon le président de la région Luca Zaia (extrême droite).Les pouvoirs locaux n’ont cessé de soutenir le choix du milliardaire de se marier à Venise, balayant tout lien avec le surtourisme contre lequel des mesures ont été prises comme l’instauration d’un ticket d’entrée payant.Le ministère du Tourisme, dans une note vendredi, a chiffré les dépenses directes réalisées par Jeff Bezos et sa future épouse à 28,4 millions d’euros pour ces festivités qui passionnent les médias italiens.Il a surtout dit s’attendre à 895 millions d’euros générés pour la ville par la “visibilité médiatique” de l’événement, tout en prévenant que celle-ci “exige une vérification empirique.”Quelque 100.000 touristes dorment dans la ville durant la haute saison, auxquels s’ajoutent des dizaines de milliers de visiteurs à la journée, alors que le nombre de résidents permanents est en chute libre.Pour Samuel Silvestri, commerçant vénitien de 55 ans, “le surtourisme est principalement causé par ces gens qui ne viennent qu’une journée avec leur sac à dos et leur nourriture, et qui contribuent très peu à la ville”.”Pas par ceux qui transforment Venise en un petit Monte-Carlo”, le célèbre quartier de Monaco, poursuit-il. “Ce mariage aussi façonne l’image de la ville”.Un avis probablement partagé par Alain Vanleeuw, 70 ans, un entrepreneur de Bruxelles qui dit qu’il a “essayé de programmer (son voyage, ndlr) en fonction des dates qui avaient été prévues pour le mariage.”- Pas de renfort policier -Mais un collectif d’habitants baptisé “No Space for Bezos” (“Pas de place pour Bezos”) multiplie les manifestations symboliques pour s’opposer aux réjouissances, au slogan de “Venise n’est pas à vendre”, craignant que le mariage complique encore plus le déplacement des habitants.”Ce mariage cause des problèmes dans la ville, avec des fermetures de canaux et des contrôles de plus en plus stricts”, a dénoncé Alice Bazzoli, 24 ans, militante de “No Space for Bezos”.”Il n’y a eu aucune intention de verrouiller la ville”, a assuré le préfet de Venise Darco Pellos à l’AFP, affirmant par ailleurs que l’événement n’avait exigé aucun “renfort” policier par rapport à une saison estivale habituelle.Il y a 11 ans, le mariage de l’acteur George Clooney n’avait pas créé autant de remous. Mais l’acteur américain n’est pas l’un des hommes les plus riches de la planète et n’a pas fondé le plus grand site mondial d’e-commerce, régulièrement dans le viseur d’associations de défense de l’environnement.Greenpeace justement n’a de cesse de dénoncer l’impact écologique du mariage, auquel de nombreux invités se sont rendus en jet privé, alors que l’équilibre fragile de Venise “coule sous le poids de la crise climatique”.

Des Tunisiens se mobilisent pour le lévrier sloughi, race millénaire menacée

Immortalisé sur des mosaïques romaines retrouvées en Tunisie, il a longtemps été le compagnon de tribus nomades en Afrique du Nord. Le sloughi, chien à la tête fine et à la silhouette élancée, est menacé par des croisements avec d’autres espèces, poussant des Tunisiens à militer pour sa sauvegarde.”Il faut protéger le sloughi car il fait partie de notre patrimoine culturel, de notre histoire”, affirme auprès de l’AFP Olfa Abid.Cette vétérinaire de 49 ans, qui a trois femelles à qui elle voue une passion – Nemcha, Zina et Zouina – s’évertue à sensibiliser à la nécessité de protéger cette race canine très ancienne et aujourd’hui “menacée”, déplore-t-elle.Elle dénonce un processus non contrôlé “d’hybridation avec l’introduction de races étrangères amenées notamment d’Espagne ou d’Algérie” pour accroître les performances dans les compétitions.La Centrale canine tunisienne (CCT), une association, a entamé il y a deux ans des démarches pour “faire reconnaître cette race canine locale selon les normes internationales”, explique à l’AFP son président Noureddine Ben Chehida.- “Noble” -Poils courts, couleur sable ou gris et dos arqué, le sloughi – également appelé lévrier arabe ou berbère – serait arrivé il y a des centaines voire des milliers d’années en Tunisie avec des tribus nomades dont les “Mrazig”, implantées dans la région de Douz, à l’extrême sud du pays.Connu pour sa vitesse – “courir comme un sloughi”, dit un dicton tunisien – il assistait les nomades dans la chasse et la surveillance des troupeaux. “C’était un chien rustique mais noble qui faisait la fierté des nomades”, explique Olfa Abid. “Un chien primitif qui avait son utilité car c’est un chasseur quand les ressources alimentaires se réduisent”, qui “ramène du gibier”, surtout des lapins, précise la vétérinaire, que ses chiennes accompagnent partout.Jadis, alors que le chien était souvent considéré comme impur dans les pays arabo-musulmans – ce qui a beaucoup changé, notamment en Tunisie – le sloughi faisait exception et était autorisé à entrer dans les tentes ou à manger avec ses maîtres, selon Mme Abid.”Sa lignée est pure sur le plan du patrimoine génétique” qui a subi peu de modifications depuis les temps anciens, ce qui en fait un animal recherché par les éleveurs d’autres pays, notamment européens, dit la vétérinaire.L’urbanisation et la sédentarisation des nomades de Tunisie ont aussi fait chuter les effectifs de sloughis, “malheureusement en voie de disparition en Tunisie”, regrette Mme Abid.Selon l’association CCT et plusieurs éleveurs, il ne resterait plus que 200 sloughis autochtones en Tunisie.- “Héritage” -Nabil Marzougui, un éleveur qui s’efforce de maintenir la tradition à Douz, appelle les autorités à mettre en place un programme de protection pour éviter la “prolifération des races hybrides avec un impact négatif sur le sloughi tunisien”.Car “nous avons hérité ce chien de nos ancêtres”, plaide-t-il.Chaque année Douz, aux portes du désert, organise un grand festival avec des démonstrations de chasse au gibier avec les sloughis.La CCT a lancé un travail de terrain “pour identifier, et recenser les chiens typiques de cette race (tunisienne) encore non reconnue officiellement”, selon l’association qui veut établir un “standard provisoire” définissant ses caractéristiques (morphologie, comportement).Ensuite, la race fera “l’objet d’un programme de reproduction contrôlé sur au moins trois générations”, selon M. Ben Chehida. Avant le dépôt d’un dossier auprès de la Fédération cynologique internationale (FCI) pour faire reconnaître “une race canine tunisienne”. Avec l’objectif de lui offrir “une place légitime dans les expositions canines, l’élevage structuré et la scène internationale”.Hatem Bessrour, un ingénieur agricole de 30 ans, aimerait que les éleveurs participent activement à ces projets et enregistrent leurs animaux auprès de la CCT.”Il faut prendre soin de cet héritage comme nous le faisons pour les sites antiques et archéologiques”, dit-il en caressant le long cou de son sloughi Cacahuète.

Des Tunisiens se mobilisent pour le lévrier sloughi, race millénaire menacée

Immortalisé sur des mosaïques romaines retrouvées en Tunisie, il a longtemps été le compagnon de tribus nomades en Afrique du Nord. Le sloughi, chien à la tête fine et à la silhouette élancée, est menacé par des croisements avec d’autres espèces, poussant des Tunisiens à militer pour sa sauvegarde.”Il faut protéger le sloughi car il fait partie de notre patrimoine culturel, de notre histoire”, affirme auprès de l’AFP Olfa Abid.Cette vétérinaire de 49 ans, qui a trois femelles à qui elle voue une passion – Nemcha, Zina et Zouina – s’évertue à sensibiliser à la nécessité de protéger cette race canine très ancienne et aujourd’hui “menacée”, déplore-t-elle.Elle dénonce un processus non contrôlé “d’hybridation avec l’introduction de races étrangères amenées notamment d’Espagne ou d’Algérie” pour accroître les performances dans les compétitions.La Centrale canine tunisienne (CCT), une association, a entamé il y a deux ans des démarches pour “faire reconnaître cette race canine locale selon les normes internationales”, explique à l’AFP son président Noureddine Ben Chehida.- “Noble” -Poils courts, couleur sable ou gris et dos arqué, le sloughi – également appelé lévrier arabe ou berbère – serait arrivé il y a des centaines voire des milliers d’années en Tunisie avec des tribus nomades dont les “Mrazig”, implantées dans la région de Douz, à l’extrême sud du pays.Connu pour sa vitesse – “courir comme un sloughi”, dit un dicton tunisien – il assistait les nomades dans la chasse et la surveillance des troupeaux. “C’était un chien rustique mais noble qui faisait la fierté des nomades”, explique Olfa Abid. “Un chien primitif qui avait son utilité car c’est un chasseur quand les ressources alimentaires se réduisent”, qui “ramène du gibier”, surtout des lapins, précise la vétérinaire, que ses chiennes accompagnent partout.Jadis, alors que le chien était souvent considéré comme impur dans les pays arabo-musulmans – ce qui a beaucoup changé, notamment en Tunisie – le sloughi faisait exception et était autorisé à entrer dans les tentes ou à manger avec ses maîtres, selon Mme Abid.”Sa lignée est pure sur le plan du patrimoine génétique” qui a subi peu de modifications depuis les temps anciens, ce qui en fait un animal recherché par les éleveurs d’autres pays, notamment européens, dit la vétérinaire.L’urbanisation et la sédentarisation des nomades de Tunisie ont aussi fait chuter les effectifs de sloughis, “malheureusement en voie de disparition en Tunisie”, regrette Mme Abid.Selon l’association CCT et plusieurs éleveurs, il ne resterait plus que 200 sloughis autochtones en Tunisie.- “Héritage” -Nabil Marzougui, un éleveur qui s’efforce de maintenir la tradition à Douz, appelle les autorités à mettre en place un programme de protection pour éviter la “prolifération des races hybrides avec un impact négatif sur le sloughi tunisien”.Car “nous avons hérité ce chien de nos ancêtres”, plaide-t-il.Chaque année Douz, aux portes du désert, organise un grand festival avec des démonstrations de chasse au gibier avec les sloughis.La CCT a lancé un travail de terrain “pour identifier, et recenser les chiens typiques de cette race (tunisienne) encore non reconnue officiellement”, selon l’association qui veut établir un “standard provisoire” définissant ses caractéristiques (morphologie, comportement).Ensuite, la race fera “l’objet d’un programme de reproduction contrôlé sur au moins trois générations”, selon M. Ben Chehida. Avant le dépôt d’un dossier auprès de la Fédération cynologique internationale (FCI) pour faire reconnaître “une race canine tunisienne”. Avec l’objectif de lui offrir “une place légitime dans les expositions canines, l’élevage structuré et la scène internationale”.Hatem Bessrour, un ingénieur agricole de 30 ans, aimerait que les éleveurs participent activement à ces projets et enregistrent leurs animaux auprès de la CCT.”Il faut prendre soin de cet héritage comme nous le faisons pour les sites antiques et archéologiques”, dit-il en caressant le long cou de son sloughi Cacahuète.

Des Tunisiens se mobilisent pour le lévrier sloughi, race millénaire menacée

Immortalisé sur des mosaïques romaines retrouvées en Tunisie, il a longtemps été le compagnon de tribus nomades en Afrique du Nord. Le sloughi, chien à la tête fine et à la silhouette élancée, est menacé par des croisements avec d’autres espèces, poussant des Tunisiens à militer pour sa sauvegarde.”Il faut protéger le sloughi car il …

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Le royaume suisse des Saint-Bernard se réinvente

Syrah marche lentement sur un tapis roulant immergé dans un grand bassin d’eau, accompagnée de deux thérapeutes qui l’aident à garder l’équilibre, sous les yeux émerveillés du public.Cette femelle Saint-Bernard, âgée de huit ans, reçoit sa séance habituelle d’hydrothérapie, pendant que les visiteurs du parc thématique Barryland, récemment rouvert à Martigny, dans une vallée alpine suisse, observent chacun de ses mouvements.”Nous avons un bassin d’hydrothérapie. C’est de l’hydrothérapie pour les chiens âgés ou les chiens opérés”, explique Mélanie Glassey-Roth, directrice de Barryland.”Tout ici est conçu pour le bien-être de nos chiens.”Ce qui au départ était un petit musée sur les Saint-Bernard s’est transformé, après deux ans de travaux, en Barryland, un grand parc entièrement dédié au chien national suisse.Avec son nouveau bâtiment en forme d’empreinte de chien, il propose des expériences interactives et des visites en réalité virtuelle sur l’histoire et les mythes qui entourent le Saint-Bernard. A l’étage, les visiteurs peuvent interagir avec les animaux à quatre pattes.Grâce à cette rénovation, le parc espère accueillir jusqu’à 200.000 visiteurs par an, contre 83.000 auparavant.-  “Emblématique” -Dans les années 1990, les Saint-Bernard – fruit de croisements il y a plusieurs siècles entre chiens des régions alpines – ont atteint un regain de célébrité en figurant dans la comédie à succès hollywoodienne “Beethoven” (1992).A partir du 17e siècle, ils étaient élevés dans un hospice tenu par des religieux, perché à 2.500 mètres d’altitude, pour fournir des chiens de garde et de défense, dans le col du Grand-Saint-Bernard, passage entre la Suisse et l’Italie. Mais très vite, il est utilisé pour des opérations de sauvetage.”C’est un chien emblématique qui représente toute la région du col du Grand-Saint-Bernard”, affirme Jean-Maurice Tornay, directeur de la Fondation Barry, qui gère le parc.Barryland doit son nom au plus célèbre et au plus héroïque des Saint-Bernard.La légende locale raconte que Barry, qui portait un petit tonneau d’alcool autour de son cou afin de réchauffer les voyageurs fatigués, aurait effectué plus de 40 sauvetages au cours de sa vie.Le monastère a veillé en son honneur à toujours nommer un chien Barry – une tradition qui se perpétue aujourd’hui à Barryland.L’actuel Barry, un imposant mâle de sept ans et demi pesant environ 80 kg, est le plus grand et le plus primé des chiens.La Fondation Barry compte 36 Saint-Bernard au total, tous hébergés dans un chenil voisin à Martigny. Mais certains passent l’été au col du Grand-Saint-Bernard.Désormais, chaque matin, 16 chiens du chenil sont acheminés dans une grande camionnette dans le parc, pour y jouer les stars.- Nouvelle mission -À Barryland, ces chiens géants aux yeux entourés de noir et au pelage blanc avec de grandes taches de couleur allant du roux au brun gambadent dans de grands parcs verdoyants et se laissent toiletter, masser et soigner.Pour sa réouverture jeudi, le parc a présenté deux nouveaux chiots, Xcell et Xaver, tétant avec enthousiasme leur mère Lio en la bousculant tendrement.À l’étage, Tosca, une femelle de huit ans, monte sur une grande balance, sous l’oeil attentif d’un de leurs soignants Sahel Robette.”Soixante-cinq kilos !” s’exclame-t-il, avant de commencer le brossage, à la recherche de tiques dans son pelage, et d’inspecter ses oreilles et ses griffes.De nos jours, ces chiens ne sont plus utilisés comme sauveteurs de montagne, remplacés par les hélicoptères. Mais ils accomplissent désormais un travail héroïque dans d’autres domaines.Le Saint-Bernard a “trouvé aujourd’hui une nouvelle mission sociale”, affirme M. Tornay. Chaque année, les chiens de la fondation effectuent des centaines de visites dans des hôpitaux, des maisons de retraite et des prisons, où ils sont utilisés à des fins thérapeutiques et de réadaptation sociale en apportant “un peu de gentillesse”.Le Saint-Bernard est parfait pour ces missions, observe Mme Glassey-Roth, pendant qu’un chien pose paisiblement sa tête sur ses genoux : “C’est une force tranquille, il est très calme et très social”.